Extrait- « Le Sauveur me dit un jour » par Sœur Marie Lataste – *Dieu ne voit que de loin les orgueilleux*


le_orgueil« Dieu ne voit que de loin les orgueilleux. Il y a deux sortes d’orgueilleux : l’orgueilleux impie qui s’élève contre Dieu, se révolte contre lui, lui refuse l’honneur et l’hommage qui lui sont dus, et ne reconnaît d’autre Dieu que son plaisir, d’autre loi que sa satisfaction.

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Cet orgueilleux, Dieu ne le voit que de loin, mais pour la ruine de l’orgueilleux, car cette vue sera sa condamnation. L’autre orgueilleux, c’est celui qui, sous le voile de la vertu, cache un cœur gâté par l’orgueil.

 

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« Un homme est dans la bonne voie, il veille sur soi, il s’observe sur tout et déteste le péché. Voici comment de juste il peut devenir coupable, et de fils de Dieu, fils de Satan. L’ennemi de son salut ne lui proposera pas, dès le commencement, des fautes graves, il lui inspirera pas de mauvaises pensées, il sait qu’agir ainsi serait s’exposer à une défaite.

 

Non, le Démon laisse cet homme en repos pendant quelque temps, il le soutient même dans sa dévotion, bien loin de l’en détourner; il lui inspire dans l’oraison des pensées sublimes, qui sont pour lui pleines de consolations, et auxquelles il s’attache aux dépens de la gloire de Dieu, qu’il devrait uniquement chercher.

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Alors le Démon suggère à cet homme une vaine complaisance pour lui-même, lui persuade qu’il est quelque chose et même plus que les autres, et cet homme, au lieu de repousser ces pensées pour tourner ses regards vers Dieu et lui rapporter tout ce qu’il a, écoute la voix du séducteur, reçoit avec calme ses malignes inspirations, et, par une criminelle injustice, ravit à Dieu, en se l’appropriant, un bien qu’il tenait de sa miséricorde.

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Ainsi, cet homme pratique la vertu non en vue de Dieu, mais pour sa propre satisfaction, croyant être aussi bon qu’il se le persuade à cause de la paix et des consolations qu’il éprouve.

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Le Démon profite de cela pour endormir sa vigilance, il l’amuse par de vaines imaginations, lui persuade qu’il jouit de Dieu et lui fait négliger la garde de son cœur. Dès lors il rallume les passions dans le cœur de ce malheureux, qui, aveuglé par son amour-propre, ne s’en aperçoit pas.

 

Voyez pourtant comme l’abîme s’entr’ouvre sous ses pas. S’il reçoit la moindre injure, lui qui se croit un saint, il la supporte avec grande peine et ne peut guère l’oublier ni la pardonner. Il ne peut souffrir ni un reproche ni une représentation quelconque, parce qu’il se croit plus sage et plus éclairé que nul autre; tout l’offense, un mot, une parole, un rien. Il finit par n’avoir plus qu’un désir, celui d’être loué et honoré par tout le monde. »

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Livre Premier..chapitre-11
source: http://www.rosaire-de-marie.fr/livre-saint/le-sauveur-jesus-me-dit-un-jour/Dieu-la-sainte-trinite.htm

 

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