Notre Mère Marie explique à Sainte Brigitte de Suède et à nous tous, les INEXPRIMABLES SOUFFRANCES DE JÉSUS*


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Note Myriamir, pour ne jamais oublié toutes les tortures et humiliations que Jésus a vécus pour nous, il est bon de relire souvent ce texte afin d’imprimer en nos coeurs cet Inexprimable Amour !

Unissons nos larmes à celles de Jésus et Marie !!

Or, quand je l’ai enfanté, je l’ai enfanté sans douleur et sans péché, comme je l’avais conçu, mais avec une si grande joie d’esprit et de corps, que mes pieds ne sentaient point la terre où ils étaient. Et comme il est entré en tous mes membres avec la joie universelle de mon âme, de même il est sorti sans lésion de ma virginité, mes membres et mon âme tressaillant d’une joie ineffable. Considérant et regardant sa beauté, mon âme était inondée de joie, sachant que j’étais indigne d’un tel Fils.

 

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Or, quand je considérais sur ses mains et sur ses pieds la place des clous, et que j’avais ouï que, selon les prophètes, on le crucifierait, alors mes yeux fondaient en larmes, et la tristesse déchirait mon coeur. Et quand mon Fils me regardait ainsi éplorée et larmoyante, il s’attristait jusqu’à la mort.

Mais quand je considérais la puissance de la Divinité, j’étais de nouveau consolée, sachant qu’elle le voulait ainsi, et qu’il était expédient que cela arrivât; et alors, je conformais ma volonté à sa volonté, et de cette manière, ma joie était toujours mêlée de douleur.

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Le temps de la passion de mon Fils étant proche, ses ennemis le ravirent à tous, le frappant sur ses joues et sur son cou ; et ayant craché sur lui, ils s’en moquèrent. Ayant ensuite été conduit vers la colonne, il se dépouilla lui-même de ses habits, approcha lui-même de la colonne ses mains, que
ses ennemis lièrent sans miséricorde. Or, étant lié, il n’avait rien pour se couvrir : mais comme il était né nu, il endurait et souffrait ainsi la honte de sa nudité.

 

Ses amis, ayant pris la fuite, ses ennemis, les levant ensemble, l’environnaient de toutes parts, flagellaient son corps pur de toute souillure et de tout péché. Donc, au premier coup, moi qui étais la plus rapprochée de lui, je tombai comme morte ; et ayant repris mon esprit, je vis son corps fouetté et déchiré jusqu’aux os, de sorte que ses côtes paraissaient ; et, ce qui était plus amer, quand on retirait les fouets, on sillonnait et on déchirait sa chair.

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Et lorsque mon Fils, empourpré de sang et tout déchiré, demeurait ainsi debout, qu’on ne trouvait rien de sain en lui, qu’on ne le flagellait plus, quelqu’un dit alors avec émotion : Eh quoi ! Le ferez-vous mourir ainsi sans être jugé ? Et il coupa soudain ses liens. Après, mon Fils se revêtit de ses habits, et alors je vis la place où étaient ses pieds toute pleine de sang et de vestige de mon Fils ! Je connaissais sa trace, car où il passait, la terre était teinte de sang ; et ses ennemis ne souffraient pas qu’il s’habillât, mais ils le poussaient, et le forçaient d’avancer.

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Or, quand on le conduisit comme un larron, mon Fils essuya le sang de ses yeux ; et quand on l’eut jugé, on lui fit porter la croix ; et quand il l’eut portée quelque temps, quelqu’un vint, la prit et la porta. Cependant, mon Fils s’en allant au lieu de sa passion, les uns le frappaient au cou, les autres à la face ; il fut si fortement et si puissamment battu, que, bien que je ne visse pas celui qui le frappait, j’entendais pourtant les coups. Et étant arrivé au lieu de sa passion, je vis là tous les instruments préparés pour le faire mourir ; et mon Fils, venant là, se dépouilla lui-même de ses vêtements, alors même que les ministres disaient entre eux : Ses vêtements sont à nous : il ne les recouvrera pas, il est condamné à mort.

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Or, mon Fils étant là, nu comme il était né, alors on accourut, lui apportant un voile qui couvrit sa nudité et lui procura une grande joie intérieure. Après, les bourreaux durs et cruels le prirent et l’étendirent sur la croix, attachant premièrement sa main droite au poteau, qui était percé pour y mettre un clou. Et ils perçaient sa main dans la partie où l’os était plus solide et plus fort ; et puis, tirant avec une corde l’autre main au trou, ils le crucifièrent. On crucifia ensuite le pied droit et le pied gauche avec deux clous, de sorte que tous les nerfs et toutes les veines étaient tendus et rompus. Cela étant fait, ils lui mirent au front une couronne d’épines, qui perça si profondément la tête de mon Fils, que ses yeux étaient pleins de sang, ses oreilles bouchées par le sang, et sa barbe en était toute couverte !

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Et étant de la sorte empourpré de son sang et ainsi percé, ayant pitié de moi, qui étais affligée et gémissante, il jeta ses yeux sur saint Jean, fils de ma soeur, et me recommanda à lui. En ce temps-là, j’ouïs les uns qui disaient que mon Fils était un larron, les autres, qu’il était un menteur, et d’autres, qu’il n’y avait aucun homme plus digne de mort que mon Fils. Toutes ces paroles renouvelaient grandement ma douleur. Mais lorsqu’on plantait le premier clou comme j’ai dit, au premier coup je tombai comme morte, les yeux obscurcis, les mains tremblantes, les pieds chancelants, et je ne le regardai point qu’il ne fût entièrement crucifié, ne pouvant supporter l’excès de ma douleur.

 

Or, me levant, je vis mon Fils misérablement pendu à la croix ; et moi, sa Mère, toute frémissante de crainte, je pouvais à peine demeurer debout, à cause de la douleur. Mon Fils, me voyant, et ses amis pleurant sans consolation, dit d’une voix pleurante et haute : Mon Père, pourquoi m’avez-vous délaissé ? Comme s’il disait : Il n’y a que vous qui ayez pitié de moi, ô mon Père ! Alors je vis ses yeux à demi morts, ses joues trempées, son visage triste, sa bouche ouverte, sa langue empourprée de sang, et son ventre collé au dos, toute l’humeur étant consommée, comme s’il n’avait point d’entrailles. Je vis son corps pâle et languissant, à cause du sang qu’il avait répandu, ses mains et ses pieds roidis et étendus, selon les dimensions de la croix, sa barbe et ses cheveux tout trempés dans son sang.

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Mon Fils donc demeurant de la sorte déchiré et livide, seul, son coeur était vivant, attendu qu’il était d’une très bonne et forte nature, car il avait pris de ma chair un corps pur, sain et d’une bonne complexion. Sa peau était si tendre et si délicate que, dès qu’elle était tant soit peu fouettée, le sang en ruisselait. Son sang était si vif qu’on pouvait voir à travers sa peau. Et comme il était d’une bonne nature, la vie combattait avec la mort dans un corps déchiré.

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Quand la douleur montait des membres et des nerfs percés du corps, au coeur, ce qu’il y avait en lui de plus sensible et de plus pur, son coeur éprouvait d’incroyables souffrances ; et quand quelquefois la douleur descendait du coeur dans ses membres en lambeaux, alors il prolongeait sa mort avec amertume. Mais quand mon Fils, environné, assailli de douleurs, regardait ses amis larmoyants, qui eussent mieux aimé supporter cette peine avec secours, ou brûler éternellement en enfer, que de le voir ainsi tourmenté, la douleur que lui procurait la douleur de ses amis excédait toute l’amertume, toute l’affliction qu’il avait soufferte, tant dans son corps que dans son esprit, parce qu’il les aimait tendrement.

Alors, dans la trop grande angoisse de son corps, il criait à son Père, disant : O Père ! Je remets mon esprit en vos mains. Donc, quand moi, sa Mère affligée, j’ai entendu ces paroles, tous mes membres ont frémi avec une douleur poignante et trop amère à mon coeur ; et autant de fois que je les méditais, il me semblait les entendre encore et toujours.

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Or, la mort approchant, et le coeur de mon Fils se fendant par la violence de la douleur, tous ses membres frémirent, et sa tête s’éleva un peu, puis s’inclina. On voyait sa bouche ouverte et sa langue toute sanglante ; ses mains s’étaient un peu retirées du trou, et les pieds soutenaient d’autant plus la pesanteur du corps ; ses doigts et ses bras ne s’étendaient aucunement, et le dos était fortement serré au tronc.

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Alors quelques-uns me dirent : Marie, votre Fils est mort ; quelques autres me dire : Votre Fils est mort, mais il ressuscitera. Tandis qu’on me disait cela, un soldat vint, et enfonça sa lance dans le côté de mon Fils, si avant qu’elle sortait presque de l’autre côté ! Et dès que la lance fut retirée, la poitrine fut toute sanglante. Alors, voyant le coeur de mon cher Fils percé, il me semblait que le mien l’était aussi.

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Ensuite, on le descendit de la croix, et je le reçus sur mes genoux comme un lépreux, tout livide et meurtri, car ses yeux étaient morts et tout pleins de sang, sa bouche était froide comme la neige, sa barbe était comme une corde, sa face contractée ; ses mains aussi étaient tellement raides qu’on ne les pouvait mettre sur le nombril ; comme il avait été sur la croix, ainsi l’avais-je sur mes genoux comme un homme roidi en tous ses membres. Tout de suite on l’enveloppa d’un drap propre et blanc ; et moi, je lui nettoyai avec mon linge ses plaies et ses membres ; je lui fermai les yeux et la bouche, qui étaient restés ouverts à sa mort.

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Enfin, on le mit dans le sépulcre. Oh ! Que volontiers alors je me fusse ensevelie vivante avec mon Fils, si telle eût été sa volonté ! Ces choses étant accomplies, le bon saint Jean vint et m’amena à la maison.

Voilà, ô ma fille ! Quelles choses mon cher Fils a souffertes pour vous.

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Source : http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/SainteBrigitte/L1ch1a27.htm
Source; https://myriamiralasource.wordpress.com/2016/05/23/enseignements-de-jesus-et-marie-a-sainte-brigitte-lannonciation-les-souffrances-inexprimables-de-jesus-sa-misericorde-ainsi-que-sa-justice/

 

 

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