Troisième Dimanche de l’Avent,11 Décembre 2016…Par le Père Christian Blanc assomptionniste*« Être sauvé »*Serez-vous sauvés ?


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« Être sauvé »

Le Père Christian Blanc assomptionniste a l’habitude de questionner pour amener en douceur celui qui le lit à se situer face, à coté, dans l’Évangile… alors … Serez-vous sauvés ?

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Ressemblerai-je au Christ ? Est-ce que je lui ressemble ? Hésitation ! Sourire et interrogation ! Faut-il prendre au sérieux ce genre de question ? N’est-ce pas viser trop haut ou bien manifester quelques dérangements ? Pourtant est-ce si saugrenu d’envisager cela ?

Quand on parle de salut comme en ce temps d’Avent, il faut bien évoquer notre rapport au Christ. Le Christ n’est-il pas devenu ressemblant de la nature humaine pour qu’à notre tour nous devenions lui-même ?

coeur jésus

Ressembler au Christ n’est-ce pas le salut ?

C’est ce qu’il m’apparaît. On ne peut concevoir qu’un homme soit sauvé sans que, d’une certaine façon, il devienne le Christ. Car le salut de l’homme ne peut s’effectuer en dehors d’un accès à la divinité, jusqu’à l’être de Dieu. Or pour y parvenir il n’est d’autre « moyen » ou « chemin » que d’être dans le Christ comme un autre lui-même.

Ceci évidemment entraîne des conséquences. Et au tout premier chef d’écarter un salut qui n’aurait d’autre but que de donner à l’homme une jouissance humaine pour toute l’éternité. Comme si Dieu placerait l’homme dans un « pays » de rêve  où tout ne serait que lait, miel et volupté.

Comme si Dieu en restant en lui-même,  poserait l’homme quelque part à côté sans que soit instauré un vrai lien d’amitié. Sans qu’il soit possible de participer à l’être intime de Celui qui nous crée et qui par son Fils est venu nous chercher.

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Non l’homme est fait pour vivre dans l’amour trinitaire en tant que fils aimé dans le Fils bien aimé. D’où l’autre conséquence, que l’homme en quête de salut, devienne ressemblant au seul Fils du Père dont la mission n’est autre que de nous conduire jusqu’à être plongé dans son amour du Père. L’aspiration profonde de l’homme que nous sommes, trouve dans cette ressemblance son épanouissement.

Ressemblerai-je au Christ ?

Est-ce que je lui ressemble ?

Qui ne comprend alors tout le soin nécessaire qu’il nous faut apporter à toujours mieux le connaître ? Pour que ma vie devienne ce à quoi Dieu l’appelle, ne faut-il pas, que de toutes mes forces, je cherche à vivre en moi l’identité du Christ.

Certes devenir ce qu’il est, nous est d’abord donné mais il n’en reste pas moins qu’il nous faut constamment chercher à bien saisir comment il se comportait. Qui donc est  ce Christ en  qui je dois exister pour jouir du salut, cette participation libre et volontaire à l’Amour qui est Dieu ?

Comme il faut me nourrir de son « identité » telle qu’elle apparaît au fil des évangiles et que son Esprit, selon qu’il est promis, ne manque pas d’éclairer !

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Le Christ a vécu, parlé, guéri, sauvé…

Quelle est la relation qu’il a su créer ?

Comment a-t-il perçu chaque être rencontré dans différents moments de notre humanité ?  Il ne s’agit pas, bien évidemment, comme ferait un décalque, de reproduire ses faits et gestes mais de nous approprier l’attitude profonde de son être donné afin qu’elle colore notre comportement. N’est-ce pas fascinant : nous accomplir nous-mêmes, être sauvés, en devenant cet autre, tout en restant nous-mêmes, parce qu’il nous communique l’essence même de la réalité : la vraie façon d’aimer !

Alors je le contemple, j’accueille ses Paroles, j’essaie de bien comprendre tout ce qui est relaté de sa propre vie humaine. Un long compagnonnage marque les compagnons. En fréquentant le Christ, comme l’unique sauveur on devient par l’Esprit plus proche, plus ressemblant.

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Le temps qui m’est donné sert à vivre cette expérience, d’être et d’agir comme il le faisait. Lentement on apprend ce qu’il est, au rythme des lumières jaillies de sa Parole et selon l’ouverture, l’accueil que je leur offre. Et quand on communie, en mangeant et buvant, ne nous donne-t-il pas vraiment tout ce qu’il est ?

Croyez-vous que le Christ puisse advenir en vous ?

Cherchez-vous chaque instant un « plus » de ressemblance ?

Serez-vous sauvés ?

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http://croire.la-croix.com/Textes-du-dimanche/2016/3e-dimanche-de-l-Avent-dimanche-11-decembre-2016/Etre-sauve

 

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