*De Merveilleuses Apparitions*Qu’est-ce que Les Âmes du Purgatoire ont à nous dire ? Partie (7)


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52e et 53e Apparitions

 C’est une opinion assez commune aux saints, que Dieu envoie de temps en temps les anges au purgatoire pour visiter et consoler les âmes souffrantes. Les révélations de sainte Brigitte sont remplies de traits de ce genre, et on en trouve aussi ailleurs.

La vénérable Soeur Paule-de-Sainte-Thérèse, du monastère de Sainte-Catherine, à Naples, était très dévote aux âmes du purgatoire et elle en fut récompensée par des visions merveilleuses. Un jour qu’elle priait pour ces saintes âmes, elle fut conduite en esprit au purgatoire et elle en vit une foule, plongées dans un feu dévorant. Tout auprès se trouvait le Sauveur, escorté de ses anges, qui en désignait quelques-unes pour le ciel, où elles montaient aussitôt avec une joie inexprimable.

A cette vue, la servante de Dieu s’adressant à Notre-Seigneur lui dit : “ O Jésus, pourquoi faites-vous ce choix parmi cette grande multitude de malheureuses ?J’ai délivré celles qui, pendant leur vie, ont produit de grands actes de charité et de miséricorde ; car, c’est moi qui ai dit que les miséricordieux obtiendraient miséricorde.

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” La soeur Paule avait coutume, le samedi, jour consacré à la très sainte Vierge, de prier cette tendre Mère pour les défunts, si dignes de notre compassion. Un de ces jours, elle fut encore ravie en extase et transportée au milieu du purgatoire. Mais quel fut son étonnement de le trouver transformé comme en un paradis de délices, avec une grande lumière, au lieu de ses ténèbres habituelles.

 Comme elle se demandait la raison de cet heureux changement, elle aperçut Marie entourée d’une infinité d’anges, auxquels elle ordonnait d’amener au ciel les âmes qui lui avaient été dévotes. Cette vue lui causa une joie très grande, mêlée toutefois de compassion pour celles qui n’étaient pas choisies et qui continuaient de souffrir, chacune ce qu’elle avait mérité pour ses péchés.

Celui qui a péché par orgueil et par l’ambition des honneurs est puni par l’humiliation et l’opprobre ; celui qui a satisfait ses passions impures se voit consumé par le feu le plus terrible. Etc. Paule voyait souvent les anges descendre en purgatoire et y consoler les âmes.

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De plus, elle les entendait supplier le Seigneur en leur faveur. ——— C’était, dans le monastère de Sainte-Catherine, une pieuse coutume de réciter les vêpres des morts avant de se coucher.

Les religieuses voulaient ainsi procurer du repos aux pauvres âmes avant de prendre le leur. Un soir, que des occupations urgentes avaient empêché la récitation de ces vêpres, le Seigneur envoya une troupe d’anges dans leur chapelle, pour les réciter à leur place.

La Soeur Paule, étant en prière dans sa chambre, entendit cet admirable chant : étonnée, elle ouvre sa porte et aperçoit la troupe angélique, en nombre égal à celui des religieuses, pour montrer qu’elle était là pour les remplacer.

Par ce prodige, Paule comprit encore mieux le prix de la dévotion aux âmes du purgatoire, et redoubla de zèle pour la pratiquer.

Imitons-la et nous serons admirablement récompensés ici-bas et surtout au ciel.

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 54e APPARITION

Plus le service qu’on rend est grand, plus on mérite de gratitude. Donc, les pauvres âmes, qu’on aura soulagées, au purgatoire comme au ciel, nous serons très reconnaissantes et nous assisteront même dans les choses d’ici-bas. A Paris, en 1827, une pauvre servante avait la sainte pratique de faire dire une messe par mois, pour les âmes du purgatoire, et d’y assister.

Dieu l’éprouva bientôt par une longue maladie, qui la fit cruellement souffrir, lui fit perdre sa place et lui fit dépenser à peu près tout ce qu’elle avait gagné.

Le jour où elle put enfin sortir, il ne lui restait que juste le prix d’une messe. En se cherchant de l’emploi, elle passa devant l’église de Saint-Eustache. Elle y entra, y pria beaucoup et avec ferveur. Voyant un prêtre à l’autel, elle se rappela, qu’à ce mois, elle n’avait pas fait dire sa messe ordinaire, pour les défunts. Mais que faire ? Elle n’avait plus que vingt sous pour payer son dîner.

Ce fut en elle un combat entre sa dévotion et la faim. La dévotion l’emporta. “ Après tout, se dit-elle, le bon Dieu voit que c’est pour lui et il ne m’abandonnera pas.” Elle va payer sa messe et y assiste avec sa piété accoutumée. Ensuite, elle continua son chemin, pleine d’inquiétude.

Elle était dans ce trouble, lorsqu’un jeune homme pâle, d’un maintien distingué, s’approche d’elle et lui dit : “ Vous cherchez une place ?Oui, monsieur, répondit-elle. — Eh! bien, allez à telle rue, tel numéro; je crois que vous trouverez là de l’emploi et que vous y serez bien.”

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Et il disparut sans entendre les remerciements que la pauvre fille lui adressait. En arrivant à la maison indiquée, elle vit une servante qui en sortait, en murmurant des paroles de plaintes et de colère. La nouvelle venue lui demanda si la maîtresse de la maison y était. “ Peut-être que oui, peut-être que non, répond l’autre. Que m’importe ? Je n’ai plus à m’en mêler. Adieu ”, et elle s’en va.

La pauvre fille sonne en tremblant et une voix douce lui dit d’entrer. Elle se trouve en face d’une dame âgée, d’un aspect vénérable, qui l’encourage à exposer sa demande.

 “ Madame, j’ai appris, ce matin, que vous aviez besoin d’une servante, et je viens m’offrir à vous ; on m’a assuré que vous m’accueilleriez avec bonté. —

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Mais, ma chère enfant, dit la dame, ce que vous me dites-là est fort extraordinaire ; car ce matin je n’avais pas besoin de personne ; depuis une demi-heure seulement, j’ai chassé une insolente domestique, et il n’est pas une âme au monde, hors elle et moi, qui le sache encore. Qui donc vous envoie ? —C’est, répondit-elle, un monsieur, un jeune monsieur, que j’ai rencontré dans la rue.”

La vieille dame ne pouvait comprendre quel pouvait être ce jeune homme, lorsque la servante, levant les yeux sur le mur, aperçut un portrait. “ Tenez, madame, dit-elle, ne cherchez pas plus longtemps : voilà exactement la figure du jeune homme qui m’a parlé ; c’est de sa part que je viens vous voir.” A ces mots, la dame pousse un grand cri et semble prête à perdre connaissance.

Elle se fait redire toute cette histoire ; celle de la dévotion aux âmes du purgatoire, de la messe du matin, de la rencontre du jeune homme ; puis, se jetant au cou de la pauvre fille, elle l’embrassa avec tendresse et lui dit : “ Vous ne serez pas ma servante ; vous êtes, dès ce moment, ma fille ; c’est mon fils, mon fils unique que vous avez vu ; mon fils, mort depuis deux ans, que vous avez délivré du purgatoire, je n’en puis douter.

Soyez donc bénie et prions ensemble pour tous ceux qui souffrent avant d’entrer dans la bienheureuse éternité.” Imitons-les, et prions sans cesse pour les pauvres âmes du purgatoire, nous en serons récompensés comme cette pauvre fille.

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 55e APPARITION

Saint Bernard loue hautement saint Malachie. Archevêque d’Armagh, de sa grande dévotion envers les âmes du purgatoire ; mais il blâme au même degré la soeur de ce saint, animée de tout autre sentiment.

Étant encore diacre, S. Malachie assistait aux funérailles des pauvres, afin de prier pour eux ; souvent il les ensevelissait de ses propres mains. Pour lui comme pour le saint homme Tobie, le démon se servit d’une femme pour le détourner de ces saintes oeuvres.

En effet, cette soeur, toute aux idées du monde, trouvait déshonorant qu’un membre de sa propre famille se livrât à des oeuvres si basses, et elle lui disait avec colère : ** Beau métier tu fais-là, fou et grossier personnage ! Est-ce là l’occupation d’un homme de ton rang ? Laisse donc les morts ensevelir leurs morts, selon la parole de Notre-Seigneur.” Et elle abusait de ces paroles sacrées pour torturer son saint frère. Mais Malachie continuait toujours ses saintes fonctions, si agréables à Dieu et si méritoires.

Cependant, le ciel ne laissa pas longtemps impunie l’imprudente témérité de cette femme. Elle mourut assez jeune. Malachie, qui avait eu à se plaindre d’elle, oublia ses torts, et pria pour elle avec toute la ferveur dont il était capable Longtemps après la mort de cette fille, saint Malachie la vit, une nuit, en songe, durant son sommeil, dans la cour de l’église.

Elle était triste, vêtue de deuil, implorant sa pitié, parce qu’il y avait trente jours qu’elle n’éprouvait plus de soulagement. Le saint homme se réveilla en sursaut, tout plein de ce rêve, et il se rappela, en effet, que depuis un mois, il n’avait pas dit la messe pour elle.

On peut croire que le bon Dieu avait permis cet oubli en punition de la dureté de cette femme, envers les morts. Le pieux frère passa à prier le reste de la nuit et, dès le matin, il offrit le saint sacrifice de la messe pour elle.

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Peu après, la morte se fit voir à lui, dans une autre vision : Elle se tenait à la porte de l’église, comme s’il ne lui était pas encore permis d’y entrer, et elle pleurait, puis elle disparut. Notre saint continua donc à beaucoup prier et à dire la messe tous les jours pour elle. Il la vit encore, assez longtemps après. Elle entrait dans l’église; mais elle ne pouvait pas avancer jusqu’à l’autel, malgré tous ses efforts.

Bref, le saint ne cessa de prier pour elle et de célébrer la messe, jusqu’à ce qu’il l’eût revue admise près de l’autel, magnifiquement parée, brillante, heureuse, parmi une foule d’âmes éclatantes comme elle, qui paraissaient aussi sortir du purgatoire.

Ce qui démontre, une fois de plus, comme le dit saint Bernard, la puissance de la sainte messe pour nous purifier de nos fautes et nous rendre agréables à Dieu. Donc, ayons une grande dévotion pour le saint sacrifice de la messe ; assistons-y le plus souvent possible et toujours avec une grande piété. Quelle magnifique récompense nous en aurons au ciel!

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56e et 57e Apparitions

 Beaucoup d’impies se plaisent à dire que personne n’est revenu de l’autre vie, pour nous dire ce qui s’y passe. Voici deux apparitions, appuyées sur l’indiscutable autorité de saint Thomas d’Aquin, la gloire de l’Église et de l’esprit humain.

Cet illustre docteur de l’Église fut toujours pénétré d’un grand zèle pour les pauvres âmes, et il pensait toujours à elles dans ses messes, ses prières et ses mortifications. Étant à Paris, il vit apparaître devant lui l’âme de sa soeur, qui le conjura d’avoir pitié d’elle, parce qu’elle souffrait cruellement dans les flammes de l’autre vie, et avait grand besoin d’être secourue.

Le saint s’empressa de prier, de jeûner, et de faire faire les mêmes choses par ses amis. Ayant été envoyé à Rome, sa soeur se montra à lui de nouveau ; mais dans tout l’éclat du triomphe et de la joie. Elle lui dit qu’elle s’envolait au ciel. Saint Thomas lui demanda ce qu’étaient devenus deux de ses frères, morts aussi depuis quelque temps. L’âme répondit que celui qui s’appelait Armand, jouissait dans le ciel d’un haut degré de gloire, pour avoir défendu le Pape, contre l’empereur Frédéric, d’Allemagne, et avoir souffert persécution à cause de cela ; mais que LaDdolphe était encore en purgatoire, où il attendait qu’on priât pour lui.

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Elle ajouta : “ Pour vous, mon frère, hâtez-vous de finir vos admirables écrits ; car vous viendrez bientôt nous rejoindre en paradis, où une magnifique récompense vous attend, pour tout ce que vous avez fait pour l’Église.” Une autre fois, S. Thomas priait dans l’église Saint Dominique, de Naples.

Il aperçut, tout-à-coup, le père Romain, qu’il avait laissé à Paris. Pensant qu’il vivait encore et qu’il venait le voir, il s’informa de son voyage et de sa santé. Le bon religieux lui dit que sa vie terrestre était finie, qu’il était au ciel et que Dieu l’envoyait pour lui donner un nouveau courage dans ses travaux, pour la gloire divine et celle de l’Église.

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  1. Thomas lui demande : Suis-je en état de grâce ?Oui, répond Romain, en souriant.— Et vous, demanda Thomas, comment êtes-vous? — Je suis dans la gloire céleste, après avoir été quinze jours dans le purgatoire. ” Et la vision disparut, laissant S. Thomas dans un très grand désir de monter au ciel, lui aussi, pour jouir de la présence de Dieu.

 

On voit ici que la mort n’est rien et n’inspire aucune crainte aux vrais serviteurs de Dieu. Le plaisir de mourir sans peine vaut plus que la peine de vivre sans plaisir.

Ne l’oublions pas.

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58e et 59e Apparitions

C’est avec grande raison que Thomas à Kempis nous avertit de ne pas trop compter sur les parents et amis, pour nous délivrer du purgatoire, mais plutôt, de prendre nous-mêmes les plus grands soins pour n’y pas aller. Denis-le-Tyran avait fait creuser une prison sous terre, de laquelle un soupir même pouvait être entendu.

Ah ! Si l’on pouvait aussi bien entendre les gémissements du purgatoire, combien plus on prierait pour les malheureux qui y sont tourmentés ! Combien de pères, de mères, d’époux, d’épouses, de frères, de soeurs, etc., y poussent, du milieu des flammes, de douloureux gémissements, qui ne sont pas entendus !

Gerson, chancelier de l’université de Paris, rapporte le discours qu’une mère, oubliée de son enfant, lui fit entendre, par permission de Dieu : Mon fils, lui dit-elle, pensez un peu à votre mère ! Écoutez mes gémissements et prêtez attention à mes prières ! Considérez mes tourments ! Hâtez-vous de me secourir dans ce feu dont aucun esprit ne peut comprendre la chaleur !

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Priez, faites des aumônes, faites dire des messes ! Pourquoi retardez-vous tant à venir à mon aide ? A mon lit de mort, vous pleuriez, promettiez de prier pour moi ! Si une seule étincelle du feu qui me dévore tombait sur vous, elle vous causerait la mort ! Si vous ne voulez pas me secourir, qui donc invoquerai-je ?

Thomas de Catimpré raconte que son aïeule, ayant perdu l’enfant sur lequel elle comptait pour la soutenir dans sa vieillesse, elle restait inconsolable, pleurait tellement jour et nuit qu’elle était menacée de perdre la vue. Cependant, tout ce chagrin ne lui faisait pas penser à prier, ni à faire dire des messes pour lui. Aussi, la pauvre âme brûlait dans le purgatoire et maudissait ces stériles chagrins, qui ne la soulageaient en rien. Elle priait le Seigneur d’éclairer cette mère aveugle.

Dieu daigna l’exaucer, en envoyant à cette femme une miraculeuse vision. Un jour, au plus fort de sa douleur, elle fut ravie en esprit : il lui sembla voir, au milieu d’une route, une troupe de jeunes gens magnifiquement parés. Comme elle cherchait avidement, si, par hasard, elle n’y découvrirait pas son fils, elle l’aperçut, en effet, mais en arrière des autres, marchant avec une fatigue visible sous le poids de ses vêtements tout trempés d’eau.

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Excitée, hors d’elle-même, elle lui crie :Pourquoi donc, cher enfant, restes-tu ainsi loin de cette troupe brillante ? O ma mère, répondit-il, je suis retardé dans ma marche par vos larmes stériles, qui ont mouillé mes vêtements et les ont rendus très pesants.

Cessez donc de tant pleurer, sans aucun profit pour moi ! Si vous voulez faire cesser mes souffrances, dans cette route du ciel, appliquez-moi les mérites de beaucoup de prières, d’aumônes et de messes, dites pour moi.

C’est par là que vous me délivrerez du lieu de supplices, où je gémis, et m’introduirez dans la vie bienheureuse,” puis la vision disparut. Dès ce moment, la mère affligée comprit mieux son devoir et fit tout ce que son fils lui avait demandé.

Combien de parents, aussi aveugles que cette mère, pleurent leurs défunts ; mais ne font rien pour les soulager dans l’autre vie. Soulageons nos morts par beaucoup de prières, d’aumônes, surtout de messes. Ces saintes oeuvres ne sont jamais perdues, ni pour eux, ni pour nous.

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60e Apparition

 De célèbres docteurs de l’Église croient que certaines âmes du purgatoire n’ont d’autre châtiment que la privation de la vue de Dieu.

Sainte Brigitte dit, en effet, qu’il y a un purgatoire dans lequel languissent les âmes de ceux qui n’ont pas assez aimé Dieu. C’est certainement le pire. Là, elles se sentent invinciblement portées vers ce bien suprême ; mais elles demeurent enchaînées loin de lui. Plusieurs âmes ont fait connaître, dans des apparitions merveilleuses, combien ce supplice est terrible, bien plus terrible que celui du feu.

Voici l’un de ces prodiges, arrivé dans le duché de Luxembourg, examiné et déclaré authentique par le vicaire général de l’archevêque de Trêves. Le jour de la Toussaint, une fille pieuse vit tout à coup paraître devant elle l’âme d’une dame morte peu auparavant, qui lui déclara que son plus grand purgatoire était d’être privé de la vue de Dieu.

 Elle était vêtue de blanc, le rosaire à la main, en signe de la grande dévotion qu’elle avait toujours eue envers la Reine du ciel. Elle se fit voir ainsi plusieurs autres fois, particulièrement dans l’église, où elle se mettait à genoux près de la jeune fille, priait avec elle, l’accompagnait à la sainte table.

Elle assistait à la messe et, au moment de l’élévation, son visage brillait tant, que cette fille n’avait jamais rien vu de si beau. Elle paraissait surtout à l’église parce que, ne pouvant voir Dieu face à face, là, au moins, elle pouvait contempler la divine Eucharistie, et, de plus, mieux solliciter* les prières de la jeune chrétienne.

Celle-ci, en effet, ne cessait de prier pour elle. Souvent, elle faisait, aussi pour elle, célébrer des messes, à l’autel de la très sainte Vierge. Un jour que cette fille était dans l’église de Notre-Dame, elle baisa les pieds de la statue, en faveur de l’âme qui lui apparaissait.

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En se retournant, elle vit cette âme venir à elle, pour la remercier. Elle lui dit alors que, de son vivant, elle avait fait voeu de faire dire trois messes à l’autel de la Mère de Dieu, et qu’elle ne l’avait pas accompli. Elle la supplia de faire acquitter, en son nom, cette dette sacrée, qui ajoutait à ses tourments.

La jeune fille les fit célébrer sans retard. A la fin de la troisième messe, elle vit cette pauvre âme accourir à elle toute joyeuse, toute glorieuse, parce que son expiation venait d’être fort abrégée. A cette vue, la jeune fille se jeta à genoux, et, les bras en croix, se mit à réciter cinq Pater et Ave, en faveur de la défunte, qui lui soutenait les bras.

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Cette âme témoignait sa reconnaissance à sa bienfaitrice, surtout en lui donnant de bons conseils. Elle lui recommanda d’accomplir fidèlement les voeux qu’elle pourrait faire, parce que Dieu exige l’accomplissement fidèle de toutes les promesses qui lui sont faites.

Elle lui dit de se bien garder de tout mensonge, si léger fût-il, parce que le Juge éternel ne le pouvait souffrir. Elle l’exhorta aussi â une grande dévotion envers la Mère de Dieu.

 

 ** Ayez soin, lui dit-elle, toutes les fois que vous voyez son image, de répéter ces trois invocations : Mère admirable, Consolatrice des affligés, Reine de tous les saints ! Plus vous aimerez et servirez cette auguste Mère, plus vous la trouverez dévouée au terrible jugement, qui fixe notre sort éternel.

” Elle lui conseillait encore d’employer toutes ses bonnes œuvres au soulagement des âmes du purgatoire, afin d’adoucir leurs terribles maux. Or, pendant qu’un matin, cette âme s’adressait ainsi à la jeune fille, on entendit sonner la clochette de l’élévation à un autel voisin ; aussitôt elle y accourut et s’agenouilla dans la plus fervente adoration.

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Une véritable amitié s’était établie entre l’âme et la jeune fille, à la suite de ces apparitions si fréquentes. La jeune fille l’invita à venir avec elle, à la messe, le 3 décembre. L’âme n’y manqua pas, et elle se tint à ses côtés, surtout pour la communion, que son amie fit pour elle.

Après l’avoir remerciée, elle lui annonça que cinq jours après, en la fête de l’immaculée Conception, elle viendrait la voir, avant de monter au ciel. Ce jour-là, elle apparut si brillante que la jeune fille ne pouvait la regarder. Elle assista à la messe avec sa jeune amie, et lui recommanda encore une grande dévotion à la très sainte Vierge.

Enfin, le 10 décembre, elle vint encore à la messe, plus brillante que jamais, salua la jeune fille et fut emportée dans les airs, où un ange vint à sa rencontre, Cette histoire, aussi touchante qu’elle est véridique, justifie bien cette parole de S. Chrysostome :

Ne vivons donc pas sans amour pour Dieu, afin de n’être pas condamnés, après la mort, à être encore longtemps séparés de lui, comme il arriva à cette femme. ”

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À Suivre….

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