Le Dix-neuvième jour*Les portes du Ciel s’ouvrent. Le Soleil du Verbe Éternel envoie son ange pour informer la Vierge que l’heure de Dieu est arrivée*(Luisa Piccarreta)


*Les portes du Ciel s’ouvrent. Le Soleil du Verbe Éternel envoie son ange pour informer la Vierge que l’heure de Dieu est arrivée*

Dix-neuvième jour

L’âme à sa céleste Maman

Sainte Maman, me voici de nouveau sur tes genoux. Je suis ton enfant qui désire être nourrie de tes douces paroles ; elles seront pour moi un baume pour guérir les blessures causées par ma misérable volonté humaine. Ô ma Mère, parle-moi. Que tes paroles pénétrantes descendent dans mon coeur et y forment une nouvelle création, afin que germe en mon âme la semence de la Divine Volonté.

Leçon de la Reine Souveraine

Ma très chère fille, c’est justement pour cela que j’aime tant te parler des célestes secrets de la Divine Volonté. Je veux que tu connaisses tous les prodiges qu’elle peut accomplir là où elle règne totalement ainsi que les grands dommages que subissent ceux qui se laissent dominer par leur volonté humaine.

Cela avec l’espoir que tu aimeras assez cette Divine Volonté pour la laisser trôner totalement en toi, tout en abhorrant ta volonté humaine au point d’en faire le marchepied de la Divine Volonté.

Maintenant, ma fille, écoute-moi bien. Je poursuivais ma vie à Nazareth et la Divine Volonté continuait d’accroître son Royaume en moi. Elle utilisait mes actions les plus petites, même les plus banales, comme tenir la maison en ordre, allumer le feu, balayer: en somme, tous les travaux habituels dans une vie familiale. Cela me permettait de sentir palpiter la Divine Volonté dans le feu, l’eau, les aliments, l’air que je respirais, bref, en toute chose.

Avec toutes mes petites actions, la Divine Volonté formait des mers de lumière, de grâces, de sainteté car, partout où elle règne, la Divine Volonté fait des choses les plus petites des cieux nouveaux d’une beauté enchanteresse.

Étant immense, elle ne sait pas faire de petites choses et, par sa puissance, elle donne de la valeur aux choses les plus simples en faisant d’elles des choses grandioses au point d’éblouir le Ciel et la terre. Tout devient saint, tout devient sacré pour qui vit dans la Divine Volonté.

Fille de mon coeur, écoute-moi bien. Plusieurs jours avant que le Verbe descende sur la terre, j’ai pu voir le Ciel s’entrouvrir et le Soleil du Verbe Divin se tenir à son entrée, comme à la recherche de la personne vers laquelle il allait prendre son envol pour en devenir le céleste Prisonnier. Oh! Comme il était beau de le voir aux portes du Ciel comme un veilleur, une sentinelle, à la recherche de l’heureuse créature qui allait accorder son hospitalité à son Créateur!

Les divines Personnes ne regardaient plus la terre comme un endroit inhospitalier parce qu’il s’y trouvait la petite Marie possédant la Divine Volonté. Elle constituait un Royaume divin où le Verbe pourra descendre en toute sécurité, comme dans sa propre demeure, et où il trouvera un Ciel décoré d’une multitude de soleils provenant de la multitude des actes accomplis dans mon âme par la Divine Volonté.

Débordante d’amour, la Divinité enleva le manteau de sa justice qu’elle portait à l’égard de ses créatures depuis tant de siècles et le remplaça par un manteau d’infinie miséricorde. De plus, elle décréta la descente du Verbe sur la terre, l’heure de ce grand événement étant venue. À cette nouvelle, le Ciel et la terre furent sidérés et se mirent à l’attention pour être les spectateurs de cet excès d’amour si grandiose, de ce prodige si extraordinaire!

Quant à moi, je me sentis brûlante d’amour et, me faisant l’écho de l’amour de mon Créateur, je voulus former un immense océan d’amour dans lequel le Verbe pourrait descendre sur la terre. Mes prières étaient incessantes et, pendant que je priais dans ma petite chambre, un ange me fut envoyé du Ciel comme un messager du grand Roi.

Il se plaça devant moi et, se prosternant, il me salua en disant: “Salut, ô Marie, notre Reine. La Divine Volonté t’a comblée de grâces. Elle a prononcé son Fiat pour que descende sur la terre le Verbe Divin. Il est prêt, il est derrière moi, mais il désire ton fiat pour que s’accomplisse en toi son Fiat.”

Devant cette annonce si sublime et tellement désirée par moi, bien que je n’avais jamais pensé être l’élue, je fus stupéfiée et j’hésitai un moment. Mais l’ange du Seigneur me dit: “Notre Reine, n’aie pas peur, tu as trouvé grâce devant Dieu, tu as conquis ton Créateur; aussi, pour que la victoire soit complète, prononce ton fiat.

Je prononçai mon fiat et, ô merveille, les deux fiats fusionnèrent, ce qui eut comme conséquence la descente du Verbe Divin en moi. Mon fiat, auquel Dieu accorda la même valeur qu’au sien, donna vie à la toute petite Humanité du Verbe Divin, à partir de la semence que constituait mon humanité.

Ainsi, le grand prodige

de l’Incarnation fut accompli.

Ô puissance de la Divine Volonté, tu m’élevas si haut et me rendis si puissante, que tu as pu déposer en mon intérieur cette petite Humanité qui devait enfermer le Verbe Éternel que ni le Ciel ni la terre ne pouvaient contenir! Les cieux furent secoués et toute la création prit une attitude de fête. Exultant de joie, ils se rassemblèrent autour de la petite maison de Nazareth pour rendre leurs hommages et leurs respects au Créateur devenu homme.

Dans leur langage muet, ils disaient: “Ô prodige des prodiges que seul un Dieu pouvait accomplir! L’Immensité est devenue petite, la Puissance s’est faite faiblesse, la Grandeur inaccessible s’est abaissée à s’enfermer dans le sein d’une vierge! Elle est à la fois petite et immense, puissante et impuissante, forte et faible!”

Ma chère fille, tu ne peux comprendre ce que ta Maman ressentit pendant l’acte de l’Incarnation du Verbe. Tout faisait pression sur moi pour que je prononce mon fiat, que je pourrais qualifier de “tout-puissant”.

Ma chère fille, écoute-moi bien. Combien tu devrais avoir à coeur de toujours accomplir la Divine Volonté et de vivre en elle! Ma puissance est toujours là: laisse-moi prononcer ton fiat dans ton âme. Mais, pour que je puisse le faire, il me faut le tien. Le bien véritable ne peut s’accomplir par une seule personne ; les travaux les plus grands se font toujours à deux. Dieu lui-même ne voulut pas accomplir le grand prodige de l’Incarnation seul ; il m’a voulue avec lui dans cette entreprise.

Par son action et la mienne, la vie de l’Homme-Dieu prit forme et la destinée de l’espèce humaine fut restaurée. Le Ciel ne fut plus fermé et tous les biens furent placés entre les deux fiats. Disons ensemble: fiat! fiat! et mon amour maternel déposera en toi la vie de la Divine Volonté.

C’est assez pour l’instant. Demain, je t’attendrai de nouveau pour te raconter la suite de l’histoire de l’Incarnation.

L’âme

Belle Maman, je suis abasourdie par tes si magnifiques leçons. Je te prie de prononcer ton fiat sur moi ; je prononcerai le mien en même temps. Ainsi, le fiat que tu souhaites tant voir se réaliser dans ma vie prendra forme en moi.

 Petite pratique

Aujourd’hui, pour m’honorer, tu viendras donner le premier baiser à Jésus et tu lui diras neuf fois que tu veux accomplir sa Volonté. Par la suite, je répéterai le prodige de la Conception de Jésus dans ton âme.

 Oraison jaculatoire

Reine toute-puissante, prononce ton fiat en mon âme pour que la Divine Volonté prenne vie en moi.


source:~ Le Livre du Ciel ~♥
Le Royaume du Divin Fiat chez les créatures

*Notez que tous les messages donnés à Luisa, s’adressent à chacun de nous personnellement*


*De Merveilleuses Apparitions*Qu’est-ce que Les Âmes du Purgatoire ont à nous dire ? Partie (11)*Combien de nos parents et amis, nous estimons au ciel, et qui sont horriblement tourmentés au purgatoire !??


83e APPARITION

L’empereur Maurice entendit Notre-Seigneur lui demander s’il préférait souffrir ici-bas ou aller en purgatoire. Il répondit : “ Ici-bas, Seigneur! j’aime mieux souffrir ici-bas ! ” Un Père. Franciscain ne fut pas aussi avisé. Un ange lui dit de choisir entre une longue maladie ou un très court purgatoire. “ O mon Dieu, dit-il, par pitié, appelez-moi hors de ce monde ; secourez votre malheureux serviteur.

Je ne trouve de repos ni le jour, ni la nuit, tant sont cruelles les douleurs qui me tourmentent ; elles augmentent sans cesse ; je n’ai plus la force de les supporter.

Alors l’ange, descendu du ciel pour le fortifier, lui dit : Vos prières ont été entendues : Dieu vous permet de décider vous-même votre sort. Si vous acceptez de continuer à souffrir en ce monde, vous avez encore une année de maladie, après laquelle vous monterez au ciel ; si vous préférez mourir, vous serez trois jours au purgatoire, pour achever d’expier vos fautes : choisissez librement ”.

Le pauvre religieux, fatigué de ses souffrances présentes, qui lui paraissaient insupportables, et ne songeant point assez à ce qui l’attendait au purgatoire, répondit : “ J’aime mieux mourir, au risque d’être tourmenté dans le purgatoire non pas seulement trois jours, mais autant qu’il plaira à Dieu ; car ma vie présente est une mort de chaque minute, et je ne pense pas qu’il y ait rien d’aussi dur en purgatoire.

Eh bien ! répondit l’ange, il sera fait comme vous le souhaitez. Vous mourrez aujourd’hui ; recevez donc les sacrements au plus tôt Le malade raconta sa vision, reçut les sacrements, expira, et son âme fut portée au purgatoire. A peu près au bout d’une journée, l’ange alla le visiter et lui demanda s’il se trouvait plus mal que sur la terre.

«  Oh ! Combien j’ai été aveugle, répondit l’âme ; mais combien aussi, vous avez été cruel, vous qui m’aviez parlé de trois jours et qui me laissez ici pendant des centaines d’années ! —-

 

Eh quoi ! répondit l’ange, est-ce donc ainsi qu’une âme infortunée peut tomber dans l’erreur ? Il n’y a pas vingt-quatre heures que vous êtes dans le purgatoire et vous vous lamentez de la sorte, et vous m’accusez de vous avoir trompé !

C’est la rigueur des tourments qui vous trompe ainsi. Un instant vous paraît un siècle. Il n’y a pas encore un jour que vous souffrez ; votre corps n’est pas encore en terre. Toutefois, si vous voulez retourner sur la terre, souffrir votre année de maladie, Dieu y consent. Oh oui ! s’écria l’âme, avec joie, je vous le demande en grâce.

Plutôt deux, trois, quatre années des plus terribles maladies, qu’une seule heure de purgatoire ! ” L’ange, alors, reporta l’âme dans son corps, qui ressuscita, à la vue de la communauté, saisie d’étonnement. Dès que le ressuscité pût parler, il raconta tout ce qui lui était arrivé, et exhorta ses frères à faire une plus rigoureuse pénitence, afin d’échapper aux terribles tourments des moindres péchés. Il supporta avec joie les diverses souffrances de son ancienne maladie. Au bout d’un an, il mourut, et monta sans doute tout droit au ciel.

  1. Augustin a donc raison de dire qu’un seul jour de purgatoire est pire que mille ans de supplices ici-bas, et que le feu y est plus insupportable que tout ce qu’on peut souffrir sur terre. Comment pouvons-nous donc multiplier sans cesse nos péchés et ne pas songer à les expier? Si l’on se donnait la peine de les expier, on n’en ferait pas autant : ceci est certain.

 84e APPARITION

Plutôt que de s’exposer à offenser Dieu, en continuant à vivre, il vaudrait mieux mourir, même avec la certitude de beaucoup souffrir en purgatoire. Voici, comme preuve de cette vérité, un miracle opéré dans la ville de Cracovie, vers l’an 1070. S. Stanislas, évêque de cette ville, avait acheté d’un paysan, nommé Pierre, un terrain pour son église, et l’avait payé sans exiger de reçu en forme.

Depuis trois ans le vendeur était mort, et ses héritiers, voyant que le roi Boleslas, prince injuste et cruel, était fort irrité contre le saint, à cause des remontrances qu’il lui faisait sur sa conduite scandaleuse, accusèrent l’évêque d’avoir volé ce terrain.

Le roi en fut heureux, et condamna l’évêque à payer de nouveau ce qui lui appartenait. S. Stanislas, inspiré de Dieu, déclara que s’il ne pouvait avoir justice des vivants, il l’aurait par le témoignage des morts. Il demanda donc au roi trois jours de délai, afin d’avoir le témoignage du vendeur, Pierre.

Le roi accorda ce délai, en se moquant de l’évêque, sachant bien que ce Pierre était mort depuis plusieurs années. Stanislas retourna dans sa maison, et invita ses prêtres à prier et à jeûner, durant ces trois jours, afin d’obtenir que Dieu prenne cette cause en main.

Le troisième jour, après avoir célébré une messe solennelle, gardant ses ornements pontificaux, il se mit en marche vers le cimetière, suivi des prêtres et du peuple.

Arrivé près de la tombe, il ordonne de creuser et d’ouvrir le cercueil. Il ne contenait plus que des ossements sans forme. Alors, l’évêque s’agenouille et conjure le Seigneur de faire un miracle devant la foule, pour la glorification de son saint Nom, et le triomphe de la vérité ; puis, touchant de sa crosse, ces restes inanimés, il leur dit : “Ossements desséchés, écoutez la parole du Seigneur Dieu ! Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, animez-vous et venez rendre témoignage à la vérité.

 

Aussitôt, ces os s’agitent, leur poussière se change en chair ; le mort se dresse sur ses pieds, et sortant du tombeau, s’avance vers le pontife, qui le conduit à l’église d’abord, au milieu du peuple, pour remercier Dieu, puis au tribunal. Le roi, les princes, les magistrats s’y trouvaient. On annonce que Stanislas arrive avec le clergé, le peuple et Pierre ressuscité.

Le roi n’en veut rien croire ; mais il fallut bien se rendre à l’évidence, lorsque le prélat entra dans la salle, s’arrêta en face du trône et parla ainsi “ Je vous amène, sire, l’homme qui m’a vendu cette terre. Interrogez-le, il parlera lui-même; il vous dira si j’ai acheté son terrain et si je l’ai payé.

 

Dieu l’envoie confondre l’imposture de ses neveux.” Pierre, élevant la voix, attesta qu’il avait vendu cette terre au prélat, et qu’elle lui avait été payée. Il dit ensuite à ses trois neveux, Pierre, Jacques et Stanislas, qui étaient présents, qu’ils n’avaient aucun droit sur ce terrain, et il les menaça d’une mort malheureuse avant peu, s’ils ne cessaient de vouloir obtenir ce qui ne leur appartenait pas.

La stupéfaction de l’assistance ne se peut rendre ; tous restaient cloués où ils étaient, par la terreur. L’évêque, alors, demanda au ressuscité s’il désirait vivre encore quelques années.

Mais il répondit qu’il préférait mourir tout de suite, plutôt que de rester dans une vie si misérable, et si dangereuse pour offenser Dieu. Il déclara que son âme était encore dans le purgatoire et que, malgré les horribles supplices auxquels il allait être rendu, il les préférait au danger de déplaire à Dieu ici-bas. Il pria le saint et la foule d’intercéder pour lui, puis tous l’accompagnèrent au cimetière où on pria pour lui, pendant qu’il descendait dans la fosse et s’y couchait.

 

Ses ossements se séparèrent de nouveau, la chair tomba en poussière, et l’on ne vit plus que les restes informes qu’on avait trouvés quelques heures auparavant.

Combien ne sommes-nous pas insensés de tant nous attacher à cette vie, à ses faux plaisirs. On y est sans cesse exposé au péché, et à la perte de son salut. De plus, que nous sert notre attachement aux biens d’ici-bas, qui nous portent à tant d’injustices ? Que ce prodige nous soit une double et profitable leçon.


85e APPARITION

Un célèbre prodige eut lieu dans le couvent Saint-Vincent, des soeurs dominicaines, à Mantoue. Une religieuse, nommée Paule, après une vie sanctifiée par les plus excellentes vertus, et une mort précieuse, aux yeux des hommes, montra que, devant le Seigneur, il n’y a guère de perfection humaine sans tache.

Le corps avait été portées à l’église, et toutes les sœurs l’entouraient et chantaient pieusement l’office des morts. Elles avaient spécialement, exhorté la bienheureuse Étiennette Quinzana à intercéder avec toute la ferveur dont elle était capable pour la défunte, qui avait toujours été son amie intime.

Étiennette était donc tout près de la tombe et priait avec toute la ferveur de son âme. Tout à coup, la morte laisse tomber un petit crucifix qu’elle tenait, étend la main, saisit celle de son amie, et la serre de telle façon, qu’aucun effort ne la lui peut arracher.

Toutes les soeurs, qui étaient présentes, demeurèrent stupéfaites. Pendant plus d’une heure, on fit de vains efforts pour séparer ces deux mains.

Alors, la supérieure commanda à la défunte, au nom de l’obéissance, de laisser la main de la bienheureuse Quinzana. Instantanément, la défunte obéit. Que signifiait ce serrement de main ? La défunte l’apprit à la bienheureuse : C’était une ardente supplique d’être secourue au milieu des horribles supplices qui la torturaient.

Oh ! si vous saviez, dit la défunte, la rage des démons, et leurs suprêmes efforts pour nous perdre, à l’heure de la mort ! si vous saviez combien sévère est le souverain juge! quel examen des moindres fautes ! puis quel purgatoire avant la récompense, et combien il faut être pur pour entrer au ciel !

Priez donc pour moi ; placez-vous entre moi et le Seigneur ! Priez, priez, faites pénitence pour moi ! ” Étiennette se mit à prier, à faire pénitence jusqu’au moment où la défunte lui eut appris que la porte du ciel lui était enfin ouverte. Si même les religieuses les plus vertueuses sont ainsi traitées, après leur mort, que va-t-il donc en être de nous ? Hélas ! Notre vie n’est qu’un tissu d’offenses perpétuelles et de toutes sortes, et nous ne faisons pas pénitence !

« Quel purgatoire doit nous attendre ! Songeons-y donc, et changeons donc de vie !


 86e APPARITION

 

Le soleil nous paraît bien pur, et cependant, il a des taches. Les saints ont aussi leurs imperfections, qui sont purifiées dans les flammes du purgatoire. Avant leur entrée au ciel.

 

Dans le couvent des Franciscains, à Paris, mourut un religieux que sa piété avait fait surnommer “ l’Angélique.

Il était un ange de sainteté.

C’était une obligation, dans ce couvent, de célébrer trois messes en faveur de chaque religieux qui mourait. Or, l’un des confrères du défunt crut qu’il lui était inutile de célébrer trois messes pour un tel saint, qui avait dû passer tout droit de la terre au ciel. Au bout de quelques jours, il voit subitement le défunt se présenter devant lui et il l’entend lui dire, d’un ton lamentable : “ Ayez pitié de moi, je vous en conjure ! ” Surpris de cette apparition et de cette demande, il répond : “ Eh quoi ! âme sainte, qu’avez-vous besoin de mon secours ? —

Je suis retenu dans le feu du purgatoire, répond le défunt, où j’attends les trois messes que vous deviez célébrer pour moi.

Si vous vous acquittiez de cette obligation, je monterais tout de suite au ciel. Ah ! répond le religieux, je l’aurais fait avec bonheur, si j’avais pu penser que vous en aviez besoin. En songeant à la vie si sainte que vous avez menée, je m’imaginais que la couronne du ciel vous avait été donnée à votre sortie du monde.

 

N’étiez-vous pas le plus pieux dans tous nos saints exercices ? Chacun vous admirait et essayait de vous imiter. En plus de vos obligations, ne faisiez-vous pas des prières et des pénitences permanentes, qui faisaient de votre vie un acte de vertu continuel ? Non, je n’aurais jamais cru qu’il pouvait y avoir encore du purgatoire pour vous.

Hélas ! hélas ! dit le défunt, personne ne croit, personne ne comprend avec quelle sévérité Dieu juge et punit. Son infinie sainteté découvre, dans nos meilleures actions, des côtés par où elles pèchent et lui déplaisent. Les cieux même ne sont pas purs devant lui : comment voulez-vous que les hommes le soient?”

Hélas! Combien ne devons-nous pas trembler pour nous-mêmes ! Évitons donc le péché ! Multiplions donc nos bonnes oeuvres ! Si nous n’agissons pas ainsi, quel terrible sort nous est réservé à la mort! Pensons-y donc toujours et très sérieusement.


87e APPARITION

Christophe Sandoval, archevêque de Séville, fut merveilleusement secouru par les âmes du purgatoire.

N’étant encore qu’un enfant, il distribuait aux pauvres une partie de l’argent qu’on lui donnait pour ses menus plaisirs. Devenu grand, sa piété envers les morts augmenta avec les années ; il donnait, pour eux, beaucoup de choses qui lui étaient utiles et nécessaires.

Étant à l’université de Louvain, il arriva que l’argent, qu’il attendait de ses parents, tarda à venir, et qu’il se trouva sans le sou, pas même pour manger. Il eut la tristesse de ne pouvoir faire l’aumône à un pauvre, qui la lui demandait pour l’amour des âmes du purgatoire.

 

Il en eut un si grand chagrin, qu’il entra dans une église, pour prier au moins pour ces chères âmes. Il n’avait pas fini sa prière, qu’il vit venir à lui un beau jeune homme, en habit de voyage, qui lui donna des nouvelles du marquis de Dania, son père, de ses autres parents et amis, absolument comme s’il arrivait d’Espagne.

Il finit par le prier d’aller dîner à l’hôtel avec lui. Sandoval ne refusa pas cette offre, parce qu’il n’avait pas mangé de la journée.

Ils se mettent à table, et continuent de s’entretenir pendant le repas, après lequel l’étranger lui remit une somme d’argent, lui disant d’en faire ce qu’il voudrait, puis se retira.

Or, quelles que fussent plus tard, les démarches du pieux Sandoval, il ne put jamais découvrir son protecteur inconnu ; jamais l’argent ne fut réclamé, et il se trouva que c’était exactement la somme dont il avait besoin, pour attendre ses lettres en retard. Il se persuada que le ciel avait fait un miracle, en lui envoyant une des âmes du purgatoire, que ses prières et ses aumônes avaient soulagées.

 

<Ce fut aussi la croyance du pape Clément VIII, auquel il raconta ce fait. Ce pontife lui fit un devoir de publier ce prodige, afin que les fidèles fussent excités, par-là, à prier et à faire l’aumône pour les défunts. Sandoval, devenu archevêque, fit son possible, durant toute sa vie, pour répandre la dévotion en faveur des âmes du purgatoire. Combien d’argent on dépense inutilement, pour des plaisirs d’un moment !

 

†† Si on l’employait surtout à faire dire des messes pour les défunts, il nous serait tôt ou tard infiniment plus profitable, après avoir tant soulagé les pauvres âmes du purgatoire.

Faisons-en donc dire, si nous le pouvons.††


88e et 89e Apparitions

Un des meilleurs moyens d’éviter le vice impur est certainement la pensée des rigueurs qui le puniront en cette vie ou en l’autre. Les saints, tourmentés par les démons, au sujet de ce vice, répondaient à ces esprits du mal : “ Non, pas de plaisirs si courts pour une éternité de supplices.

Ce furent les paroles d’un défunt au vénérable Stanislas Chozcosk, dominicain polonais. Un soir, que ce saint religieux se promenait au jardin, il entendit, près de lui, des soupirs et des plaintes, comme de quelqu’un à qui serait arrivé un grand accident. Il se tourne de tout côté, regarde partout, et ne découvrant rien….

Il dit à haute voix :

Qui se lamente ainsi, et puis-je lui être de quelque secours ? ” Point de réponse ; mais de nouvelles plaintes, de nouveaux soupirs. Stanislas suspecta quelque ruse du démon, pour le distraire de sa prière.

††En faisant le signe de la croix,†† il s’écria : “ Je t’ordonne, au nom de Jésus-Christ, de me dire qui tu es, et de me dire ce que tu veux !Alors, il entendit ces mots :††Je suis une âme du purgatoire, condamnée par la justice de Dieu à faire pénitence ici, et je souffre d’une manière horrible. Que ne puis-je te faire comprendre ce qui attend le péché après la mort !

Si les chrétiens en savaient une partie seulement, ils auraient horreur des plaisirs mondains qui les environnent, les séduisent, les trompent misérablement. Dieu m’ordonne de te dire de répéter partout ce que je te révèle en ce moment : la moindre transgression se paie bien cher dans l’autre vie, et ces satisfactions sont terriblement expiées.

  Une autre fois, ce même père Stanislas vit une âme tout environnée de flammes, qui la consumaient. Il lui demanda si ce feu était plus brûlant que celui de la terre. L’âme lui répondit que le feu de la terre, comparé à celui du purgatoire, était comme un vent rafraîchissant et doux. Et comme le bon religieux avait de la peine à le croire, il lui dit qu’il voudrait en sentir l’ardeur, si possible. Ah ! répondit l’âme, un homme encore vivant n’est pas capable d’en sentir même une petite partie.

Cependant, pour vous convaincre, étendez la main vers moi, et vous en aurez une idée.” Stanislas, sans s’effrayer, étendit la main, sur laquelle le défunt laissa tomber une petite goutte de sueur.

La douleur fut si vive, que le religieux poussa un cri perçant, et tomba sans connaissance, comme s’il allait mourir. A ce cri, les pères accourent, et lui donnent tous les soins. Quand il fut revenu à lui, ils s’informèrent de la cause de ce mal subit.

Au récit de l’événement effrayant, ils furent tous remplis de terreur et prirent la résolution de multiplier leurs pénitences et de fuir les plaisirs du monde, et de raconter ce prodige partout, afin d’empêcher les fidèles d’aller en purgatoire brûler de ce terrible feu.

 

Stanislas vécut encore un an, toujours en proie aux plus vives douleurs de sa plaie, qui ne se ferma pas. Sur le point de mourir, il recommanda à ses frères de faire pénitence, s’ils voulaient être sauvés. Déplorable erreur, que celle qui nous fait multiplier nos péchés, sans songer à les expier, par de grandes et longues pénitences. Cette erreur folle sera chèrement expiée en purgatoire. Une seule petite goutte de sueur fit sentir toutes les ardeurs du feu, jusqu’à la mort! Quelles seront donc nos tortures dans l’océan des feux du purgatoire ? †† Pensons-y !


90e APPARITION

Quand les rayons du soleil couchant pénètrent dans nos maisons, on y voit tourbillonner des millions d’atomes qu’on ne voit pas ailleurs. Ainsi, des milliers de fautes sont invisibles à l’oeil de notre conscience ; mais le Seigneur les voit très bien. Combien de nos parents et amis, nous estimons au ciel, et qui sont horriblement tourmentés au purgatoire !

Le pape saint Grégoire le Grand rapporte que plusieurs des plus pieux religieux de saint Benoit endurèrent, après leur mort, de longs et cruels supplices au purgatoire. Il parle entre autre du cardinal Paschase. Il avait vécu dans une grande réputation de sainteté. Quand il mourut, dans les sentiments de la plus vive piété, personne ne douta qu’il ne fût allé droit au ciel. Il opéra même plusieurs miracles après sa mort.

 

Au jour des funérailles, un possédé du démon, touchant les ornements du défunt, tout le monde vit le démon en sortir à l’heure même. Mais les jugements de Dieu sont bien différents de ceux des hommes. Il y avait peu de temps que Paschase était mort, lorsque saint Germain, évêque de Capoue, le vit paraître devant ses yeux, sous la forme d’un domestique, réduit à la plus dure condition. Il supplia l’évêque d’avoir compassion de sa misère et de prier pour lui, ajoutant qu’il en aurait une éternelle reconnaissance.

Germain s’empressa de prier et d’offrir le saint sacrifice de la messe pour le défunt. Au bout de quelques jours, il lui fut révélé qu’il était délivré et monté au ciel. S’il faut être si pur pour entrer en paradis, quand y entrerons-nous ? Évitons le mal et faisons le bien.


À suivre….


Note Myriamir: Je viens de voir qu’il y a deux fois la Partie 10 avec exactement le même article, mais je ne peut pas le retirer car si d’autres sites ont diffusés un ou l’autre, il perdront leur diffusions.Alors c’est du 2 pour 1.


 

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