Le Dix-neuvième jour*Les portes du Ciel s’ouvrent. Le Soleil du Verbe Éternel envoie son ange pour informer la Vierge que l’heure de Dieu est arrivée*(Luisa Piccarreta)


*Les portes du Ciel s’ouvrent. Le Soleil du Verbe Éternel envoie son ange pour informer la Vierge que l’heure de Dieu est arrivée*

Dix-neuvième jour

L’âme à sa céleste Maman

Sainte Maman, me voici de nouveau sur tes genoux. Je suis ton enfant qui désire être nourrie de tes douces paroles ; elles seront pour moi un baume pour guérir les blessures causées par ma misérable volonté humaine. Ô ma Mère, parle-moi. Que tes paroles pénétrantes descendent dans mon coeur et y forment une nouvelle création, afin que germe en mon âme la semence de la Divine Volonté.

Leçon de la Reine Souveraine

Ma très chère fille, c’est justement pour cela que j’aime tant te parler des célestes secrets de la Divine Volonté. Je veux que tu connaisses tous les prodiges qu’elle peut accomplir là où elle règne totalement ainsi que les grands dommages que subissent ceux qui se laissent dominer par leur volonté humaine.

Cela avec l’espoir que tu aimeras assez cette Divine Volonté pour la laisser trôner totalement en toi, tout en abhorrant ta volonté humaine au point d’en faire le marchepied de la Divine Volonté.

Maintenant, ma fille, écoute-moi bien. Je poursuivais ma vie à Nazareth et la Divine Volonté continuait d’accroître son Royaume en moi. Elle utilisait mes actions les plus petites, même les plus banales, comme tenir la maison en ordre, allumer le feu, balayer: en somme, tous les travaux habituels dans une vie familiale. Cela me permettait de sentir palpiter la Divine Volonté dans le feu, l’eau, les aliments, l’air que je respirais, bref, en toute chose.

Avec toutes mes petites actions, la Divine Volonté formait des mers de lumière, de grâces, de sainteté car, partout où elle règne, la Divine Volonté fait des choses les plus petites des cieux nouveaux d’une beauté enchanteresse.

Étant immense, elle ne sait pas faire de petites choses et, par sa puissance, elle donne de la valeur aux choses les plus simples en faisant d’elles des choses grandioses au point d’éblouir le Ciel et la terre. Tout devient saint, tout devient sacré pour qui vit dans la Divine Volonté.

Fille de mon coeur, écoute-moi bien. Plusieurs jours avant que le Verbe descende sur la terre, j’ai pu voir le Ciel s’entrouvrir et le Soleil du Verbe Divin se tenir à son entrée, comme à la recherche de la personne vers laquelle il allait prendre son envol pour en devenir le céleste Prisonnier. Oh! Comme il était beau de le voir aux portes du Ciel comme un veilleur, une sentinelle, à la recherche de l’heureuse créature qui allait accorder son hospitalité à son Créateur!

Les divines Personnes ne regardaient plus la terre comme un endroit inhospitalier parce qu’il s’y trouvait la petite Marie possédant la Divine Volonté. Elle constituait un Royaume divin où le Verbe pourra descendre en toute sécurité, comme dans sa propre demeure, et où il trouvera un Ciel décoré d’une multitude de soleils provenant de la multitude des actes accomplis dans mon âme par la Divine Volonté.

Débordante d’amour, la Divinité enleva le manteau de sa justice qu’elle portait à l’égard de ses créatures depuis tant de siècles et le remplaça par un manteau d’infinie miséricorde. De plus, elle décréta la descente du Verbe sur la terre, l’heure de ce grand événement étant venue. À cette nouvelle, le Ciel et la terre furent sidérés et se mirent à l’attention pour être les spectateurs de cet excès d’amour si grandiose, de ce prodige si extraordinaire!

Quant à moi, je me sentis brûlante d’amour et, me faisant l’écho de l’amour de mon Créateur, je voulus former un immense océan d’amour dans lequel le Verbe pourrait descendre sur la terre. Mes prières étaient incessantes et, pendant que je priais dans ma petite chambre, un ange me fut envoyé du Ciel comme un messager du grand Roi.

Il se plaça devant moi et, se prosternant, il me salua en disant: “Salut, ô Marie, notre Reine. La Divine Volonté t’a comblée de grâces. Elle a prononcé son Fiat pour que descende sur la terre le Verbe Divin. Il est prêt, il est derrière moi, mais il désire ton fiat pour que s’accomplisse en toi son Fiat.”

Devant cette annonce si sublime et tellement désirée par moi, bien que je n’avais jamais pensé être l’élue, je fus stupéfiée et j’hésitai un moment. Mais l’ange du Seigneur me dit: “Notre Reine, n’aie pas peur, tu as trouvé grâce devant Dieu, tu as conquis ton Créateur; aussi, pour que la victoire soit complète, prononce ton fiat.

Je prononçai mon fiat et, ô merveille, les deux fiats fusionnèrent, ce qui eut comme conséquence la descente du Verbe Divin en moi. Mon fiat, auquel Dieu accorda la même valeur qu’au sien, donna vie à la toute petite Humanité du Verbe Divin, à partir de la semence que constituait mon humanité.

Ainsi, le grand prodige

de l’Incarnation fut accompli.

Ô puissance de la Divine Volonté, tu m’élevas si haut et me rendis si puissante, que tu as pu déposer en mon intérieur cette petite Humanité qui devait enfermer le Verbe Éternel que ni le Ciel ni la terre ne pouvaient contenir! Les cieux furent secoués et toute la création prit une attitude de fête. Exultant de joie, ils se rassemblèrent autour de la petite maison de Nazareth pour rendre leurs hommages et leurs respects au Créateur devenu homme.

Dans leur langage muet, ils disaient: “Ô prodige des prodiges que seul un Dieu pouvait accomplir! L’Immensité est devenue petite, la Puissance s’est faite faiblesse, la Grandeur inaccessible s’est abaissée à s’enfermer dans le sein d’une vierge! Elle est à la fois petite et immense, puissante et impuissante, forte et faible!”

Ma chère fille, tu ne peux comprendre ce que ta Maman ressentit pendant l’acte de l’Incarnation du Verbe. Tout faisait pression sur moi pour que je prononce mon fiat, que je pourrais qualifier de “tout-puissant”.

Ma chère fille, écoute-moi bien. Combien tu devrais avoir à coeur de toujours accomplir la Divine Volonté et de vivre en elle! Ma puissance est toujours là: laisse-moi prononcer ton fiat dans ton âme. Mais, pour que je puisse le faire, il me faut le tien. Le bien véritable ne peut s’accomplir par une seule personne ; les travaux les plus grands se font toujours à deux. Dieu lui-même ne voulut pas accomplir le grand prodige de l’Incarnation seul ; il m’a voulue avec lui dans cette entreprise.

Par son action et la mienne, la vie de l’Homme-Dieu prit forme et la destinée de l’espèce humaine fut restaurée. Le Ciel ne fut plus fermé et tous les biens furent placés entre les deux fiats. Disons ensemble: fiat! fiat! et mon amour maternel déposera en toi la vie de la Divine Volonté.

C’est assez pour l’instant. Demain, je t’attendrai de nouveau pour te raconter la suite de l’histoire de l’Incarnation.

L’âme

Belle Maman, je suis abasourdie par tes si magnifiques leçons. Je te prie de prononcer ton fiat sur moi ; je prononcerai le mien en même temps. Ainsi, le fiat que tu souhaites tant voir se réaliser dans ma vie prendra forme en moi.

 Petite pratique

Aujourd’hui, pour m’honorer, tu viendras donner le premier baiser à Jésus et tu lui diras neuf fois que tu veux accomplir sa Volonté. Par la suite, je répéterai le prodige de la Conception de Jésus dans ton âme.

 Oraison jaculatoire

Reine toute-puissante, prononce ton fiat en mon âme pour que la Divine Volonté prenne vie en moi.


source:~ Le Livre du Ciel ~♥
Le Royaume du Divin Fiat chez les créatures

*Notez que tous les messages donnés à Luisa, s’adressent à chacun de nous personnellement*


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