♥Voici le témoignage de conversion au Christ, de Yoakhim.♥ Ou plutôt de son illumination vers le Christ. †C’est le récit d’une vie bouleversée, profondément transformée par l’Évangile.†


Voici le témoignage de ma conversion au Christ , ou plutôt de mon illumination vers le Christ. C’est le récit d’une vie bouleversée, profondément transformée par l’Évangile. Il y a tant de choses que j’aimerais dire, mais je vais essayer d’aller à l’essentiel.

Je suis né dans une famille juive pratiquante à la base, par tradition, et qui l’est restée malgré une foi faiblissante. Dès mon plus jeune âge, j’ai étudié l’Ancien Testament, la Torah des Juifs ; j’ai appris à lire l’hébreu, ai été bercé par les coutumes juives millénaires.

Sans être un Juif très pratiquant moi-même, je me suis toujours senti étroitement lié à l’histoire du peuple hébreu, et c’est avec beaucoup d’émotion que je célèbre, chaque année, la fête de Pessah, la Pâque juive, qui commémore la sortie d’Égypte et le passage miraculeux de la Mer Rouge, suivi de la remise des Tables de la Loi à Moïse au Mont Sinaï.

 

Ma grand-mère paternelle était, elle aussi, très attachée à la tradition juive. Elle vivait sa foi simplement, en s’efforçant avant tout de garder les dix commandements, tout en respectant les coutumes traditionnelles. Cette femme formidable était pour moi comme une deuxième mère.

Quand elle est morte, à l’âge de 96 ans, je me suis senti dévasté. J’avais 24 ans, j’étais en train de terminer difficilement mes études, j’étais empêtré dans tout un tas d’angoisses et de problèmes personnels, dont de graves problèmes de santé. Depuis l’âge de dix ans, une maladie génétique m’oblige à faire plusieurs injections par jour, dont ma survie dépend. À ce moment-là, je n’avais plus envie de vivre, je voulais tout laisser tomber.

L’enterrement de ma grand-mère a été, de loin, l’épreuve la plus dure que j’aie eu à affronter. Lorsque l’on a placé son cercueil dans la terre, et que j’ai réellement compris qu’elle était « partie », quelque chose s’est brisée à l’intérieur de moi. Mille questions ont commencé à m’assaillir : où est-elle ? Son esprit vit-il encore, quelque part ? Cette personne que j’ai tant aimée, est-elle perdue à tout jamais ?

Encore plus violemment qu’auparavant, tous les rituels encombrants, toutes les longues prières du judaïsme (la seule religion que je connaissais alors) m’ont paru d’une insondable vanité.

Un peu plus tard, à la synagogue, un oncle très pratiquant, très à cheval sur les lois juives, venu exprès de la capitale pour la cérémonie d’enterrement, m’a fait la confidence suivante alors que j’étais seul avec lui : « Ah, on fait tout ça, on se prive de manger ceci et cela, on se répand en solennités… Quand on sait qu’après, il n’y a rien. Quand t’es mort, c’est fini ». Cet aveu d’incrédulité, de la part d’un homme qui passait pour un modèle de piété, a fini de me plonger dans le désespoir. À ce moment-là, je m’étais mis à prier Dieu éperdument, presque désespérément, sans obtenir la moindre réponse ou consolation.

 

Un soir, peu après l’enterrement, fatigué de tout cela, j’ai décidé d’arrêter mon traitement. Puisque ma vie n’était pas celle que j’avais rêvée, et puisqu’elle tenait à une piqûre, je me suis dit que je n’avais plus besoin de cette piqûre.

Ce soir-là, je suis parti me coucher sans faire mes deux injections. Au petit matin, j’ai commencé à me sentir très mal, j’étais très faible et n’avais même pas la force de me lever pour faire ma piqûre salvatrice… C’est alors qu’un événement incroyable s’est produit.

En un éclair, j’ai senti une présence extraordinaire pénétrer dans ma chambre. Je ne voyais rien, mais cette présence était là, je la percevais avec un autre sens que ceux du corps physique. Par la pensée, l’Être qui me visitait m’a donné ce message : « Ne succombe pas au désespoir, ta grand-mère vit toujours, elle est avec Dieu. À présent lève-toi et continue ton chemin, quelque chose t’attend. » Puis une force surnaturelle m’a envahi, je me suis levé, me suis empressé de faire mon injection, le cœur plein de joie et d’espérance…

 

Quand j’ai parlé de ce que j’avais vécu à ma famille, on ne m’a pas cru, hélas.

J’ai attendu presque deux années le « quelque chose » qui m’avait été promis. Entre-temps, je m’étais posé beaucoup de questions sur Dieu, sur l’au-delà… J’avais à présent la certitude que Dieu existait, mais je ne savais pas qui/ce qu’Il était vraiment. J’ai terminé mes études, sans trouver de travail au début. Un jour, suite à un concours de circonstances exceptionnel, j’ai obtenu un poste à Paris, au sein d’une institution prestigieuse.

C’était inespéré ! J’ai su que c’était le « quelque chose » que j’attendais, mais dans ma naïveté, je croyais que la Providence m’avait offert une belle carrière (j’ai finalement perdu ce travail au bout de deux ans). Parmi mes collègues de travail, il y avait une personne d’une grande bonté, avec qui le courant est très vite passé. Nous nous sommes liés d’amitié, et elle fut très joyeuse d’apprendre que j’étais Juif.

Elle-même m’a vite fait part de sa foi chrétienne, et du fait qu’elle se sentait très proche du peuple juif, qui avait donné Jésus au monde… Cela m’a surpris. Pour moi, Jésus était une réalité païenne, le fondateur d’une secte qui s’était auto-proclamé Dieu dans le but de remplacer le judaïsme.

 

Mais par curiosité, je lui ai posé des questions, auxquelles elle a répondu avec une grande sincérité. Un jour, en catimini, elle m’a offert l’Évangile en me disant que j’y trouverai la réponse à mes questions. J’ai accepté son cadeau avec une certaine méfiance, mêlée d’une soif de savoir. Quelle fut ma surprise de trouver, dans ces pages, un texte juif, parlant beaucoup de judaïsme, et dont les principaux protagonistes sont tous juifs !

Les paroles de Jésus/Yéchoua m’ont touché en plein cœur. Et d’une certaine façon, je dirais que mon cœur a cru aussitôt, même si ma tête doutait encore… Comment le peuple juif avait-il pu se tromper pendant deux millénaires ? Se pouvait-il que ce Jésus ait été, tout simplement, un grand prophète hébreu injustement traité ? Plusieurs fois, mon amie chrétienne m’a invité à assister à une réunion de prière dans son église, mais l’idée d’aller dans une église ne m’enchantait pas.

J’étais (et suis) toujours très attaché à mes racines juives, et j’avais beaucoup de préjugés par rapport aux chrétiens, qu’on m’avait décrits comme foncièrement anti-juifs, et idolâtres qui plus est. Mais voilà qu’une nuit, vers 3/4 heures du matin, j’ai fait un rêve très troublant dans lequel je voyais Jésus crucifié sur la croix…Ce rêve très vif m’a brutalement réveillé.

N’arrivant plus à dormir, j’ai alors allumé la petite télévision de mon studio parisien (que je n’allumais jamais, d’habitude), et là, sur l’écran, j’ai vu apparaître l’image de Jésus sur la croix (c’était un documentaire sur la passion du Christ). Très troublé, j’ai appelé mon amie dès le lendemain, pour lui demander les horaires de sa fameuse église…

À ce moment-là, j’ignorais tout des différences doctrinales entre chrétiens, et pour moi une église c’était une église, c’est-à-dire que c’était simplement différent d’une synagogue… J’ignorais donc que mon amie fréquentait une église pentecôtiste (la branche charismatique du protestantisme), et que l’Esprit soufflait fort sur cette petite assemblée… Avant de m’y rendre, un vendredi soir, mon amie m’a conseillé d’adresser à Dieu une prière très personnelle, et de m’attendre à obtenir une réponse.

J’ai adressé à Dieu deux prières : la première, qui me tourmentait depuis que j’avais lu l’Évangile, c’était « quelle religion choisir ? ». Pour moi, devenir chrétien, c’était renoncer au judaïsme.

Et en même temps, cette religion truffée d’obligations en tous genres me pesait, j’y étais attaché par tradition (notamment à l’histoire juive), mais j’avais l’impression parfois qu’en entrant dans une synagogue, au lieu qu’on y réponde à mes questions fondamentales (qui est Dieu ? qu’est-ce que je fais sur cette Terre ? pourquoi est-ce que j’y suis né ?), on m’expliquait plutôt ce que je devais mettre dans mon assiette, ce que je devais porter comme vêtements, à quelle heure je devais réciter telle ou telle prière sans en comprendre les paroles (en hébreu ancien), etc…

 

Or, ce soir-là, le pasteur de l’église a prêché sur un passage de la Torah, Michée 6 : 8 : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien : ce que l’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu ».

C’était comme une réponse directe à ma question. J’avais également adressé une longue prière à ce Jésus que je ne connaissais pas, dans laquelle j’avais demandé des choses très personnelles que je n’exposerai pas dans ce témoignage. Simplement, à la fin de cette prière du cœur, j’avais demandé à Dieu : « quand vais-je enfin pouvoir chanter des cantiques de louange à Dieu comme David ? ».

Et ce soir-là, une dame juive convertie au christianisme qui fréquentait cette assemblée a pris la parole, et s’est mise à prophétiser. Alors qu’elle ne me connaissait absolument pas, elle a répété toute ma prière formulée dans le secret de ma chambre, en y apportant des réponses, et elle a terminé par ces mots : « oui, un jour, tu chanteras des louanges à Dieu comme David ».

Dans cette assemblée, j’ai rapidement fait la connaissance d’une jeune femme, d’origine juive également, qui m’a parlé des « Juifs messianiques » de Paris (une branche du judaïsme qui reconnaît Jésus comme le Messie d’Israël). Je me suis mis à fréquenter cette assemblée, où les prédications du rabbin Emmanuel Rodriguez m’ont ouvert les yeux sur la messianité de Jésus. Mon baptême d’eau a eu lieu peu après, suivi quelques jours plus tard du baptême dans le Saint-Esprit.

C’est à l’église Saint-Nicolas-des-Champs, à Paris toujours, que j’ai eu connaissance de la branche catholique du Renouveau Charismatique. J’y suis allé, initialement, un jeudi pour la prière des malades, par curiosité d’abord, et aussi dans l’espoir d’y obtenir une guérison. Moi qui étais rempli de préjugés par rapport aux Catholiques, j’ai trouvé le culte très beau et joyeux, même si j’étais assez dépaysé…

À un moment donné, le prêtre est passé avec l’ostensoir. C’était la première fois de ma vie que je voyais cet objet. Quel fut donc mon étonnement de voir des gens s’agenouiller devant, comme si c’était un être vivant ! Dans mon esprit, éberlué par ce spectacle, j’ai aussitôt dit à Dieu : « Pardonne-moi Seigneur, je veux bien croire que pour ces gens, tu sois incarné symboliquement dans ce machin-bidule, mais moi je suis juif quand même, je ne vais pas devenir idolâtre du jour au lendemain !

Moi je n’ai pas besoin de ça, je ne vais pas m’agenouiller devant ce truc ». Vers la fin de la prière, le Père Thierry Avalle s’est alors mis à annoncer des guérisons. J’ai tendu l’oreille, espérant entendre la mienne… Mais c’est un autre message qui m’attendait cette fois-là !

Le Père a dit : « Il y a un jeune homme dans l’assemblée, qui vient ici pour la première fois. En voyant passer l’ostensoir, il s’est dit : ‘ mais c’est quoi ce machin-bidule ? . Il a dit au Seigneur qu’il ne croyait pas qu’Il était vraiment présent dans cet objet… Mais tu es venu quand même ce soir, et le Seigneur te remercie pour cet acte de foi ». Je n’en revenais pas

Dieu me remerciait, moi, Joachim, une misérable créature ? Je pense que ce jour-là, j’ai réellement compris ce que cela signifiait, d’être « sous la grâce » et non plus « sous la Loi ».

Grâce soit rendue à Dieu pour ce cadeau inestimable. Qu’il me soit permis de terminer ce témoignage, donné une première fois à mon groupe de prière local, puis mis à l’écrit pour le site Myriamir, par un appel à l’unité des chrétiens (toutes confessions confondues) et à la prière pour les Juifs.

Ce dessin de la colombe tout en haut de la page a été fait par  Yoakhim.

Yoakhim.


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