*De Merveilleuses Apparitions*Qu’est-ce que Les Âmes du Purgatoire ont à nous dire ?*Ne craignons pas trop les inconvénients, quand il s’agit du service de Dieu ou de secourir les défunts, et nous serons récompensés, comme ces religieux.


Saint Philippe Néri, Apôtre de la Joie

 


*Ces deux Apparitions 62-63 étaient manquantes*

FLEURBRUNE

62e et 63e Apparitions

Saint  Philippe  de  Néri  était  rempli  de  dévotion pour  les  pauvres  âmes  du  purgatoire.  Aussi,  bon nombre  de  défunts  lui  apparurent-ils,  en  maintes circonstances,  soit  pour  le  remercier,  soit  pour  de­mander  ses  prières.  Il  reçut  de  grandes  grâces  par leur intercession. Après sa mort,  un  père  franciscain priait  dans  une  chapelle  où  l’on  avait  déposé  son corps,  lorsque  le  saint  lui  apparut  triomphant,  au milieu d’une troupe de bienheureux.

 

 Frappé de l’air de  bonté  qu’il  voyait  sur  son  visage,  le  franciscain osa lui  demander  quelle était  cette  troupe  brillante qui l’entourait. Le bienheureux lui répondit que c’était des  âmes  qu’il  avait  délivrées  du  purgatoire  ;  elles venaient  au-devant  de  lui  pour  l’introduire  au  pa­radis.

Le  Père  Magnanti,  de  l’Oratoire  de  S.Philippe,  ne cessait pas,  non plus,  d’intercéder pour les  défunts,  et  en  avait  souvent  des  apparitions.  Il y  avait,  dans  la  ville  d’Aquila,  une  fille  appelée Elisabeth,  qui  désirait  entrer  dans  un  couvent.  Le P.  Magnanti lui dit que Notre-Seigneur l’appellerait bientôt à. lui, et de se préparer à quitter ce monde. En effet,  elle  fit  une  courte  maladie  et  mourut  comme une sainte.

Saint Philippe Neri

A peine avait-elle rendu le dernier soupir, que le P.  Magnanti eut l’assurance  surnaturelle que cette  âme  entrerait  bientôt  au  ciel.  Il  consolait  ses parents,  en  les  assurant  qu’ils  auraient  bientôt  une céleste  avocate. 

La  prédiction  fut  bientôt  justifiée : la morte apparut à l’un de ses frères et lui dit : “ Grâce à  l’intercession  du  P.  Magnanti,  l’heure  de  mon entrée  au  ciel  a  sonné.”  Ce  zélé  religieux  recevait beaucoup  d’aumônes  et les  donnait  aux  pauvres,  ou en faisait dire  des messes pour les défunts. 

De plus, pour ces chers défunts, il jeûnait,  se mettait en sang à  coups  de  discipline,  faisait  d’autres  grandes  péni­tences, passait des nuits à prier, renonçait à tous les plaisirs  des  sens  et  du  monde. 

Il  poussa  si  loin  ce zèle, qu’il supplia Dieu  de  lui  imposer,  à  lui-même, une partie des châtiments mérités par certaines âmes, afin  de  les  soulager  d’autant. 

Il  fut  entendu  dans cette  prière  héroïque  : à partir de  ce  moment,  il  fut en  proie à une douleur terrible qui ne lui permettait presque pas de changer de position. Les  âmes n’étaient point ingrates.

FLEURBRUNE

Le  P.  Magnanti attribuait à  leur intercession  la  plupart  des  faveurs  qu’il  recevait  du ciel, entre autres, celles de savoir les choses éloignées, de découvrir les fautes cachées, de déjouer les pièges du démon et autres choses semblables. 

 

Comme il revenait d’un pèlerinage à la  sainte maison de Lorette,  arrivé près de  Morcia, où  était une  célèbre église  de la très sainte Vierge, il voulut y dire la messe, pour ses chers défunts,  malgré  l’avis  de  ses  compagnons,  qui  crai­gnaient  de  ne  pouvoir  traverser  un  lieu  dangereux, avant  l’arrivée  des  brigands,  qui  venaient  s’y  em­busquer peu après le soleil levé.  Après son action de grâces, on se met en route.

 

Arrivés à ce lieu, où beau­coup  d’assassinats  s’étaient  commis,  ils  tombèrent aux mains des voleurs, qui les chargèrent de chaînes, les  attachèrent  à  des  arbres,  pour les dépouiller de tout  ce  qu’ils  avaient  et  les  massacrer  ensuite.  A  ce moment,  parurent,  sur  une  montagne  voisine,  deux enfants  inconnus,  qui  se  mirent  à  pousser  des  cris en  faveur  des  prisonniers,  comme  s’ils voulaient rassembler tout le pays pour les délivrer. Les bandits étaient au nombre de douze. 

 

Ils coururent au-devant de  ces  enfants,  déchargeant  sur  eux  leurs  armes, afin de les  tuer  ;  mais eux,  sans  se laisser intimider, avançaient  toujours en criant plus  fort, de sorte  que les brigands,  voyant  qu’ils  n’étaient  pas des  enfants ordinaires,  furent  remplis  de  crainte  et  s’enfuirent*

FLEURBRUNE

Les  deux  enfants  s’approchèrent,  délièrent  les religieux,  puis  ils  s’évanouirent,  sans  qu’on  pût  savoir ce qu’ils étaient devenus, ni d’où ils venaient.  Le P. Magnanti  crut fermement  que  c’était  des  âmes  du purgatoire, à qui Dieu avait permis de prendre cette forme pour les délivrer.  Donc, ne craignons pas  trop les inconvénients,  quand il s’agit du service de Dieu ou de secourir les défunts, et nous serons récompensés, comme ces religieux.


 

 

 

 

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