À la demande de Myriamir, voici le *Témoignage de Daniel Paradis (La Bouchette-Québec)*Les Trois visions que j’ai eues dans ma vie !!


Les Trois visions que j’ai eues dans ma vie !!

vision

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On se retrouve dans le début des années 80.  Je suis beaucoup avec le curé du Lac-Bouchette,  le P. Bernard Lemire, capucin, le curé du temps. Il a besoin d’aide pour l’entretien extérieur du presbytère, le tondage du cimetière  etc…C’était un plaisir pour moi, d’offrir ce que je pouvais, afin de lui venir en aide. J’ai vécu de bons moments avec le P. Bernard Lemire. C’est le seul prêtre que j’ai pu découvrir un père pour moi.

 

Je l’ai beaucoup aimé et ça me faisait plaisir de pouvoir l’aider. Il me disait souvent : «Daniel, on va faire ceci, on va faire cela.», et je le faisais tout seul, mais tellement heureux d’avoir accompli une œuvre qui marquait mon identité : être une personne autre : qu’un handicapé. C’est vrai je faisais du bénévolat si je peux dire mais je le faisais avec cœur. Quelquefois il me donnait  $ 40,00. J’ai toujours aimé travailler dehors et quand j’étais fatigué, j’arrêtais tout et j’allais à la Chapelle de l’Ermitage pour prier. Cela me reposait.

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La 1ère Vision

pape jean-paul II assis

À l’été  1984, j’étais allé à l’Ermitage pour prier quelques instants. Il n’y avait pas grand monde. Là j’ai eu une vision. Tout c’est déroulé comme si je regardais la télé. Je voyais des événements de mon futur. J’étais bien réveillé. Voici ce que j’ai vu : « J’ai vu le Pape Jean-Paul  II, assit sur une grande chaise. Il était assis et derrière lui il y avait une bâtisse, une grande bâtisse, maison  si je peux dire cela.

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En avant de lui, il y avait un petit trottoir et au bout du trottoir il y avait une grande barrière. De chaque côte du trottoir il y avait de la pelouse.  Moi j’étais derrière la barrière et j’aurais bien aimé  allé voir le Pape mais je ne le pouvais pas, à cause de la barrière. Elle était très haute et barrée.

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Par 2 fois, le Pape  m’a béni en faisant le signe de la Croix et il commençait une 3e fois quand tout a disparut.»

Un peu plus loin je vais vous dire l’explication; ce que j’en ai compris, car il a fallu que je vive cette vision pour pouvoir la comprendre.

On se retrouve à l’été 1985, j’en ai parlé au P. Bernard Lemire du désir que j’avais en moi, du désir de devenir prêtre. En juillet 1985, j’ai fais des démarches pour la prêtrise. J’ai donc fait ma demande au Grand Séminaire de Chicoutimi et j’ai été accepté.

J’étais parti sur le chemin pour devenir peut-être un jour «prêtre». J’allais voir un peu où Dieu m’emmènerait  avec ce que je vivais à l’intérieur de moi.

En septembre 1985, j’étais parti sur le chemin de la prêtrise. J’étais au Grand Séminaire de Chicoutimi, j’apprenais la théologie à l’Université de Chicoutimi. En octobre 1985, il y a eu une semaine de relâche. Je suis donc retourné chez-moi, ici au Lac-Bouchette, chez ma mère. Durant cette semaine de relâche il y a eu un décès et les funérailles de Victor Delisle (le 26 octobre 1985). Je suis donc allé à ses funérailles et j’aurais pu aller chanter avec la chorale car j’en faisais partie mais j’aimais mieux aller dans un banc quelconque pour assister aux funérailles.


La 2e Vision

mort civiere Hospital-Threat

Je me suis donc placé dans l’allée gauche, face au tabernacle, en attendant que tout commence. Là, avant la messe, j’ai eu une autre vision et  voilà ce que j’ai vu. Tout ce déroulait comme si je regardais la télé. «Je me suis vu  vieux. J’étais couché sur une civière et j’étais mort. On aurait dit que j’étais à l’Hôpital parce que les lumières que je voyais au plafond, étaient identiques à celles que l’on voit à l’Hôpital : les lumières rectangulaires au plafond.

Couché sur une civière, je voyais mon cadavre. Près de moi, il y avait deux personnes. Un homme et une femme. En regardant la femme, je me suis dit : c’est drôle on dirait que c’est ma fille. L’homme à côté était comme fluide, comme si c’était mon garçon (fluide : que mon garçon allait peut-être mourir avant moi.)  C’est dur d’écrire des mots de la sorte, mais il le fallait. Je voyais que la femme dans la vision était allée plus loin : qu’elle va vivre plus longtemps que l’homme que je voyais. Je ne sais pas. J’étais attiré par cette femme que je voyais et je savais que cette femme était ma fille. Puis  tout a disparu. Je ne comprenais pas, parce qu’en octobre 1985,  j’étais parti sur le chemin vers la prêtrise, donc aucune conjointe dans ma vie. Dans cette vision, il n’y avait aucune conjointe. 

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Près de ma dépouille, seulement que ces deux personnages  que je voyais comme étant mes enfants. En 1985, je n’avais aucun enfant, aucune blonde et je ne pensais pas à ça, j’étais trop attiré vers la prêtrise.

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Je suis donc retourné au Grand Séminaire, poursuivant les études en théologie.

Un an passait, une autre année était sur le point de terminer. On se retrouve en février 1987. Le Seigneur me préparait à une année de départ, car déjà en février je le savais. Je me retrouve donc à la fin mai  1987 et le recteur du temps, soit l’Abbé Yvan Tremblay m’annonce ce que je sais déjà depuis le mois de février. Il me dit : «Daniel, le Grand Séminaire ne reconnaît plus ta candidature au presbytérat». Et moi de lui répondre en versant des larmes : « je le sais, je le sais depuis le mois de février». Et lui de répondre : «Tu le savais»? «Oui, je lui ai répondu! Le Seigneur me préparait à une année de départ». Et le Recteur de conclure : «Tu prieras pour moi».

 

Peu après j’ai fait des recherches pour pouvoir me trouver une place, pour septembre 1987,  afin de continuer mes études en théologie : la 3e année. J’avais fait aussi des démarches pour entrer dans une Communauté religieuse afin de poursuivre mes études et allé sur le chemin de la prêtrise. Je voulais toujours aller plus loin afin de comprendre ce qui se passait à l’intérieur de moi et le pourquoi de ce désir vers la prêtrise.

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J’avais trouvé un endroit pour continuer la 3e année de théologie à Chicoutimi. J’allais rester  avec un prêtre dans un presbytère et le jour je pouvais aller  aux cours de théologie. Mais une autre porte s’est ouverte. La demande que j’avais faite à la Communauté religieuse était acceptée. Je pouvais entrer en Communauté, aller en Italie et continuer la démarche entreprise vers la prêtrise depuis septembre 1985. J’ai délaissé la théologie à Chicoutimi et j’ai pris le chemin pour entrer dans la Communauté des Fils de Marie, où le siège social se trouvait à Limoilou, à Québec.

 

Là, j’avais toutes sortes de préparatifs à faire. Je savais que je partais au moins pour deux ans en Italie. Le 09 août 1987, ce matin de très bonne heure, Sylvain Harvey décédait d’un accident qu’il avait eu ici au Lac-Bouchette aux quatre stops, et moi en ce dimanche 09 août 1987, ayant tous les préparatifs prêts j’ai dis à ma mère : «maman, il faut que j’aille voir, il faut que je vive cela.» Et maman de pleurer, me disait : «mais si je meurs et que tu n’es pas là». Moi je lui ai dit : «maman je pars au moins deux ans, mais n’ayez aucune crainte, quand vous mourrez je serai là».

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On s’est embrassé et je lui ai dit : «gardez confiance. Le bon Dieu sait ce qu’il a faire».

Je suis donc parti à Limoilou, à Québec. Dans les derniers jours du mois d’août  1987, je prenais l’avion pour l’Italie accompagné de d’autres personnes qui entraient eux aussi en Communauté comme moi.

Ici au Lac-Bouchette, mon beau-frère, disait souvent à ma mère : «ne vous en faites pas,  belle-maman, vous allez voir que Daniel va être ici pour les fêtes. J’avais bien dit à ma mère : «Je pars au moins pour deux ans», et j’y suis resté pendant 26 mois. ( 2 ans et 2 mois).

Vers la fin septembre 1987, en Italie, nous prenions l’habit de la Communauté des Fils de Marie. Nous demeurions à l’Aquila, une petite ville à 1 heure et demie de Rome. On allait souvent à Rome voir les messes du Pape. À l’Aquila, nous étions, juste à côté de la Cathédrale, où demeurait Mgr Péressin, l’Archevêque du lieu.

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Il était par le fait  même, le père protecteur de la Communauté des Fils de Marie.

Les cours de théologie se donnaient à Rome, et les Fils de Marie qui étudiaient, demeuraient chez les Passionistes : une Communauté religieuse, près du Vatican. J’ai y été à plusieurs reprises voir les autres frères de la Communauté des Fils de Marie, qui demeuraient chez les Passionnistes.

J’ai pu aller visiter l’Île de Capri, cet immense bloc de roc perdu dans la mer. Nous avons été à Naples et avons pris un bateau pour s’y rendre. J’ai  visité aussi  San  Giovanni Rotondo, là où Padre Pio est enterré et vénéré. Il y a  eu aussi, Notre-Dame de Lorette et plusieurs autres endroits, comme « Les Trois Fontaines » et autres.

 

À l’Aquila, j’avais la charge de nettoyer le réfectoire où on allait prendre nos repas. J’étais celui aussi qui fabriquait les chapelets pour la Communauté des Fils de Marie. Je faisais aussi les gros rosaires. J’ai bien aimé ce petit travail que je faisais. Une fois, il est arrivé un dominicain, il m’a demandé : «Daniel peux-tu me faire un rosaire comme tu fais et mettre ma croix de Communauté après ce nouveau rosaire que tu vas faire». «Oui bien sûr, que je lui ai répondu».

 chapelet

 

Je lui ai donc fait un rosaire en y plaçant sa croix.  Son ancien rosaire je l’ai gardé en souvenir. Aujourd’hui je l’ai encore avec moi. Il y manque seulement la croix en bois qu’il y avait. Ce sont des événements en passant que je relate.

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À l’Aquila, durant tout l’été on prenait le chemin vers Sylvi Marina, un petit village à 1 hre 30 de l’Aquila. C’était un endroit près de la mer Adriatique où on passait tout l’été là. Mgr Péressin, l’Archevêque  de l’Aquila, avait une grande résidence d’été à Sylvi Marina, une grande résidence de 2 étages. Nous n’avions qu’à sortir dehors  et nous étions près de la plage où nous passions l’été à se baigner. Il y avait de bonnes vagues et à certains jours le courant était très très fort.

J’ai de beaux souvenirs en mémoire de tout cela. Étant religieux, il m’est arrivé un petit désagrément à la plage quand nous étions à Sylvi Marina.   J’étais  en train de me baigner, les vagues étaient très fortes et j’ai perdu mon costume de bain.  Tout nu  dans l’eau je ne pouvais pas sortir comme ça. Après plusieurs efforts, j’ai réussi à  retrouver mon costume de bain. Une autre fois, en me baignant, les vagues étaient tellement grosses, que j’ai perdu l’équilibre. J’ai eu beaucoup de misère à rejoindre le bord. J’aurais pu me noyer. J’y repense souvent à cet évènement qui aurait pu être tragique.

Sylvi Marina

À l’automne,  en octobre, on continuait à se baigner, et les italiens ne nous comprenaient pas. Ils disaient : «Nous, nous sommes dans nos maisons avec des gilets  et nous gelons, et vous vous êtes dehors tout nu et vous allé vous baigner». (L’expression : tout nu, on était seulement en costume de bain). Les italiens ne nous comprenaient  pas.

 Souvent le temps d’automne en Italie, c’est le même temps qu’il fait ici au Québec durant l’été. Je sais, c’est un peu loufoque que je raconte de tels  évènements, mais ce sont des évènements que j’ai vécu.

Une année passait et le supérieur de la Communauté me disait : «Daniel, pour les études, on va attendre l’année prochaine. Et nous voilà rendu au mois de février 1989, en la fête de Notre-Dame de Lourdes, le samedi 11 février 1989. J’étais en train de nettoyer le réfectoire comme à tous les samedis. À l’intérieur de moi, j’entends cette question : «Es-tu prêt à partir?». J’ai dit : «oui Seigneur, si telle est ta volonté». À partir de cette réponse, j’ai vécu le désarroi le plus total à l’intérieur de moi.

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Une journée, je suis parti de très bonne heure, cheminant ci et là dans l’Aquila, cherchant à comprendre tout le cheminement que le Seigneur m’avait fait vivre : les deux années au Grand Séminaire, le voyage de plus de deux ans dans une Communauté en Italie.

Depuis septembre 1985, j’étais parti sur le chemin de la prêtrise, j’étais sens doute parti sur un rêve qui ne m’emmenait nulle part, et moi qui pensait que c’était le chemin de Dieu.

Je suis revenu à la Communauté le soir, comme si de rien n’était. J’ai continué à vivre ce que je devais vivre et en avril 1989, dans la Cathédrale de l’Aquila il y a eu une ordination sacerdotale. Un italien était ordonné prêtre.

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Moi je n’ai pas assisté à l’ordination. J’étais resté dehors, je n’avais que du ressentiment envers Dieu. Je n’avais dans le cœur qu’une envie folle, de lever mon poing et de dire à Dieu; «ta vocation, garde là, je n’en veux plus».

Mais je n’ai rien fait, j’ai laissé martyrisé mon pauvre cœur en ne révélant rien à personne.

Nous voilà, rendu au mois d’août 1989, le supérieur de la Communauté me demande et me dit : «Daniel, il va falloir, que tu retournes au Canada.» Je lui ai répondu : «Je le sais, je le sais depuis le mois de février.» Comme au Grand Séminaire de Chicoutimi et comme dans la Communauté des Fils de Marie, la réponse fut la même : «je le savais, et dans les deux évènements, je le savais à partir du mois de février». Les deux réponses d’un départ me sont parvenues  en moi,  et c’est toujours au mois de février que la décision  divine se prenait, et dont la dernière je me souviens très parfaitement de la date.

Quand j’étais en Italie, sur le même étage que moi, pas bien loin de ma chambre, il y avait 2 prêtres italiens, âgés et malades, ayant une santé précaire. L’un deux, un jour m’a demandé si je pouvais à toutes les semaines lui faire le ménage de sa chambre. Je lui ai dit oui afin de lui venir en aide : «Un pauvre crie, le Seigneur entend, il le sauve de toutes ses angoisses.» (Ps 33, 7). Quand un pauvre crie, c’est le Seigneur qui nous interpelle afin que nous puissions manifester la générosité qu’il a mise en nous.

 

Je retrouvais souvent dans sa chambre des seringues, car il souffrait  du diabète. Je devais faire bien attention de ne pas me piquer avec ces seringues, qu’il avait utilisées. Pour moi c’était facile de me rendre utile car j’ai une belle devise qui est bien implantée en moi : «La Charité est une Grande Dame, il faut faire ce qu’elle commande».

  L’autre prêtre qui était là, très âgé lui aussi, je l’aimais beaucoup. Il boitait lui aussi comme moi. J’aimais beaucoup aller me confesser à lui, quand j’en avais besoin. J’aimais sa douceur, sa tranquillité d’âme, sa vie paisible qui l’habitait au-dedans de lui.

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Ce sont de beaux souvenirs que j’aime me remémorer.

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Dans le grand réfectoire où on prenait nos repas, il y avait aussi un petit réfectoire où les deux prêtres italiens venaient mangés. C’est moi qui nettoyais leur réfectoire à eux aussi. En octobre 1989, je suis revenu au Canada et en arrivant nous pouvions aller chez nos parents pendant 2 semaines. Je suis donc revenu chez ma mère, après 26 mois d’absence. De retour dans la Communauté des Fils de Marie à Limoilou, à Québec, je n’avais plus le goût de continuer. Déçu après 4 années de cheminement, n’ayant plus de réponse qui me poussait à suivre un idéal ou un rêve que mon cœur possédait au départ en 1985, je me préparais peu à peu à quitter la Communauté des Fils de Marie.

 

Après plusieurs écrits aux supérieurs du temps, je leur ai fait part de mon désir de quitter la Communauté. Le 21 décembre 1989, je quittais définitivement la Communauté des Fils de Marie. Vous ne pouvez pas savoir comment ça m’a fait mal au cœur de vivre tant d’années sur un chemin où Dieu nous appelle et il nous redemande de retourner chez soi. Cette blessure au cœur, cette plaie a été ouverte pendant des années. À certains moments, cette plaie demeure toujours fragile, car elle  est facile à se réouvrir.

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Ici je reprends ce que j’ai écrit, au début de la page 1, au sujet de ma 1ère vision: «Voici ce que j’ai vu : J’ai vu le Pape Jean-Paul  II assit sur une grande chaise. Il était assis et derrière lui il y avait une bâtisse, une maison  si je peux dire cela. En avant de lui, il y avait un petit trottoir et au bout du trottoir il y avait une grande barrière. De chaque côte du trottoir il y avait de la pelouse.  Moi j’étais derrière la barrière et j’aurais voulu allé voir le Pape mais je ne le pouvais pas, à cause de la barrière. Elle était très haute et barrée.

Par 2 fois, il m’a béni en faisant le signe de la Croix et il commençait une 3e fois quand tout a disparut.»

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En voici l’explication maintenant : ce que j’ai compris : La grande chaise où le Pape est assis: le siège du Pape est à Rome en Italie.

Le petit trottoir qui conduit au Pape, c’est le chemin du sacerdoce que je voulais prendre. Il y avait une grande barrière qui m’empêchait, de m’approcher près du Pape : Le chemin vers le sacerdoce était barré pour moi par la grande barrière.

Les deux bénédictions indiquent les deux années que j’ai passé en Italie. La troisième bénédiction qui ne s’est pas terminée indique la 3e année que j’ai commencée en Italie mais que j’ai dû quitter pour revenir au Canada.

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Cette vision, je l’ai eu durant l’été 1984, c’est à partir du mois d’août 1987 jusqu’au mois d’octobre 1989, que tout était accompli. Devant toutes les épreuves que j’ai dû  vivre, le Seigneur a toujours été là, même si je ne le voyais pas, même si je ne le comprenais pas : « comme l’argile est dans la main du potier, ainsi êtes-vous dans ma main, dit le Seigneur» (Jérémie 18,6) C’est lui qui m’invitait dans ma libre liberté à prendre un chemin qu’il avait construit avant même que je puisse y mettre un pas, car même pour lui, notre futur est un continuel présent. C’est pourquoi l’on chante : « tu es là au cœur de nos vies et c’est toi qui nous fait vivre».

 

Quand j’étais en Italie, il y eu au fait dramatique qui m’a beaucoup marqué et qui c’est passé là-bas. Un jour, il y avait dans les journaux, un évènement  dont on parlait beaucoup. C’était quatre jeunes, leurs parents étaient très riches. Ces jeunes avaient des automobiles de l’année, de belles copines, tout le bien-être que l’on peut espérer si je puis parler ainsi, et un bon jour, ces quatre jeunes sont allés se suicider.

 

Comment comprendre leurs gestes et le pourquoi de leur agir. Je n’ai qu’une seule réponse en moi :  «Il n’y a rien sur la terre, aucun bien matériel, qui peut combler le vide dans un cœur, il n’y a que Dieu seul, qui peut le combler.»

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Il faut bien comprendre : par notre présence dans l’histoire, c’est Dieu qui écrit l’histoire à travers l’histoire de nos vies. («… car même ce que nous entreprenons, c’est toi Seigneur qui l’accomplis pour nous.»). Isaie 26, 12).  «L’homme élabore des plans, le Seigneur en dirige la réalisation» (Proverbes 16, 9). Par les visions que j’ai eues, vous avez pu voir l’histoire de Dieu qui allait devenir mon histoire puisqu’il est écrit ceci : «Dans le livre de la vie, il est écrit ce que tu veux que je fasse». (Psaume 39, 8).

À la fin de décembre 1989, en revenant, chez-moi, je demeurais avec ma mère. Elle n’avait plus de préjugés face aux handicaps que j’avais, mais elle s’émerveillait de tout le parcours que j’avais fait malgré mes handicaps : la poliomyélite et l’épilepsie.

De plus, en écrivant ces quelques lignes, on peut découvrir ce que disait le psalmiste : «tu le vois Seigneur, tous mes chemins te sont familiers.» (Ps 138, 3). «J’étais dans le sein de ma mère encore inachevé, tu me voyais ; * sur ton livre, tous mes jours étaient inscrits, recensés avant qu’un seul ne soit !» (Ps 138, 16). J’étais revenu pour prendre un nouveau tournant, un nouveau départ dans ma vie.

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En juillet 1993 s’ouvrait pour moi le commencement de la deuxième vision que j’ai eu en octobre 1985. Le début pour l’arrivée de mon premier enfant : un garçon, qui était appelé à devenir un homme. Donc au mois d’avril 1994, soit le 19, naissait un garçon qu’on allait nommer  Francis. Plusieurs avançait des dates pour sa naissance, soit le 01 avril, soit le 08 avril, moi pour ma part, je leur ai toujours dit : «n’attendez  pas cet enfant  avant le 19 avril, et en fait il est arrivé le 19 avril 1994.

Ma conjointe Sylvie avait plusieurs noms, mais elle ne savait pas lequel prendre.

 Il y avait une sœur de l’Ermitage qui venait voir souvent Sylvie parce que Sylvie travaillait au secrétariat de l’Ermitage. La sœur en question, Sœur Esther vint chez nous. Elle se tourne vers moi en me demandant : «Daniel peux-tu prendre ce qu’il y a sur cette cassette vidéo et faire une copie sur l’autre cassette que voici». Je lui ai dit oui et je l’ai fait. Sur la cassette vidéo s’était : «François chevalier d’Assisse», mais le titre était en anglais : « Francis knight of Assisi. »  C’était un film en dessins animés.

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En voyant cela je me suis tourné vers ma conjointe Sylvie et je lui ai dit : «notre garçon, on pourrait l’appeler «Francis». C’est de là que vient le prénom de notre premier enfant.

La continuité de la vision de 1985 se continuait. Par l’arrivée de la fille qui allait naître, tout cela confirmait le deuxième personnage de la femme en devenir, de la vision d’octobre 1985.

Quand l’enfant qui  était là et qui allait naître, Sylvie me disait souvent : «J’aimerais que dans son prénom elle porte le nom de Marie, comme exemple; Marie-Jeanne, Marie-Louise etc.»

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Lorsque l’enfant est né, c’était bien une fille. Un dimanche soir, revenant à la maison après une soirée à l’Hôpital car j’étais allé voir Sylvie et l’enfant, je suis retourné à la maison. J’ai allumé la télé et je voyais à la télé, le générique de la fin d’un film. Dans le générique j’ai été accroché par un nom : Lisa-Marie.

Notre fille allait s’appeler «Lisa-Marie». C’est ce nom qu’on lui a donné et qu’elle porte toujours avec fierté. Dans la vie, il faut avoir de l’audace. C’est ça qui m’a aidé à faire ce bout de chemin.

(Citation de Georges Jacques Danton : « De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace » (2 septembre 1792).

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La 3e Vision

 

C’est en 2008 où 2009,  un samedi, je travaillais chez moi, à l’ordi. J’étais seul, puisque Sylvie et les enfants étaient partis faire de l’équitation, à St-François de Sales. À la table de cuisine où j’étais en train de travailler, j’ai eu une autre vision : «j’ai vu tout à coup, près de moi, sur la table, 2 chandelles et elles étaient allumées. Tout à coup, elles se sont éteintes, toutes seules. Je les ai regardées un peu, puis tout à disparu.

Je me suis dit : «Il va y avoir deux personnes qui vont mourir, elles auront besoin du secours de la prière».

Je ne savais pas qui étaient ces personnes.

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Je me disais «le Seigneur à besoin du secours de ma prière pour eux». J’ai arrêté mon travail à l’ordi, je me suis habillé et je suis parti à l’Ermitage, pour aller à la Chapelle Mariale et prier devant le tabernacle pour les 2 personnes qui allaient mourir, en implorant devant Dieu «sa Divine Miséricorde». «N’oublie pas Seigneur, ce sont tes enfants et je viens pour eux te demander, implorer ta Divine Miséricorde. Oublie leurs péchés, regarde ce que tu as fait pour nous, tu t’es offert tout entier, afin que par le don de ta vie, nous puissions revivre,  grâce à toi. Pardon et Miséricorde Seigneur.»

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Je suis retourné chez moi, ne disant mot à personne de ce que je venais de vivre, et le lundi, j’apprenais qu’il y avait eu un gros accident à la sortie de Chambord, direction Desbiens. Deux jeunes, en ce jour, venaient d’y trouver la mort. Voilà des histoires de vie que le Seigneur peut nous faire vivre. Ce sont des histoires, des évènements imprévus mais le Seigneur vient nous les faire vivre, pour  que, de notre cœur puisse rejaillir la réponse  qu’il attend de nous : «Levez-vous, soyez miséricordieux et il vous sera fait miséricorde».

Aimer, donner, servir, c’est pour cela que nous avons été créé, afin de n’être qu’un simple et fidèle serviteur au regard de Dieu : «Tu demande Seigneur,  j’obéis»

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Abraham mourut loin de la «Terre promise». Sa marche était relation, fidélité, bien plus qu’un territoire à conquérir. Ainsi va la foi. Nous vivons souvent sur la route avec mille épreuves sans savoir vraiment le pourquoi de tant d’épreuves, et de plus, nous serions tentés de tout abandonné, mais c’est dans la foi que Dieu nous demande de continuer la route, sans savoir où tout cela nous mènera.

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«Que revient-il, en effet, à l’homme de tout son travail et de la préoccupation de son cœur, objet de ses fatigues sous le soleil?…» (Ecclésiaste 2, 22-23). Il faut oser, oser avoir de l’audace de croire que le Seigneur nous emmène, sur le chemin de la foi, où c’est vraiment lui qui nous amène sur un chemin qu’il ne connaît que de lui seul.

 

C’est notre bout de chemin qu’il faut entreprendre sur la route de la foi, quand Jésus lui-même nous invite : «Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.… (Mt 11, 28-29),  car il est écrit : «Voici sur qui je porterai mes regards: Sur celui qui souffre et qui a l’esprit abattu» (Isaïe 66, 2).

PLEURER

Personne ici-bas ne peut vivre sans souffrance. «C’est en pleurant que l’homme entre dans cette vie mortelle et il y demeure en souffrant, puis il en sort, en gémissant.» «L’Existence est un miracle. Notre vie a un sens parce que Dieu lui en a donné un, puisque toutes nos existences portent son empreinte».

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La vraie foi commence quand Dieu ne répond pas, quand on ne comprend plus rien, que l’on ne voit plus, qu’il n’y a pas d’issue dans notre vie. La foi, c’est de dépasser l’épreuve. La foi, c’est la certitude que toute ténèbres, débouche dans la lumière car pour Dieu même les ténèbres sont lumière. «Même la ténèbres pour toi n’est pas ténèbres, et la nuit comme le jour est lumière !» (Ps 138,12). Malgré les épreuves dans la vie, il n’y a aucun motif de perdre l’espérance, parce que le Seigneur est toujours avec nous et qu’il marche toujours à nos côtés, nous gardant dans sa main.

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«Mon Peuple est un Peuple de Foi et est conscient que Je ne les abandonnerai jamais.» «Aujourd’hui, je voudrais que chacun fasse mémoire de sa propre histoire, du don reçu du Seigneur.» Pape François 13 décembre 2016.


Daniel Paradis, Lac-Bouchette, mardi 19 décembre 2017


 

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