
Marie-Julie JAHENNY naquit à Coyault, le 12 février 1850. Sa mère la consacra de suite à la Sainte Vierge. Elle fut baptisée le lendemain mercredi des Cendres. Fin novembre 1876, Marie-Julie malade, incapable de marcher, demande à ses parents de la conduire sur le plateau derrière la Chaumière d’où l’on pouvait apercevoir le clocher de l’ancienne Église. Elle y est transportée en brouette. Là, elle tombe en extase et fait à son clocher de touchants adieux. Elle pleure à la pensée de ne plus aller à l’Église où elle a reçu tant de grâces, où elle a fait sa première Communion. Notre Seigneur lui demande ce sacrifice en lui imposant la maladie. Elle doit rester dans sa cellule.
Sa maison à La Fraudais est un humble hameau de 8 à 10 feux, situé en pleine campagne de basse Bretagne, à environ deux kilomètres de Blain, petite ville de près de six mille habitants. Marie-Julie y vécut de l’âge de deux ans jusqu’à sa mort, le 4 mars 1941. Au pied de l’échelle son fidèle compagnon » Bas-Blancs «

Les stigmates
-Le 6 janvier 1873, Marie-Julie tombe gravement malade.
-Le 15 février, elle reçoit l’extrême-onction.
-Le 22 février, apparition de la Sainte Vierge qui lui annonce sa guérison pour le 2 mai.
-Le 14 mars, seconde apparition de la Mère de Dieu qui lui demande si elle accepterait les Plaies de son cher Fils.
-Le 21 mars, » Je tombais en extase sur mon lit de douleur. La Sainte Vierge est là. Notre Seigneur m’apparaît avec ses Plaies rayonnantes. Je viens, ma chère enfant, me dit-Il, t’apporter mes Plaies adorables. Il partit alors de chaque plaie, un rayon lumineux qui vint frapper mes mains, mes pieds et mon côté. «
-Le 5 octobre, elle reçoit la couronne d’épines.
-Le 25 novembre, » J’ai vu Notre Seigneur, dit-elle, portant sa Croix sur l’épaule gauche. J’ai vu le Sang couler de cette épaule déchirée. » A ce moment, Notre Seigneur imprime sur l’épaule de Marie-Julie cette plaie sacrée.
-Le 6 décembre, elle reçoit les stigmates au dos des mains et des pieds.
-Le 12 janvier 1874, apparition des stigmates aux poignets de Marie-Julie, pour représenter les cordes qui avaient lié ceux du Sauveur.
-Le 14 janvier, autres stigmates aux chevilles, sur les jambes et les avant-bras comme signes de la flagellation.
-Le 20 février, anneau stigmatique à l’annuaire de la main droite, signe de ses fiançailles mystiques. Marie-Julie devient la fiancée du Christ.
-Le 7 décembre 1875, l’inscription » O Crux Ave » sur la poitrine, avec une croix, d’autres inscriptions et une fleur.
– » C’est le jeudi 24 mai 1883, à 6 heures du matin, qu’eut lieu la transformation de la couronne de Marie-Julie. Il lui avait été annoncé qu’elle recevrait une couronne plus belle, plus brillante, entrelacée, avec trois diamants sur chaque lacet.


L’Archange qui l’annonçait lui dit : Ma soeur, je suis Saint Raphaël et c’est moi qui serai le maître du chant angélique au moment où ce don va se faire, dans ta cellule, le palais du Roi.
-A six heures du matin, l’ancienne couronne disparut tout à coup pour faire place à la nouvelle. La transformation fut immédiate, suivie d’une communion surnaturelle. A ce moment, la famille, seul témoin, entendit la musique des anges à deux reprises. Les raies de la nouvelle couronne, faites uniquement de sang coagulé, étaient lisses et vermeilles comme du corail. «

Sa mission
Le 22 février 1873, elle eut sa première apparition de la Sainte Vierge : » Je vais mourir, dit Marie-Julie. Je sentais que mon coeur s’en allait.
J’étais cloutée sur mon lit, je pleurais. J’ai fermé les yeux. Je vis la Sainte Vierge. Tous croyaient que j’étais morte à cause de mon immobilité. Vers 11 h, mes yeux s’ouvrirent et restèrent fixés sur la Sainte Vierge. Je revins à la vie naturelle pour quelques instants puis je retombais dans mon premier état. Il se passait dans mon âme un grand bonheur. J’ouvre les yeux et je vois la Sainte Vierge en blanc couronnée et appuyée d’un bras sur une grande croix blanche. J’avais peur. «
Elle me dit : » Ma chère enfant, ne crains pas. Je suis la Vierge Immaculée, tu souffres. « Puis elle se penche vers moi, son bras droit était sur son coeur et le gauche appuyé sur la Croix, et me promet ma guérison pour le 2 mai à 3 heures du soir. » Ne crains pas, je suis la Vierge Immaculée. Je reviendrai te visiter. « La Reine du Ciel annonça aussi à sa servante des souffrances tous les jours de 2 à 3 h du soir excepté le samedi où elle souffrirait le matin de 9 à 10 h et cela jusqu’au dimanche de la Passion où un nouvel état commencerait. Tout ceci arriva à la lettre.
Le 14 mars suivant, Marie-Julie dit à sa soeur Angèle : « Je crois bien qu’il y aura quelque chose demain. » Par humilité, elle ne précisait pas plus ce que pourtant elle savait parfaitement.
Le 15 mars suivant, en effet, elle vit la Sainte Vierge pour la seconde fois. Après lui avoir dit de ne rien craindre, la Mère de Jésus ajouta : » Je suis la Vierge Immaculée. Ma chère enfant, tu as beaucoup souffert. Veux-tu accepter les Plaies de mon Divin Fils ? »
Elle parlait avec bonté et douceur et le sourire sur les lèvres ; et Marie-Julie répondit avec innocence : » Qu’est-ce que les Cinq Plaies ? » » Ce sont les marques des clous qui ont percé les pieds et les mains de mon Divin Fils et qu’a fait le fer de la lance. «
» Oui, de tout mon coeur, ma Mère, si mon Jésus le veut et m’en trouve digne.
- « Et la jeune Bretonne éclata en sanglots, la Sainte Vierge lui ayant promis qu’elle viendrait avec son Divin Fils, le jour des Cinq Plaies.
» Voudrais-tu toi aussi, dit-elle, souffrir le reste de ta vie pour la conversion des pécheurs ? «
» Oui, ma tendre Mère, si votre Fils le désire, je me soumets à Sa Très Sainte Volonté. «
» Ma chère enfant, ce sera ta mission. » Et ayant regardé Notre-Seigneur aux pieds duquel Elle se trouvait, sa divine Mère Lui dit : « Mon très cher Fils, elle se fait victime. Acceptez-la.
- » Elle avait sa Croix blanche, et la montrant à Marie-Julie, Elle ajouta : « Voilà la Croix sur laquelle tu seras immolée. » Cette Croix était simple et la jeune fille demanda pourquoi Jésus n’était pas sur cette croix.
« Je ne puis apporter Moi-Même mon cher Fils crucifié, mais cette croix est nue parce que c’est sur elle que tu dois être crucifiée « , répondit la Mère du Christ. » Cette croix sera celle qui sera représentée dans ta demeure quand tu ne seras plus car tu suivras dans Sa Passion mon Fils dans cet endroit. Elle sera la tienne et blanche pendant la vie.
- Tous les vendredis, ce sera sur elle que tu seras crucifié.
- Prends le crucifix qui est au chevet du lit de ta mère et embrasse les Plaies de mon cher Fils. «
La pauvre enfant fit ce qui lui était demandé et embrassa les Plaies par trois fois. Alors la Sainte Vierge lui ayant fait tourner le crucifix vers elle, Elle éleva la croix blanche comme pour recevoir une victime, Elle parla et prophétisa à nouveau que Marie-Julie aurait les cinq Plaies et termina en disant : « Toi qui as déjà embrassé la souffrance, fais-moi une petite prière pendant laquelle Je vais rester ici. «
- Marie-Julie récita les litanies de la Sainte Vierge et l’apparition disparut. Le lendemain, 16 mars, la jeune fille fit venir son confesseur et lui répéta les promesses qui lui avaient été faites mais celui-ci n’osa pas y croire.

Une journée de Marie-julie
Une heure après minuit

Je me transporte au jardin des Oliviers, là où Notre-Seigneur but le calice de mes péchés. A peu près un quart d’heure, j’y fais oraison sur la tristesse que mes péchés ont causée à Notre-Seigneur.
Puis je me transporte aux pieds de la Sainte Vierge. Je lui demande l’humilité, l’obéissance et le secret d’aimer le bon Dieu.
Après je récite le Souvenez-vous, le Salve Regina et je me repose en pensant à Jésus et Marie vivant sur la terre.
A peu près vers deux heures
Je me transporte en enfer et, arrivée là, j’entre dans la caverne où je contemple l’horreur du péché…
Je prends tous les péchés de ma vie que je lie, comme un fagot, avec le lien de la miséricorde divine. Je présente ce fagot à la Sainte Vierge pour qu’elle le donne à son divin Fils. Je me figure voir Notre-Seigneur descendre, et je le prie d’y mettre le feu, mais un feu d’amour, de miséricorde et de pardon.
Après qu’il est réduit par les flammes, j’en ramasse les cendres et je les fais bénir par la Sainte Vierge, et je prie pour que chaque grain publie la clémence de Notre-Seigneur.
- Je dis trois fois : amour, amour, amour. Je me recueille encore, et je prie pour tous les ennemis de la bonté de Dieu. Ensuite je fais ma communion spirituelle et j’entre dans les cinq plaies de Notre-Seigneur. J’étudie son amour immense pour nous tous, pauvres pécheurs. Je me recueille encore et je vois le jour qui passe par la fenêtre.
Vers trois heures
Je me transporte sur le Calvaire et, là, je fais une prière pour tous les bons pères de l’Église, particulièrement pour ceux qui sont de nos amis. Ensuite je prie le bon Jésus de prendre un marteau et de frapper sur mon cœur pour y enfoncer toutes les vertus…
Je prie la Sainte Vierge d’arroser tous les cœurs, comme un jardin, de toutes les gouttes d’amour qui sont dans son propre Cœur. Je prie pour la Sainte Église et pour le Saint Père. Je fais un petit quart d’heure d’oraison sur la Passion, et je reste en présence de Dieu.
Vers quatre heures
Je me transporte au ciel, et je salue les bons Anges qui sont à la porte. Puis je les envoie saluer tous les bons amis de Notre-Seigneur et les miens.
Ensuite je me fais mendiante, couverte de haillons. Je prends mon cœur comme un petit bol et je le tends au bon Jésus. Je lui demande la charité et, quand il est rempli, je vais à la Sainte Vierge et je la prie de faire porter de tous côtés cette petite aumône.
Après cela, je fais un examen de conscience de toutes les misères et distractions du temps passé, et je dis le Miserere.
A cinq heures
Je me transporte au pied du tabernacle et là, dans mon cœur, je fais une petite leçon au Bon Dieu. Je le «prêche» et je le prie d’envoyer ses grâces aux prêtres qui vont monter à l’autel. Je demande aux Chérubins de les accompagner de la sacristie à l’autel.
Je me fais comme une petite niche derrière l’autel. Dans ma petite niche, lorsque le prêtre célèbre le saint sacrifice, j’entends chanter les Anges et, quand Notre-Seigneur descend sur l’autel, je me couvre de toutes mes misères ; j’implore ; je demande grâce et pardon et je rentre au fond de ma niche. Quand le prêtre donne la Sainte Communion, je me fais petit reptile ; je le suis à la table sainte et j’ouvre la bouche pour ramasser les parcelles qui pourraient tomber. Je l’accompagne de nouveau jusqu’au saint autel, et je reste à la porte du tabernacle où je fais oraison sur la sainte Eucharistie, pour moi et mes amis.
A six heures
J’assiste au saint sacrifice. Je me représente la montagne du Calvaire et je vois Notre-Seigneur chargé de sa Croix par le prêtre. Je demande à tous les saints ministres du Seigneur une goutte du précieux sang. Je prie pour tous ceux qui me font du bien sur la terre et pour les âmes du purgatoire.
A sept heures
Je fais mon oraison du matin. Je récite mon chapelet et je me repose un peu.
A huit heures et demie
Je dis mon chapelet pour les pères Étoile et Providence. Je prie mon bon Ange d’aller vous dire bonjour pour moi.
A neuf heures
Je prie en réparation des outrages qu’on fait au Saint-Sacrement et pour que de bonnes actions se fassent dans la journée. Je fais visite à la Sainte Vierge, et je m’impose quelques petites pénitences.
De dix à onze heures
Je me repose et, à midi, je fais la communion spirituelle. Je récite mon chapelet des cinq plaies.
A une heure de l’après-midi.
Je me prépare à entrer dans l’extase par le Veni Sancte et les litanies de la Sainte Vierge. J’invoque l’Esprit Saint, je fais un acte d’humilité et, de deux à cinq heures, je reste dans l’extase.
Vers six heures du soir
Je fais quelques petites prières pour remercier le bon Dieu. Je fais mon examen de conscience, et je me repose encore » un petit. «
Vers huit heures
Je dis le chapelet en commun, la prière du soir, et je chante un petit cantique comme bonsoir au bon Dieu. Après cela, je » prêche » tout petit, en doux, avec Angèle (sa sœur). » Je parlons » de notre bonheur, de nos peines et un mot sur le ciel. Après elle s’endort.
Je reste toute seule. Je fais une grande oraison d’une heure à peu près. Je me mets en la présence de Dieu ; je dis mon chapelet et je pleure » un petit « , mes péchés. Il est près de minuit. Je me tiens au pied de la Croix. Je prie pour les pères victimes, pour les frères et sœurs de la Croix. Je remercie Notre-Seigneur de tout le bien qu’il me permet de faire, par vous mon père et par tous les saints prêtres. Je récite le Parce Domine et le Cor Jesu Sacratissimum.
- Rien ne trouble Marie-Julie pendant ces derniers jours, en cette ultime préparation. Elle continuera simplement dans les actes les plus ordinaires à accomplir par amour la Volonté de son Jésus.
Malade, elle continue à se lever.
Levée comme d’habitude le mardi matin 4 mars, elle demande à se coucher vers 10 h ½. Sans un mot, sans regret, sans une plainte, elle quitte le fauteuil de la cuisine, et se dirige sans jeter même un regard en arrière vers la cellule où doit s’accomplir cet acte mystérieux de l’entrée dans l’éternité, où doit venir le Bien-Aimé. Elle va, une dernière fois, s’étendre sur le .Bûcher de la Croix. Elle le sait, c’est pour mourir. Acte simple en soi qui va pour elle, couronner une vie de martyre.

Elle nous laissait le 24 février 1941, jour où nous la vîmes pour la dernière fois, l’impression d’une haute sainteté, d’une souffrance comme infinie. Nous la sentions en union continuelle avec Dieu, elle reprenait sa prière intérieure dès que nous ne lui parlions plus.
Épuisée, accablée, nous la vîmes un instant rejeter la tête en arrière, vers la gauche, comme pour s’appuyer sur le bois d’une invisible croix, le visage à la fois calme et douloureux, semblait rayonner. Ce fut très beau, inoubliable.
http://www.marie-julie-jahenny.fr/les-propheties-pour-la-france.htm
Le Jeûne Eucharistique / Jour-2 Extrait du « Livre du Ciel » de Luisa Piccarreta en audio avec Sophie – Comment être consumé par l’Amour…
Comment être consumé par l’Amour…
https://soundcloud.com/user-592927055/jour-2-jeune-eucharistique
LUISA :
Ce matin, me trouvant dans mon état habituel (hors de mon corps), je pensais à la manière d’être consumée dans l’amour. Mon Jésus béni vint et Il me dit :
JÉSUS:
« Ma fille,
– si la volonté ne veut que Moi,
– si l’intelligence ne s’intéresse qu’à Me connaître,
– si la mémoire ne se remémore que Moi,
voilà la manière d’être consumé dans l’Amour par les trois facultés de l’âme.
« Même chose pour les sens : si une personne
– ne parle que de Moi,
– ne prêtre l’oreille qu’à ce qui Me concerne,
– ne se réjouit que de mes choses,
– ne travaille et ne marche que pour Moi,
– si son cœur n’aime que Moi, ne désire que Moi,
voilà la consommation dans l’Amour par les sens.
« Ma fille, l’Amour est un doux enchantement qui rend l’âme
– aveugle pour tout ce qui n’est pas Amour et
– tout yeux pour tout ce qui est Amour.
Pour celui qui aime,
– si ce que sa volonté rencontre n’est pas Amour, elle devient aveugle, stupide et ne comprend rien.
« Même chose pour la langue :
– si elle doit parler de l’Amour, elle sent beaucoup de lumière en ses paroles et elle devient éloquente
– sinon, elle se met à bégayer et devient muette.
Et ainsi de suite. »
Cette retraite de quarante jours est organisée sur hozana.org sous le nom de la communauté : « Le jeûne de l’Eucharistie : le vivre en offrande ». Tout ne se trouve pas dans les pistes auditives. Je vous invite donc à vous inscrire à la retraite et dans le coin prière du site hozana.org et/ou par mail, quotidiennement vous recevrez les messages…
La retraite est terminée, vous êtes invités à la (re)découvrir…. en programmant les dates de votre propre retraite. Sophie
https://sites.google.com/view/vivredansladivinevolonte/accueil
Partage cet Article:
Publié par Myriamir le 25 juin 2020
https://myriamir.wordpress.com/2020/06/25/le-jeune-eucharistique-jour-2-extrait-du-livre-du-ciel-de-luisa-piccarreta-en-audio-comment-etre-consume-par-lamour/