Lettre de liaison FATIMA n°46 (28 février 2017)*Qu’est-ce qu’une consécration ? Pourquoi se consacrer ?Peut-on se consacrer à Marie…?


fatima-marie-fatima

*Centenaire des Apparitions de FATIMA*

 

Chers amis,
Plusieurs personnes nous ont demandé ce qu’il fallait entendre par se consacrer au Cœur Immaculé de Marie. C’est effectivement une question importante et il n’est sans doute pas inutile de préciser ce point.
barvertblanc


Qu’est-ce qu’une consécration ?

Tout d’abord que signifie se consacrer ? Le terme « consacrer » a plusieurs sens. Celui qui nous intéresse ici est celui de « réserver pour Dieu« . Consacrer un objet, un édifice, un lieu, signifie que cet objet (un calice par exemple) ou cet édifice (une église par exemple) sont réservés pour Dieu, pour célébrer son culte et qu’ils ne peuvent plus servir à un autre usage.
On peut aussi consacrer une personne (ou un groupe de personnes). Dans ce cas, la personne garde sa liberté, mais elle promet de suivre Jésus et de vivre en suivant sa loi. Lorsqu’une personne se consacre par exemple au Sacré-Cœur, elle se donne entièrement à Jésus : elle Lui donne son corps, son âme, ses biens extérieurs, ses biens intérieurs (vertus et mérites), tout ce qu’elle a dans l’ordre de la nature et de la grâce. Par son acte de consécration, elle reconnaît à Notre-Seigneur un entier et plein droit de disposer de tous ses biens pour le triomphe de son Église.

Se consacrer signifie qu’on s’engage à être un instrument docile entre ses mains. On promet une obéissance sans faille à tout ce qu’Il nous demandera.

barvertblanc
Voici comment Pie XII expliquait ce qu’était une consécration : « La consécration est un don total de soi, pour toute la vie et pour l’éternité : c’est un don non de pure forme ou de pur sentiment, mais effectif, accompli dans l’intensité de la vie chrétienne. »
Dans un radio-message adressé à la Belgique, il précisa également : « En mettant sous l’égide de Marie vos activités personnelles, familiales, nationales, vous invoquez sa protection et son aide sur toutes vos démarches, mais, vous lui promettez aussi de ne rien entreprendre qui puisse lui déplaire et de conformer toute votre vie à sa direction et à ses désirs. »

barvertblanc

Pourquoi se consacrer ?

Mais que pouvons-nous attendre en retour d’une telle consécration ? Par son acte de consécration, la personne appartient à Celui à qui elle s’est consacrée. En conséquence, elle sera son bien et peut donc prétendre jouir de la protection que tout propriétaire accorde à ce qu’il possède Ainsi, dans le cérémonial de consécration d’une famille au Sacré-Cœur, il est demandé à Dieu de « Bénir nos entreprises spirituelles et temporelles, écarter nos soucis, sanctifier nos joies, soulager nos peines. »
Dans le radiomessage précédemment cité de Pie XII, le pape dit clairement : « En mettant sous l’égide de Marie les activités personnelles, familiales, nationales, vous invoquez sa protection et son aide sur toutes vos démarches. »
En nous consacrant à Notre-Seigneur ou Notre-Dame, nous aurons aussi un guide pour nous garder des faux pas, nous ramener dans le droit chemin si nous nous égarons. Nous serons protégés des dangers, et des embûches du démon.
Un autre bien que procure une consécration est la paix (celle de l’âme en premier lieu, mais aussi la paix temporelle) ainsi que la conversion des pécheurs. Dans la consécration du genre humain au Cœur Immaculé de Marie faite par Pie XII le 31 octobre 1942, le pape demanda :
« Ô Mère de Miséricorde, obtenez-nous de Dieu la paix ! Et, surtout, ces grâces qui peuvent en un instant convertir les cœurs humains, ces grâces qui préparent, aménagent et assurent la paix ! »
Voici également ce qu’enseigne saint Louis Marie Grignion de Montfort : « Ainsi, se consacrer à Marie, c’est très précisément la choisir comme Mère, non pas seulement pour la protection physique de nos personnes, mais plus encore et d’abord pour lui conférer en propre la plénitude de la puissance maternelle sur notre âme.
La mère, dans la famille humaine, a pouvoir sur ses enfants. Elle les protège de deux manières. En écartant d’eux les périls et les menaces, sans même parfois qu’ils le sachent. En les conseillant et en les guidant aussi, pour qu’ils fassent bon usage de leur liberté. »
barvertblanc

Peut-on se consacrer à Marie ?

On se consacre en général à Dieu, au Sacré-Cœur, au Christ-Roi. Toutefois, les églises sont souvent consacrées à la Sainte Vierge ou à des saints. Mais la consécration à Marie fait parfois l’objet de débats. Par exemple, dans une préface à l’encyclique Redemptoris Mater, un théologien affirme :
« On ne peut se consacrer qu’à Dieu créateur, non à une créature, car ce serait de l’idolâtrie. » Se consacrer à la Sainte Vierge serait donc de l’idolâtrie. Toute la tradition dément cette affirmation malheureuse. De tout temps, de telles consécrations ont été faites et ont porté des fruits. Et jamais l’Église n’a émis la moindre objection.
En effet, on se consacre à la Très Sainte Vierge lors des baptêmes, des mariages, des confirmations, des communions solennelles. Dans beaucoup de paroisse, par exemple, il est d’usage à la fin de la cérémonie du baptême de porter l’enfant à l’autel de la Sainte Vierge et là, de le consacrer à Notre-Dame.
barvertblanc
Dans son Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge saint Louis-Marie Grignion de Montfort nous incite à nous consacrer

Le 1er avril 1836, le curé d’Ars consacra sa paroisse à Marie conçue sans péché. Le 11 décembre de la même année, l’abbé Desgenettes consacra la paroisse de Notre-Dame des Victoires au Cœur Immaculé de Marie.

Plusieurs pays ont été consacrés au Cœur Immaculé de Marie. Les évêques portugais consacrèrent le Portugal le 13 mai 1931, puis à nouveau le 13 mai 1938 et le 13 octobre 1942. Pie XII consacra le monde le 31 octobre 1942, puis à nouveau le 8 décembre. La Pologne fut consacrée en 1946 et l’Australie en 1948, etc.
Il ne fait donc aucun doute qu’il est possible de se consacrer à Notre-Dame et plus particulièrement à son Cœur Immaculé comme elle l’a demandé pour la Russie le 13 juillet 1917. Et dans la prochaine lettre, nous verrons tous les fruits qui découlent de ces consécrations.
barvertblanc
Alors pour répondre à l’appel de Notre-Dame et nous mettre sous sa protection, n’hésitons pas à nous consacrer à son Cœur Immaculé. La prochaine consécration organisée avec une préparation de 33 jours est le 13 mai, centenaire de la première apparition de Notre-Dame à Fatima. Ne manquons pas cette occasion pour nous consacrer, consacrer notre famille, nos écoles … ou renouveler notre consécration. (Pour s’inscrire, cliquer ICI)
rebeccapraying
En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.
Yves de Lassus
barvertblanc


 

Publicités

Extrait de la Lettre de liaison *Fatima* n° 45 (13 février 2017 – 12e anniversaire de la mort de sœur Lucie)*Prier pour le Saint-Père !!!


fatima-site-entetesimplev3

feuille

Chers amis,

Vous êtes plusieurs à nous avoir demandé quelles étaient les manifestations organisées pour le centenaire des apparitions de Fatima. Hélas, en dehors du voyage du pape à Fatima le 13 mai et des différents pèlerinages organisés par les paroisses ou les communautés religieuses, il n’y a pas grand-chose à signaler. La consultation du site officiel du centenaire, http://www.fatima.pt/fr, n’apporte guère d’éléments.

Il est un peu déconcertant de voir qu’il y a plus de publicité et de cérémonies prévues pour le cinquième centenaire de la Réforme de Luther que pour le centenaire des apparitions de Fatima. Pourquoi une telle attitude de la part des autorités religieuses ? Pourquoi le centenaire des apparitions de Fatima n’a-t-il pas eu une importance voisine de celle accordée à l’année de la Miséricorde ? La réponse se trouve dans le dossier joint au texte du troisième secret diffusé par le Vatican le 26 juin 2000. Voici ce qui est écrit dans le Commentaire théologique, le plus important des sept documents de ce dossier :

pape-benoit_xvi

L’anthropologie théologique distingue (…) trois formes de perception ou de « vision » : la vision des sens, donc la perception externe corporelle, la perception intérieure et la vision spirituelle (visio sensibilis – imaginativa – intellectualis). (…)


Il est clair que, dans les visions de Lourdes, Fatima, etc., il ne s’agit pas de la perception normale extérieure des sens : les images et les figures qui sont vues ne se trouvent pas extérieurement dans l’espace, comme s’y trouve par exemple un arbre ou une maison. (…)
Il s’agit donc de la catégorie intermédiaire, la perception intérieure, qui a certainement pour le voyant une force de présence, laquelle équivaut pour lui à la manifestation extérieure sensible. (…)
Il s’agit de vrais « objets » qui touchent l’âme, bien qu’ils n’appartiennent pas à notre monde sensible habituel.

Ainsi, d’après le Commentaire théologique, il n’y a pas eu réellement d’apparition à Fatima : les trois petits bergers n’eurent qu’une vision intérieure. (Pour plus de précision, voir le livre de Joseph de Belfont Mystères et vérités cachées du troisième secret de Fatima, notamment le chapitre 15 dont un extrait est reproduit ICI). Et s’il n’y eut qu’une vision intérieure, il n’y eut pas de paroles à proprement parler, et donc pas de secret. En conséquence, les paroles et le secret ne sont qu’une façon imaginée par sœur Lucie pour illustrer l’expérience spirituelle qu’elle a vécue (voir aussi lettre de liaison n°34). Aussi le Commentaire affirme-t-il : « La conclusion du « secret » rappelle des images que sœur Lucie peut avoir vues dans des livres de piété et dont le contenu provient d’anciennes intuitions de foi. »

feuille

C’est probablement la raison pour laquelle jamais les manifestations extérieures si nombreuses et si extraordinaires ne sont rappelées, ni le miracle du soleil vu pourtant par environ 70 000 témoins, y compris de nombreux incrédules ou des personnes qui étaient à plusieurs kilomètres du lieu des apparitions (voir lettres de liaison n° 8, n° 10 et n° 12). Tous ces éléments ne peuvent pas avoir été produits par une simple vision intérieure.

D’ailleurs sœur Lucie était elle-même convaincue d’avoir vu avec ses propres yeux, car elle affirma au cours de la commission d’enquête canonique : « J’ai la certitude que je l’ai vue et que je ne me suis pas trompée. Même si l’on me tuait, personne ne me ferait dire le contraire ! »

Il est vrai qu’il y aurait une certaine malice de la part du Ciel à donner autant de signes d’une présence extérieure réelle alors qu’il n’y aurait qu’une simple vision intérieure. Aussi, malgré l’affirmation du Commentaire théologique, nous croyons que notre Mère du Ciel est venue avec son corps glorieux sur la terre et a manifesté sa présence par des signes qui ne trompent pas.

La position officielle de l’Église peut nous étonner, voire nous affliger. Toutefois, il ne faut pas se révolter contre les chefs de l’Église : au contraire, il faut prier encore plus pour eux. Depuis sa naissance, l’Église n’a cessé de traverser des difficultés, d’avoir des périodes glorieuses et d’autres moins. Elle a subi bien des épreuves, des trahisons ; mais qu’elle soit dans une période sainte ou difficile, l’Église reste l’Église du Christ.

Il faut prier pour elle, pour que ses chefs soient toujours dignes de la fonction qu’ils occupent.

feuille

Jacinthe eut une perception si profonde de cette impérieuse nécessité de prier pour le Saint-Père qu’elle eut l’audace de modifier une des prières enseignées par Notre-Dame le 13 juillet 1917 : « Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie » (Voir lettre de liaison n° 6).

En effet, voici ce que rapporte Lucie dans son premier mémoire à propos de leur emprisonnement à Vila Nova de Ourem en août 1917 :

En levant les yeux et les mains au ciel, il [François] fit cet acte d’offrande : « Ô mon Jésus ! C’est par amour pour vous et pour la conversion des pécheurs ! » Jacinthe ajouta : « C’est aussi pour le Saint-Père et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie ». (…)
Les joues baignées de larmes, levant les mains et les yeux au ciel, elle [Jacinthe] fit son acte d’offrande : « Ô mon Jésus ! C’est par amour pour vous et pour la conversion des pécheurs, pour le Saint-Père et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie ».

Et depuis ce moment, les petits voyants prirent l’habitude d’ajouter « et pour le Saint-Père » à la fin de la prière enseignée par Notre-Dame. Un peu plus tard, Notre-Dame gratifia Jacinthe de deux visions du Saint-Père, montrant ainsi que ce qu’elle avait proposé était bien conforme à sa volonté. Voici comment Lucie rapporte les faits dans son troisième mémoire :

jacinta

Jacinthe m’appela : « N’as-tu pas vu le Saint-Père ? Non ? Je ne sais pas comment cela s’est fait, mais j’ai vu le Saint-Père dans une très grande maison, à genoux devant une table, la tête dans les mains et pleurant. Au-dehors, il y avait beaucoup de gens et les uns lui lançaient des pierres, d’autres le maudissaient et lui disaient beaucoup de vilaines paroles. Pauvre Saint-Père. Il nous faut beaucoup prier pour lui ! » (…)
Dans une autre occasion, nous nous rendîmes à la « Lapa » du Cabeço. Arrivés là, nous nous sommes prosternés à terre pour réciter les prières de l’Ange. Au bout d’un certain temps, Jacinthe se releva et m’appela : « Ne vois-tu pas tant de routes, tant de chemins et de champs pleins de gens qui pleurent de faim et n’ont rien à manger ? Et le Saint-Père dans une église, devant le Cœur Immaculé de Marie, en prière ? Et tant de monde qui prie avec lui ? »

Il faut donc beaucoup prier pour le Saint-Père. Et il faut de façon de plus en plus urgente diffuser le message de Fatima dans son intégralité. C’est à nous qu’incombe cette tâche. Déjà en décembre 1956, sœur Lucie disait au père Fuentès : « Père, n’attendons pas que vienne de Rome un appel à la pénitence de la part du Saint-Père pour le monde entier ; n’attendons pas non plus qu’il vienne de nos évêques dans leur diocèse, ni non plus des congrégations religieuses. Non. Notre-Seigneur a déjà utilisé bien souvent ces moyens et le monde n’en a pas fait cas. C’est pourquoi maintenant, il faut que chacun de nous commence lui-même sa propre réforme spirituelle. Chacun doit sauver non seulement son âme, mais aussi toutes les âmes que Dieu a placées sur son chemin. » (Voir de plus nombreux extraits de cet entretien ICI)

soeur-lucie

Alors, n’attendons pas ; n’attendons plus ! Diffusons autour de nous le message de Fatima. Prions et offrons des sacrifices pour le Saint-Père. L’année du centenaire est commencée, mais il n’est pas trop tard pour le faire. L’Évangile de ce jour (dans le rite extraordinaire) nous fait méditer sur les ouvriers de la onzième heure. Le projet Cap Fatima 2017 a déjà presque deux ans et il ne reste guère que huit mois d’ici la fin du centenaire. Ce n’est pas tout à fait la onzième heure, mais pas loin. Alors soyez nombreux à suivre l’exemple de ces ouvriers et à diffuser à vos proches tout ce que vous apprenez ou qui vous est rappelé dans  les lettres de liaison. Et heureux les ouvriers de la onzième heure, car ils recevront autant que ceux de la première heure !

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.
Yves de Lassus

 feuille


Lettre au Saint-Père

papa-francisco2

Mademoiselle de Villiers vient de mettre fin à la collecte de signatures pour la lettre au Saint-Père lui demandant de consacrer la Russie lors de son prochain pèlerinage à Fatima. Elle a recueilli plusieurs centaines de signatures de la part de personnalités laïques ou religieuses. Quelques autorités religieuses orthodoxes ont accepté de cosigner la lettre. Celle-ci partira pour Rome aujourd’hui 13 février 2017, douzième anniversaire de la mort de sœur Lucie. Elle sera remise dans les prochains jours au Saint-Père, à Benoît XVI et à quelques autorités du Vatican. Prions pour qu’elle porte des fruits.


http://www.fatima100.fr/

 

Extrait-Lettre de liaison Fatima n°43 (14 janvier 2017)*Demande au Saint-Père*


fatima-site-entetesimplev3

Chers amis,

La dernière lettre de liaison proposait un programme pour que l’année du centenaire voie à la fois le développement de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie et le redressement de la situation de plus en plus catastrophique, notamment sur le plan moral, dans laquelle nous nous trouvons (voir précédente lettre de liaison). Mais comment croire que des actions si simples puissent opérer un tel redressement ?

L’Évangile de ce dimanche (dans le rit extraordinaire) nous apporte la réponse. Il relate le premier miracle fait par Jésus, et montre qu’avant le miracle proprement dit, il nous faut accomplir divers actes qui, dans le cas présent, ont été accomplis par Notre-Dame. Le premier de ces actes est une demande. « Ils n’ont plus de vin ». Le second est un acte de foi : « Faites tout ce qu’Il vous dira » Nous avons là un acte de foi d’une perfection sublime. Car Jésus venait de dire à sa mère : « Femme, qu’y a-t-il entre vous et moi ? Mon heure n’est pas encore venue ».

Mais Marie a la Foi. De plus, elle connaît comme personne d’autre son Jésus. Aussi, n’hésite-t-elle pas à dire aux serviteurs : « Faites tout ce qu’Il vous dira ». Le troisième acte est une action concrète en apparence peu utile pour l’objectif recherché. Jésus demande : « Remplissez d’eau ces jarres ». Les serviteurs ont dû se demander ce qui se passait dans la tête de celui qui leur donnait cet ordre. Car à quoi peut servir de remplir d’eau des jarres quand on cherche du vin ?

mariage a cana

Et la plupart des miracles de Notre-Seigneur se sont déroulés selon un schéma analogue, notamment la résurrection de Lazare.

Avant que Dieu intervienne, nous avons donc trois choses à faire : demander une grâce, affirmer notre foi en la puissance divine et accomplir l’action demandée par le Ciel quand bien même elle semblerait sans rapport avec l’objectif recherché. C’est ce que la devise des bénédictins résume parfaitement en unissant sous un même terme la demande et l’acte de Foi : Ora et labora. Si nous voulons redresser la situation actuelle, nous devons donc prier et agir.

(….) Mais la prière ne suffit pas. Nous devons aussi agir au niveau temporel, même si ce que nous pouvons faire semble avoir peu de chances d’aboutir. Dieu agit avec des riens, mais pas avec rien ! Il veut que nous fassions un minimum. À Cana, Jésus aurait fort bien pu directement remplir de vin les jarres sans demander à les remplir d’eau au préalable. Le miracle ne Lui aurait pas coûté davantage. De même, Il aurait pu ressusciter Lazare même si la pierre était restée devant l’ouverture du tombeau.

Il s’est bien ressuscité Lui-même alors que personne n’avait roulé la pierre de son tombeau auparavant. Mais ces demandes préalables ont pour but de nous permettre de montrer concrètement notre foi. Si nous voulons que Dieu intervienne et redresse la situation, il nous faut agir sur les deux plans : spirituel et temporel.


charles-peguy

Cette indispensable union entre la prière et l’action a été remarquablement illustrée par Charles Péguy :

De tous les mauvais usages que l’on peut faire de la prière et des sacrements, aucun n’est aussi odieux que cet abus de paresse qui consiste à ne pas travailler et à ne pas agir et ensuite, et pendant et avant, à faire intervenir la prière pour combler le manque…

Demander la victoire et n’avoir pas envie de se battre, je trouve que c’est mal élevé.
Les croisés, entre tous autres saint Louis, qui faisaient une guerre sainte, qui se battaient littéralement pour le corps de Dieu, pour le temporel de Dieu, puisqu’ils se battaient pour le recouvrement du tombeau de Jésus-Christ, ne s’y fiaient pourtant pas. Ils ne priaient pas comme des oies, qui attendent la pâtée.

Ils priaient, mieux que nous, et ensuite, et si je puis dire en exécution de leur prière, et presque déjà en couronnement de leur prière, ils se battaient, eux-mêmes, tant qu’ils pouvaient, de tout leur corps, et eux-mêmes de tout leur temporel. Car dans le temporel et pour la conquête du temporel, il faut aussi engager le temporel. (…)

jeanne-d-arc-obei

Pareillement Jeanne d’Arc qui assurément ne fit pas la guerre sainte mais qui certainement avait pensé à la guerre sainte, à une continuation et au couronnement de la croisade, et qui fit non seulement une guerre sacrée mais une guerre de vocation, et de vocation propre, une guerre à elle personnellement et formellement commandée. Et pourtant ces gens-là priaient mieux que nous. Mais quand ils avaient prié, ils bouclaient leur ceinturon, pour le couronnement même de leur prière et aussi obéissant ainsi à la loi de travail.

Lire la lettre au complet ICI

Yves de Lassus
            Cap Fatima 2017


 

 

 

 

 

Extrait*Lettre de liaison FATIMA n°42 (1er janvier 2017)*La Consécration au Cœur Immaculé de Marie et le port du Scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel*


logo2fatima

Chers amis,

Nous voici désormais dans l’année du centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima. Depuis une vingtaine de mois, nous nous y sommes préparés afin de fêter ce centenaire le plus dignement et le plus solennellement possible. La quarantaine de lettres de liaison publiées depuis le lancement du projet a permis d’aborder les points essentiels du message délivré par Notre-Dame.

roserouge

Certes, tout n’a pas été dit, tant ce message est riche. Mais les points essentiels ont tout de même été expliqués. Fort de ce bagage, il nous faut désormais entrer dans ce centenaire décidé à vouer un amour toujours plus grand à Notre-Dame, avec la ferme intention de répondre à son appel en nous efforçant de suivre toujours mieux les demandes qu’elle fit à Fatima, en particulier par une fervente pratique de la dévotion à son Cœur Immaculé, et d’être d’ardents apôtres de cette dévotion.

fatima-site-entetesimplev3

La Consécration au Cœur Immaculé de Marie et le port du Scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel


Lire la suite : http://www.fatima100.fr/
Yves de Lassus
 Cap Fatima 2017

 

Extrait-Lettre de liaison de Fatima n° 41 (14 décembre 2016)*Les Consécrations de la Russie faites par les papes*


fatima-site-entetesimplev3

Dieu veut établir dans le monde…

La dévotion à mon Cœur Immaculé. »

Chers amis,

Concernant la consécration de la Russie, deux demandes distinctes ont été formulées par le Ciel : une première en 1929 et 1930 par Notre-Dame (voir lettre de liaison n° 39; puis, le pape n’ayant pas réagi, une deuxième par Notre-Seigneur, plus facile mais avec des fruits différents (voir lettre de liaison n° 40).
Les conditions associées à ces deux consécrations sont également différentes. À Alexandrina da Costa, Notre-Seigneur ne demanda qu’une consécration par le pape.

Par contre, Notre-Dame assortit sa demande de plusieurs conditions que nous connaissons par les lettres de sœur Lucie à son confesseur.

marie tour-fatima-celina

Le 29 mai 1930, elle lui écrivit :

Le bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie, si le Saint-Père daigne faire, et ordonne aux évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux très Saints Cœurs de Jésus et de Marie, Sa Sainteté promettant, moyennant la fin de cette persécution, d’approuver et de recommander la pratique de la dévotion réparatrice.

Deux semaines plus tard, elle lui écrivit à nouveau, répétant mot pour mot la demande exprimée dans la lettre précédente. Le père Gonçalvès en informa lui-même Pie XI.

Plus tard, sœur Lucie précisa comment faire participer les évêques. En effet, le 21 mars 1982, le nonce apostolique du Portugal, Monseigneur Sante Portalupi, se rendit à Coïmbra accompagné de l’évêque de Leiria, Monseigneur do Amaral, et de M. Cardoso de Lacerda, président honoraire de la Ligue Eucharistique.

logo2fatima

Il interrogea sœur Lucie qui lui précisa les conditions dans lesquelles devait se faire la consécration :

Pour que les évêques du monde soient unis à lui lors de la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, le pape devrait ou bien convoquer tous les évêques à Rome ou en un autre lieu, à Tuy par exemple, ou bien ordonner aux évêques du monde entier d’organiser, chacun dans sa cathédrale, une cérémonie publique et solennelle de réparation et de consécration de la Russie aux très Saints Cœurs de Jésus et de Marie.

concile

Pour la deuxième solution qui avait sa préférence, elle ajouta :

Certains évêques feraient la consécration le jour, d’autres la nuit, au cours d’une veillée de prière. (…) Si les gouvernements communistes empêchaient les évêques catholiques de faire des cérémonies publiques et solennelles, ces prélats pourraient accomplir la consécration dans de petites chapelles.

logo2fatima

Et si l’ordre du pape n’atteignait pas certains évêques à cause du manque de liberté religieuse, le bon Dieu le comprendrait, car il veut l’unanimité morale des évêques et non pas obligatoirement la totalité arithmétique.

Remarquons au passage que les termes employés par sœur Lucie indiquent clairement qu’en mars 1982, date de l’entretien, la consécration n’était toujours pas faite comme Notre-Dame l’avait demandé.

La Sainte Vierge demande donc au pape :

1) d’ordonner aux évêques du monde entier,
2) de consacrer avec lui,
3) la Russie,
4) au Cœur Immaculé de Marie,
5) avec un acte public de réparation,
6) et la promesse de reconnaître la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois.

Par contre, Notre-Seigneur demanda simplement une consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie par le pape seul, sans autre condition.

2-Coeurs-d-Amour-de-J-sus-et-Marie

Suite Lettre de liaison


 

Lettre de liaison (FATIMA) n°40 – 27 novembre 2016*Les deux Consécrations du Monde et de la Russie au Cœur Immaculé de Marie*


fatima-site-entetesimplev3

Cap Fatima 2017

Centenaire des apparitions de Fatima


Samedi prochain, 3 décembre : 1er samedi du mois


Chers amis,

Dans la précédente lettre de liaison, nous avons vu que Notre-Dame avait demandé la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé. Pourquoi donc les papes ont-ils consacré le monde et non pas la Russie ? Un petit retour sur l’histoire des apparitions permettra d’en saisir la raison.

rose gif

Après avoir annoncé le 13 juillet qu’elle reviendrait demander la consécration de la Russie, Notre-Dame la demanda à sœur Lucie en 1929 puis en 1930 à Tuy (voir lettre de liaison n°39). Le père Gonçalvès, puis Monseigneur da Silva transmirent la demande au pape Pie XI, mais le pape ne fit rien. Aussi, en août 1931, le Ciel fit connaître à sœur Lucie son mécontentement de ce que la consécration de la Russie n’était toujours pas faite.

Comme je demandais à Dieu la conversion de la Russie, de l’Espagne et du Portugal, il me sembla que sa divine majesté me dit : « (…) Fais savoir à mes ministres, étant donné qu’ils suivent l’exemple du Roi de France en retardant l’exécution de ma demande, qu’ils le suivront dans le malheur. » (Lettre à Monseigneur da Silva du 29 août 1931)

rose gif

Le pape n’ayant rien fait, le 30 juillet 1935, à Balasar, petit village au nord de Porto au Portugal, Notre-Seigneur apparût à une âme privilégiée, Alexandrina da Costa, et lui fit part d’une demande légèrement différente : « Comme j’ai demandé à Marguerite-Marie la dévotion à mon divin Cœur, de même je te demande à toi que le monde soit consacré au Cœur de ma Très Sainte Mère avec une fête solennelle en son honneur. »
Alexandrina avait pour directeur spirituel un jésuite, le père Pinho. Le 11 septembre 1936, celui-ci écrivit à Pie XI en passant par son secrétaire d’État qui était à l’époque le cardinal Pacelli, futur pape Pie XII.

Un peu plus tard, en 1938, l’année même où ils consacrèrent pour la deuxième fois le Portugal au Cœur Immaculé de Marie (voir lettre de liaison n°16), les évêques portugais suivirent une retraite prêchée par le père Pinho qui leur suggéra d’adresser une lettre au Saint-Père pour demander la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie, ce qu’ils firent. C’est ainsi que le cardinal Pacelli entendit parler de la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie pour la deuxième fois. Malheureusement, Pie XI ne fit rien jusqu’à sa mort qui survint quelque mois plus tard.

Peu après l’élection du nouveau pape, en avril 1940, le père Gonçalvès fit une nouvelle tentative auprès du Saint-Père pour demander la consécration de la Russie. Voyant qu’il n’y avait aucune réaction, le père Gonçalvès, ainsi que l’évêque de Gurza, Mgr Ferreira da Silva, qui connaissait personnellement Pie XII, demandèrent à sœur Lucie d’écrire elle-même au pape.

fatima-lucie-et-pape

rose gif

Sœur Lucie fut un peu effrayée par cette demande :

22. X. 1940. J’ai reçu une lettre du R. P. José Bernardo Gonçalvès et de l’évêque de Gurza m’ordonnant d’écrire à sa Sainteté… Dans ce but, j’ai passé deux heures devant Notre-Seigneur exposé : « (…) Je punirai les nations de leurs crimes par la guerre, par la famine et par la persécution contre mon Église qui pèsera spécialement sur mon Vicaire sur la terre. Sa Sainteté obtiendra que ces jours de tribulation soient abrégés s’il obéit à mes désirs en faisant l’acte de consécration au Cœur Immaculé de Marie du monde entier avec une mention spéciale de la Russie ».

rose gif

Ainsi, Notre-Seigneur demandait à sœur Lucie ce qu’Il avait demandé quelques années auparavant à Alexandrina : devant les hésitations de la hiérarchie, Notre-Seigneur acceptait un acte plus facile par lequel il promettait non plus la conversion de la Russie mais simplement l’abrègement de la guerre.
Deux jours après, sœur Lucie écrivit une lettre au pape Pie XII dans laquelle elle commença par exposer la demande de Notre-Dame :

En 1929, Notre-Dame, par le moyen d’une autre apparition, m’a dit : « Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé, et il promet de la sauver par ce moyen ».
Quelque temps après, j’ai rendu compte de cela à mon confesseur, qui a pris les moyens de le faire parvenir à la connaissance de Sa Sainteté Pie XI, et, dernièrement, à la connaissance de votre Sainteté, par le moyen de son Excellence Monseigneur l’Évêque de Macau, en juin de cette année 1940. Et, peu après, je crois que le R. P. Gonzaga da Fonseca a bien voulu renouveler cette demande auprès de votre Sainteté, qui a daigné accueillir cette demande avec toute sa bienveillance.

Ensuite, sœur Lucie présenta la demande de consécration du monde comme son confesseur le lui avait demandé :

fatimaANF+Web+Flag+Background+and+Angl+(1)

Très Saint-Père, notre bon Dieu, au cours de plusieurs communications intimes, n’a cessé d’insister sur cette demande, et il a promis dernièrement que si votre Sainteté daignait consacrer le monde au Cœur Immaculé de Marie, avec une mention spéciale de la Russie, il abrégerait les jours de tri­bulation par lesquels il a décidé de punir le monde de ses crimes, au moyen de la guerre, de la famine et de la persécution contre l’Église et contre votre Sainteté.

Dans cette lettre, sœur Lucie propose donc deux choses différentes. En premier, elle expose la demande de la Sainte Vierge : la consécration de la Russie pour obtenir conversion de ce pays et mettre fin à la divulgation des erreurs. Puis elle ajoute que « dernièrement » Notre-Seigneur a demandé une chose plus facile : la Consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie avec mention spéciale de la Russie, mais qui n’aura pour fruit que l’arrêt de la guerre et non plus la conversion de la Russie.

Marie-Robert

 

Malheureusement, l’évêque de Leiria demanda à sœur Lucie d’apporter plusieurs corrections à sa lettre. En particulier, il fit supprimer la première demande où sœur Lucie parlait de la consécration de la Russie. Peut-être Mgr da Silva ne fit-il pas la différence à l’époque entre la demande de Notre-Dame et celle de Notre-Seigneur, ou voulut-il simplifier la demande adressée au Saint-Père, pensant que la consécration du monde englobait nécessairement la consécration de la Russie.

Toujours est-il que Pie XII ne reçut qu’une lettre corrigée, datée du 2 décembre 1940, dans laquelle seule était mentionnée la consécration du monde avec mention spéciale de la Russie, demande identique à celle qui lui avait été adressée trois ans plus tôt par les évêques portugais dans la lettre collective qu’ils lui avaient envoyée sur le conseil du père Pinho.

 

Voilà pourquoi en 1942, le 31 octobre et le 8 décembre, Pie XII consacra le monde et non pas de la Russie au Cœur Immaculé de Marie. (Voir la fiche sur les consécrations faites par Pie XII)

Il est important de bien voir qu’il y a deux demandes faites par le Ciel : une par Notre-Dame pour la consécration de la Russie, une autre par Notre-Seigneur pour la consécration du monde. Elles sont bien évidemment liées, mais la deuxième n’annule en aucune façon la première. Pour le père Alonso, en effet, la révélation du 22 octobre 1940 : « n’a pas de rapport direct avec le message de Fatima. (…) C’est le Seigneur qui parle et non pas la Vierge. Il exprime un désir et non pas une exigence. (…) L’objet de la promesse est, non la conversion de la Russie, mais l’écourtement de la guerre ».

Marie-Robert

C’est aussi ce qu’affirme le père Joseph de Sainte-Marie : « Il s’agit de deux demandes nettement distinctes, et celle qui est propre à la mission de sœur Lucie est la demande de la consécration de la Russie. (…) Dans la communication d’octobre 1942, c’était le Christ qui avait parlé, non la Vierge. En outre, Il avait manifesté un « désir », non une volonté. (…) Si une convergence réelle entre les deux messages avait eu lieu en 1940-1942, ceux-ci n’en restaient pas moins substantiellement différents ».

Dans la prochaine lettre, nous verrons comment les papes ont répondu à ces deux demandes. (Pour ceux qui voudraient plus de détails sur tous ces points, nous recommandons le livre de Joseph de Belfont récemment réédité par les Nouvelles Éditions Latines : Mystères et vérités cachées du troisième secret de Fatima)

rosaire

 En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

Yves de Lassus
   Président de Cap Fatima 2017


Lettre de liaison *FATIMA* n° 39 (13 novembre 2016)*La Consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie*


fatima-site-entetesimplev3

Cap Fatima 2017

Centenaire des apparitions de Fatima

Chers amis,

Parmi les demandes faites par Notre-Dame à Fatima, cinq ont une portée générale et s’adressent à chacun d’entre nous. Quatre d’entre elles ont été analysées dans les lettres de liaison précédentes : la récitation quotidienne du chapelet, les sacrifices pour la conversion des pécheurs, ne plus offenser Notre-Seigneur (voir lettre de liaison n°36) et la communion réparatrice des premiers samedis du mois (voir lettre de liaison n°37).

barre brun

La cinquième concerne la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Cette demande divise malheureusement le monde catholique, certains affirmant que la consécration a été faite, d’autres continuant à dire qu’elle ne l’a pas été comme le voulait Notre-Dame. Il est important d’éclaircir ce point, car il n’est pas acceptable qu’une demande de notre mère du Ciel nous divise. De plus, l’Église n’a jamais eu peur de la vérité. Aussi, l’analyse de cette question controversée ne doit-elle pas nous effrayer.


La demande de consécration de la Russie

a été annoncée dans l’apparition du 13 juillet 1917 :

cathedrale_moscou

Pour l’empêcher [la seconde guerre mondiale dont Notre-Dame a parlé juste avant], je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix. (…) À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera accordé au monde un certain temps de paix.

(….) Le 13 juillet, la demande ne fut exprimée au futur. Mais douze ans en plus, le 13 juin 1929, à Tuy Notre-Dame apparut à Lucie dans la chapelle du couvent des sœurs Dorothée où elle faisait son noviciat, et lui dit :

Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé. Il promet de la sauver par ce moyen. Elles sont tellement nombreuses les âmes que la justice de Dieu condamne pour des péchés commis contre moi, que je viens demander réparation. Sacrifie-toi à cette intention et prie.

barre brun

Un an plus tard, dans une lettre datée du 29 mai 1930, Lucie confia à son confesseur, le père Gonçalvès :

Le bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie, si le Saint-Père daigne faire, et ordonne aux évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux très Saints Cœurs de Jésus et de Marie, Sa Sainteté promettant, moyennant la fin de cette persécution, d’approuver et de recommander la pratique de la dévotion réparatrice.

jésusdeuxcoeurs

Quelques jours plus tard, le 12 juin 1930, son confesseur lui ayant demandé des précisions, elle répondit en des termes identiques : « faire et ordonner aux Évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux Saints Cœurs de Jésus et de Marie. »

Fait étonnant : alors que la demande n’était encore connue que de sœur Lucie et de son confesseur, le pape Pie XI, le 19 mars 1930, organisa à Saint-Pierre de Rome une cérémonie en réparation « pour tant et de si criminelles offenses au divin Cœur de Jésus » commises en Russie et il invitait « tous ses frères de l’épiscopat catholique » à s’unir à cette cérémonie. De plus, le 30 juin suivant, le pape décida que les prières après la messe prescrites par Léon XIII seraient désormais dites pour la conversion de la Russie.

Quelques années plus tard, dans une lettre datée du 18 mai 1936, Lucie donna les raisons de cette consécration : « Je Lui [Notre-Seigneur] demandais pourquoi il ne convertissait pas la Russie sans que sa Sainteté fasse cette consécration : — Parce que je veux que toute mon Église reconnaisse cette consécration comme un triomphe du Cœur Immaculé de Marie, pour ensuite étendre son culte et placer, à côté de la dévotion à mon Divin Cœur, la dévotion à ce Cœur Immaculé. »

cathedrale_saint_petersbourg

L’année suivante, l’évêque de Leiria, Mgr da Silva, écrivit au pape :

Cette religieuse me prie de communiquer à votre Sainteté, que, selon une révélation céleste, le bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie, si votre Sainteté daigne faire et ordonner à tous les évêques du monde catholique de faire également, un acte public et solennel de réparation et de consécration de la Russie aux Très Saints Cœurs de Jésus et de Marie, et s’il daigne aussi approuver et recommander la pratique de la dévotion réparatrice.

Le 24 octobre 1940, sœur Lucie écrivit elle-même au pape Pie XII, en citant très exactement la phrase du secret du 13 juillet et la phrase du 13 juin 1929.
Un peu plus tard, au père Jongen, qui lui demandait en février 1946 : « Qu’a demandé Notre-Dame ? », elle répondit : « La consécration de la Russie par le pape en union avec tous les évêques du monde entier. »

fatima-soeur-lucie_coeur-immacule

Vers cette époque, sœur Lucie eut également un entretien avec un dominicain américain, le père McGlynn, au cours duquel il lui lut un texte des deux premières parties du secret. Quand il lut « Je demande la consécration du monde… », sœur Lucie l’arrêta en disant : « Non ! Pas le monde ! La Russie ! La Russie ! Notre-Dame a demandé que le Saint-Père consacre la Russie à son Cœur Immaculé et qu’il commande aux évêques, à tous les évêques, de le faire aussi en union avec lui au même moment ».

Enfin, le 14 mai 1982, au cours d’un entretien en présence de Mgr Hnilica, elle précisa que Dieu voulait « la consécration de la Russie et uniquement de la Russie, sans aucune adjonction », car « la Russie est un immense territoire bien circonscrit, et sa conversion se remarquera, apportant ainsi la preuve de ce qu’on peut obtenir par la consécration au Cœur Immaculé de Marie ».

Ainsi, toute sa vie, sœur Lucie non seulement affirma que Notre-Dame avait demandé la consécration de la Russie et uniquement de la Russie, mais elle donna les raisons de cette volonté du Ciel.
Il est exact que le Ciel a également demandé la consécration du monde au Cœur Immaculé ; nous verrons dans quelles circonstances dans la prochaine lettre. Mais, aujourd’hui, retenons que ce qu’a demandé Notre-Dame en juillet 1917 et en juin 1929, c’est la consécration de la seule Russie sans aucune autre adjonction.

 En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

barre brun

   Yves de Lassus
   Président de Cap Fatima 2017


Informations diverses CLIK


 

Extrait de la *Lettre de liaison FATIMA… n° 38 (28 octobre 2016)*Nous sommes désormais à un an de la Dernière Apparition de NOTRE DAME DE FATIMA*


fatima-site-entetesimplev3

Cap Fatima 2017

Centenaire des apparitions de Fatima

« Dieu veut établir dans le monde la dévotion

à mon Cœur Immaculé. »

Il est  IMPORTANT de ne plus tarder à mettre en place toutes les actions possibles pour fêter dignement ce CENTENAIRE.

Ces actions ont déjà été présentées dans la première lettre de liaison. Les différentes propositions ont ensuite été développées au fur et à mesure des lettres de liaison. Mais il ne semble pas inutile de revenir de dessus.

Le principe général est de faire la volonté de Dieu exprimée à Fatima par la voix de la Sainte Vierge, à savoir :

 

Travailler à l’établissement dans le monde de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.

ImmaculateHeartofMary-9

barre rose rouge

Cette dévotion comporte Cinq pratiques :

La récitation quotidienne du chapelet…

Les prières et les sacrifices pour la conversion des pécheurs…

La communion réparatrice des premiers samedis du mois en réparation des outrages envers le Cœur Immaculé de Marie…

La consécration au Cœur Immaculé de Marie et le port du scapulaire.
Pour accomplir la volonté de Dieu, il convient donc de faire sien et de propager ces cinq pratiques. Cette propagation peut se faire à différents niveaux : personnel, familial, paroissial, diocésain, national.

hozana

(….) Cap Fatima 2017 a la joie d’avoir été rejoint par un nouveau partenaire : l’association Hozana (site : http://hozana.org/). Désormais, nous aurons une page sur ce site que nous recommandons par ailleurs pour l’excellent travail qu’il fait pour nous inciter à prier.

barre rose rouge

Lire la lettre au complet:


 

Lettre de liaison n° 37 (13 octobre 2016)*L’approbation de la dévotion réparatrice par le Saint-Père..?*


fatima-site-entetesimplev3

Cap Fatima 2017

Centenaire des apparitions de Fatima

barre mauve

« Dieu veut établir dans le monde la dévotion

à mon Cœur Immaculé. »

barre-coeur-et-fleur

Nous voici désormais à un an du centenaire de la dernière apparition de Fatima. Le temps est donc désormais compté pour tenter d’ici là de satisfaire à toutes les demandes de Notre-Dame à Fatima.

Ces demandes, qui ont été rappelées dans la précédente lettre de liaison, sont au nombre de cinq. Trois ont été exprimées au présent et nous concernent directement, à savoir : réciter son chapelet tous les jours, faire des sacrifices pour les pécheurs et ne plus offenser Notre-Seigneur. (Voir la lettre de liaison n° 36)

Coeur-Immacule-de-Marie

Les deux autres, la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie et la communion réparatrice des premiers samedis du mois, ont d’abord été exprimées au futur.

Mais désormais, ces dernières ne sont plus au futur, car depuis, Notre-Dame les a formellement exprimées.

barre-coeur-et-fleur

En effet, le 10 décembre 1925 à Pontevedra, elle confia à sœur Lucie : 

Vois, ma fille, mon Cœur entouré des épines que les hommes m’enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme.

Deux mois plus tard, le 15 février 1926, l’Enfant-Jésus réitéra cette demande. Voici ce qu’écrivit sœur Lucie dans une lettre adressée à son premier confesseur, Monseigneur Pereira Lopes : « L’Enfant se tourna vers moi et me dit : « Et toi, as-tu révélé au monde ce que la Mère du Ciel t’a demandé ? » » Dans le dialogue qui suivit, l’Enfant-Jésus assouplit les conditions de la communion réparatrice, montrant ainsi combien Dieu tenait à cette dévotion. (Voir lettre de liaison n° 28 et fiche sur les premiers samedis du mois)

barre-coeur-et-fleur

Coeur-Immacule-de-Marie

À compter de cette époque, sœur Lucie fit tout ce qu’elle put pour propager la dévotion réparatrice et, régulièrement, elle tenta de convaincre ses supérieures, ses confesseurs ou les autorités religieuses. Voici par exemple ce qu’elle écrivit à Monseigneur da Silva, l’évêque de Leiria, le 3 octobre 1928 :

Le bon Dieu, dans son infinie miséricorde, se plaint de ne pouvoir supporter plus longtemps les offenses qui se commettent contre l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge. Il dit qu’à cause de ce péché, un grand nombre d’âmes tombent en enfer, et il promet de les sauver, dans la mesure où l’on pratiquera la dévotion suivante, avec l’intention de faire réparation au Cœur Immaculé de notre très Sainte Mère. [Suit la description des différents points de cette dévotion]

Deux ans plus tard, sœur Lucie révéla une nouvelle demande du Ciel à propos des premiers samedis du mois. Le 29 mai 1930, elle écrivit à son confesseur, le père Gonzalvès :

Il me semble que le bon Dieu, au fond de mon cœur, agit sur moi pour que je demande au Saint-Père l’approbation de la dévotion réparatrice, que Dieu lui-même et la Très Sainte Vierge ont daigné demander en 1925, pour, au moyen de cette petite dévotion, donner la grâce du pardon aux âmes qui ont eu le malheur d’offenser le Cœur Immaculé de Marie, la Très Sainte Vierge promettant aux âmes qui chercheront à lui faire réparation de cette manière, de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour qu’elles se sauvent.

barre-coeur-et-fleur

Coeur-Immacule-de-Marie

Cette lettre est particulièrement importante, car elle précise quatre points essentiels de la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois :

  • Cette dévotion est demandée non seulement par Notre-Dame, mais aussi par Dieu Lui-même ;
  • Dieu souhaite qu’elle soit approuvée par le Saint-Père ;
  • Elle a pour principal objectif d’obtenir la grâce du pardon pour les pécheurs ;
  • Une grâce particulière sera accordée à tous ceux qui la pratiqueront : l’assistance de Notre-Dame au moment de la mort pour faire son salut.

Concernant le deuxième point, sœur Lucie poursuivit en ajoutant une précision :

Le bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie, si le Saint-Père daigne faire, et ordonne aux évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux très Saints Cœurs de Jésus et de Marie, Sa Sainteté promettant, moyennant la fin de cette persécution, d’approuver et de recommander la pratique de la dévotion réparatrice, indiquée ci-dessus [la communion réparatrice des cinq premiers samedis du mois].

Coeur-Immacule-de-Marie

Cette précision montre à quel point Dieu tient à cette dévotion, car Il promet la fin des persécutions de la Russie sur une simple promesse du Saint-Père de l’approuver. Le 12 juin, sœur Lucie écrivit à nouveau à son confesseur pour confirmer tous les demandes du Ciel, ceci en employant exactement les mêmes termes que ceux employés dans la lettre du 29 mai 1930. (Voir les deux lettres sur la page du site Deux lettres de sœur Lucie sur la dévotion au Cœur Immaculé de Marie)

barre-coeur-et-fleur

Dans ces deux lettres, la consécration de la Russie et l’approbation de la dévotion réparatrice sont liées, mais la chronologie de ces demandes montre que Dieu veut avant tout l’approbation par le Saint-Père de la dévotion réparatrice.

fatima-soeur-lucie_coeur-immacule

 

  • Le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge annonce qu’elle viendra demander la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois.
  • Le 10 décembre 1925, elle demande effectivement la communion réparatrice des premiers samedis du mois en précisant les conditions pour la faire.
  • Le 15 février 1926, l’Enfant-Jésus insiste pour que cette dévotion soit propagée.
  • Le 29 mai et le 12 juin 1930, sœur Lucie écrit à son confesseur pour lui dire que Dieu et Notre-Dame veulent que cette dévotion soit propagée et demandent qu’elle soit approuvée par le Saint-Père.

barre-coeur-et-fleur

L’arrêt des persécutions n’est qu’une grâce supplémentaire accordée par Dieu pour bien montrer l’ardent désir du Ciel de voir cette dévotion s’établir dans le monde et sa volonté qu’elle soit reconnue par le Saint-Siège.

Notons bien que la demande adressée à sœur Lucie contient deux actions distinctes : répandre la dévotion réparatrice et la faire approuver par le Saint-Père. Or force est de constater qu’aucune des deux n’a été réalisée jusqu’à présent : d’une part, la dévotion réparatrice est toujours fort peu répandue dans les paroisses ; d’autre part le Saint-Père ne l’a à ce jour ni approuvée, ni recommandée.

Ce deuxième point est très étonnant, car les persécutions en Russie ont en grande partie cessé. Dieu tient tellement à cette dévotion qu’Il n’a pas attendu la promesse du Saint-Père pour accorder cette grâce ! Pourtant le Saint-Siège n’a toujours pas donné son approbation. Il est vraiment triste de voir que cette demande, pourtant si facile à réaliser, n’est toujours pas satisfaite. Aussi, pendant l’année qui nous sépare du centenaire, est-il urgent de répondre à la demande exprimée par Notre-Dame.

barre-coeur-et-fleur

Œuvrons pour qu’elle soit réalisée d’ici le jour du centenaire de la dernière apparition de Fatima. Pour cela, nous devons nous mobiliser pour d’une part travailler à répandre autour de nous cette dévotion (en premier lieu dans notre paroisse), d’autre part agir à notre niveau pour faire parvenir une demande d’approbation vers les autorités religieuses, puis vers le Saint-Siège.

église

Dans ce but, plusieurs personnes nous ont conseillé de fédérer tous les organismes qui souhaiteraient travailler à propager la dévotion au Cœur Immaculé de Marie en général et la communion réparatrice des premiers samedis du mois en particulier. Trois organisations se sont à ce jour associées à cette initiative : la confrérie Notre-Dame de France, Ave Cordis et la Route de l’Europe chrétienne. (Pour plus de précisions, voir sur le site la page Partenaires)

fatima37

Aussi, pour nous aider à réaliser cet objectif, n’hésitez pas à nous indiquer des organismes ou mouvements qui accepteraient d’être partenaire pour agir avec nous selon leur charisme propre.

Mais surtout pour répondre à l’appel de Notre-Dame, pratiquons et propageons la communion réparatrice des premiers samedis du mois.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.coeur gif

Yves de Lassus
Président de Cap Fatima 2017


 

http://www.fatima100.fr/

 

Lettre de liaison n° 36 (29 septembre 2016)*Les demandes de Notre-Dame à Fatima*


fatima-site-entetesimplev3

Cap Fatima 2017

Centenaire des apparitions de Fatima

barrebleua9c

« Dieu veut établir dans le monde la dévotion

à mon Cœur Immaculé. »

barrebleua9c

Samedi prochain, 1er octobre : 1er samedi du mois

Chers amis,

 Les inquiétudes que suscitent la situation non seulement de notre pays, mais aussi du monde en général, doivent nous inciter à méditer sérieusement les paroles de Notre-Dame dans le secret confié aux trois petits bergers de Fatima le 13 juillet 1917 : « Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix. (…) Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix. » Par deux fois ce jour-là, Notre-Dame affirma que si nous faisions ce qu’elle demandait, le monde trouverait la paix ! Si nous voulons vraiment retrouver la paix, il convient donc de s’assurer que les demandes de Notre-Dame ont bien été satisfaites. Mais quelles sont ces demandes ?

NDdeFatima

Les termes employés dans la première phrase (« Si l’on fait ce que je vais vous dire ») indiquent des demandes faites après, à savoir : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. » Par contre, l’expression de la deuxième phrase (« Si l’on écoute mes demandes ») peut indiquer toute demande faite antérieurement.

FATIMApa1027__2_

Or, juste avant de parler de la consécration de la Russie et des premiers samedis du mois, Notre-Dame a fait deux autres demandes : « Je veux (…) que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire pour obtenir la paix du monde » et « Sacrifiez-vous pour les pécheurs et dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : « Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie » ».coeur gif

 

De plus, pour la première demande, non seulement Notre-Dame l’a exprimée à chaque apparition, mais par deux fois, elle a précisé : « Récitez le chapelet tous les jours pour avoir la paix» (les 13 mai et 13 juillet 1917). Cette demande fait donc partie des conditions pour avoir la paix.

La deuxième demande a aussi été exprimée plusieurs fois. Notre-Dame l’a renouvelée le 19 août 1917 et l’Ange de la Paix l’avait déjà formulée l’année précédente (apparition de l’été 1916) en précisant : « De cette manière, vous attirerez la paix sur votre paix. » Car, la conversion des pécheurs est bien une condition pour avoir la paix dans le monde. En effet, les guerres sont les conséquences de l’inconduite des hommes. Par conséquent, si les pécheurs cessent de pécher, les guerres cesseront. C’est donc bien une autre condition pour avoir la paix.

naturebleue

À ces quatre demandes, il nous semble nécessaire d’en ajouter une cinquième qui a une importance particulière, car elle est constituée des toutes dernières paroles prononcées par Notre-Dame à Fatima : « N’offensez pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, car Il est déjà trop offensé. » Il est bien de prier pour la conversion des pécheurs, mais nous sommes nous-même pécheurs, et nous devons aussi nous convertir. Cette demande est donc tout à fait complémentaire de nos sacrifices pour la conversion des pécheurs. En conséquence, si la conversion des pécheurs est une condition pour avoir la paix, notre propre conversion l’est également.

Ainsi, pour nous accorder la paix, Notre-Dame a exprimé cinq demandes. Deux ont été exprimées au futur (« Je viendrai demander ») ; les trois autres ont été exprimées au présent. Si nous voulons vraiment la paix, il convient donc de nous assurer que ces différentes demandes ont bien été satisfaites et, si ce n’est pas tout à fait le cas, de voir comment les réaliser au plus vite.

naturebleue

En bonne logique, celles exprimées au présent sont prioritaires sur celles exprimées au futur. Or ces trois demandes exprimées au présent ne dépendent que de nous : réciter notre chapelet tous les jours, offrir les sacrifices de notre vie quotidienne pour la conversion des pécheurs et observer la loi divine pour ne plus offenser Notre-Seigneur. Si nous voulons la paix, nous devons donc sans tarder les satisfaire. Il ne tient qu’à nous de le faire ! Personne ne pourra le faire à notre place.

NDdeFatima

De plus, nous devons non seulement les mettre en pratique, mais aussi inciter notre prochain à faire de même, en particulier en faisant connaître à nos proches le message de Fatima. Mesurons-nous bien que, de notre assiduité à suivre ces demandes de Notre-Dame, dépend la paix pour le monde ? C’est ce qu’affirmait sœur Lucie au père Aparicio dans une lettre que nous avons déjà citée plusieurs fois dans les précédentes lettres de liaison : « De la pratique de cette dévotion [la dévotion au Cœur Immaculé de Marie], unie à la consécration au Cœur Immaculé de Marie, dépendent pour le monde la paix ou la guerre. »

Le message de Notre-Dame est donc clair : si nous voulons la paix, nous devons commencer par satisfaire les demandes qu’elle a exprimées à Fatima, et en premier lieu, les trois qui nous concernent directement à savoir : réciter son chapelet tous les jours, offrir des sacrifices pour la conversion des pécheurs et observer la loi divine. (Dans les prochaines lettres, nous examinerons les deux autres demandes.)

fatima-sol

Nous voilà désormais à un an du centenaire des apparitions de Fatima. Profitons de cette année pour nous efforcer de toujours mieux mettre en pratique ces différentes demandes et pour faire en sorte que le plus grand nombre d’entre nous soient convaincus de l’urgente nécessité de les satisfaire et qu’ainsi le monde trouvera la paix.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.coeur gif

Yves de Lassus
  Président de Cap Fatima 2017


Informations diversesnaturebleue

Plusieurs personnes nous ont demandé ce que nous pensions du film des frères Higgins paru récemment : Le 13e jour. Deux des membres de l’association, après l’avoir soigneusement analysé, nous ont fait part de leur avis. Vous pourrez trouver une synthèse de leur analyse à la page suivante :
http://www.fatima100.fr/elements-d-histoire/239-le-film-des-freres-higgins-le-13e-jour

En bref, ce film n’est pas un film historique, car il s’écarte délibérément des faits réels et précise d’ailleurs dans le générique qu’il est seulement « inspiré d’une histoire vraie ». De plus, le film s’attache surtout à montrer le sensationnel et passe presque complètement sous silence les points essentiels du message de Fatima : la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, la récitation quotidienne du chapelet, l’urgente nécessité de faire des sacrifices pour la conversion des pécheurs, …

Devant la situation préoccupante de notre pays, l’abbé Barnay, curé dans le diocèse de Belay-Ars, a lancé une neuvaine de messe pour la France le 1er jeudi de chaque mois. C’est bien volontiers que nous relayons son souhait de voir le plus grand nombre d’entre nous s’associer à cette démarche. Pour plus d’informations, voir la page :
http://catholique-belley-ars.cef.fr/blog/2016/08/118442/


 

Lettre de liaison du*Centenaire des Apparitions de Fatima du 14 septembre 2016*La paix dans le monde*


fatima-site-entetesimplev3

Cap Fatima 2017

Centenaire des apparitions de Fatima


fatima1

Lettre de liaison n° 35 (14 septembre 2016)

Chers amis,

Les vacances passées, nous voilà à nouveau devant les tristes réalités de la vie quotidienne et les légitimes angoisses que suscite la situation actuelle de notre pays. Beaucoup se démènent pour essayer de rétablir la situation et ramener la paix. Chacun y va de sa recette et il n’est guère d’organismes ou de communautés qui ne proposent quelque chose.

fleur bleu

Malheureusement, au milieu ce concert de propositions, sans doute très pertinentes sur le plan temporel, il est bien triste de constater qu’un remède est systématiquement oublié : celui donné par Notre-Dame à Fatima. Pourtant, nous savons qu’il est infaillible. Alors pourquoi le délaisser ?

Rappelons-nous ce qu’a dit l’Ange de la Paix lors de l’apparition de l’été 1916 : « De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. De cette manière, vous attirerez la paix sur votre patrie. »

fleur bleu

L’année suivante, le 13 mai, lors de sa première apparition, la Sainte Vierge demanda : « Récitez le chapelet tous les jours pour obtenir la paix pour le monde. » Outre que c’est la toute première demande de Notre-Dame, c’est aussi l’unique demande faite ce jour-là : elle a donc une importance particulière.

 

Notre-Dame la répétera presque mot pour mot deux mois plus tard, au cours de la troisième apparition, le 13 juillet 1917 : « Je veux (…) que vous  continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu’elle seule [Notre-Dame du Rosaire] peut les obtenir. (…) Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix. »

Les mots de la Sainte Vierge sont particulièrement clairs : elle affirme que seule Notre-Dame du Rosaire peut obtenir la paix. Et ce qui était vrai en 1917, l’est encore aujourd’hui. Si nous croyons fermement à la réalité des apparitions de Fatima (voir la lettre de liaison n°34), alors nous devons être convaincus que se sont bien des paroles de Dieu Lui-même qu’Il nous a transmis par l’intermédiaire de sa sainte Mère.fleur bleu

Quelques jours avant de partir à l’hôpital, Jacinthe, qui eut une compréhension si profonde du message donné par la Sainte Vierge, confia à sa cousine :

Il ne me reste plus beaucoup de temps pour aller au Ciel. Toi, tu resteras ici afin de dire que Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Le moment venu de le dire, ne te cache pas. Dis à tout le monde que Dieu nous accorde ses grâces par le moyen du Cœur Immaculé de Marie, que c’est à elle qu’il faut les demander, que le Cœur de Jésus veut qu’on vénère avec lui le Cœur Immaculé de Marie, que l’on demande la paix au Cœur Immaculé de Marie, car c’est à elle que Dieu l’a confiée. (3e mémoire de sœur Lucie)

Dans une lettre du 19 mars 1939, sœur Lucie confia au père Aparicio :

De la pratique de cette dévotion, unie à la consécration au Cœur Immaculé de Marie, dépendent pour le monde la paix ou la guerre. C’est pourquoi j’ai tant désiré sa propagation ; et puis, surtout parce que telle est la volonté de notre bon Dieu et de notre si chère Mère du Ciel.

Remarquons qu’en agissant ainsi, nous n’obtiendrons pas seulement la paix pour nous ou pour notre pays, mais pour le monde. Quelle grâce extraordinaire ! Et les preuves de la puissance de ce moyen dans l’histoire sont nombreuses. Déjà avant les apparitions de Fatima, plusieurs grandes victoires furent gagnées par le rosaire : Lépante, La Rochelle, Vienne, Peterwardein, … Mais depuis, par deux fois au moins, la récitation publique du rosaire obtint la paix : en Autriche en 1955 et au Brésil en 1964. (Voir l’article Les victoires temporelles du rosaire).

fleur bleu

La consécration au Cœur Immaculé est aussi un puissant moyen pour obtenir la paix. C’est à cause de cette consécration que le Portugal fut épargné par la deuxième guerre mondiale (voir la lettre de liaison n°16).

Certes, prier ne suffit pas : il est aussi nécessaire d’agir sur le terrain temporel. Ora et labora ! Les miracles de l’Évangile (Cana, la multiplication des pains, la résurrection de Lazare, …) nous montrent qu’avant d’agir, Dieu demande aux hommes de faire un minimum : remplir des jarres à Cana, rouler une pierre à Béthanie. Dieu fait avec des riens, mais pas avec rien ! (Voir aussi la lettre de liaison n°2)

Cependant, si dans le domaine temporel, Il nous laisse relativement libre de choisir les moyens les plus appropriés pour redresser une situation, dans le domaine spirituel (qui est tout de même son domaine privilégié !), il est légitime qu’Il nous demande d’utiliser un moyen choisi par Lui plutôt qu’un autre. Or à Fatima, Dieu a clairement manifesté sa volonté : Il veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie dont l’un des fruits est précisément la paix.

Enfin, Dieu a prévu un ordre : les miracles mentionnés précédemment montrent que la prière doit être première, l’action ne venant qu’en second lieu, ordre clairement exprimé par la devise « Ora et labora« .

Statue de Notre-Dame au carmel de CoïmbraSi donc nous voulons ramener la paix dans notre pays ou dans le monde, commençons par réciter notre chapelet tous les jours (de préférence en famille et mieux encore en public) et essayons d’obtenir la consécration au Cœur Immaculé de Marie de notre diocèse, ou tout au moins de notre paroisse. (Voir aussi la lettre de liaison n°15) Rappelons ce que nous affirmions dans la lettre de liaison n°16 :fleur bleu

Si tous les évêques de France consacraient notre pays au Cœur Immaculé de Marie, Notre-Dame écarterait promptement les menaces pesant sur son avenir !

Et ce qui est vrai pour la France l’est aussi pour n’importe quel autre pays. Il nous reste un peu plus d’un an avant d’arriver au 13 octobre 2017. D’ici là, arriverons-nous à ce que tous les diocèses de France soient consacrés au Cœur Immaculé de Marie ? Si cela ne peut se faire sans le secours de la grâce de Dieu, cela ne sera fera pas non plus si nous ne faisons pas d’abord ce qui est à notre portée.


En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.logo2fatima
   Yves de Lassus
  Président de Cap Fatima 2017
source: http://www.fatima100.fr/

 

Lettre de liaison du*Centenaire des Apparitions de Fatima du 31 août 2016*Paroles de Notre-Dame ou inventions de sœur Lucie..?


fatima-site-entetesimplev3

Cap Fatima 2017

Centenaire des apparitions de Fatima


marie tour-fatima-celina

Lettre de liaison n°34 – 31 août 2016
Samedi prochain, 3 septembre : 1er samedi du mois

Chers amis,

Une question est souvent posée à propos des paroles prononcées par la Sainte Vierge à Fatima : quel crédit leur apporter ? Car outre ce que Notre-Dame a dit sur l’enfer (voir lettre de liaison n°33), certaines paroles de ses paroles sont pleines d’espérance mais aussi surprenantes :

– « Récitez le chapelet tous les jours pour obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre. » (13 mai et 13 juillet) (Voir lettres de liaison n°2 et n°31)

barre coeur1

– « Il [Jésus] veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. À qui embrassera cette dévotion, je promets le salut. » (13 juin) (Voir lettres de liaison n°5 et n°29)
– « Pour l’empêcher [la guerre], je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. » (13 juillet) (Voir lettre de liaison n°17)

barre coeur1

fleur bleu

Ces paroles ont-elles été réellement prononcées par Notre-Dame en personne comme l’a toujours affirmé sœur Lucie ? Voici la réponse donnée par le Vatican dans le Commentaire théologique qui se trouve dans le dossier publié avec le troisième secret, le 26 juin 2000 (voir la fiche sur le dossier du Vatican) :

Il est clair que, dans les visions de Lourdes, Fatima, etc., il ne s’agit pas de la perception normale extérieure des sens : les images et les figures qui sont vues ne se trouvent pas extérieurement dans l’espace, comme s’y trouve par exemple un arbre ou une maison. (…). Il s’agit de vrais « objets » qui touchent l’âme, bien qu’ils n’appartiennent pas à notre monde sensible habituel.

Et à propos de la troisième partie du secret révélé ce jour-là, le Commentaire affirme :

La conclusion du « secret » rappelle des images que sœur Lucie peut avoir vues dans des livres de piété et dont le contenu provient d’anciennes intuitions de foi.

barre coeur1

Ainsi, pour le Vatican, à Fatima, les petits voyants de Fatima n’ont eu qu’une vision intérieure. En conséquence, il n’y a pas réellement eu de paroles prononcées par Notre-Dame. (Pourtant, les plus proches témoins entendaient parfaitement le murmure d’une voie répondant aux questions de Lucie.) Et, sans le dire explicitement, le Commentaire en tire la conclusion que sœur Lucie a inventé le secret à partir de ce qu’elle a lu ou de ce que ses parents lui ont appris. C’est aussi ce que Monseigneur Ré, assesseur et troisième personnage de la Secrétairerie d’État, confia un jour à l’abbé Caillon :

Si nous étions sûrs que c’est vraiment la Sainte Vierge qui demande que les évêques du monde entier s’unissent au pape pour consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie, nous le ferions. Mais ce n’est pas clair. Nous avons nos archives nous aussi.

barre coeur1

De plus, le seul et unique spécialiste de Fatima mentionné par le Commentaire, à l’exclusion des meilleurs experts de Fatima comme le père Alonso, le chanoine Barthas, le chanoine Formigâo, etc., est le père Dhanis, qualifié de « théologien flamand éminent connaisseur de cette question » bien qu’il ait toujours refusé de rencontrer sœur Lucie et de lire l’ensemble des documents sur Fatima.

Or, dans un article cité en référence par le Commentaire (Regard sur Fatima, bilan d’une discussion), le père Dhanis affirme : « Une approbation ecclésiastique [sur des apparitions] (…) ne garantit pas expressément la réalité de la communication céleste. »

fleur bleu

Sur Fatima, la thèse du père Dhanis peut se résumer ainsi : les apparitions de 1917 sont probablement authentiques, mais le message diffusé par la suite est une invention de sœur Lucie. Pour lui, dans le message, seuls sont vrais l’appel à la prière et à la pénitence ; tout le reste n’est qu’imagination d’enfant. Voici quelques-unes de ses conclusions tirées d’articles parus autour des années 1950 dans les revues Streven et Nouvelle Revue Théologique.

ange fatima

Sur les apparitions de l’Ange :
On n’ose pas écarter absolument l’hypothèse d’un récit dû pour une grande part à l’imagination et on se sent porté à ne pas prendre position.

Sur la vision de l’enfer :
Les voyants ont reçu une connaissance très intense de l’horreur des péchés et de la damnation et cette connaissance a évoqué petit à petit une vision dans leur imagination.

fleur bleu

LUCIEFATIMA

Sur les mémoires de sœur Lucie en général :

Il n’est pas facile de préciser le crédit qu’il y a lieu d’accorder aux rapports de sœur Lucie. Sans mettre en doute sa sincérité, non plus que le jugement sain dont elle fait preuve dans la vie quotidienne, on peut juger prudent de ne s’appuyer qu’avec circonspection sur ses écrits.

(…) Une personne peut être sincère et faire preuve d’un jugement sain dans la vie quotidienne, mais avoir une propension à la fabulation inconsciente dans un certain secteur ou, en tout cas, rapporter avec des enrichissements et des modifications appréciables des souvenirs vieux de vingt ans.

fleur bleu

(…) Certains esprits inventent des histoires et se persuadent eux-mêmes qu’elles sont vraiment arrivées. Dans leur imagination, ils sont de bonne foi. (…)
Au cours des années, certains événements extérieurs et certaines expériences spirituelles de Lucie ont enrichi le contenu original du secret.

Sœur Lucie est bien sûr d’un avis totalement opposé : elle est sûre d’avoir vu réellement la Sainte Vierge. En 1924, lors de la commission d’enquête canonique, elle affirma : « J’ai la certitude que je l’ai vue et que je ne me suis pas trompée. Même si l’on me tuait, personne ne me ferait dire le contraire ! »

fleur bleu

De plus, les nombreuses manifestations extérieures indiquent à n’en pas douter la présence d’un personnage invisible et le nombre de personnes à en avoir été témoin exclut catégoriquement toute possibilité de vision simplement intérieure. (Voir lettres de liaison n°8 et n°10)
Par ailleurs, comment expliquer la prophétie sur le miracle du soleil ? Elle n’a sûrement pas pu être trouvée dans « des livres de piété » ni inventée par trois jeunes enfants sans instruction de 7, 8 et 10 ans. (Voir lettre de liaison n°12).

fleur bleu

Enfin, toutes les personnes ayant bien connu sœur Lucie ont toujours affirmé qu’elle était honnête et avait une excellente mémoire. Une de ses nièces, sœur Maria Inès da Eucaristia, disait d’elle : « La vertu qui caractérise le mieux sœur Lucie, c’est la sincérité et la rectitude ». Il est donc difficile d’imaginer que sœur Lucie ait pu « inventer » ses mémoires.

fleur bleu

Aussi, même si le Vatican est d’un avis différent, nous continuerons à croire que la Sainte Vierge est réellement venue six fois à la Cova da Iria avec son corps glorieux, s’est montrée aux enfants, leur a parlé et a manifesté sa présence à toutes les personnes présentes par des signes physiques qui ne trompent pas. Cet avis est d’ailleurs partagé par diverses personnalités ecclésiastiques, comme Monseigneur Hnilica qui confia au cardinal Ratzinger :

Il me semble, pour y avoir réfléchi tout l’été, qu’il n’y a pas de preuve de l’appartenance de toutes les apparitions et visions de la Sainte Vierge à ce que Votre Éminence appelle « la voie moyenne » ou « perception intérieure ». (…) Je me demande si nous devons refuser, sans preuve et a priori, la possibilité de la présence corporelle de la très Sainte Vierge, dans ses apparitions.

assomptionmarie

Pourquoi la Vierge Marie, qui est montée au Ciel avec son corps, ne pourrait-elle pas apparaître avec son corps ?

En conséquence, les paroles rapportées par Lucie dans ses mémoires sont bien des paroles prononcées par Notre-Dame elle-même et il convient donc d’en tenir le plus grand compte.


En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.logo2fatima

Yves de Lassus
Président de Cap Fatima 2017
source: http://www.fatima100.fr/

Merci !


 

 

Lettre de liaison du*Centenaire des Apparitions de Fatima du 16 août 2016*L’enfer dans le message de Fatima*


fatima-site-entetesimplev3

Cap Fatima 2017

Centenaire des apparitions de Fatima

PETALE ROSE

Chers amis,

Si l’apparition du 13 août 1917 est très extraordinaire, car ce fut en quelque sorte une « apparition sans voyants » (voir lettre de liaison n°8), celle du 19 août suivant a aussi un caractère très particulier : pour la troisième fois, Notre-Dame parla de l’enfer.

De nos jours, l’enfer est un sujet peu évoqué, voire occulté. Certains clercs vont même jusqu’à nier son existence ou déclarer que s’il existe, il est vide. Et il est probable qu’aborder un tel sujet dans cette lettre de liaison occasionnera une série de désabonnements. Pourtant, si on veut présenter honnêtement et complètement le message de Fatima, il est impossible de le passer sous silence. Car la Sainte Vierge n’en aurait pas parlé aux petits pastoureaux si c’était un sujet sans importance. Il est également difficile d’imaginer que Notre-Dame se soit trompée en parlant de l’enfer. Voici donc toutes les paroles prononcées par la Sainte Vierge à Fatima sur ce sujet :


  • Le 13 juillet, juste après la vision de l’enfer : « Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. »
  • Dans la prière qu’elle enseigna juste après : « Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin. »
  • Le 19 août : « Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs. Car beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’elles n’ont personne qui se sacrifie et prie pour elles. »

fatima enfer

Par la suite, les petits voyants ne cessèrent de méditer sur l’enfer, tout particulièrement Jacinthe dont la grande sensibilité lui valut d’avoir une perception plus profonde du message de Fatima. Dans le troisième mémoire, sœur Lucie explique toute l’importance que Jacinthe attachait à la vision de l’enfer :

La vision de l’enfer l’avait horrifiée à tel point que toutes les pénitences et les mortifications lui paraissaient peu de chose, pour arriver à préserver quelques âmes de l’enfer.
Eh bien, je vais maintenant répondre à une autre question qui m’a été adressée de plusieurs côtés : Comment se fait-il que Jacinthe, encore si petite, ait pu être possédée d’un tel esprit de mortification et de pénitence et en comprendre la valeur ?
Il me semble que ce fut, d’abord, par une grâce spéciale que Dieu a voulu lui accorder, par l’intermédiaire du Cœur Immaculé de Marie ; mais aussi, parce qu’elle a vu l’enfer et le malheur des âmes qui y tombent.

barre bleu

Certaines personnes, même pieuses, ne veulent pas parler aux enfants de l’enfer, pour ne pas les effrayer. Mais Dieu n’a pas hésité à montrer l’enfer à trois enfants, dont la plus jeune avait seulement six ans, et il savait bien qu’elle en serait horrifiée, au point de se consumer de frayeur, je peux presque le dire.

Voici également quelques propos de Jacinthe rapportés par Lucie dans son troisième mémoire (Voir sur le site tous les passages de ce mémoire dans lequel ce sujet est abordé) :

Souvent, elle s’asseyait par terre ou sur quelque pierre et, toute pensive, elle se mettait à dire : « Oh, l’enfer ! Oh, l’enfer ! Que j’ai pitié des âmes qui vont en enfer ! Et les gens qui sont là, vivants, à brûler comme du bois dans le feu ! » Et, toute tremblante, elle s’agenouillait, les mains jointes, pour réciter la prière que Notre-Dame nous avait enseignée : « Ô mon Jésus ! Pardonnez-nous, préservez-nous du feu de l’enfer et attirez toutes les âmes au Ciel, principalement celles qui en ont le plus besoin ». (…)

barre bleu

Elle demeurait ainsi de longs moments à genoux, répétant la même prière. De temps en temps, elle m’appelait ou appelait son frère, comme s’éveillant d’un songe : « François ! Priez-vous avec moi ? Il faut prier beaucoup pour faire échapper les âmes à l’enfer ! Il y en a tant qui y vont ! Il y en a tant ! »
D’autres fois, elle demandait : « Pourquoi est-ce que Notre-Dame ne montre pas l’enfer aux pécheurs ? S’ils le voyaient, ils ne pécheraient plus, pour ne pas y aller. Tu dois dire à Notre-Dame qu’elle montre l’enfer à tous ces gens. Tu verras comme ils se convertiront ! ».

Par la suite, sœur Lucie revint souvent sur le sujet dans sa correspondance. Ainsi, elle confia au père Pasquale :

fatima Jacinta_marto_lucia_santos

Ce qui m’est resté le plus gravé dans l’esprit et dans le cœur, ce fut la tristesse de cette Dame lorsqu’elle nous montra l’enfer ! Si la vision de l’enfer avait duré un instant de plus, nous serions morts de peur et d’épouvante. Cependant, une chose m’a encore plus impressionnée, ce fut l’expression douloureuse du regard de Notre-Dame ! Si je vivais mille ans, je la conserverais toujours gravée dans mon cœur.

Voici également ce qu’elle écrivit un jour à un séminariste :

Ne soyez pas surpris si je vous parle tant de l’enfer. C’est une vérité qu’il est nécessaire de rappeler beaucoup dans les temps présents, parce qu’on l’oublie : c’est en tourbillon que les âmes tombent en enfer. Eh ! quoi ? Vous ne trouvez pas bien employés tous les sacrifices qu’il faut faire pour ne pas y aller et empêcher que beaucoup d’autres y tombent ?

barre bleu

Tous ces enseignements sur l’enfer sont parfaitement conformes à l’enseignement constant de l’Église depuis toujours. Notre-Seigneur, dans son immense bonté, parla plusieurs fois de « géhenne », de « feu éternel », de « fournaise ardente », de « feu qui ne s’éteint pas ». Et l’Église n’a jamais cessé de transmettre cet enseignement de son Maître. Voici, par exemple, la définition de l’enfer que donne le catéchisme de saint Pie X (3e partie, n° 46) :

L’enfer est un lieu de tourments auquel sont condamnés tous ceux qui par leurs crimes se sont révoltés contre l’ordre de la Providence ou de la prédestination et ont été fixés dans ces crimes de façon à ne s’en convertir jamais. (…)

Les peines et les tourments qu’ils méritent en raison de leurs crimes dureront toujours et ne finiront jamais. (…). Ces peines sont de deux sortes ; savoir : la peine du dam, et la peine du sens. (…) Le feu doit s’entendre au sens d’un feu matériel ; car il désigne proprement la peine du sens.

Le concile Vatican II lui-même rappelle son existence dans Lumen gentium n°48 : « Il faut veiller constamment pour que nous méritions d’entrer avec Lui aux noces et d’être comptés au nombre des bénis, et non pas de recevoir l’ordre, comme des serviteurs mauvais et paresseux, d’aller dans le feu éternel, dans les ténèbres extérieures où « il y aura des pleurs et des grincements de dents ». »

fatima-site-entetesimplev3

De son côté, le Compendium du Catéchisme de l’Église Catholique (n° 208) affirme qu’à sa mort, chacun reçoit une rétribution immédiate qui « consiste dans l’accession à la béatitude du ciel, aussitôt ou après une purification proportionnée, ou au contraire à la condamnation éternelle de l’enfer ».

barre bleu

L’enfer est donc une vérité de foi et l’on ne peut pas se dire catholique si on croit qu’il n’existe pas ou qu’il est vide. L’une des raisons de la venue de la Sainte Vierge à Fatima est précisément de rappeler son existence à une période où on a tendance à l’oublier.

 La Sainte Vierge aurait-elle pris le soin de montrer l’enfer à trois jeunes enfants et de signifier l’importance de son message par un miracle extraordinaire pour que quelques années plus tard, on juge cette notion surannée ? Fatima nous rappelle une vérité de Foi : l’enfer existe et ceux qui y tombent sont ceux qui offensent Notre-Seigneur.

Cette vérité est peut-être dure à accepter dans notre monde peu habitué à ce qu’on lui parle des fins dernières en général et de l’enfer en particulier. Mais avec ce rappel, Notre-Dame nous a indiqué le moyen d’éviter l’enfer : la dévotion à son Cœur Immaculé. Or c’est une dévotion peu exigeante. On peut donc dire qu’il est facile d’éviter l’enfer à condition de la pratiquer.

Coeur-Immacule-de-Marie

Par ailleurs, si beaucoup d’âmes vont en enfer parce que personne ne prient pour elles, il ne tient qu’à nous d’inverser cette proposition, à savoir que beaucoup d’âmes seront sauvés si nombreux sont ceux qui prient et se sacrifient pour les pécheurs, point essentiel de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.

Aussi, demandons à Notre-Dame de nous accorder les lumières nécessaires pour bien comprendre son message, en particulier ce qu’est l’enfer.

barre bleu


En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

Yves de Lassus

Président de Cap Fatima 2017

http://www.fatima100.fr/le-message-et-le-secret/229-l-enfer-d-apres-le-troisieme-memoire?utm_source=newsletter_584&utm_medium=email&utm_campaign=lettre-de-liaison-n-33-16-aout-2016

 

Lettre de liaison du*Centenaire des Apparitions de Fatima du 13 juillet 2016*Si vous voulez que la paix règne dans vos familles et dans votre patrie, récitez tous les jours le chapelet avec les vôtres*


marie tour-fatima-celina

Chers amis,

Le 13 juillet 1917, Notre-Dame répéta pour la troisième fois qu’il fallait réciter le chapelet tous les jours. Et elle le redira encore lors des trois apparitions suivantes. Ainsi, à chacune des six apparitions de 1917, Notre-Dame demanda (on pourrait presque dire réclama) la récitation quotidienne du chapelet.

barre bleu

  • 13 mai 1917 : « Récitez le chapelet tous les jours pour obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre ».
  • 13 juin 1917 : « Je veux (…) que vous disiez le chapelet tous les jours ».
  • 13 juillet 1917 : « Je veux (…) que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre ».
  • 19 août 1917 : « Je veux (…) que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours ».
  • 13 septembre 1917 : « Continuez à réciter le chapelet pour obtenir la fin de la guerre ».
  • 13 octobre 1917 : « Que l’on continue toujours à dire le chapelet tous les jours ».

barre bleu

Cette demande est la seule à avoir été faite systématiquement à chaque apparition : elle est donc particulièrement importante, car cette insistance n’est sûrement pas fortuite. En outre, à partir de la troisième apparition, la Sainte Vierge parlera à chaque fois de Notre-Dame du Rosaire :

 

  • 13 juillet 1917 : « Je veux (…) que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire ».
  • 19 août 1917 : « Notre-Seigneur viendra bénir le peuple. Viendra aussi Notre-Dame du Rosaire et Notre-Dame des Douleurs. (…) L’argent des brancards sera pour la fête de Notre-Dame du Rosaire ».
  • 13 septembre 1917 : « Avec la moitié de l’argent reçu jusqu’à ce jour, que l’on fasse les brancards de procession et qu’on les porte à la fête de Notre-Dame du Rosaire ».
  • 13 octobre 1917 : « Je suis Notre-Dame du Rosaire ».

barre bleu

Enfin les trois tableaux que la Sainte Vierge montra aux petits voyants pendant la danse du soleil de la dernière apparition, illustrent les trois séries des mystères du rosaire : la Sainte Famille pour les mystères joyeux, Notre-Dame des douleurs pour les mystères douloureux et Notre-Dame du Rosaire sous les traits de Notre-Dame du Mont Carmel pour les mystères glorieux.

Fatima est donc la consécration d’une part du chapelet quotidien comme prière privilégiée par le Ciel, après le saint Sacrifice de la Messe, d’autre part de Notre-Dame du Rosaire comme nom particulier de la Sainte Vierge. Voilà pourquoi toute sa vie, sœur Lucie ne cessa d’insister sur l’importance de la récitation quotidienne du chapelet. Voici par exemple ce qu’elle écrivit le 16 septembre 1970 à une de ses amies, Mère Maria José Martins (voir lettre complète ICI) :

barre bleu

Extrait de la lettre:

La prière du rosaire ou chapelet est, après la sacrée liturgie de l’Eucharistie, celle qui nous unit le plus à Dieu par la richesse des prières qui la composent, toutes venant du Ciel, dictées par le Père, le Fils et l’Esprit Saint. (…)
Ainsi la prière du chapelet est, après la sacrée liturgie de l’Eucharistie, celle qui nous introduit le mieux dans le mystère intime de la Très Sainte Trinité, de l’Eucharistie, et celle qui nous met le mieux dans l’esprit les mystères de foi, d’espérance et de charité. Elle est le pain spirituel des âmes (…) C’est elle qui maintient la petite flamme de la foi qui n’est pas encore tout à fait éteinte dans beaucoup de consciences. Même pour ces âmes qui le récitent sans méditer, le simple fait de prendre leur chapelet pour prier, c’est déjà se souvenir de Dieu, du surnaturel. Le simple rappel des mystères, à chaque dizaine, est plus qu’un rayon de lumière pour soutenir dans les âmes la mèche qui fume encore. C’est pour cela que le démon lui fait tant la guerre !

barre bleu

On retrouve des expressions presque identiques dans une lettre au père Pasquale écrite deux mois plus tard, le 26 novembre 1970 (voir lettre complète ICI) :

La décadence du monde est sans nul doute l’effet du manque d’esprit de prière. Ce fut en prévision de cette désorientation que la Vierge a recommandé, avec tant d’insistance, la récitation du chapelet. C’est parce que la prière du Rosaire est, après la sainte Messe, la plus apte à conserver et à augmenter la foi dans les âmes, que le démon a déchaîné contre lui la guerre que l’on sait.

Nous incitons vivement les lecteurs à lire ces deux lettres (lettre à Mère Maria José Martins ICI et lettre au père Pasquale ICI) pour mesurer toute l’importance que sœur Lucie attachait au chapelet, importance qu’elle avait apprise de Notre-Dame elle-même. Il faut vraiment les méditer pour bien comprendre que la récitation quotidienne du chapelet est le remède universel à tous nos maux.

barre bleu

Pourtant certains n’hésitent pas à le critiquer, trouvant cette prière répétitive, ennuyeuse, vieillotte, … Nous n’allons pas répondre à ces reproches, car nombreux sont ceux qui y ont déjà répondu avec talent. (Voir par exemple le remarquable poème sur le chapelet de Charles Péguy ICI) Surtout, de tels reproches devraient être adressés directement à Notre-Dame elle-même. Car pourquoi a-t-elle toujours tant insisté sur la récitation du chapelet (rue du Bac, La Salette, Fatima) ? Pourquoi est-elle apparue si souvent avec un chapelet dans les mains (Lourdes, Beauraing, Banneux, …) ?

Admettre les critiques de ceux qui dénigrent le chapelet, serait implicitement reconnaître que la Sainte Vierge s’est trompée, et avec elle de très nombreuses autorités dans l’Église ! C’est tout de même un peu difficile à croire. Léon XIII fit plus de dix encycliques sur le rosaire. Saint Pie X, dans son testament, n’hésita pas à écrire : « Si vous voulez que la paix règne dans vos familles et dans votre patrie, récitez tous les jours le chapelet avec les vôtres : le Rosaire est le parfait résumé de l’Évangile et il donne la paix à tous ceux qui le récitent… Aimez le Rosaire, récitez-le tous les jours. »

barre bleu

Une telle affirmation dans un texte aussi important qu’un testament, et qui plus est le testament d’un pape canonisé, marque une importance exceptionnelle. Il est d’ailleurs extraordinaire de voir la ressemblance entre ces propos de saint Pie X et ceux de Notre-Dame à Fatima, comme si la Sainte Vierge avait voulu confirmer les propos du saint pape.

Plus près de nous, le père Gabriele Amorth, exorciste du diocèse de Rome, dans l’introduction de son dernier livre Il mio rosario (Ed. San Paolo, Italie), écrit : « Je pense que le Rosaire est la prière la plus puissante ». Il révèle que la source de sa force intérieure, il la trouva dans la récitation quotidienne du chapelet, prière qui l’a soutenu dans son combat quotidien contre les manifestations du démon auxquelles il fut confronté durant de longues années. Et le père Amorth souligne le rôle du Cœur Immaculé de Marie pour convertir le monde : « Ce livre est dédié au Cœur Immaculé de Marie duquel dépend l’avenir de notre monde»

Pour terminer, voici un compte qui, malgré son caractère enfantin, illustre parfaitement cette puissance du chapelet. Cliquez ICI. Alors, pour notre salut, pour le redressement de notre pays, pour la conversion des pécheurs, pour la paix dans le monde, soyons assidu à la récitation quotidiennement notre chapelet.

logo2fatima

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

 Yves de Lassus
Président de Cap Fatima 2017


N’oublions pas : le mois prochain,  deux grandes occasions s’offrent à nous pour nous consacrer au Cœur Immaculé de Marie : le 15 août, fête de l’Assomption, et le 22 août, fête du Cœur Immaculé de Marie (rit extraordinaire). Les préparations à ces deux consécrations commenceront respectivement le 15 et le 22 juillet. Il est encore temps pour vous inscrire. Soyons nombreux à le faire (Inscription ICI).


 

Lettre de liaison du*Centenaire des Apparitions de Fatima du 28 juin 2016*Notre-Seigneur et Notre-Dame nous demandent de réparer pour les péchés commis envers les Cœurs de Jésus et Marie*


fatima37

« Dieu veut établir dans le monde

la dévotion à mon Cœur Immaculé. »

Chers amis,

Cette année, le mois de juillet sera plus particulièrement placé sous les auspices des Cœurscoeur gif de Jésus et Marie,coeur gif car le premier jour du mois sera à la fois la fête du Précieux Sang et le 1er vendredi du mois, et le second sera à la fois la fête de la Visitation et le 1er samedi du mois. Alors ne manquons pas d’offrir ce 1er  vendredi et ce 1er samedi du mois aux deux cœurs de Notre-Seigneur et de Notre-Dame.

BARRE chaine22

À ce propos, il convient de revenir sur un point concernant la dévotion des premiers samedis du mois. Si les quatre conditions concrètes : confession, communion, chapelet et quart d’heure de méditation, sont bien connues, il est important de ne pas oublier la cinquième condition, à savoir de les accomplir pour réparer les péchés commis envers au Cœur Immaculé de Marie.

Sur ce point particulier, plusieurs personnes ont exprimé quelques réserves. Pour certaines, l’esprit devant animer les premiers samedis du mois serait non pas un esprit de réparation mais plutôt une attitude de confiance dans l’amour du cœur de notre Mère du Ciel et surtout de celui de son divin fils. Pour d’autres, la réparation serait un effort pour réparer nos fautes ou celles des autres et sous-tendrait une idée de justice alors que les relations avec Notre-Dame devraient au contraire être pleines d’un esprit d’amour et de miséricorde.

Nous ne voulons pas mettre en doute le bien-fondé de ces remarques. Cependant, le 13 juillet 1917, Notre-Dame a bien dit : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. » Certes, notre amour pour Notre-Seigneur et Notre-Dame doit être premier et inspirer toutes nos dévotions. Toutefois, il n’est pas possible d’écarter l’esprit de réparation de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. En effet, à Fatima, le terme « réparation«  a bien été employé aussi bien par l’Ange (à l’été et à l’automne 1916) que par Notre-Dame (les 13 mai et 13 juillet 1917).

ange fatima

À l’été 1916, l’Ange demanda : « De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. »

Et à l’automne, il enseigna cette prière aux petits pastoureaux : « Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. »

De son côté, le 13 mai 1917, Notre-Dame leur demanda : « Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs ? »

Et le 13 juillet 1917, elle leur apprit cette prière : « Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : « Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie«  ».

BARRE chaine22

Remarquons que, le 13 mai, Notre-Dame emploie exactement la même expression que l’Ange l’année précédente : offrir des sacrifices « en acte de réparation pour les péchés par lesquels Jésus est offensé ». Par contre le 13 juillet, elle demande des sacrifices pour réparer les péchés commis contre son Cœur.

Par la suite, l’Enfant-Jésus et Notre-Dame parleront surtout de la réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie. Le 10 décembre 1925, à Pontevedra, l’Enfant-Jésus dit à sœur Lucie : « Aie compassion du Cœur de ta Très Sainte Mère, entouré des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment, sans qu’il y ait personne pour faire un acte de réparation afin de les en retirer. »

Puis la Sainte Vierge lui dit : « Vois, ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme ».

BARRE chaine22

Peu après, le 15 février 1926, l’Enfant-Jésus lui dit à nouveau : « Les âmes qui font les cinq premiers samedis avec ferveur et dans le but de faire réparation au Cœur de ta Mère du Ciel me plaisent davantage que celles qui en font quinze, tièdes et indifférents. » Puis concernant la confession : « Que, dans cette confession antérieure, elles aient l’intention de faire ainsi réparation au Sacré Cœur de Marie. »

Enfin, le 13 juin 1929, Notre-Dame reviendra sur le sujet : « Elles sont tellement nombreuses les âmes que la justice de Dieu condamne pour des péchés commis contre moi, que je viens demander réparation. Sacrifie-toi à cette intention et prie. »

De plus, à la même époque, à Poitiers, Notre-Seigneur donnait un enseignement analogue à sœur Joseph Ménendez. Voici par exemple ce qui Il lui dit le 25 février 1922 : « Les pécheurs excitent la Colère divine. Mais les âmes qui M’aiment, s’immolent et se consument comme victimes de réparation, attirent la Miséricorde de Dieu, et voilà ce qui sauve le monde. » (Tiré de Un appel à l’amour)

BARRE chaine22

Il est donc clair que Notre-Seigneur et Notre-Dame nous demandent de réparer pour les péchés commis envers les Cœurs de Jésus et Marie. Et, nous dit Notre-Seigneur, si nous faisons ces actes de réparation, « nous sauverons le monde » !

Cet esprit de réparation n’est d’ailleurs nullement incompatible avec un échange d’amour, bien au contraire. Essayons de l’illustrer par un exemple. Imaginons qu’une personne que nous aimons beaucoup ait perdu une chose à laquelle elle tenait particulièrement. Pour la consoler, nous allons l’entourer de toute notre affection.

marie fatima

barre-ETOILE-BLEU

Mais ne sera-t-elle pas encore plus touchée si, en plus, nous lui offrons quelque chose pour remplacer, au moins partiellement, ce qu’elle a perdu ? Certes, la compensation ne sera probablement pas totale, mais, en plus de limiter la perte subie, elle aura le mérite de marquer notre affection par un acte concret. Ainsi, la réparation n’est pas seulement un acte de justice qui répare un préjudice : elle est aussi un moyen de prouver de façon concrète l’amour que nous portons aux personnes dans l’affliction. Pourquoi n’en serait-il pas de même avec Notre-Dame ?

logo2fatima

Alors, samedi, accomplissons, non seulement de tout notre cœur mais aussi avec  un véritable esprit de réparation, les pratiques demandées par Notre-Dame.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

    Yves de Lassus
     Président de Cap Fatima 2017

barre-ETOILE-BLEU


Pour répondre à l’appel de Notre-Dame, n’oublions pas aussi de nous consacrer à son Cœur Immaculé. Les dates des prochaines consécrations sont le 15 août pour la fête de l’Assomption et le 22 août, fête du Cœur Immaculé de Marie (dans le rit extraordinaire). Les préparations à ces consécrations commenceront les 15 et 22 juillet. Soyons nombreux à nous consacrer ces jours-là pour être toujours plus nombreux à suivre les demandes de notre Mère du Ciel. (Inscription ICI).

BARRE chaine22



 

%d blogueurs aiment cette page :