(Jour-28) Extrait LE MANUSCRIT DU PURGATOIRE…Jésus est la vraie joie de la terre et l’éternelle joie des Cieux !




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Par la Sainte Communion, Jésus vous unira à lui très intimement et s’unira à vous plus qu’il ne l’a encore fait pour personne.

Vous trouverez dans ce divin aliment une force extraordinaire pour vous élever à la perfection que Jésus demande de vous.

  • Tout passe et passe vite ! Ne nous donnons pas tant de peine pour des choses qui doivent finir un jour. Visons à ce qui ne finira jamais… Par nos actions saintes et unies à Jésus, embellissons notre trône du Ciel.
  • Faisons-le monter de quelques degrés très proches de Celui que nous devons contempler et aimer toute l’éternité. Voilà quel doit être notre occupation unique, sur la terre.

Pour une âme que Jésus aime, il fait des choses qui, à première vue, paraissent impossibles. Voilà comme il agira envers vous !

  • C’est Jésus qui vous attire à lui très doucement, très suavement, mais en même temps fortement. Ne résistez pas à ses divins attraits.

Jésus vous dira bientôt lui-même ce qu’il veut de vous. En attendant, c’est moi qu’il charge de vous transmettre ses volontés divines. Écoutez bien sa voix qui vous parle intimement au fond du cœur ; ne lui refusez rien et vous gagnerez tout ; car si vous êtes généreuse, il le sera bien davantage. Vous en avez déjà eu des preuves.

 

  • Le bon Dieu veut à son service des âmes généreuses qui n’aient aucun souci d’elles-mêmes, qui apportent toute leur attention, toute leur bonne volonté à le faire aimer et servir aux dépens de leurs intérêts.

 

  • Les grâces du bon Dieu sont des dons qu’il ne nous doit pas. Il les accorde à qui il lui plaît, sans que personne doive y trouver à redire. Qu’est-ce qui a le droit de faire des lois au divin Maître ? Recevez donc les grâces particulières que Jésus vous accorde humblement, mais en même temps avec une humble reconnaissance, sans chercher à en examiner le pourquoi.

 

Jésus veut que vous planiez au-dessus de tout ce qui est créé, que pas un lien, pas un fil ne vous retienne à la terre. Il vous faut vivre déjà de la vie des Élus dont l’unique occupation est de jouir, d’aimer et de se perdre en Dieu !


Souvenir. – 2 NOVEMBRE 1890 : dernière bénédiction du mois du Rosaire.

  • Je vais essayer de vous faire comprendre, autant que vous le pouvez sur la terre, ce que c’est que le Ciel. Ce sont des fêtes toujours nouvelles qui se succèdent sans interruption, un bonheur toujours nouveau qu’on n’a- ce semble – encore jamais ressenti. C’est un torrent de joie qui déborde sans cesse sur tous les Élus…
  • Le Ciel, c’est Dieu surtout, Dieu aimé, goûté, savouré ; c’est en un mot le rassasiement de Dieu, sans pourtant en être rassasié !

Et plus l’âme a aimé Dieu sur la terre, .plus elle a atteint le sommet de la perfection, plus aussi elle aime Dieu et le comprend au Ciel !

  • Jésus est la vraie joie de la terre et l’éternelle joie des Cieux !

FIN


 

(Jour-27) Extrait LE MANUSCRIT DU PURGATOIRE…Pensez souvent aussi à l’Eucharistie, à la vie cachée de Jésus au Tabernacle. Là surtout vous verrez son Amour..




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Que la foi pratique anime toutes vos actions ! Que votre confiance en Jésus et en son amour vous fasse entreprendre généreusement tout ce qu’il exige de vous ! Dites, chaque matin, à votre réveil, à votre Bien-aimé :

  • « Mon Jésus, me voilà pour accomplir votre volonté ; que voulez-vous que je fasse pour vous plaire aujourd’hui ? »

Faites tous vos exercices de piété sous le regard de Jésus avec un grand amour. On ne fait de bien aux âmes que dans la proportion de son union à Dieu.

  •  Le bon Dieu cherche des âmes qui réparent les outrages qu’il reçoit, qui l’aiment et qui le fassent aimer. Il vous veut de ce nombre.

A un moment donné Dieu dénoue les trames et déjoue les plans de ceux qui ne cherchent pas uniquement sa gloire.

  • Jésus, avant d’accorder à une âme une union intime avec lui, la purifie par l’épreuve, et plus ses desseins sur cette âme sont grands, plus aussi est grande l’épreuve.

Le démon s’aperçoit bien que le bon Dieu a des desseins sur vous ; voilà pourquoi il vous tracasse et vous fait tracasser par les siens… Ne vous découragez pas. Le bon Dieu vous aide et vous aidera.

  • Luttez avec courage. Malgré les efforts de l’enfer, le bon Dieu arrivera à ses fins.

 

Le bon Dieu se sert de moi pour vous encourager puisque vous n’avez personne. Retenez bien cela et voyez que la nature a besoin de ces petits encouragements. A l’occasion, vous y penserez, puisque vous avez et aurez charge d’âmes. Le bon Dieu vous en donne l’exemple au Jardin de l’Agonie.

  • Ayez toute confiance en Jésus. Jamais il ne vous fera défaut.
  • Fixez votre demeure habituelle dans le Cœur de Jésus.
  • Que l’amour soit la chaîne qui unisse votre cœur à son Cœur adorable !
  • Votre cœur si misérable se purifiera, se détachera au contact de ce Cœur si pur.

 

Puisez aussi dans le divin Cœur de Jésus ce qu’il vous faut de grâces pour les autres, pour votre charge. Il ne vous refusera rien de ce que vous demanderez avec confiance et amour.

  • Les peines et les souffrances du cœur sont plus pénibles que celles du corps.
  • Mais pour une âme qui aime Jésus, la grande douleur est de lui en causer chaque jour par ses péchés et ses ingratitudes !

Demandez au Cœur de Jésus la force d’âme nécessaire pour qu’il accomplisse en vous ses desseins.

  •  Si le bon Dieu exige une si grande pureté de l’âme qu’il admet, dans son Ciel, c’est parce qu’il est l’éternelle Pureté, l’éternelle Beauté, l’éternelle Justice, l’éternelle Bonté et l’éternelle Perfection !

Le bon Dieu permet que vous souffriez de corps et d’esprit afin que, morte à vous-même, il puisse accomplir en vous ses grands desseins, afin que vous connaissiez l’art de perfectionner les autres par votre propre expérience.

  • Pour vous fixer l’esprit dans la présence de Dieu, prenez chaque jour une des quatorze Stations de Notre-Seigneur dans sa Passion, à laquelle vous penserez davantage. Jésus aime qu’on se rappelle toutes les souffrances qu’il a endurées pour nous.

Les jours de fête, prenez, pour y réfléchir, un des mystères glorieux : la Résurrection, l’Ascension. Pensez souvent aussi à l’Eucharistie, à la vie cachée de Jésus au tabernacle. Là surtout vous verrez son Amour.

  • Rester ainsi seul, sans adorateur, dans la plupart des églises du monde ! Attendre en vain que quelqu’un vienne lui dire : « Je vous aime ! »

Chaque dimanche, faites vos petites provisions pour la semaine ; en un mot, cherchez à faire plaisir à Jésus. Il vous rendu la réciproque.


À Suivre…


 

( Jour-26 ) Extrait LE MANUSCRIT DU PURGATOIRE…*Le bon Dieu ne défend pas qu’on soigne son corps, mais il y a des personnes qu’il veut soigner lui-même et guérir quand bon lui semble..





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MAI 1886. – C’est vrai que personne ne mérite les grâces du bon Dieu ; ce sont des faveurs, mais quand il nous en accorde, il faut les recevoir avec reconnaissance et en profiter.

  • Pour l’âme religieuse,
  • il faut l’esprit intérieur,
  • la vie de sacrifice,
  • la pureté d’intention :
  • voilà le résumé de la vie.

Apprenez à respecter la Règle et les Prêtres. Ceux qui s’attaquent aux Ministres de Jésus-Christ le blessent à la prunelle de 1’œil. Malheur ! Trois fois malheur à ceux et à celles qui agissent de la sorte !

Ce qu’une Religieuse peut faire de plus agréable au bon Dieu pour le soulagement de ses parents défunts, ce n’est pas tant des prières que toutes ses actions faites avec une grande pureté d’intention et en union à Notre-Seigneur.

  • C’est l’âme la plus aimée de Jésus qu’il crucifie davantage sur la terre,
  • mais la croix envoyée par Dieu a toujours des douceurs mêlées à son amertume.

Il n’en est pas de même des croix qui nous arrivent par notre faute : pour celles-là, il n’y a que l’amertume seule.



NOVEMBRE 1886. – Toutes ces épreuves !… Le bon Dieu a tout permis pour vous éprouver toutes, pour vous donner de la force d’âme et aussi

  • pour faire triompher sa Gloire, sa Justice et son Amour.

… Il désire… la vie d’union avec lui, de réparation et de prière. Si vous prenez sérieusement les intérêts de Jésus en main, il prendra aussi les vôtres.



NOËL 1886.

  • Si vous voulez… vous serez bientôt débarrassée et moi délivrée…

FÉVRIER 1887.

  • Quand le bon Dieu a quelques desseins particuliers sur une personne, quand il ne la veut pas du commun,

  • il lui donne une âme magnanime, un cœur généreux, un jugement sain, un bon caractère, une tête solide.

Quand vous ne rencontrez pas ces qualités dans une personne, le bon Dieu ne veut rien de particulier d’elle.

  • Ce n’est pas tout d’un coup que Jésus montre à une âme ce qu’il veut d’elle, elle s’effrayera.

Mais c’est petit à petit et, à mesure que sa grâce la rend plus forte, qu’il lui découvre ses secrets et la rend participante de sa croix.

  • Le bon Dieu vous aime d’une manière spéciale. Vous êtes sa fille de prédilection. Ce qui vous est arrivé était pour votre plus grand bien !

Tout le monde doit aimer le bon Dieu particulièrement, mais pour vous il y a une obligation spéciale, c’est la réciprocité.



24 JUIN. –

Soyez bien unie à Jésus. Avant n’importe quelle action ou chose que vous ayez à faire ou à dire, demandez-lui avis ;

  • parlez-lui cœur à cœur comme à un ami qu’on aurait toujours près de soi.

Jésus veut votre âme tout entière,

  • avec toutes ses facultés,
  • toutes ses puissances ;
  • votre cœur,
  • avec toutes ses tendresses,
  • tout son amour.

Il veut, le bon Jésus, ne faire qu’un avec vous et tout ce qu’il vous faudra de grâces et de dévouement pour le prochain, vous le puiserez dans son Divin Cœur, dans cette source divine qui ne tarit jamais.

Voilà comme doivent agir ses Épouses dévouées, vous surtout qu’il aime davantage.

Jésus désire que vous lui rendiez la réciproque. Oh ! Si je pouvais vous dire toutes les grâces que le bon Dieu vous réserve, si vous ne mettez pas d’opposition à sa conduite envers vous, grâces fortes qui vous attacheront  inviolablement à lui,

  • grâces de choix,
  • grâces particulières,
  • grâces intimes.
  • Il a bien des choses à vous confier pour vous seule et pour le bien commun.

 

Quand vous le pourrez, passez par l’église, faites à votre Jésus une petite visite, et là épanchez devant lui votre cœur. Dites-lui vos peines, vos joies, vos souffrances, tout en un mot.

  • Parlez-lui comme on parle à un ami dévoué, à un père, à un époux.
  • Dites-lui toutes vos tendresses à son égard et quand vous ne pourrez pas vous rendre à l’église,
  • parlez-lui dans votre cœur.

De temps en temps dans la journée, laissez-vous pénétrer quelques instants de sa sainte présence, recueillez-vous devant sa Majesté.

  • Reconnaissez votre misère, mais aussi ses bontés, et remerciez-le bien affectueusement.

Vous pouvez toute la journée parler à votre Jésus cœur à cœur ; c’est ce qu’il veut et attend de vous depuis bien longtemps.

 

Si vous êtes fidèle à tout ce que je vous dis, si vous vous gênez, si vous cherchez à faire plaisir à votre Jésus en tout,

  • si vous avez pour lui toutes les délicatesses d’un cœur aimant qui a toujours l’œil de l’âme ouvert pour examiner ce qui peut faire plaisir à son divin Époux, alors Jésus, de son côté,
  • vous gardera ses communications les plus intimes,
  • ses caresses divines,
  • son amour de Père et d’Époux le plus aimant ;
  • alors aussi vous obtiendrez tout ce que vous demanderez.
  • Jésus ne vous refusera rien.
  • Vous vous donnerez tout entière et il se donnera tout entier.


Le bon Dieu désire que cette Retraite vous mette dans l’état où il veut vous voir depuis si longtemps. Le bon Dieu arrive à ses fins par des moyens qui nous sont souvent bien inconnus. Eh bien ! Mettez-vous à l’œuvre avec courage.

  • Jésus, de son côté, va vous accorder des grâces nouvelles ;
  • correspondez-y bien généreusement pour vous surtout et pour le bien de la Communauté. Que le bon Jésus vous trouve facile à plier et à vous façonner comme il l’entend !

Écoutez bien sa voix au fond de votre cœur et ne perdez aucune de ses grâces. Que votre volonté ne fasse qu’une avec sa volonté adorable !

Que votre cœur se perde dans le sien ! Il va bientôt accomplir en vous ses desseins, si vous n’y mettez pas d’obstacles.

  • Ne perdez pas de vue sa divine présence…
  • Le bon Dieu vous veut particulièrement sainte et à lui tout seul..

Si vous vouliez vous gêner !…

Le bon Jésus veut surtout voir dans votre cœur

  • l’amour pur, désintéressé,
  • généreux, qui ne craint pas sa peine,
  • qui ne cherche pas ses aises, et
  • tout cela pour plaire à Jésus seul.

Le bon Dieu ne défend pas qu’on soigne son corps, mais il y a des personnes qu’il veut soigner lui-même et guérir quand bon lui semble.

  • Les remèdes ne leur sont pas profitables.

Une petite mortification vaut mieux pour elles que tout le reste.

Croyez ce que je vous dis et vous verrez. Le commun, voilà ce que Jésus veut pour vous qu’il aime particulièrement.


À Suivre…


 

(Jour-25) Extrait LE MANUSCRIT DU PURGATOIRE…, Il est impossible, si l’intérieur n’est pas calme, que l’extérieur le soit..





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JUIN 1883. – Vous êtes toujours heureuse d’avoir enfin trouvé un Père, n’est-ce pas ? Faites bien attention à tout ce qu’il vous dira : vous ferez bien plaisir au bon Dieu. C’est encore une grâce, profitez-en avec reconnaissance.

-C’est une si grande chance pour une âme d’en rencontrer une qui la comprenne et c’est si rare sur la terre !

… Jésus rencontre si peu d’âmes généreuses en ce monde, il y en a si peu qui l’aiment…

  • même parmi ses Prêtres ! Il attend, le bon Maître, beaucoup de votre Père !

Oh ! Que le Prêtre est grand !

  • Quelle sublime mission est la sienne !…
  • Mais hélas !
  • À cette heure qu’il y en a peu qui la comprennent !

28 AOÛT 1883. – Saint Augustin. – Jusqu’ici, vous n’avez jamais fait oraison comme Jésus le désirait ! Vous ne faites pas assez attention à toutes ses inspirations ! Vous perdez encore trop souvent de vue sa Sainte Présence, ce qui est cause que vous n’avancez pas dans la perfection, comme il l’attend de vous.

  • Veillez donc avec soin sur votre intérieur. Il y a si longtemps que je vous le demande de sa part !

Retraite. – 29 AOÛT. – Voilà bien des années que le bon Dieu vous poursuit… Pour un prétexte ou pour un autre, vous faites la sourde oreille ; mais il est temps et grand temps de faire attention à tout ce que je vous ai dit. Profitez de ces saints jours de Retraite et réalisez ce que vous avez écrit.

  • Voyez où vous en êtes avec Jésus, qui est si bon et si patient avec vous. Pensez qu’il pourrait se lasser avec vous à la fin, voyant que vous faites si peu de cas des grâces particulières qu’il vous a accordées et de celles qu’il vous réserve dans l’avenir.

Prouvez donc à votre Jésus que vous l’aimez et donnez-lui votre volonté tout entière. Assez d’hésitations.

  • Dites-lui qu’il fasse de vous tout ce qu’il voudra, mais que ce soit du fond du cœur. La sainteté est moins difficile que vous vous le persuadez.

Vous souffrez plus à résister, à lutter tous les jours contre le bon Dieu qui vous attire, que vous ne souffrirez quand vous vous serez donnée sans réserve et sans retour !



SEPT HEURES DU SOIR.

  • Habituez-vous à parler à Notre-Seigneur comme à l’ami le plus dévoué et le plus sincère.
  • Ne faites et ne dites rien sans le consulter. Il y a plusieurs années qu’on vous a dit cela. Je vous l’ai dit également plusieurs fois ; aujourd’hui, je vous le répète de nouveau.

Le bon Dieu veut que vous y fassiez attention et surtout que vous le mettiez en pratique. Ce regard de l’âme, toujours fixé sur Jésus, pour saisir ses moindres volontés, ce langage divin qu’il veut avoir avec vous ne vous troublera pas et ne vous empêchera pas de vous livrer à vos occupations extérieures.

  • Au contraire, il est impossible, si l’intérieur n’est pas calme, que l’extérieur le soit. Les passions intérieures se reflètent toujours à l’extérieur et l’âme qui veille avec grand soin sur son intérieur est aussi maîtresse de son extérieur.

Voilà ce que Jésus demande de vous : une vie de foi et d’union perpétuelle avec lui, une vie humble, cachée, connue de lui seul… Qu’il soit tout pour vous, Jésus ! Regardez tout ce qui vous arrive comme autant de moyens dont il se sert pour vous unir à lui davantage, pour accomplir les desseins qu’il a sur vous.

  • N’y mettez pas d’obstacles, soyez généreuse.
  • Ni l’énergie ni le cœur ne vous font défaut ;
  • commencez donc cette vie de renoncement,
  • de sacrifice et par-dessus tout d’amour
  • que Jésus veut absolument de vous.
  • Là seulement vous trouverez le calme et la paix qu’il vous offre
  • depuis de si longues années !

Que la Sainte Volonté du bon Dieu soit la base de tout ce que vous aurez à faire ou à souffrir. Jésus attend beaucoup de vous, beaucoup de souffrances de corps et d’esprit et aussi beaucoup d’amour.

On ne peut aimer sans que la nature souffre, vous le savez bien ; vous l’avez éprouvé par le passé. Préparez-vous pour l’avenir.

  • Le bon Dieu vous a donné tout ce qu’il faut pour sentir la souffrance plus que personne.

C’est une miséricorde et une grâce de plus. Où il y a de grands sacrifices à faire, il y a plus de mérites.



Je vous conjure de ne plus résister aux desseins que le bon Jésus a sur vous ; ne demandez pas d’autres preuves, vous en avez eu assez. Vous sentez bien aussi intérieurement que Jésus vous veut toute à lui.

  • Pesez ces choses au pied du tabernacle ; voyez ce que vous devez faire et ne balancez plus. Que de grâces vous attendent, si vous voulez, grâces pour vous d’abord et aussi pour d’autres âmes. Vous répondrez de tout cela un jour.
  • Soyez toute à votre Jésus.
  • Ne faites plus attention à ce qu’on peut dire de vous ;

Le démon le provoque pour vous arrêter en chemin et Jésus le permet pour vous détacher de tout ce qui vous entoure.

  • Visez toujours à votre but : accomplir tous vos devoirs, faire toutes vos actions pour plaire à Jésus. Voilà tout pour vous, le reste n’est qu’accessoire.

 

Soyez bien généreuse ; mettez le « moi »  de côté et Jésus en avant. Pensez souvent à ceci : si vous voulez que vos actions plaisent à Jésus, il faut que dans chacune d’elles il y ait toujours un petit sacrifice, quelque chose qui coûte ; sans cela pas de mérite.

Ce n’est pas difficile, pour vous surtout, de donner cette satisfaction à votre Jésus. Ne croyez donc plus que quand une chose vous coûte beaucoup, il n’y a pas de mérite, c’est le contraire. Seulement que Jésus seul et vous le sachiez.

  • Demandez-moi chaque soir si le bon Dieu est content de vous, je vous le dirai.

Vous avez bien souffert, vous souffrirez encore beaucoup ; mais en revanche, que Jésus a été bon et qu’il sera encore bon dans l’avenir pour vous !


À Suivre…


 

(Jour-24) Extrait LE MANUSCRIT DU PURGATOIRE…Mais quand Jésus possède un cœur, alors ce cœur peut aimer et faire du bien à ses amis, parce qu’il y a là la source de l’amitié pure et sans mélange. C’est un petit écoulement de l’amitié du Ciel..





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MAI. – Retraite 1883. – Le bon Dieu a bien des moyens d’arriver à ses fins, quand il veut quelque chose de particulier d’une âme.

Ce que le bon Dieu garde est bien gardé. Il le montre au grand jour quand il lui plaît. C’est pour vous surtout que le bon Jésus, de toute éternité, avait l’intention de préparer et de sanctifier la personne dont je vous parle. Vous vous sanctifierez l’une par l’autre.

Le bon Dieu vous aime, vous l’aimez. Il faut que votre union se resserre davantage dans cette Retraite, que votre amour grandisse, que votre volonté soit une avec Jésus, que ses intérêts soient les vôtres !

Pourquoi tant vous tracasser au sujet de votre Père ?

  • Ce que le bon Dieu fait est bien.
  • N’est-ce pas lui qui vous l’a préparé et vous le donne ?
  • Pourquoi vous le reprendrait-il ?

Les desseins du bon Dieu sont impénétrables.

  • Quand il veut une âme toute à lui, que ne fait-il pas pour se l’unir ?
  • Que de moyens inconnus il a en son pouvoir.
  •  Soyez donc bien confiante en votre Jésus. Ne vous défiez pas de sa bonté.
  • Plus vous serez bonne, plus vous chercherez à lui être agréable en tout,
  •  plus aussi il sera généreux envers vous.

Cette Retraite doit être le commencement de la grande perfection à laquelle Jésus vous appelle depuis si longtemps.

Jésus attend beaucoup de vous en cette Retraite. Il vous a accordé une nouvelle grâce bien précieuse… Que vous faut-il encore ? En retour donnez-vous entièrement à lui : qu’il soit le Maître de votre âme. Veillez avec grand soin sur votre intérieur. Entretenez-vous toujours cœur à cœur avec Jésus.

Que pas une parole, pas une pensée, pas un désir n’émane de vous que selon sa volonté adorable. Si vous saviez quelle union Jésus veut contracter avec votre âme, comme vous n’entraveriez pas ses desseins, comme vous ne regimberiez pas aussi souvent que vous le faites !

  • Le comprendrez-vous une bonne fois ? Cette grande perfection vous fait peur ; vous craignez l’illusion. Mais avec Jésus que devez-vous craindre ?

 Il est votre Père, votre Ami, votre Époux, votre Tout… Est-ce qu’il n’a pas le droit d’exiger d’une âme ce qu’il veut sans lui dire le pourquoi ?

  •  C’est le grand Maître, c’est le Seigneur de tous ;
  • pourquoi vouloir avec vos vues bornées examiner sa conduite ? Adorez ses desseins et obéissez en aveugle. Voilà ce qu’il veut de vous ; mettez-vous donc de grand cœur à travailler sérieusement à votre sanctification.

 Redoublez pour Jésus d’amour, de tendresse. Consolez-le, dédommagez-le de toutes les injures qu’il reçoit par le monde.

Aimez pour ceux qui n’aiment pas,

  • réparez pour ceux qui l’outragent ;
  •  demandez pardon pour ceux qui n’y songent pas.
  • Jésus attend cela de vous… Le lui refuserez-vous ?



20 MAI. – Jésus vous prouve qu’il vous aime ; en retour aussi, il veut des preuves de votre amour. Vous savez bien tout ce qu’il vous demande depuis si longtemps ; il ne faut pas hésiter davantage. Donnez-vous entièrement. Perdez-vous en lui ; ne vous reprenez jamais.

Sur la terre, on s’arrange à sa manière, mais dans l’autre monde, le bon Dieu nous arrange à la sienne !

Il y a peu de vraies amitiés sur la terre ! On s’aime souvent par caprice, par intérêt. Un petit froissement, une parole, un manque d’égards désunit quelquefois des amis qui semblaient inséparables.

C’est que Dieu ne possédait pas assez bien leur cœur, car il n’y a que les cœurs où surabonde l’amour de Jésus qui peuvent donner de leur trop plein à leurs amis. Toute amitié qui n’est pas ainsi fondée en Dieu est fausse, elle n’est pas durable.

Mais quand Jésus possède un cœur, alors ce cœur peut aimer et faire du bien à ses amis, parce qu’il y a là la source de l’amitié pure et sans mélange. C’est un petit écoulement de l’amitié du Ciel. Tout le reste, c’est de la nature et pas autre chose.

  • Ayez toujours des vues plus hautes que la terre.
  •  Ne recherchez jamais ni l’estime, ni l’amitié de personne.
  • Jésus seul est vôtre et il vous veut sienne aussi pour toujours.
  •  Vous n’avez pas trop de votre cœur tout entier à lui donner.
  •  Aimez… mais pour lui seulement…

JUIN 1883. – Eh ! bien, êtes-vous contente ? Me croirez-vous maintenant ? Je vous pardonne tout ce que vous avez pensé de moi ces jours. Dans de pareilles circonstances, il ne pouvait en être autrement ; vous n’y avez pas péché. Voyez la bonté de Jésus.

Après avoir laissé agir le démon qui vous a tant fait souffrir… il l’a enfin terrassé et sa Sainte Volonté s’est accomplie ; c’est ce qu’il attendait.

  • Oh ! Quand le bon Dieu a des desseins particuliers sur des âmes, ils ne s’accomplissent pas sans beaucoup de souffrances ; vous l’avez éprouvé une fois de plus, n’est-ce pas ? Mais vous n’avez pas été seule.

 

Que M. L. ne se décourage jamais ! Il pourra avoir des moments d’ennui, de fatigue, mais il a le tabernacle ; que là, il épanche son âme devant Jésus et qu’il réclame avec une grande confiance ses lumières, afin d’être lui-même la lumière des âmes qui lui sont confiées. Jésus l’aime, il le lui prouvera. En retour, jamais il ne pourra trop faire pour un Dieu si aimable !


À Suivre…


 

(Jour-23) Extrait LE MANUSCRIT DU PURGATOIRE…*Il y a un degré d’amour que ceux-là seuls qui ont beaucoup souffert et bien souffert atteignent. Je vous parle surtout des souffrances du cœur…♥




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25 DÉCEMBRE.– Ne vous faites pas de peine, si je ne suis pas encore au Ciel. C’est vrai que je vous ai dit : « Je n’y entrerai que le jour où vous serez arrivée à la perfection que le bon Dieu demande de vous. »

Malgré cela, ne croyez pas que vous arriverez en un instant à cette haute perfection à laquelle Jésus vous appelle.

Il y a bien des degrés dans la perfection et ce n’est pas le premier qu’on exige de vous.

-Vous savez que Jésus vous aime, quoique vous soyez loin de l’état où il veut voir votre âme. Il sait, ce cher Ami, qu’il faudrait un miracle pour arriver à cet état parfait qu’il exige de certaines âmes, et ce miracle, il ne veut pas le faire.

Il faut monter peu à peu ce sentier, quelquefois si âpre pour la nature. Pour atteindre le but que Jésus vous demande,

  • il faut que vous soyez entièrement morte à vous-même,
  • que vous n’ayez plus
  • ni volonté,
  •  ni amour-propre.

Vous n’y êtes pas encore arrivée. Ainsi, quand on vous accuse à tort, quand on vous suppose des intentions que vous n’avez pas (vous savez bien de quoi je veux parler), eh bien ! Il ne faut pas que ces choses vous troublent. C’est le bon Dieu qui permet cela, afin de vous donner l’occasion de vous renoncer et de ne vous attacher qu’à lui seul.

Il veut que vous arriviez à ce point où rien ne trouble en vous le calme intérieur :

  • peines,
  •  joies,
  • contrariétés, que tout passe indifféremment.

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Lui seul, entendez-vous bien, veut absorber toutes les puissances

  •  de votre âme,
  • combler tous ses désirs,
  •  rassasier pleinement votre cœur et
  •  vous être tout en tout ; et ce n’est pas, croyez-le bien, l’œuvre d’un jour.

Non, vous n’êtes pas trop bonne ! Il vaut mieux dans certains cas céder que d’avoir le dessus. Je vais vous donner un moyen pour agir comme Jésus le demande de vous.

Avant de donner un avis, avant d’adresser une réprimande méritée par une élève ou par toute autre personne,

  •  recueillez-vous une seconde ;
  • puis, mettez-vous à la place de celle à qui vous allez parler et
  •  agissez envers elle comme vous voudriez qu’on le fît à votre égard
  • en pareille occasion.

Alors Jésus sera content.

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1883 -Encore une année partie dans l’éternité ! Ainsi passent-elles toutes les unes après les autres. Les jours se succèdent jusqu’à celui qui met un terme à la courte vie de la terre et

  •  qui commence la longue vie de l’éternité !
  • Employez bien tous vos instants.

Chacun d’eux peut vous gagner le Ciel et vous éviter le Purgatoire.

Chacune de vos actions accomplie sous le regard de Jésus vous donnera un degré de gloire de plus pour le Ciel et, en même temps, un degré d’amour pour Jésus aussi plus grand. Chacun de ces actes d’une vie parfaite forme une chaîne d’amour qui lie l’âme de plus en plus à Celui qu’elle aime.

Quand le dernier chaînon est formé, alors Jésus rompt les faibles liens qui retiennent l’âme pleine de mérites au corps auquel elle était unie sur la terre. Ainsi dégagée, il se l’unit encore plus étroitement pour jamais dans l’éternité bienheureuse.

Comprenez-vous ce qu’une vie dont chacun des instants est pour Jésus a d’agréable, malgré les amertumes passagères dont elle peut être remplie.

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Si quelques minutes d’entrevue d’une âme bienheureuse avec Jésus peuvent la ravir et lui faire oublier toutes ses peines passées, que sera-ce de l’union éternelle ?

Oh ! Si vous le saviez, si vous pouviez le comprendre, comme vous travailleriez sans relâche à votre perfection, vous à qui Jésus accorde tous les moyens possibles pour y arriver !

Oh ! Si nous avions seulement cinq minutes du temps que vous perdez en retours sur vous-même à examiner si ce que je vous dis est vrai ou faux, que ne ferions-nous pas pour Celui que nous désirons avec tant d’ardeur !

  •  C’est le démon qui vous aveugle quelquefois et qui fait que vous ne faites pas attention à ce que je vous dis.
  • Il prévoit bien quelles en seraient les suites.
  •  Déjouez ses intrigues, mettez-vous de grand cœur à l’œuvre
  •  sanctifiez-vous, et que cette année soit le commencement
  •  de cette vie parfaite que Jésus attend de vous, il y a si longtemps !

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Au commencement de cette année, prenez pour pratique de ne dire aucune parole inutile.

  •  N’émettez point votre sentiment en rien, à moins qu’on ne vous y force ;
  • même pour les choses utiles, parlez peu…
  • Ne levez non plus jamais les yeux par curiosité.
  • Que chaque matin Jésus ait votre premier regard,
  •  votre première pensée,
  •  votre première parole, et que ce soit une parole
  • de reconnaissance et d’amour !

tabernacle

Aux pieds du tabernacle, déposez votre cœur dans celui de Jésus pour toute la journée et faites avec lui vos conversations jusqu’au soir.

Le soir, vous déplorerez vos manquements de nouveau à ses pieds, vous le remercierez de ses grâces… Vous savez ce que je vous ai dit à ce sujet.

Soyez bien fidèle à ces pratiques. Jésus veut de vous une grande pureté d’intention, un amour sans bornes. Ne vous passez rien.

Plus une âme se sacrifie, plus elle est heureuse.

L’amour se paye par l’amour, c’est vrai, mais l’amour se paie aussi par la reconnaissance, le renoncement et le don de soi-même. Sacrifiez-vous donc et donnez-vous sans retour.

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La souffrance précède toujours l’amour…

Il y a un degré d’amour que ceux-là seuls qui ont beaucoup souffert et bien souffert atteignent. Je vous parle surtout des souffrances du cœur.

La plus grande souffrance que puisse endurer une âme qui aime véritablement Jésus est de ne pas l’aimer au gré de ses désirs.

 

Oh ! Que Jésus, malgré vos misères et vos froideurs, vous aime !

  •  Voyez, par ses grâces, il vous attire avec bonté ;
  • par les souffrances,
  • par les épreuves, il vous détache, et
  •  par l’amour il désire vous unir à lui si intérieurement que vous soyez, pour ainsi dire, un autre Jésus.

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Mère O… est dans les profondeurs du Purgatoire. Les âmes religieuses, les prêtres et les personnes qui ont été comblées de grâces ont un Purgatoire terrible, parce qu’elles ont abusé des moyens que le bon Dieu avait mis à leur disposition.


À Suivre…


 

(Jour-22) Extrait LE MANUSCRIT DU PURGATOIRE…*Pour l’amour de Jésus, aimez toutes les personnes qui vous entourent et celles avec qui vous avez des relations..




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AVRIL 1881.Si vous n’avancez pas plus vite dans la perfection, c’est que votre volonté n’est pas assez unie à celle de Dieu. Vous vous recherchez trop !

Par moments, vous avez peur de vous.

Jésus attend tous ces délais avec patience !…

  •  Qui y perd à cela ? C’est vous ! Pourtant si vous saviez quelles grâces Jésus vous garde, comme il désire s’unir à vous, vous la donneriez cette volonté rebelle, qui veut aujourd’hui et ne veut plus demain, à Celui qui vous la demande avec une si grande bonté et surtout avec tant d’amour.

Jésus ne vous laissera point en paix jusqu’à ce que vous soyez parvenue à la perfection où il veut vous voir.

  • Tournez sur tous les sens qu’il vous plaira ;
  • jusqu’à ce que votre volonté ne fasse qu’une avec la sienne,
  • tant qu’il y aura un retour sur vous-même, que toutes vos actions
  • ne seront pas faites sous son regard divin, pour son bon plaisir,
  • vous n’aurez pas la paix, ni le calme intérieur !

1882 SEPTEMBRE. – Jésus a fait beaucoup pour vous et il fera encore davantage dans l’avenir, mais il faut que vous correspondiez à ses grâces et que vous soyez bien généreuse.

  • Les âmes arrivées à la perfection que Jésus demande d’elles sont maîtresses de son Cœur : il ne leur refuse rien.

Quand vous en serez arrivée là, Jésus et vous vous ne ferez plus qu’un. Ce seront les mêmes sentiments, les mêmes pensées, les mêmes désirs.

-Soyez donc bonne, dépêchez-vous de devenir une grande Sainte pour procurer beaucoup de gloire à votre unique Ami, qui attend ce moment pour verser ses grâces à flots sur vous.

  • Vous ne faites pas encore assez d’efforts pour veiller sur votre intérieur et pour conserver la divine présence de votre Jésus. Essayez, gênez-vous et vous serez bien secondée. Jésus n’attend qu’un peu de bonne volonté et il fera le reste.

Dites-vous chaque jour :

  • depuis le temps que Jésus m’accorde tant de grâces particulières, que suis-je ?
  •  Que devrais-je être ?
  • Que serais-je si j’y avais toujours bien correspondu ?

 Ces réflexions méditées quelques minutes feront du bien à votre âme. Réfléchissez-y sérieusement ; c’est la volonté du bon Dieu, ce que je vous dis là. Il veut aussi que vous travailliez sérieusement à votre perfection, car de la vôtre en dépendent plusieurs autres.

  •  Jésus a un tel amour pour vous, qu’il veut vous combler de ses grâces de choix,
  • de faveurs particulières qu’il n’accorde d’ordinaire qu’à ses amis intimes.
  • Hâtez par vos prières et vos sacrifices l’heureux moment
  • qui verra l’union divine que Jésus veut contracter avec votre âme.

Reconnaissez devant ce divin Ami l’étendue de votre indigence, l’abîme de vos misères et laissez-le faire. C’est le propre de son amour d’enrichir les plus misérables. Sa bonté éclate alors davantage.

 

  • Oh ! Aimez beaucoup Jésus.
  • Attachez-vous à lui plus fortement que tout ce que l’on peut concevoir.
  • Attachez-vous-y par toutes les puissances de votre cœur : que vous ne viviez plus que pour son saint amour !

Pour l’amour de Jésus, aimez toutes les personnes qui vous entourent et celles avec qui vous avez des relations.

N’ayez pas peur de vous dépenser pour elles en amabilités, en prières, en abnégation, en prévenances.

Plus une âme aime Jésus, plus elle aime ses semblables.

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30 OCTOBRE.

  •  Vous vous plaignez toujours, parce que, dites-vous,
  • vous voudriez être comme tout le monde, mais vous n’avez pas fini avec moi !
  • Vous serez obligée de m’écouter tant qu’il plaira au bon Dieu.

-Tournez-vous sur tous les sens que vous voudrez, j’ai encore bien des choses à vous dire et vous les saurez. Peut-être deviendrez-vous plus raisonnable sous ce rapport ?


À Suivre….



 

(Jour-21) Extrait LE MANUSCRIT DU PURGATOIRE…* L’âme, qui doit vivre de Dieu, et n’a pas vécu pour lui ; il faut donc qu’elle recommence sa vie et cela avec des souffrances inouïes !




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Il ne nous est pas possible de comprendre, étant encore sur la terre, ce que le bon Dieu exige d’une âme qui expie ses fautes dans le Purgatoire.

-Vous croyez que beaucoup de prières, bien faites d’ailleurs, vont mettre une âme presque aussitôt en possession du bonheur éternel ? Il n’en est pas ainsi. Qui peut sonder les jugements du bon Dieu ? Qui peut comprendre la pureté qu’il exige d’une âme avant de l’admettre à partager son bonheur éternel ?

Hélas, si on savait, si on réfléchissait à tout cela pendant qu’on est sur la terre, quelle vie mènerait-on ! Examinez sérieusement combien une personne négligente, peu soucieuse de son salut, toute à la terre, commet de péchés véniels par jour… Combien donne-t-elle de minutes au bon Dieu ?

  • Y pense-t-elle seulement avec réflexion ? Eh bien ! Voyez 365 jours pareils dans une année… et, si beaucoup d’années se ressemblent, cette personne meurt l’âme chargée d’une multitude de péchés véniels qui ne sont pas effacés, parce qu’elle n’y a pas songé.

-C’est à peine s’il reste dans l’âme ainsi accablée une petite lueur d’amour, quand elle vient rendre compte de sa vie à Celui qui la lui redemande. Voilà ces vies presque nulles, qu’il faut recommencer dans l’expiation, vies sans amour de Dieu, sans pureté d’intention.

  •  L’âme, qui doit vivre de Dieu, n’a pas vécu pour lui ; il faut donc qu’elle recommence sa vie et cela avec des souffrances inouïes ! Elle n’a pas profité de la miséricorde divine sur la terre.

-Elle était esclave de son corps ; une fois dans le lieu purificateur, elle doit satisfaire jusqu’à la dernière obole et regagner sa splendeur première ; voilà pour les âmes indifférentes de leur salut, mais pour les âmes encore plus coupables, c’est autre chose. Aimez tant le bon Dieu que vous ne soyez pas obligée de venir ici acquérir son amour par la souffrance sans mérites.

  • Les souffrances de la terre, les peines sont méritoires, ne les perdez pas : surtout aimez !

  • L’amour efface beaucoup de fautes et les faits aussi évité parce qu’on ne veut pas faire de peine à Celui qu’on aime ;

C’est pourquoi l’âme qui aime véritablement Jésus se tient sans cesse sur ses gardes et évite tout ce qui pourrait blesser ses regards divins.

Beaucoup d’âmes du Purgatoire comptent sur vous pour les tirer du lieu de leurs souffrances. Priez de tout votre cœur pour elles

1881 –Les souffrances du corps et du cœur sont le partage des amis de Jésus pendant qu’ils séjournent sur la terre. Plus Jésus aime une âme, plus il lui donne une large part aux douleurs qu’il a endurées par amour pour nous.

  •  Heureuse l’âme ainsi privilégiée ! Que de mérites elle peut acquérir ! C’est le plus court chemin pour arriver au Ciel. N’ayez donc pas peur de la souffrance ; au contraire, aimez-la, parce qu’elle vous approche plus près de Celui que vous aimez.
  •  Ne vous ai-je pas dit un jour que l’amour vous rendra doux ce qui vous paraît encore bien amer, parce que vous n’aimez pas assez ?

 Le moyen infaillible d’arriver vite à une union intime avec Jésus, c’est l’amour, mais l’amour uni à la souffrance.

 Vous avez eu jusqu’ici passablement de croix, et pourtant vous ne les aimez pas encore comme Jésus le voudrait.

  •  Si vous saviez combien la souffrance est bonne à l’âme ! Ce sont les plus douces caresses que le divin Époux peut faire à celle qu’il veut s’unir intimement. Il lui envoie, à cette âme privilégiée, souffrances sur souffrances, peines sur peines, afin de la détacher de tout ce qui l’entoure.

Alors, il peut lui parler au cœur.

  • Que se passe-t-il dans ces entretiens divins ? Vous le saurez, si vous le voulez. Jésus tient en suspens des grâces qu’il répandra à flots sur vous, quand il vous verra préparée comme il l’entend et capable de les recevoir.

 Jésus veut que vous agissiez purement pour lui,

  • que vous rapportiez toutes vos actions à sa Gloire,
  •  que vous le preniez pour confident de toutes vos joies et de toutes vos peines,
  • que vous ne fassiez aucune chose, si petite soit-elle, sans lui demander avis et lumières,
  •  que vous ne vouliez
  • que lui seul pour récompense de tout ce que vous ferez.

 

Vous vous y êtes engagée, il y a déjà plusieurs années ! « Mon Jésus, lui dites-vous alors, que jamais je n’aie aucune reconnaissance sur la terre pour le peu de bien que j’y ferai ! Vous seul me suffisez ! »

 Que pensez-vous de cette demande ? S’est-elle bien réalisée ? Jésus ne se laisse pas vaincre en générosité, vous le verrez. Pensez également que ce n’est pas tant vos prières qui me mettront en possession de l’éternel séjour que vos actions parfaites, que votre union intime avec Jésus. Croyez bien qu’il a eu de grands desseins sur votre âme en m’envoyant ainsi vers vous ; si je pouvais vous dire ce que je sais à ce sujet !…

  • Qu’il est grand l’amour de Jésus pour vous ! Que d’amabilités, que de prévenances il a eues à votre endroit.
  •  Comme vos indifférences ne le rebutent pas !
  •  Par moments, que vous êtes froide, insouciante pour un Dieu si bon ! Demandez-lui pardon pour toutes ces fautes et agissez envers lui comme un enfant agit avec le meilleur des pères.

N’ayez pas peur de l’importuner. J’aime à voir la confiance dans votre cœur. Cherchez toujours à lui faire plaisir, depuis votre réveil jusqu’au soir, sans jamais écouter les mouvements de votre nature.


À Suivre…



 

(Jour-20) Extrait LE MANUSCRIT DU PURGATOIRE… ‘JAMAIS’… il ne faut revenir sur le passé envers personne.




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NOVEMBRE 1880. – Quand vous avez à reprendre une personne qui a manqué légèrement ou même gravement, faites-le avec beaucoup de douceur, fermement quelquefois, quand la faute l’exige, mais en peu de mots et que ce ne soit jamais par passion, car la réprimande faite ainsi nuit à l’âme de celle qui la fait et de celle qui la reçoit.

-Évitez surtout en reprenant une enfant, par exemple, de lui reprocher ses fautes passées. C’est une chose assez commune et qui déplaît au bon Dieu.

Les personnes qui agissent ainsi commettent une faute.

Qui leur a dit que ce qu’elles reprochent n’est pas pardonné ? Pourquoi y revenir ? Le bon Dieu ne leur a pas donné cet exemple. On doit s’humilier sans cesse de ses fautes propres et les repasser sans cesse devant Notre-Seigneur, dans l’amertume de son cœur, mais jamais il ne faut revenir sur le passé envers personne.

Une âme chrétienne et, à plus forte raison, une âme religieuse, si elle veut plaire à Notre-Seigneur, agira envers son prochain, comme elle désire que Jésus agisse envers elle. Retenez bien cela et à l’occasion mettez-le en pratique, fidèlement.

Ne vous laissez jamais absorber ni par vos devoirs, ni par les choses et les soucis de la vie, au point que votre âme y perde cette liberté qui l’empêcherait de s’unir à chaque instant à Jésus, et de pouvoir connaître et remplir toujours sa sainte volonté. Si vous avez de la peine, acceptez-la avec résignation parce qu’elle est permise par Jésus qui, du mal qu’il laisse faire, sait tirer le plus grand bien.

  •  Allez tout simplement aux pieds du tabernacle et là, confiez à votre Jésus ce qui vous pèse sur le cœur, ce qui vous semble quelquefois bien lourd à porter : son Cœur allégera tout. Si, au contraire, vous avez de la joie, cette joie surtout que l’on goûte par rares intervalles au service du bon Dieu, recevez-la avec humilité et reconnaissance, et pensez que la terre n’est pas le séjour du repos, mais un lieu d’exil, de travail et de souffrances de toutes sortes !

tabernacle

Voyez tout passer tranquillement autour de vous. Que rien ne vous arrête. Votre seul contentement, votre seul repos ne doit se trouver qu’en Jésus ; que pour lui seul vous agissiez, que son amour vous donne du courage ; jamais vous ne pourrez trop faire pour un Dieu si aimable !

Plus vous vous dégagerez de tout ce qui vous entoure, plus Jésus vous comblera de ses grâces de choix, de ses caresses divines.

Vous éprouverez souvent une grande indifférence pour les choses qui, autrefois, vous auraient trouvée sensible ; c’est encore une miséricorde de Celui qui vous aime et qui désire vous voir dans ce dégagement qu’il attend des âmes qu’il veut à lui seul.

Jésus permet que ces âmes privilégiées éprouvent une espèce d’ennui pour tout ce qui n’est pas lui.

  • Il leur fait trouver pénible ce qui ne le touche pas directement, parce qu’il veut par-là les amener à vider leur cœur de tout l’humain qui s’y trouve afin qu’il le comble de ses grâces et qu’il y fasse déborder son amour.

NOVEMBRE. – Vous pourriez les jours de communion où il y a une première Messe ne déjeuner qu’un peu avant huit heures. Il ne vous faut pas plus de trois minutes.

Je vous dis cela parce que le bon Dieu voudrait que vous prolongeassiez votre action de grâces le plus longtemps possible. En agissant de la sorte, vous auriez un quart d’heure de plus. Le premier quart d’heure sera pour vous comme d’ordinaire. Que de choses vous avez à dire à Jésus, n’est-ce pas ? Le second quart d’heure sera pour lui.

Vous pourriez encore continuer même pendant les Petites Heures et une grande partie de la sainte Messe. Demandez cette permission à Mère Supérieure. Voyez que de grâces ! Par une faveur particulière de Jésus, les saintes Espèces restent longtemps en vous après la sainte communion ; profitez donc avec reconnaissance de ces heureux instants où, cœur à cœur avec Celui que les Cieux ne peuvent contenir, vous pouvez tout obtenir.

Quel amour d’un Dieu pour sa pauvre créature de s’abaisser jusqu’à s’entretenir avec elle, comme un ami avec son ami !

  • C’est alors qu’il faut adorer, remercier, demander et réparer surtout pour toutes les injures que Jésus reçoit par le monde dans ces malheureux temps !
  •  Il est si offensé le bon Jésus ! Oh ! Aimez-le bien !
  • Vous savez qu’il vous aime : vous en avez des preuves !

À Suivre…


 

(Jour-19) Extrait LE MANUSCRIT DU PURGATOIRE…-Que Jésus puisse venir avec bonheur se reposer dans votre cœur, afin que vous le dédommagiez de toutes les amertumes dont il est abreuvé par le monde..




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29 SEPTEMBRE. –

-Oui, je savais toutes les peines de votre Père ; voilà pourquoi, quand vous me demandiez s’il était un peu remis de ses fatigues, je vous disais que non et pas autre chose, parce que je ne voulais pas vous gêner.

-Vous auriez été tracassée, le sachant tant dans la peine, et comme vous pensez à lui devant le bon Dieu, plus même que d’habitude, sans doute par une inspiration particulière, j’ai pensé qu’il valait mieux qu’il vous apprenne lui-même tous les brisements de cœur qu’il a éprouvés.

-Jésus lui en tiendra compte ; les âmes qu’il regrette tant sont en ce moment en Purgatoire, mais pour peu de temps, surtout le prêtre que le bon Dieu voulait récompenser et les deux jeunes gens qu’il voulait préserver en les retirant de ce monde, où ce qu’il y a de meilleur peut devenir mauvais. Dites-lui qu’il se console en pensant que Jésus l’aime beaucoup et lui garde, de préférence à bien d’autres, une place toute particulière dans son Cœur. C’est là qu’il faut qu’il aille en esprit se reposer et retremper son âme pour continuer ce qu’il a entrepris pour son divin Maître.

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2 OCTOBRE. –

-Dites plusieurs fois par jour :

-« Mon Dieu, accomplissez en moi vos desseins et accordez-moi de n’y point mettre obstacle par ma conduite.

–Mon Jésus, je veux ce que vous voulez, parce que vous le voulez, comme vous le voulez et autant que vous le voulez ! »

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DIMANCHE 3 OCTOBRE. –

-S’il vous était donné de comprendre comme Jésus est traité avec indifférence et mépris sur la terre, non seulement par le monde ordinaire, comme il est insulté, moqué, tourné en dérision, même par ceux qui devraient l’aimer !

Ainsi l’indifférence se trouve dans les Communautés, parmi les Religieux et les Religieuses, son peuple choisi ; là où il devrait être traité en Ami, en Père, en Époux, on ne l’y considère bientôt plus que comme un étranger. Elle se trouve aussi, cette indifférence, parmi le clergé.

À présent, plus que jamais, Jésus y est traité d’égal à égal. Ceux qui devraient trembler, en pensant à l’auguste mission dont ils sont chargés, le plus souvent s’en acquittent avec froideur, avec ennui !

-Combien y en a-t-il qui possèdent l’esprit intérieur ? –

Le nombre en est petit.

Ici, en Purgatoire, les prêtres qui expient leur indifférence et leur vie sans amour sont nombreux. Il faut que leurs coupables négligences s’expient par le feu et par les tortures de toutes sortes. Jugez d’après cela ce que le bon Dieu, si bon, si aimable pour ses créatures, en trouve qui l’aiment et qui le dédommagent. Hélas ! Qu’il y en a peu !

Voilà la grande souffrance du Cœur de Jésus : l’ingratitude parmi les siens ; et pourtant son Sacré-Cœur est tout rempli, tout débordant d’amour et il ne cherche qu’à le répandre. Il voudrait trouver quelques âmes mortes à elles-mêmes ; Jésus y verserait son amour à flots, plus qu’il ne l’a encore fait pour personne jusqu’ici.

Oh ! Que Jésus, que sa miséricorde, que son amour est donc peu compris sur la terre !

On cherche à connaître, à approfondir tout, excepté ce qui fait le bonheur véritable. Quelle tristesse !

Jamais il ne faut vous mécontenter, ni extérieurement, ni intérieurement. Faites ce que vous pourrez pour éviter toute espèce de contrariété. Si, malgré cela, il arrive que, par maladresse ou par malice, je suppose, on ne fasse pas ce qu’on devrait, eh bien ! Restez calme ; une fois la faute faite, à quoi bon s’en contrarier, puisqu’il n’y a plus de remède. Ce serait presque deux fautes pour une.

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14 OCTOBRE. – Pendant mon action de grâces.

La plus petite infidélité de votre part, le plus petit oubli, la moindre indifférence envers Jésus, lui est très sensible et fait plus de peine à son Cœur si bon, si aimant, qu’une injure de la part d’un ennemi. Veillez donc avec un grand soin sur vous-même ; ne vous passez rien.

-Que Jésus puisse venir avec bonheur se reposer dans votre cœur, afin que vous le dédommagiez de toutes les amertumes dont il est abreuvé par le monde.

-Agissez avec lui comme avec le meilleur des pères, avec le plus dévoué des époux. Consolez-le, réparez par votre amour, par vos tendresses, les injures qu’il reçoit chaque jour.

-Vous devez prendre les intérêts de sa gloire de grand cœur. Oubliez-vous devant lui et soyez assurée, qu’en agissant ainsi, vos intérêts propres deviennent les siens et qu’il fera plus pour vous, que si vous vous en occupiez.

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16 OCTOBRE. –

-Une personne a beau s’agiter auprès des âmes qui lui sont confiées, les reprendre, chercher à leur donner un peu plus de piété, elle ne réussira qu’autant qu’elle sera intérieure. Ce n’est que le trop plein de sa piété qu’elle versera dans leur cœur ; autrement si elle n’est pas ce qu’elle devrait être, si elle n’est pas unies avec Jésus, ses paroles frapperont les oreilles, mais n’iront pas au cœur, ses efforts ne seront pas bénis. Voyez si c’est bien d’être uni à Jésus…

-Oui, n’est-ce pas ?…

-Et c’est là seulement le vrai bonheur de la terre.


À Suivre…


 

(Jour-18) Extrait LE MANUSCRIT DU PURGATOIRE… C’est si bon d’aimer Jésus ; c’est si agréable de passer immédiatement, sans transition, de l’union intime de la terre à l’union plus intime encore du Ciel..




BARRE ROUGE FINE

La Retraite a été bien agréable au bon Dieu et très profitable aux âmes. Jésus voit avec plaisir les âmes religieuses se retourner vers Lui, le chercher comme leur unique fin. C’est pour cela qu’il les avait appelées à son service, mais qu’il est facile sur la terre d’oublier même ce qu’il y a de plus sacré ! Une bonne Retraite aide les âmes à reprendre leur première vigueur : c’est ce qu’a faite celle que vous venez d’avoir Elle a consolé le Cœur si bon de Jésus.

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Qu’est-ce que le peu d’instants que nous avons à passer sur la terre comparé aux joies sans fin de l’éternité ?

  • À la mort, vous ne trouverez jamais avoir trop fait !
  • Soyez bien généreuse, ne vous écoutez pas.
  •  Voyez toujours le but auquel Jésus vous appelle : la sainteté, le pur amour…
  • Et puis allez toujours sans jamais regarder en arrière !

 

Les croix, les grandes croix, celles qui brisent le cœur sont le partage des amis du bon Dieu.

Vous vous plaigniez ces jours à Jésus, qu’il vous avait envoyé bien des peines cette année ?

  •  C’est vrai, mais pourquoi trouvez-vous ces croix si lourdes ? C’est que vous n’aimez pas assez !
  • Oh ! Vous n’avez pas fini avec les croix. Ce que vous avez eu jusqu’ici n’est que le prélude de ce qui vous attend. Ne vous ai-je pas dit que vous souffrirez toujours de corps ou d’esprit et souvent des deux ensemble ?

 

Pas de sainteté sans souffrances !

Mais quand vous laisserez agir librement la grâce en vous, quand Jésus possédera votre volonté et que vous le laisserez Maître absolu, les croix, si lourdes qu’elles soient, ne pèseront plus. L’amour absorbera tout.

D’ici là, vous souffrirez et vous souffrirez beaucoup, car ce n’est pas en un instant que l’âme arrive à se dégager ainsi de toutes choses pour n’agir plus que par le pur amour. Il voit avec plaisir vos efforts.

  • Oh ! Si on le connaissait mieux sur la terre ! Non, on l’oublie ! Vous, au moins, aimez-le ! Dédommagez-le ! Que vos efforts aillent toujours en grandissant, afin de lui faire plaisir. Travaillez sans relâche pour arriver vite comme il veut vous voir !

16 SEPTEMBRE. – Vous êtes un peu plus satisfaite de vous ces jours et Jésus aussi, parce que vous faites effort sur vous-même, afin de lui faire plaisir et de vous unir à lui davantage. Mais ne croyez pas être arrivée ; ce n’est que le petit commencement de l’union qu’il veut avoir avec votre âme.

Oh ! Comme on comprend peu sur la terre, n’est-ce pas, quel dégagement Jésus exige d’une âme qu’il veut toute à lui ? On croit aimer, on se figure être bientôt une Sainte parce qu’on ressent en soi, semble-t-il, un peu plus d’amour sensible qu’à l’ordinaire,

  •  mais toutes ces sensibilités naturelles ne sont rien.
  •  Il faut que l’âme se soulève, se dégage peu à peu de tout ce qui l’entoure
  • et surtout d’elle-même,-
  • de son amour-propre,
  • de ses passions, afin d’arriver à l’union divine et Jésus seul sait tout ce qu’il en coûte à la nature pour en arriver là !

Il faut avoir fait plus d’un sacrifice, il faut que le cœur soit broyé afin d’en ôter tout amour humain ; c’est difficile !

Qu’il y a peu d’âmes qui comprennent ces choses ! Vous qui les comprenez un peu par une grande miséricorde de Jésus, vous qu’il aime tant, entrez courageusement dans cette voie d’abnégation et de mort à vous-même.

 Examinez souvent toutes les tendresses qu’il a eues pour vous, comme il est allé vous chercher loin, comme il a aplani toutes les difficultés qui se sont rencontrées sur votre chemin. Il a fait plus pour vous que pour personne !

  •  Chaque jour, il vous comble de ses grâces de choix. Voyez encore comme il a agi pour vous ces jours derniers ; aussi, il attend de vous une grande générosité, plus que de bien d’autres, qu’il n’a pas tant favorisées et de qui il ne veut pas une si grande perfection. Il attend encore un dévouement à toute épreuve, et surtout beaucoup d’amour.

 Il faut que votre âme, votre cœur se perdent en lui, que vous n’agissiez que pour son bon plaisir. Il faut que vous planiez au-dessus de la terre et de tout ce qui vous entoure pour vous abîmer dans sa Sainte Volonté. Il faut arriver à ne le perdre jamais de vue, pas même une minute.

  • Ne croyez pas pour cela être absorbée, au point de ne pouvoir remplir vos obligations ! Non, vous verrez peu à peu que c’est tout le contraire et que l’âme la plus unie à Jésus sera aussi la plus exacte à tous ses devoirs ;
  •  mais Celui qu’elle aime agit pour elle ; il n’est plus pour ainsi dire qu’un avec elle. Pensez si elle est bien dirigée et aidée dans ce qu’elle doit faire ! Quel bien peut faire autour d’elle une âme intérieure ; il n’y a que celle-là qui en fait ; tout ce qui est fait autrement est inutile.

L’âme unie à Jésus a seule droit sur son Cœur, elle en est la maîtresse, il ne lui refuse rien. J’ai bien des choses à vous dire sur cela, mais vous ne me comprendriez pas. Il faut attendre les moments voulus par Dieu. Si vous voulez, ils ne tarderont pas. Jésus a grande envie de s’unir entièrement à vous, plus que vous ne pouvez le comprendre encore en ce moment.

  •  Soyez bien attentive sur vous-même ; c’est si bon d’aimer Jésus ; c’est si agréable de passer immédiatement, sans transition, de l’union intime de la terre à l’union plus intime encore du Ciel.

Réfléchissez sur tout ce que je vous dis. Une seule de vos actions offertes pour mon soulagement, avec pureté d’intention, quand vous êtes bien unie à Jésus, me soulage plus que plusieurs prières vocales. Plus vite vous vous perfectionnerez, plus vite aussi arrivera ma délivrance.

C’est vrai que Mère Supérieure a bien souffert ces jours derniers, mais un jour de grandes souffrances comme elle en éprouve quelquefois est plus profitable pour son âme et pour toute la Communauté que dix jours et plus de bonne santé, où elle peut agir et faire tout ce qui dépend des devoirs de sa charge.


À Suivre…


 

(Jour-17) Extrait LE MANUSCRIT DU PURGATOIRE … Il n’y a que les actions faites avec un grand amour; sous le regard de Dieu- pour accomplir sa sainte volonté, qui auront au Ciel leur récompense immédiate, sans passer par le Purgatoire. Quel aveuglement à ce sujet dans le monde !




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(…..)  AOÛT 1880. – Que d’actes inutiles, que de journées entières nulles, sans amour pour Jésus, sans pureté d’intention ; et tout cela est perdu, puisque cela ne sera pas compté pour le Ciel !

PSAUME 63.Voilà le psaume applicable au temps qui se passe.

Vous ne dirigez pas votre pureté d’intention comme le bon Dieu voudrait. Ainsi, au lieu d’offrir vaguement vos actions vous pourriez le faire avec plus de fruit, en ayant vos intentions mieux déterminées.

Par exemple, quand vous prenez vos repas, dites :

  • « Mon Jésus, nourrissez mon âme de votre sainte grâce, comme je nourris maintenant mon corps » ;
  • quand vous donnez vos leçons : « Mon Jésus, instruisez mon âme, comme j’instruis mes enfants » ;
  • quand vous nettoyer votre visage, vos mains :
  • « Mon Jésus, purifiez mon âme comme je le fais pour mon corps »
  • et de même pour chacune de vos bonnes actions.
  • Habituez-vous à parler à Jésus de cœur toujours ;
  • qu’il soit le mobile de tout ce que vous faites ou dites…
  • Vous me comprenez ?

 

Il ne faut jamais vous excuser. Qu’est-ce que cela peut vous faire qu’on vous croie coupable quand vous ne l’êtes pas ? Et si vous reconnaissez avoir manqué, humiliez-vous et taisez-vous. Ne vous excusez même pas en pensée.

 

2 SEPTEMBRE. – Retraite.

Vous avez dit ce matin à votre Père que vous étiez bien contrariée de m’entendre, que vous préféreriez beaucoup mieux être comme tout le monde. Dans le courant de l’année, vous lui avez écrit la même chose. Vous l’avez dit souvent à votre Mère Supérieure.

Pourquoi tant vous gêner ? Est-ce que ce n’est pas le bon Dieu qui permet tout ? Vous n’y êtes pour rien. Profitez de ces grâces et ne vous en plaignez plus. Vous n’avez pas entendu tout ce que vous entendrez et vous n’avez pas vu tout ce que vous verrez.

Dites-le à votre Père. Dites-lui aussi que je ne suis pas le diable. Il ne le pense pas non plus. C’est vous qui avez toujours ces craintes. Tranquillisez-vous et profitez bien de la Retraite. Il faut qu’à partir de ce moment vous changiez. Point d’autres réflexions, d’autres retours sur vous-même.

C’est de l’amour-propre et rien de plus. Ouvrez plutôt votre cœur à la grâce, attachez-vous à Jésus et ne passez plus votre temps si précieux à examiner pourquoi ceci, pourquoi cela ? Le bon Dieu vous destine de grandes grâces ainsi qu’à celui qu’il vous envoie dans sa bonté pour vous dire ce qu’il veut de vous. Adorez ses desseins sans chercher à les approfondir. Votre Père dira bien des choses pour vous dans ses sermons, sans même y penser. Jésus le permettra ainsi ; profitez avec beaucoup de reconnaissance de cette sainte Retraite décisive pour vous.

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Il n’y a que les actions faites avec un grand amour; sous 1e regard de Dieu pour accomplir sa sainte volonté, qui auront au Ciel leur récompense immédiate, sans passer par le Purgatoire. Quel aveuglement à ce sujet dans le monde !

NOVEMBRE. – Voilà la Retraite finie pour tout le monde mais pour vous il ne faut pas qu’elle finisse. Continuez-la toute l’année et toujours dans votre cœur ; même au milieu de vos plus grandes occupations, ayez toujours votre petit endroit d’habitude où vous vous recueillerez cœur à cœur avec Jésus, et là, ne le perdez jamais de vue.

Vous avez été trop distraite, l’année dernière ; maintenant, il ne doit plus en être ainsi. Vous avez promis au bon Dieu, vous avez promis à votre Père, que vous alliez commencer une vie nouvelle ; il faut à tout prix tenir votre parole. Il vous en coûtera, mais plus tard, vous en coûtera-t-il moins ? Non ! Hélas !

Tout passe si vite et nous passons avec, sans nous en apercevoir ! Il y a si longtemps que Jésus vous poursuit. Vous ne lui refuserez pas, après toutes les grâces qu’il vous accorde, l’entier abandon de vous-même entre ses mains adorables. Si vous vouliez le laisser faire, comme vous seriez bientôt une Sainte… et c’est une grande Sainte qu’il vous veut. Votre Père ne vous a-t-il pas dit encore, en son nom, ces jours-ci, qu’il n’y avait pas de milieu pour vous.

  •  Combien de personnes vous l’avaient déjà dit, et vous étiez indifférente à ces choses qui devraient être sacrées pour vous. Il me semble, cette fois, que vous y avez fait plus attention et que vous avez été frappée de cette parole redite de nouveau. Réfléchissez-y souvent, c’est sérieux. Jésus, je vous l’ai dit, n’attend de vous qu’un petit effort et il fera le reste.
  • Soyez bien généreuse.
  • Que n’obtiendriez-vous pas du bon Dieu, si vous étiez comme il veut vous voir.
  • Quelle union intime il désire contracter avec votre âme !
  • Quelles joies il veut lui accorder ! Si vous saviez ! Oh ! Que Jésus est bon pour vous
  • Repassez souvent dans votre cœur les grâces de choix qu’il vous a faites.

 

Mère Supérieure vous a dit que c’était pour vous surtout qu’elle avait demandé votre Père, de nouveau, cette année ; vous ne l’avez pas bien cru, mais c’est pourtant vrai ; elle a suivi en cela l’inspiration du bon Dieu qui a voulu que vous le connaissiez mieux et que lui vous connût également davantage. Profitez de cette nouvelle grâce qui ne sera pas la dernière ; mettez en pratique tout ce qu’il vous a dit ; vous êtes libre avec lui ; ouvrez-lui toujours bien votre âme ; qu’il puisse y lire comme dans un livre.

  •  S’il vous connaissait comme je vous connais ! Ce n’est pas au premier abord qu’on vous devine ; il faut pour cela un peu plus de temps. Toutes les pensées que vous avez eues hier à ce sujet sont des pensées diaboliques. Le démon voudrait empêcher le bien ; il se fera quand même, car vous ne l’écouterez plus.
  • Gardez bien précieusement les grandes grâces de la Retraite ; qu’elles ne vous quittent jamais. N’ayez pas peur de vous sacrifier du matin au soir pour faire la volonté du bon Dieu. Il vous récompensera largement.

 

Pourquoi ai-je éprouvé une commotion si forte quand j’ai entendu les premières paroles que le Rév. Père a dites ? –

-R… C’était déjà un commencement de la grâce que vous deviez avoir pendant cette Retraite. Il y a entre les âmes une certaine attraction, dont on ne se rend pas bien compte sur la terre. Le bon Dieu a fait l’âme de votre Père et la vôtre l’une pour l’autre : de là, cette impression involontaire que vous avez éprouvée en l’entendant et que vous éprouverez peut-être encore dans l’avenir.

  •  Priez beaucoup pour le Père que Jésus vous donne afin de vous aider à élever votre âme jusqu’à lui. Il a besoin de grâces, afin de ne se décourager jamais, plus fortes, plus grandes que bien d’autres.

Il a des journées souvent bien laborieuses, bien fatigantes pour la nature. Sa vie est rude, pénible. Il faut lui aider par vos prières. Jusqu’ici, vous l’avez fait, mais ce n’est pas encore assez. Il faut offrir à son intention votre travail, quelques-unes de vos souffrances extérieures, quelques sacrifices ; en un mot, unissez-le à ce que vous faites, et vous, unissez-vous à ce qu’il fait. Jésus a de grands desseins sur lui, comme sur vous ;

  • voilà pourquoi il a permis que vous vous adressiez à lui et que vous fussiez libre de lui ouvrir votre âme. Regardez-le comme votre père ;
  • – aimez-le, soyez-lui soumise comme une vraie enfant et le bon Dieu sera content. Ne vous contrariez pas si je vous dis…toutes ces choses, parce que vous les faisiez toutes à peu près ; je devais vous les dire et vous les direz aussi au Rév. Père.

Entendez-vous ?

À Suivre…



 

(Jour-16) Extrait LE MANUSCRIT DU PURGATOIRE…Jésus voudrait que vous l’aimassiez d’un amour d’enfant, c’est-à-dire avec la tendresse d’un enfant qui cherche à faire plaisir à des parents chéris..




La France est bien coupable ; malheureusement, elle n’est pas seule. En ce moment, il n’y a pas un seul royaume chrétien qui ne cherche ouvertement ou sourdement à chasser le bon Dieu de son sein.

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  • Ce sont toutes les sociétés secrètes et le diable leur chef qui mettent ainsi tout en émoi et fomentent tous leurs complots. C’est maintenant l’heure du prince des ténèbres, mais ils ont beau faire tous, tant qu’ils sont : Dieu leur fera voir que c’est lui qui est le Maître et non pas eux.

-Peut-être que ce ne sera pas avec douceur qu’il leur fera sentir sa puissance, mais, dans ses châtiments mêmes, Jésus est miséricordieux.

Nous connaissons en Purgatoire, par la permission du bon Dieu, ce qui se passe en ce moment sur la terre, afin que nous priions pour ces grandes nécessités ; mais notre prière seule ne suffit pas.

  • Si Jésus trouvait quelques âmes de bonne volonté qui voulussent bien réparer, fléchir sa Majesté, sa bonté divine outragée, elles feraient plaisir à son Cœur offensé de tant d’amertumes, et elles pourraient fléchir sa miséricorde qui ne demande qu’à pardonner à celui qui s’humilie.

Dites cela à Mère Supérieure.

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  •  Saint Michel interviendra dans la lutte personnelle de l’Église. C’est lui qui est le chef de cette Église si persécutée, mais non bientôt anéantie, comme le pensent les méchants.
  • C’est lui qui, également, est le Protecteur spécial de la France et qui l’aidera à se replacer à son rang de Fille aînée de l’Église, car, malgré toutes les offenses qui se commettent en France, il y a encore bien du bon, il y a des âmes bien dévouées.

Quand saint Michel interviendra-t-il ? Je ne le sais pas ! Il faut beaucoup prier à ces intentions, invoquer l’Archange, en lui rappelant ses titres, et le supplier d’intercéder auprès de Celui sur le Cœur duquel il a un si grand pouvoir. Que la Sainte Vierge ne soit pas oubliée : la France est son Royaume privilégié entre tous ; elle la sauvera.

  •  On fait bien de demander partout des Rosaires et des chapelets : c’est cette prière qui est la plus efficace dans les besoins présents. Le vœu héroïque est une chose très agréable au bon Dieu et d’un grand secours aux âmes du Purgatoire et bien profitable aux âmes généreuses qui veulent bien le faire. Du reste, en cédant ainsi une partie de leurs mérites, au lieu de perdre, elles ne font que gagner.

Pour les indulgences plénières, je puis vous dire que peu, très peu de personnes les gagnent entièrement. Il faut une si grande disposition de cœur et de volonté que c’est rare, plus rare qu’on ne pense, d’avoir toutes les dispositions voulues pour avoir ainsi la remise entière de ses fautes.

  •  Dans le Purgatoire, nous ne recevons les indulgences qu’on nous applique que par manière de suffrage et comme le bras de Dieu le permet, suivant nos dispositions. Il est vrai que nous n’avons pas d’attache au péché, mais nous ne sommes plus sous le règne de la miséricorde, mais bien sous celui de la justice divine ; donc, nous ne recevons que ce que le bon Dieu veut qui nous soit appliqué.

-Quand l’âme est proche du terme de tous ses désirs, du Ciel, elle peut être délivrée et admise aux joies éternelles par l’efficacité d’une indulgence plénière bien gagnée ou même à moitié gagnée à son intention ; mais pour les autres âmes, il n’en est pas ainsi. Elles ont, pendant leur vie, souvent méprisé ou du moins fait peu de cas des indulgences et le bon Dieu, toujours juste, leur rend selon leurs œuvres. Elles peuvent gagner quelque chose suivant la volonté divine, mais rarement l’indulgence dans son entier.

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MAI 1880. – Travaillez sans relâche et de toutes vos forces à votre perfection. Vous avez, quand vous le voulez, assez de fermeté de caractère pour surmonter toutes les difficultés qui s’opposent à votre union avec Jésus, jusqu’à ce que vous soyez arrivée où il vous veut. Votre vie sera un martyre perpétuel.

-Il en coûte pour se renoncer à chaque instant, c’est un martyre perpétuel ; mais, dans ce martyre, on goûte quand même les plus douces joies. L’âme souffre, mais Celui pour qui elle souffre lui accorde à chaque sacrifice, à chaque renoncement, une grâce qui l’encourage à marcher toujours de l’avant, à se dévouer.

-Rien ne fait plus de plaisir à Jésus que de voir une âme qui s’efforce, malgré tous les obstacles qui se rencontrent sur son chemin, de se dévouer toujours de plus en plus pour sa gloire et pour son amour.

Vous êtes affligée de voir que le bon Dieu est insulté à Paris, mais ces personnes ne savent pas ce qu’elles font et, malgré leurs blasphèmes, Jésus est plus offensé des péchés que commettent les âmes qui lui sont dévouées ou qui devraient l’être, que des sanglantes injures de ceux qui ne sont pas ses amis.

  •  Que d’âmes que Jésus appelle à une haute perfection et qui restent misérables, parce qu’elles n’ont pas correspondu aux grâces divines ! Il faut se gêner, se reprendre et se demander beaucoup chaque jour pour être heureux au service du bon Dieu !

Qu’il y a peu d’esprit intérieur dans le monde !… Même dans les Communautés !… On recherche trop ses aises, on ne veut se contraindre en quoi que ce soit, et pourtant le bon Dieu serait si heureux (si on peut ainsi parler) qu’on l’aimât, mais sans contrainte et de bon cœur. S’il pouvait trouver ce contentement dans la Communauté, que de grâces il répandrait sur elle ! Pour vous, travaillez de tout votre pouvoir à vous vaincre, à aimer Jésus comme il l’attend de vous, il y a si longtemps !

  • Jésus voudrait que vous l’aimassiez d’un amour d’enfant, c’est-à-dire avec la tendresse d’un enfant qui cherche à faire plaisir à des parents chéris, et pourtant vous êtes bien froide avec Jésus. Ce n’est pourtant pas ce qu’il attend de vous, lui qui vous aime tant !

À Suivre…


 

(Jour-15) Extrait LE MANUSCRIT DU PURGATOIRE… Nous ne connaissons pas en général, dans le Purgatoire, les fautes des autres, exceptés pourtant quand le bon Dieu le permet…On ne se repent jamais de s’être tu..




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Les Religieuses et les autres de même famille ont-elles des relations ?

-R… Dans le Purgatoire, comme dans le Ciel, les Religieuses de même famille ne sont pas toujours ensemble ; les âmes ne méritent pas toutes la même pénitence ni la même récompense. Cependant on se reconnaît dans le Purgatoire. On peut aussi, quand le bon Dieu le permet, communiquer ensemble.

Peut-on recevoir une prière, une pensée d’un ami défunt et lui faire connaître le souvenir qu’on garde de lui ?

-R… On peut faire parvenir ici des souvenirs de la terre, mais ce n’est pas bien utile, car je vous ai déjà dit que les âmes du Purgatoire savaient et connaissaient les personnes qui s’intéressent à elles sur terre. Dieu permet quelquefois aussi que l’on puisse recevoir une prière, un avertissement, un conseil… Ainsi, ce que je vous ai dit plusieurs fois au sujet de saint Michel, c’était de sa part ; ce que je vous ai dit pour votre père, c’était de la part du bon Dieu. Toutes les commissions que vous m’avez données bien des fois pour l’autre monde, je les ai faites toujours ; mais toutes ces choses sont subordonnées à la Volonté Divine.

 

Les fautes sont-elles connues de tous dans le Purgatoire, comme elles le seront au jugement dernier ?

R… -Nous ne connaissons pas en général, dans le Purgatoire, les fautes des autres, exceptés pourtant quand le bon Dieu le permet, envers certaines âmes, pour ses desseins ; mais c’est envers le petit nombre qu’il agit de la sorte.

 

Avez-vous du bon Dieu une connaissance plus parfaite que nous ?

R… Oh ! Quelle question ! Mais oui, nous le connaissons beaucoup mieux et l’aimons aussi beaucoup plus ! Hélas ! C’est bien ce qui cause ici notre plus grand tourment. On ignore, sur la terre, ce qu’est le bon Dieu. On s’en fait une idée d’après ses vues bornées ; mais nous, en quittant notre enveloppe de boue, alors que rien n’entrave plus la liberté de notre âme, oh !

C’est alors seulement que nous avons connu Dieu, ses bontés, ses miséricordes, son amour ! Après cette vue si claire, ce besoin si grand de l’union, l’âme tend toujours vers lui, c’est sa vie et, toujours, elle est repoussée, parce qu’elle n’est pas assez pure, voilà notre souffrance : la plus dure, la plus amère.

Oh ! S’il nous était donné de retourner sur la terre, après que nous connaissons le bon Dieu, quelle vie mènerait-on ! Mais regrets inutiles… et pourtant, sur la terre, on ne pense pas à ces choses, on vit en aveugle. L’éternité n’est comptée pour rien.

La terre, qui n’est qu’un passage et qui reçoit seulement les corps qui, à leur tour, deviennent terre eux-mêmes, est le seul objet où tendent presque tous les désirs, et le Ciel, on n’y pense pas ! Et Jésus et son Amour sont oubliés !

 

Dans le Purgatoire, les âmes se consolent-elles mutuellement dans l’amour du bon Dieu ou chacune est-elle complètement isolée dans sa douleur ?

-R… Dans le Purgatoire, notre seule consolation, notre seule espérance est Dieu seul. Sur la terre, le bon Dieu permet qu’on puisse quelquefois être consolé dans ses peines de corps et d’esprit par un cœur ami ; et encore, si, dans ce cœur, l’amour de Jésus ne s’y trouve pas, les consolations sont vaines, mais ici les âmes sont perdues, abîmées dans la Volonté Divine, et Dieu seul peut adoucir leur douleur.

Toutes les âmes sont torturées, chacune d’après sa culpabilité, mais toutes ont une douleur commune qui surpasse toutes les autres : l’absence de Jésus qui est notre élément, notre vie, notre tout. Et nous en sommes séparées par notre faute !

Après une action, il ne faut pas passer votre temps à revenir en arrière pour examiner si vous avez bien agi ou non ! Certainement, il faut examiner vos actions chaque jour afin de les faire mieux, mais il ne faut pas que ce soit aux dépens de la tranquillité de l’âme.

  • Le bon Dieu aime les âmes simples. Il faut donc que vous alliez à lui avec une grande bonne volonté, toujours prête à vous sacrifier et à lui faire plaisir. Vous devez agir avec Jésus comme le petit enfant avec sa mère, vous confiant en sa bonté, remettant tous vos intérêts spirituels et corporels entre ses mains divines ; puis, après, chercher à le contenter en tout, sans vous occuper d’autre chose.

 

  • Le bon Dieu ne regarde pas tant les grandes actions, les actes héroïques, qu’une action simple, un petit sacrifice, pourvu que ces choses soient faites par amour. Quelquefois même un petit sacrifice qui n’a été connu que de Dieu seul et de l’âme sera plus méritoire qu’un grand qui aura été applaudi. Il faut être bien intérieur, pour ne rien prendre pour soi des louanges qu’on nous donne.

 

  • Le bon Dieu cherche des âmes vides d’elles-mêmes pour les remplir de son amour. Il en trouve peu. L’amour de soi ne laisse point de place pour Jésus. Ne laissez passer aucune occasion de vous mortifier, intérieurement surtout. Jésus a des grâces à vous accorder pendant le carême ; préparez-vous-y par un redoublement de ferveur et surtout d’amour. Aimez surtout Jésus. Hélas ! Il est si peu aimé par le monde et tant outragé !

 

La Sainte Vierge vous aime beaucoup ; vous, de votre côté, aimez-la aussi de tout votre cœur et procurez sa gloire le plus que vous pourrez.

 

Vous ne comprendrez jamais assez la bonté du bon Dieu. Si on se donnait la peine d’y réfléchir quelquefois, ce serait suffisant pour devenir un Saint, mais on ne connaît pas assez la miséricordieuse bonté du Cœur de Jésus dans le monde.

Chacun la mesure d’après sa manière de voir, et cette manière est défectueuse. Il suit de là qu’on prie mal. Oui, peu de personnes savent prier comme Jésus le voudrait.

  • On manque de confiance et pourtant Jésus n’exauce que d’après l’ardeur de nos désirs et la mesure de notre amour. Voilà pourquoi souvent les grâces qu’on sollicite restent sans effet.

 

Pour être heureux en religion, il faut être sourd, aveugle et muet, c’est-à-dire qu’il faut entendre bien des choses qu’on pourrait répéter, mais souvent il vaut mieux les garder pour soi.

On ne se repent jamais de s’être tu.

On est obligé également de voir et d’entendre, comme si on n’avait rien vu ni rien compris. Oh ! Si vous saviez que c’est peu de chose que tous ces riens dont on fait grand cas !

  •  Le démon se sert de ces petits fœtus pour arrêter une âme et entraver tout le bien qu’elle était appelée à faire.

FOETUS

 Ne vous y laissez pas prendre. Ayez le cœur grand et passez sur ces petites misères, sans y faire attention.

  • Jésus doit avoir assez d’attraits pour vous, sans que vous vous arrêtiez à quoi que ce soit en dehors de lui.
  •  Voyez tout venir de sa bonté ; qu’il afflige ou qu’il console, c’est son amour qui ménage tout pour le bien de ses amis.

 

Ne vous découragez jamais, quoi qu’il vous arrive : Si Jésus voulait, il pourrait vous faire parvenir au sommet de la perfection où il vous veut en quelques heures, en un clin d’œil ; mais non ! Il aime mieux voir vos efforts et il désire que vous connaissiez et voyiez par vous-même combien est âpre et rude le chemin de la perfection.

  •  Soyez bien généreuse. Jésus vous a accordé plus de grâces et vous en accordera plus qu’à bien d’autres ; mais en retour, il espère trouver en vous une âme de sacrifice, dévouée. Il veut de vous surtout beaucoup d’amour, et quand vous aurez lutté ainsi contre vous-même, contre vos penchants, que vous aurez agi avec grand esprit de foi, eh bien ! La foi fera place à la réalité ; mais avant, il faut que vous agissiez comme si Jésus vous était toujours présent et que ce soit pour vous presque naturel, tout en étant surnaturel.

 

Les prédicateurs et les directeurs ne font de bien aux âmes qu’à proportion de leur union avec Jésus, c’est-à-dire de leur esprit d’oraison et de la vigilance qu’ils mettent à garder leur intérieur calme, à tenir toujours les yeux de l’âme ouverts sur Jésus, prêts à tout faire et à tout sacrifier pour le salut des personnes qui leur sont confiées.

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Les promesses faites pour ceux qui récitent le chapelet de saint Michel sont-elles vraies ? –

-R… Les promesses sont réelles ; seulement, il ne faut pas croire que les personnes qui le récitent par routine et sans se mettre en peine de leur perfection soient tirées immédiatement du Purgatoire. Ce serait faux.

  • Saint Michel fait encore plus qu’il ne promet, mais pour ceux qui sont condamnés à un long Purgatoire, il ne les en retire pas si vite. Certainement qu’en souvenir de leur dévotion envers le Saint Archange leurs peines sont abrégées ; mais pour être entièrement délivrées, non ! Moi qui le disais, je puis vous servir d’exemple.
  • La délivrance immédiate n’a lieu que pour les personnes qui ont travaillé avec courage à leur perfection et qui ont peu de chose à expier dans le Purgatoire.

À Suivre…


 

(Jour-14) Extrait LE MANUSCRIT DU PURGATOIRE… Ces fautes, qui attaquent directement Jésus présent dans le tabernacle, sont punies très sévèrement dans le Purgatoire…




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8 DÉCEMBRE, 2 heures. – -Immaculée Conception.

-Hélas ! Que de vies paraissent pleines de bonnes œuvres et qui, à la mort, en seront vides… parce que toutes ces choses bonnes en apparence, toutes ces actions d’éclat, toute cette conduite qui paraissait irréprochable, tout cela n’a pas été pour Jésus seul.

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On voulait paraître, briller, passer pour exact observateur de la religion, pour une Religieuse régulière, voilà le seul mobile de bien des existences.

  •  Et dans l’autre vie, ici, quelle déception !
  •  Si vous saviez que peu de personnes agissent pour Dieu seul, font toutes leurs actions pour Dieu seul… Hélas !
  • À la mort, alors qu’on n’est plus aveuglé, que de regrets on se prépare, hélas !

-Si on réfléchissait quelquefois à l’éternité ! Qu’est-ce que la vie comparée à ce jour qui n’aura pas de soir pour les élus, à ce soir qui n’aura pas de jour pour les réprouvés !

On aime tout sur la terre, on s’attache à tout excepté à Celui qui devrait avoir notre affection uniquement et auquel nous la refusons.

  •  Le Jésus du tabernacle attend des cœurs qui l’aiment et n’en trouve pas. A peine un sur mille qui l’aime comme on devrait l’aimer !
  • Aimez-le, vous ;
  •  dédommagez-le de cette indifférence si coupable qui existe par le monde !

 

Mais, dans le Purgatoire, on l’aime ?

-R… Oui, mais c’est un amour de réparation, et si nous l’avions aimé comme nous aurions dû sur la terre, nous ne serions pas si nombreuses, -il n’y aurait pas tant d’âmes dans le lieu de l’expiation.

 

Au Ciel Jésus y est bien aimé ? –

-R… Au Ciel, on l’aime beaucoup. Là, il est dédommagé, mais ce n’est pas encore cela que Jésus désire. Il voudrait qu’on l’aimât sur la terre, sur cette terre où il s’anéantit dans chaque tabernacle, afin que son abord soit plus facile, et on ne le fait pas.

  • On passe devant une église avec plus d’indifférence que devant un monument public.

-Si parfois on entre dans le lieu saint, c’est plus pour outrager le divin Captif qui y réside,

  • par sa froideur,
  • sa mauvaise tenue,
  • par des prières faites à la hâte, sans attention,
  •  que pour lui dire un mot du cœur, un mot d’amitié et
  • de reconnaissance pour sa bonté envers nous.

 

Dites au Rév. Père P. que le bon Dieu attend de lui cet amour qu’il rencontre si rarement, lui qui approche chaque jour si près de Jésus, qui le reçoit dans son cœur.

-Oh ! Dites-lui que, dans ces moments bénis,

–  il répare par ses tendresses l’indifférence de tant d’ingrats,

  •  que son cœur se fonde d’amour devant Jésus-Hostie,
  • pour ses Prêtres surtout qui ont le même bonheur que lui et
  • qui traitent les saints mystères avec un cœur de glace,
  •  qui restent froids comme du marbre devant ce brasier d’amour, et
  • qui n’ont pas un mot affectueux à dire à Jésus.

-Que chaque jour, son union avec le bon Dieu soit plus intime, afin qu’il se prépare par-là aux grandes grâces que Jésus lui réserve.

  •  Je vous ai dit qu’il y a des âmes qui font leur Purgatoire au pied des autels. Elles ne sont pas là pour les fautes qu’elles ont commises dans l’église ; ces fautes, qui attaquent directement Jésus présent dans le tabernacle, sont punies très sévèrement dans le Purgatoire.

Donc, les âmes qui sont là en adoration y sont plutôt comme en récompense de leur dévotion au Saint Sacrement et de leur respect dans le saint lieu.

Elles souffrent moins que si elles étaient dans le Purgatoire même,

  •  et Jésus qu’elles contemplent des yeux de l’âme et de la foi tout ensemble leur adoucit par sa Présence invisible les peines qu’elles endurent.

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JANVIER 1880. –

-La nuit de Noël, des milliers d’âmes ont quitté le lieu d’expiation pour le Ciel ; mais beaucoup sont restées et je suis du nombre. Vous me dites quelquefois que la perfection d’une âme est bien longue, c’est vrai ;

  • vous êtes aussi étonnée que, malgré tant de prières, je reste si longtemps sans jouir de la vue du bon Dieu. Hélas !

La perfection d’une âme dans le Purgatoire ne va pas plus vite que sur la terre ; il y a certaines âmes et c’est le petit nombre, qui n’ont que quelques péchés véniels à expier ; celles-là ne restent pas longtemps en Purgatoire.

Quelques prières bien faites, quelques sacrifices les délivrent en peu de temps.

Mais quand ce sont des âmes comme moi

  • et c’est le cas de presque toutes !

– qui ont passé une vie à peu près nulle, s’occupant peu ou presque pas de leur salut, il faut, dans ce cas, recommencer sa vie dans le lieu de l’expiation, il faut perfectionner son âme de nouveau, aimé, désirer Celui que nous n’aimions pas assez sur terre.

  • Voilà pourquoi la délivrance des âmes se fait attendre quelquefois si longtemps.

Le bon Dieu m’a encore fait une grande grâce de me permettre de pouvoir réclamer des prières. Je ne le méritais pas ; sans cela, je serais comme la plupart ici, des années et des années !


À Suivre….


 

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