La Fausse et la Vraie Vertu*Extrait d’un Sermon du Saint Curé d’Ars*


Le Coeur s’ouvre à la lecture de ce sermon

ImageProxy.mvcVous les connaîtrez à leurs fruits.
(S.Matth., VII,16.)

Jésus-Christ pouvait-il, M.F., nous donner des preuves plus claires et plus certaines pour nous faire connaître et distinguer les bons chrétiens d’avec les mauvais qu’en nous disant que nous les connaîtrons, non à leurs paroles, mais à leurs œuvres.

« Un bon arbre, nous dit-il, ne peut porter de mauvais fruits, comme un mauvais arbre n’en peut porter de bons. »

 

Oui, M.F., un chrétien qui n’a qu’une fausse dévotion, une vertu affectée et qui n’est qu’extérieure, malgré toutes les précautions que prendra pour se contrefaire, ne tardera pas de laisser paraître de temps en temps les dérèglements de cœur, soit dans ses paroles, soit dans ses actions.

Non, M.F., rien de si commun que ces vertus en apparences c’est-à-dire cette hypocrisie. Ce qui est d’autant plus déplorable, c’est que presque personne ne veut le reconnaître. Faudra-t-il, M.F., les laisser dans un état malheureux qui les conduit sûrement en enfer ? Non, M.F., non, essayons du moins de leur en faire apercevoir quelque chose.

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Mais, mon Dieu ! qui sont ceux qui vont se reconnaître coupables ? Hélas ! presque personne ! Cette instruction va donc être encore pour les aveugler davantage ? Cependant, malgré cela, M.F., je vais vous parler comme si vous deviez tous en profiter.

Pour bien vous faire connaître l’état malheureux de ces pauvres chrétiens, qui peut-être se damnent en faisant le bien, ne connaissant pas bien la manière de le faire,

  • je vais vous montrer
  • 1° quelles sont les conditions pour avoir une véritable vertu ;
  • quels sont les défauts de celle qui n’a que l’apparence.

 

Écoutez bien cette instruction, qui peut grandement vous servir dans tout ce que vous ferez par rapport à Dieu.

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Si vous me demandez, M.F., pourquoi est-ce qu’il y a si peu de chrétiens qui agissent uniquement dans la vue de plaire à Dieu ? En voici la raison toute pure. C’est que la plus grande partie des chrétiens sont ensevelis dans l’ignorance la plus épouvantable, qu’ils font humainement tout ce qu’ils font.

De sorte que si vous compariez leurs intentions avec celles des païens, vous ne trouveriez aucune différence.

Eh ! mon Dieu ! que de bonnes œuvres perdues pour le Ciel !

 

D’autres, qui ont quelques lumières de plus, ne cherchent que l’estime des hommes, et tâchent de se contrefaire autant qu’ils peuvent : leur extérieur semble être bon, tandis que « leur intérieur est rempli d’ordures et de duplicité (MATTH. XXIII, 27-28.) »

 

Oui, M.F., nous verrons au jugement que la plus grande partie des chrétiens n’ont eu qu’une religion de caprice ou d’humeur, c’est-à-dire, de penchants, et que très peu n’ont cherché que Dieu seul dans ce qu’ils ont fait.

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Nous disons d’abord qu’un chrétien qui veut travailler sincèrement à son salut, ne doit pas se contenter de faire de bonnes œuvres ; mais il lui faut encore savoir pour qui il les fait et comment il doit les faire.

En second lieu, nous disons qu’il n’est pas assez de paraître vertueux aux yeux du monde, mais qu’il faut encore l’être dans le cœur.

Si, maintenant, M.F., vous me demandez comment nous pourrons connaître qu’une vertu est véritable et qu’elle nous conduira au Ciel, M.F., la voici :

  • écoutez-le bien,
  • gravez-le bien dans votre cœur ;
  • afin que chaque action que vous ferez,
  • vous puissiez connaître si elle sera récompensée pour le Ciel.

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Je dis que pour qu’une action plaise à Dieu, il faut qu’elle ait trois conditions : la première, qu’elle soit intérieure et parfaite ; la deuxième, qu’elle soit humble et sans retour sur soi-même ; la troisième, qu’elle soit constante et persévérante : si dans tout ce que vous faites, vous trouvez ces conditions, vous êtes sûrs de travailler pour le Ciel.

 

I. Nous avons dit qu’il faut qu’elle soit intérieure: il ne suffit donc pas qu’elle paraisse au dehors. Non, sans doute, M.F., il faut qu’elle prenne naissance dans le cœur, et que la charité [ l’amour de Dieu ] seule en soit l’âme et le principe, puisque saint Grégoire nous dit que tout ce que Dieu demande de nous doit être fondé sur l’amour que nous lui devons ; notre extérieur ne doit donc être que comme un instrument pour manifester ce qui se passe au-dedans de nous.

 

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Aussi, M.F., toutes les fois que nos paroles et nos actions ne sont pas produites par le mouvement de notre cœur, nous ne sommes que des hypocrites aux yeux de Dieu.

Ensuite, nous disons que notre vertu doit encore être parfaite : c’est-à-dire, que ce n’est pas assez de nous attacher à la pratique de quelques vertus, parce que notre penchant nous y porte ; mais nous devons les embrasser toutes, c’est-à-dire, toutes celles qui sont compatibles avec notre état.

Saint Paul nous dit, que nous devons faire d’abondantes provisions de toutes sortes de bonnes œuvres pour notre sanctification. Allons plus loin, M.F., et nous verrons combien de personnes se trompent en faisant le bien et marchent du côté de l’enfer.

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Il y en a qui se rassurent dans quelques vertus qu’ils pratiquent, parce que leur penchant les y porte, comme par exemple :

Une mère se refiera sur ce qu’elle fait quelques aumônes, qu’elle est assidue à faire ses prières, fréquenter les sacrements, à faire même des lectures de piété ; mais elle voit, sans chagrin, ses enfants s’éloigner des sacrements.

Ses enfants ne font point de pâques ; mais cette mère leur donne de temps en temps la permission pour aller dans les plaisirs, les danses, les mariages et quelquefois les veillées ; elle aime à faire paraître ses filles, elle croit que si elles ne fréquentent pas ces lieux de débauches, elles seront inconnues, qu’elles ne trouveront pas à s’établir.

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Oui, sans doute, qu’elles seront inconnues, mais aux libertins ; (…) Après quelques prières et quelques bonnes œuvres qu’elle fera, elle se croit dans le chemin du Ciel.

Allez, ma mère, vous n’êtes qu’une aveugle et une hypocrite, vous n’avez qu’une apparence de vertu. Vous vous rassurez de ce que vous faites quelques visites au Saint-Sacrement sans doute, cela est bon ; mais votre fille est à la danse ; mais elle est au cabaret avec des libertins, et il n’y a sorte de saletés qu’ils ne vomissent ; mais votre fille, la nuit, est dans des lieux où elle ne devrait pas être.

Allez, mère aveugle et réprouvée, sortez et quittez votre prière ; ne voyez-vous pas que vous faites comme les Juifs, qui ployaient les genoux devant Jésus-Christ pour faire semblant de l’adorer ?

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Eh ! quoi, vous venez adorer le bon Dieu, tandis que vos enfants sont après le crucifier ! Pauvre aveugle, vous ne savez pas ce que vous dites ni ce que vous faites ; votre prière n’est qu’une injure que vous faites à Dieu.

Commencez à aller chercher votre fille qui perd son âme ; ensuite, vous reviendrez demander à Dieu votre conversion.

Un père croit que c’est assez que de maintenir le bon ordre dans sa maison, il ne veut pas que l’on jure ni que l’on prononce des paroles sales : cela est très bien ; mais il ne se fait pas scrupule de laisser ses garçons dans les jeux, les foires et les plaisirs.

 

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Mais ce même père laisse travailler ses ouvriers le dimanche, sous le moindre prétexte, ou même pour ne pas contrarier ses moissonneurs ou ses batteurs.

Cependant, vous le voyez à l’église adorer le bon Dieu, même bien prosterné ; il tâche de renvoyer les moindres distractions. Dites-moi, mon ami, de quel œil pensez-vous que le bon Dieu puisse regarder ces personnes ?

 

Allez, mon ami, vous êtes un aveugle ; allez vous instruire de vos devoirs, et ensuite vous viendrez présenter vos prières à Dieu. Ne voyez-vous pas que vous faites les fonctions de Pilate, qui reconnaît Jésus-Christ et qui le condamne.

Vous verrez ce voisin qui est charitable, qui fait des aumônes, qui est touché de la misère de son prochain : cela est assez bien ; mais il laisse vivre ses enfants dans la plus grande ignorance ; peut-être ne savent-ils pas même ce qu’il faut faire pour être sauvé.

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Allez, mon ami, vous êtes un aveugle ; vos aumônes et votre sensibilité vous conduisent à grands pas en enfer. (…)

Celui-là se croit assez sage parce qu’il n’est pas un blasphémateur, un voleur, ni même un impudique ; mais il ne se met pas en peine de se corriger de ces pensées de haine, de vengeance, d’envie et de jalousie qui le travaillent presque chaque jour.

Mon ami, votre religion ne peut que vous perdre. (…)

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Un père est sans doute louable de corriger ses enfants lorsqu’ils offensent le bon Dieu ; mais peut-on le louer de ce qu’il ne se corrige pas lui-même des vices qu’il reprend dans ses enfants ?

Non, sans doute : ce père n’a qu’une religion fausse qui le jette dans l’aveuglement ! L’on ne peut que louer un maître qui reprend ses domestiques de leurs vices ; mais peut-on le louer lorsqu’on l’entend jurer et blasphémer lui-même dans quelque chose fâcheuse qui lui arrive ?

Non, M.F., non, c’est un homme qui n’a jamais connu sa religion ni ses devoirs. (…)

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Nous verrons bien encore ce jeune homme fréquenter les offices et même, peut-être, les sacrements ; mais nous le voyons aussi fréquenter les cabarets et les jeux.

Cette jeune fille paraîtra bien aussi, de temps en temps, à la sainte Table ; mais elle paraîtra aussi dans les danses, les assemblées où les bons chrétiens ne se trouvent jamais.

Allez, pauvre hypocrite, allez, fantôme de chrétienne, un jour viendra où vous verrez que vous n’aurez travaillé qu’à vous perdre.

 

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Un chrétien, M.F., qui veut se sauver ne se contente pas d’observer un commandement, de remplir une ou deux de ses obligations ; mais il observe tous les commandements de Dieu, et ensuite il remplit toutes les obligations de son état.

II. – En deuxième lieu, nous avons dit qu’il fallait que notre vertu fût humble, sans retour sur soi-même.

Jésus-Christ nous dit de « ne jamais faire nos actions avec l’intention d’être loué des hommes (MATTH. IV, 1.) :

Cependant je vous dirai, M.F., que ce n’est pas la grandeur des actions qui leur donne le mérite, mais la pureté d’intention avec laquelle nous les faisons.

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L’Évangile nous en donne un bel exemple. Saint Marc rapporte (MARC. XII, 41-44.) que Jésus-Christ étant entré dans le temple, s’assit vis-à-vis du tronc où l’on jetait les aumônes pour les pauvres (3).

Il observa de quelle manière le peuple y jetait cet argent ; il vit que plusieurs riches y jetaient beaucoup ; il vit en même temps une pauvre femme veuve qui s’approcha humblement du tronc et y mit seulement deux pièces de monnaie.

Alors Jésus-Christ appela ses apôtres, et leur dit : « Voilà beaucoup de monde qui ont mis des aumônes considérables dans ce tronc, et voilà qu’une pauvre veuve n’y a mis que deux oboles ; que pensez-vous de cette différence ?

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À en juger selon les apparences, vous croirez peut-être que ces riches ont plus mérité ; et moi je vous dis que cette veuve a plus donné qu’eux, parce que ces riches n’ont donné que de leur abondance et de leur superflu, au lieu que cette veuve a donné même de son nécessaire ; la plupart des riches n’ont cherché que l’estime des hommes pour se faire croire meilleurs qu’ils ne sont, au lieu que cette veuve n’a donné qu’en vue de plaire à Dieu seul. »

Bel exemple, M.F., qui nous apprend avec quelle pureté d’intention et avec quelle humilité nous devons faire toutes nos actions, si nous voulons en recevoir la récompense. Il est vrai que le bon Dieu ne nous défend pas de faire nos actions devant les hommes ; mais il veut que le monde n’y soit pour rien et que Dieu seul en soit le motif.

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III. Nous avons dit que la troisième condition nécessaire à la véritable vertu est la persévérance dans le bien.(…)

Mais, me direz-vous, comment peut-on connaître que nous avons la religion dans le cœur, cette religion qui ne se dément jamais ? – (…)

Une personne qui a une véritable vertu, rien n’est capable de la faire changer, elle est comme un rocher au milieu de la mer et battu par la tempête.

 

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Qu’on vous méprise, que l’on vous calomnie, que l’on se moque de vous, que l’on vous traite d’hypocrite, de faux dévot : tout cela ne vous ôte nullement la paix de l’âme ;

Vous les aimez autant que vous les aimiez quand ils disaient du bien de vous ; (…) vous faites vos prières, vos confessions, vos communions, vous allez à la sainte Messe, tout comme à votre ordinaire. (…)

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Nous disons encore que notre vertu, pour être véritable, doit être constante : c’est-à-dire, qu’il faut que nous soyons aussi attachés à Dieu et aussi fervents dans les croix et le mépris que dans le temps où rien ne nous chagrine.

C’est ce qu’ont fait tous les saints ; voyez toutes ces foules de martyrs qui ont enduré tout ce que la rage des tyrans a pu inventer, et qui, bien loin de se relâcher, au contraire, s’unissaient toujours de plus en plus à Dieu. Ni les tourments, ni le mépris qu’on faisait d’eux ne pouvaient les faire changer.

Mais, je crois que le plus beau modèle que je puisse vous donner, est le saint homme Job dans les épreuves que le bon Dieu lui envoya. Le Seigneur dit un jour à Satan : « D’où viens-tu ? » – « Je viens, lui répond le démon, de faire le tour du monde. »

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– « N’as-tu pas vu mon bon homme Job, qui est sans égal sur la terre par sa simplicité et la droiture de son cœur ? » Le démon lui répondit : « Ce n’est pas difficile qu’il vous serve et vous aime bien : vous le comblez de toutes sortes de bénédictions ; mais éprouvez-le un peu, et vous verrez s’il vous sera toujours fidèle. »

 

Le Seigneur lui dit : « Je te donne tout pouvoir sur lui, sinon de lui ôter la vie. » Le démon plein de joie, dans l’espérance de le porter à murmurer contre Dieu, commence à lui faire périr tous ses biens qui étaient immenses. (…)

Dans l’espérance de lui arracher quelques blasphèmes ou du moins quelques plaintes, il lui suscita, coup sur coup, toutes sortes d’ennuis, de disgrâces et de malheurs, afin qu’il n’eût pas le temps de respirer. (…)

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Dans un seul jour, de prince et par conséquent du plus heureux des hommes, il devient le plus malheureux, accablé d’infortunes, privé de tout ce qu’il avait de plus cher au monde.

Fondant en larmes, il se prosterne la face contre terre ; mais que fait-il ? se plaint-il ? murmure-t-il ? Non, M.F., non. L’Écriture sainte nous dit qu’il adore et respecte la main qui le frappe ; il fait au Seigneur le sacrifice de ses richesses, de sa famille ; il le fait avec la résignation la plus généreuse, la plus parfaite et la plus entière en disant :

« Le Seigneur est le maître de tous mes biens comme il en est l’auteur ; tout cela n’est arrivé que de la manière qu’il a voulu ; que son saint nom soit béni en toutes choses ! (JOB, I.)»

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Que pensez-vous, M.F., de cet exemple ? Est-ce là une vertu solide, constante et persévérante ?

Croyons-nous, M.F., avoir quelque vertu, lorsqu’à la première épreuve nous murmurons et souvent nous abandonnons le service de Dieu ?(…)

Hélas ! M.F., qu’il y aurait peu de chrétiens qui ne se laisseraient pas aller à la tristesse, au murmure et peut-être au désespoir, maudiraient leur sort, conserveraient, de la haine contre Dieu en pensant :

« Qu’avons-nous fait pour être traités de cette manière ! » Hélas ! M.F., que de vertus qui n’ont que l’apparence, qui sont tout extérieures, et qui, à la moindre épreuve, se démentent !

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texte: EXTRAIT Curé D’Ars Tome II 7e dim. pentecôte
JésusMarie.com
licence CC BY- SA- CN http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Sermentizon_vianney.jpg

Trouvé sur Gloria TV



 

En la mémoire du Saint Curé d’Ars, le Pape François remercie les Prêtres..Voici un Extrait…


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En la mémoire du Saint Curé d’Ars, le Pape remercie les Prêtres..

Messe d'ordination sacerdotale présidée par le Pape François dans la basilique Saint-Pierre, en mai 2019.

(…….)

La reconnaissance, une «arme puissante»

Dans les moments «de tribulation, de fragilité (…) de faiblesse et de manifestation de nos limites, quand la pire de toutes les tentations est de rester à ruminer le désespoir», le Pape invite les prêtres -et c’est selon lui «crucial»- à revenir à ce «moment lumineux» où ils ont fait l’expérience de l’appel du Seigneur; «ce point incandescent où la grâce de Dieu m’a touché au début du chemin»; l’étincelle à laquelle chacun peut allumer le feu quotidien et «porter chaleur et lumière» à ses frères.

Il ne faut pas perdre, écrit-il, la mémoire reconnaissante du passage du Seigneur dans leur vie, la mémoire de son regard miséricordieux pour, à leur tour, en témoigner. Le «Oui» à l’appel de Dieu a une portée dont l’importance est inconcevable.

La reconnaissance est toujours une ‘arme puissante’, explique le Pape. «Ce n’est qu’en étant à même de contempler et d’apprécier concrètement tous les gestes d’amour, de générosité, de solidarité et de confiance, ainsi que de pardon, de patience, d’endurance et de compassion avec lesquels nous avons été traités que nous laisserons l’Esprit nous offrir cet air frais capable de renouveler (et non de rapiécer) notre vie et notre mission»

 

Les remerciements du Pape aux prêtres

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Le Pape prend là un long moment pour remercier les prêtres, pour leur fidélité aux engagements pris, alors que la société et la culture actuelle a transformé ‘le superficiel’ en valeur ; pour la joie avec laquelle ils ont donné leur vie, luttant pour que leur cœur ne s’aigrisse pas mais au contraire s’élargisse avec les années.

François les remercie de leur effort pour renforcer les liens de fraternité et d’amitié entre eux et avec leurs évêques, en se soutenant mutuellement. Rire, pleurer ensemble pour encourager un frère à assumer ses responsabilités ou profiter de sa sagesse. «Combien sont nécessaires ces espaces!» s’exclame François.

 

Le Pape salue leur témoignage de persévérance et d’endurance dans l’engagement pastoral. Il les remercie de célébrer l’Eucharistie et «de faire paître avec miséricorde dans le sacrement de la réconciliation, sans rigorisme, ni laxisme, en prenant en charge les personnes et en les accompagnant sur le chemin de conversion vers la vie nouvelle que le Seigneur offre à tous».

Le Pape se réjouit pour toutes les fois «où, en vous laissant émouvoir jusqu’aux entrailles, vous avez accueilli les personnes tombées, soigné leurs blessures en donnant de la chaleur à leurs cœurs». Pour lui, rien n’est plus urgent que cette proximité.

Le cœur du pasteur est celui qui a appris «la saveur spirituelle de se sentir un avec son peuple» dont il provient et dont il est au service en adoptant, précise-t-il, un style de vie austère et simple, sans accepter des privilèges qui n’ont pas la saveur de l’Évangile.

Le Pape rend grâce enfin pour la sainteté du Peuple de Dieu. Dans sa constance à aller de l’avant chaque jour, le Pape voit la sainteté de l’Église militante. «Laissons-les nous aider et nous encourager par leur témoignage».

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(…..)

En guise de conclusion, le Pape rend, une fois de plus, grâce aux prêtres pour leur dévouement et leur mission. «Laissons la gratitude susciter la louange et nous encourager une fois encore dans la mission de consacrer nos frères dans l’espérance ».

Il les invite à être des hommes qui témoignent par leur vie de la compassion et de la miséricorde que Jésus seul peut offrir.

 



https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-08/en-la-memoire-du-saint-cure-d-ars-le-pape-remercie-les-pretres.html

 

Le Saint curé d’Ars-Jean-Marie Vianney…*Nous enseignent sur la Vierge Marie notre Mère ! …Tout ce que le Fils demande au Père lui est accordé. Tout ce que la Mère demande au Fils lui est pareillement accordé.


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… Le Père se plaît à regarder la Sainte Vierge Comme le chef-d’œuvre de ses mains

Les prophètes ont publié la gloire de Marie avant sa naissance.

Ils l’ont comparée au soleil.

  • En effet, l’apparition de la Sainte Vierge peut bien se comparer à un beau soleil dans un jour de brouillard.
  • … On n’entre pas dans une maison sans parler au portier.
  • -Eh bien, la Sainte Vierge est la portière du ciel!

… À la crèche, que faisaient la Sainte Vierge et Saint Joseph.

  • Ils regardaient, ils contemplaient, ils admiraient l’Enfant-Jésus.
  • Voilà toute leur occupation
  • Ils étaient en oraison devant le Saint Sacrement exposé sur l’autel de la crèche.
  • Ils bénissaient, ils remerciaient le bon Dieu qui, par amour pour nous, venait de nous donner son Fils…

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… Jamais personne ne pourra comprendre, ne pourra dire tout ce qui se passait alors en Marie!

  • Le cœur de cette bonne Mère n’est qu’amour et miséricorde!
  • Il suffit seulement de se tourner vers elle pour être exaucé.
  • Plus nous sommes pécheurs, et plus elle a de tendresse et de compassion pour nous.

L’enfant qui a coûté le plus de larmes à sa mère est le plus cher à son cœur

  • La Sainte Vierge est si bonne qu’elle nous traite toujours avec amour et ne vous punit jamais
  •  Le cœur de Marie est si tendre pour nous que ceux de toutes les mères réunies ne sont qu’un morceau de glace auprès du sien…

 

… La Saint Vierge est comme une mère qui a beaucoup d’enfants. Elle est continuellement occupée à aller de l’un à l’autre!

  • Ce qui doit nous engager à nous adresser à elle avec une grande confiance, c’est qu’elle est toujours attentive.

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… Lorsqu’on veut offrir quelque chose à un grand personnage,

  • on lui fait présenter cet objet par une personne qu’il préfère afin que l’hommage lui soit plus agréable.
  • Ainsi nos prières, présentées par la Sainte Vierge, ont tout autre mérite parce que la Sainte Vierge est la seule créature qui n’a jamais offensé Dieu.

 

… Tout ce que le Fils demande au Père lui est accordé.

Tout ce que la Mère demande au Fils lui est pareillement accordé.

  • Le moyen le plus sûr de connaître la volonté de Dieu c’est de prier notre bonne Mère!

… L’Ave Maria est une prière qui ne lasse jamais.

  • Adressons-nous à elle avec une grande confiance.

http://www.notre-dame-de-france.com/saint-cure-dars/

 

L’Orgueil, selon le Saint Curé D’Ars…


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L’orgueil est ce maudit péché qui a chassé les anges du paradis et les a précipités dans l’enfer.

-Ce péché a commencé avec le monde.


Nous mettons l’orgueil partout,

-comme le sel.

Nous aimons à voir nos bonnes oeuvres connues.

-Si l’on fait attention à nos vertus, nous sommes joyeux;

-si l’on s’aperçoit de nos défauts, nous sommes tristes…

Une personne orgueilleuse croit que tout ce qu’elle fait est bien;

-elle veut dominer sur tous ceux qui ont affaire à elle;

-elle a toujours raison;

-elle croit que son jugement est meilleur que celui des autres.

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Saint Curé d’Ars, Catéchisme


http://www.spiritualite-chretienne.com/perennit/Pe-VI-4b.html

 

Saint Jean-Marie Vianney…Surnommé le (Saint Curé d’Ars)*Lorsque le prêtre présente l’hostie et vous la montre, votre âme peut dire : Voilà ma Nourriture !


St Curé d'Ars incorruptible

Saint Jean-Marie Vianney dont le corps est incorruptible comme celui de Padre Pio ou de Bernadette de Lourdes…

(Définition : l’incorruptibilité est un état non explicable par la science la plupart du temps, essentiellement mis en valeur par les Églises catholique et orthodoxe, selon laquelle l’intervention divine permet à certains corps humains (en particulier les saints et les béatifiés) d’éviter le processus normal de décomposition après la mort.

Les fidèles perçoivent ainsi l’incorruptibilité comme un signe de sainteté. Les corps qui subissent peu ou pas de putréfaction sont dits incorruptibles ou incorrompus.)

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Dieu jésus

« Notre Père qui êtes aux cieux » :

Que c’est beau, mes enfants, d’avoir un Père dans le ciel !

« Que votre règne arrive ».


Si je fais régner le Bon Dieu dans mon cœur, Il me fera régner avec Lui dans sa Gloire.

« Que votre volonté soit faite ».


Il n’y a rien de si doux que de faire la Volonté de Dieu, et rien de si parfait.

Pour bien faire les choses, il faut les faire comme Dieu veut, en toute conformité avec ses Desseins.

«Donnez-nous aujourd’hui notre pain»


Nous avons en nous deux parties, l’âme et le corps.
Nous demandons à Dieu de nourrir notre pauvre corps, et Il nous répond en faisant produire à la terre tout ce qui est nécessaire à notre subsistance.

Mais nous Lui demandons [aussi] de nourrir notre âme, qui est la plus belle partie de nous-mêmes ;

Et la terre est trop petite pour fournir à notre âme de quoi la rassasier :
elle a faim de Dieu, il n’y a que Dieu qui puisse la remplir.
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Aussi le Bon Dieu n’a pas cru trop faire en demeurant sur la terre et en prenant un Corps, afin que ce Corps devînt l’aliment de nos âmes.
COMMUNION SUR LA LANGUE Phoenix-SSPX-First-Holy-Communion
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 Lorsque le prêtre présente l’hostie et vous la montre…
Votre âme peut dire :
Voilà ma Nourriture !


 Ô mes enfants,
nous avons trop de bonheur!

Nous ne le comprendrons qu’au ciel !


Commentaire du jour
Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d’Ars
Esprit du Curé d’Ars dans ses Catéchismes, ses Sermons, ses Conversations (Abbé Monnin, Eds. Téqui 2007, p. 84 ; rev.)


Quelques paroles du Saint curé d’Ars…du Site Chrétien Web *Excellent pour le moral…*


Quelques paroles du curé d’Ars

Miséricorde et sacrement du Pardon

« Si nous comprenions bien ce que c’est d’être enfant de Dieu, nous ne pourrions faire le mal… être enfant de Dieu, oh, la belle dignité ! »

« La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage. »

« Ce n’est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon, mais c’est Dieu qui court après le pécheur et qui le fait revenir à lui. »

« Donnons donc cette joie à ce bon Père : revenons à lui… et nous serons heureux. »

« Le bon Dieu est toujours disposé à nous recevoir. Sa patience nous attend ! »

« Il y en a qui donnent au Père Éternel un cœur dur. Oh, comme ils se trompent ! Le Père Éternel, pour désarmer sa justice, a donné à son Fils un cœur excessivement bon : on ne donne pas ce qu’on n’a pas… »

« Il y en a qui disent : “J’ai trop fait de mal, le Bon Dieu ne peut pas me pardonner”. C’est un gros blasphème. C’est mettre une borne à la miséricorde de Dieu, et elle n’en a point : elle est infinie. »

«Nos fautes sont des grains de sable à côté de la grande montagne des miséricordes de Dieu.»

« Quand le prêtre donne l’absolution, il ne faut penser qu’à une chose ; c’est que le sang du bon Dieu coule sur notre âme pour la laver, la purifier et la rendre aussi belle qu’elle était après le baptême. »

« Le bon Dieu au moment de l’absolution jette nos péchés par-derrière ses épaules, c’est-à-dire il les oublie, il les anéantit : ils ne reparaîtront plus jamais. »

« Il ne sera plus parlé des péchés pardonnés. Ils ont été effacés, ils n’existent plus ! »

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OU L’IMAGE ICI-BAS….

L’Eucharistie et la communion


Deux saints nous explique le  »PURGATOIRE » Sainte Véronique Giuliani & Saint Curé d’Ars*


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Sainte Véronique Giuliani dit:

Il me semble, dit-elle en décrivant la peine qu’elle avait à souffrir, il me semble que mon âme était dans un abandon complet, extérieur et intérieur, comme si Dieu m’avait dépouillée de tout et que plus jamais, en cette vie ni en l’autre, je ne participerais à aucun bien, que plus jamais je ne pourrais me recommander à la Sainte Vierge ni aux saints.

C’est une douleur indescriptible et qui dura tout le temps que j’eus à passer dans ce lieu affreux. Il me semblait que ce temps ne finirait jamais et que toujours j’expierais. Nul ne venait à mon aide. J’étais seule et abandonnée.

Une heure de ces souffrances, c’est une éternité. La douleur physique s’ajoutait à la douleur morale. Il me semblait qu’on me triturait les os, qu’on me travaillait les chairs, qu’on me jetait dans une fournaise, puis dans une glacière. Je tremblais de douleur. En même temps, on me rouait de coups avec toutes sortes d’instruments.

Dans ces tourments, j’eus quelques communications avec Dieu : il me fit comprendre que les peines que je subissais étaient celles du purgatoire et qu’il me les faisait endurer pour libérer les âmes.


In Sainte Véronique Giuliani, Véronique en Purgatoire, Nlle Bibliothèque Franciscaine, Série XXI.

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Saint Curé d’Arsexplique:
Comment pourrai-je faire le tableau déchirant des maux qu’endurent ces pauvres âmes, puisque les saints Pères nous disent que les maux qu’elles endurent dans ces lieux semblent égaler les souffrances que Jésus-Christ a endurées pendant sa douloureuse Passion ? Le feu du purgatoire est le même que celui de l’enfer, la différence qu’il y a c’est qu’il n’est pas éternel. Ce feu est si violent qu’une heure semblent à ceux qui l’endurent des milliers de siècles. Si l’on pouvait comprendre la grandeur de leurs supplices, nuit et jour nous crierions miséricorde pour elles.
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Il faudrait que le bon Dieu, dans sa miséricorde, permît qu’une de celles qui brûlent dans les flammes parût ici à ma place, tout environnée des feux qui la dévorent et qu’elle vous fît elle-même le récit des maux qu’elle endure. Il faudrait qu’elle fît retentir cette église de ses cris et de ses sanglots. Peut-être enfin cela attendrirait-il vos coeurs ! 

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Souffrance-medium

«Oh ! nous souffrons, crient-elles ! Oh ! nos frères, délivrez-nous de ces tourments : vous le pouvez ! Brûler dans un feu allumé par la justice d’un Dieu ! Souffrir des douleurs incompréhensibles !

Être dévoré par le regret, sachant que nous pouvions si bien les éviter ! »

Nous lisons dans l’Histoire ecclésiastique qu’un saint resta six jours en purgatoire avant d’entrer dans le ciel. Il apparut ensuite à un de ses amis, en lui disant qu’il avait enduré des souffrances si grandes qu’elles surpassaient toutes celles qu’ont endurées et qu’endureront jusqu’à la fin des siècles tous les martyrs réunis ensemble !

Oh ! mon Dieu, que votre justice est redoutable pour le pécheur ! Cependant qui peut entendre sans frémir le récit de ce qu’on enduré les martyrs, chacun en particulier ?
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Les uns ont été plongés dans des chaudières d’eau bouillante, d’autres sciés avec des scies de bois ; celui-ci étendu sur un chevalet, déchiré avec des crochets de fer qui lui arrachaient les entrailles ; d’autres foulés aux pieds ; celui-là étendu sur des brasiers ardents, auquel il ne restait que ses os tout noircis et brûlés ; enfin d’autres ont été mis sur des tables garnies de lames tranchantes et qui perçaient de part en part ces innocentes victimes !

Peut-on bien penser à tout cela sans se sentir pénétré de douleur jusqu’au fond de l’âme ? Or une âme en purgatoire souffre encore plus que tous les martyrs ensemble ! Qui pourra donc y tenir ? Mon Dieu, mon Dieu, ayez pitié de ces pauvres âmes !

Mais ce n’est pas là tout leur supplice. Elles souffrent plus encore de la privation de la vue de Dieu. L’amour qu’elles ont pour lui est si grand, la pensée qu’elles sont privées de le voir par leur faute leur cause une douleur si violente que jamais il ne sera donné à un mortel d’en concevoir la moindre idée. Au milieu de ces flammes qui les brûlent, elles voient les trônes de gloire qui leur sont préparés et qui les attendent.

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Une voix semble leur crier : « Ah ! que vous êtes privés de grands biens ! Si vous aviez eu le bonheur de redoubler vos pénitences et vos larmes, vous seriez aujourd’hui assises sur ces beaux trônes tout rayonnants de gloire !

Oh ! que vous avez été aveugles de retarder un tel bonheur par votre faute ! »

Ah ! mes amis, nous crient ces âmes, s’il vous reste encore quelque amitié pour nous, ayez pitié de nous ! Arrachez-nous de ces flammes : vous le pouvez ! Beau ciel ! Quand te verrons-nous ? Oh ! si vous sentiez la douleur d’être séparés de Dieu. Cruelle séparation !

Hélas ! quand de tels supplices ne dureraient qu’un jour, qu’une heure, qu’une demi-heure, cela paraîtrait infiniment plus long à ces pauvres âmes que des millions de siècles dans les supplices les plus rigoureux ! Pourquoi cela ? Le voici. Quand Dieu punit quelqu’un en ce monde, ce n’est que sous le règne de sa bonté et de sa miséricorde, car si Dieu envoie une infirmité, une perte de biens ou d’autres misères, tout cela ne nous est donné que pour faire éviter les peines du purgatoire ou pour nous faire sortir du péché.
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Dans l’autre monde, au contraire, Dieu n’est conduit que par sa justice et sa vengeance. Nous avons péché et nous avons passé le temps de sa miséricorde. Il faut que sa justice soit accomplie et sa vengeance satisfaite. « Oh ! qu’il est terrible de tomber entre les mains d’un Dieu vengeur ! »

Au sein de leurs souffrances, si elles ne peuvent rien pour elles-mêmes, ces âmes peuvent beaucoup pour nous. Cela est si vrai qu’il n’y a presque personne qui ait invoqué les âmes du purgatoire sans avoir obtenu la grâce demandée. Cela n’est pas difficile à comprendre.

Si les saints qui sont au ciel et n’ont pas besoin de nous s’intéressent à notre salut, combien plus encore les âmes du purgatoire qui reçoivent nos bienfaits spirituels à proportion de notre sainteté !

Ne refusez pas cette grâce, disent-elles, ô mon Dieu, à ces chrétiens qui donnent tous leurs soins à nous tirer des flammes !

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… Oui, toutes les fois que nous aurons quelque grâce à demander, adressons-nous avec confiance à ces saintes âmes et nous sommes sûrs de l’obtenir. Quel bonheur pour nous d’avoir, dans la dévotion aux âmes du purgatoire, un moyen excellent pour nous assurer le ciel. Voulons-nous demander à Dieu la douleur de nos péchés ?

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Adressons-nous à ces âmes, qui, depuis tant d’années, pleurent dans les flammes ceux qu’elles ont commis. Voulons-nous demander au bon Dieu le don de persévérance. Invoquons-les : elles en sentent tout le prix, car il n’y a que ceux qui persévèrent qui verront Dieu. Dans nos maladies, dans nos chagrins, tournons nos prières vers les âmes du purgatoire : elles obtiendront leur effet.
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In Sermon du Curé d’Ars pour la commémoraison des défunts.


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C’est comme les hirondelles qui sont enfermées dans une chambre : elles cherchent partout une issue pour s’envoler au dehors, elles donnent de la tête contre les vitres, contre le plafond, elles tombent de lassitude, puis quand elles se sont un peu reposées, elles se relèvent, recommencent à voler et veulent toujours échapper !

Pauvres petites hirondelles ! Pauvres âmes du purgatoire ! Qui leur donnera la liberté après laquelle elles aspirent ? – Nous, si leur captivité nous touche !

D’après L. Tocanier, Souvenirs sur le Curé d’Ars.


Source: http://www.spiritualite-chretienne.com/ciel/purgatoire-03.html#Vianney

 

Extrait-Sermon du Saint Curé D’Ars sur la modestie dans le vêtement*


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Il est rapporté qu’une jeune demoiselle de Franche-Comté, nommée Angélique, avait beaucoup d’esprit, mais était fort mondaine. Ayant entendu un prédicateur prêcher contre le luxe et la vanité dans les habits, elle vint se confesser à ce prédicateur.

Celui-ci lui fit si bien comprendre combien elle était coupable et pouvait perdre d’âmes, que, dès le lendemain, elle quitta toutes ses vanités, et se vêtit d’une manière très simple et chrétienne.

Sa mère qui était comme la plupart de ces pauvres aveugles, qui semblent n’avoir des enfants que pour les jeter dans les enfers en les remplissant de vanité, la reprit de ce qu’elle ne s’habillait plus comme autrefois. « Ma mère, lui répondit-elle, le prédicateur à qui j’ai été me confesser me l’a défendu. » Sa pauvre mère, aveuglée par la colère, va trouver le confesseur, et lui demande s’il était vrai qu’il eût défendu à sa fille de s’habiller selon la belle mode.

« Je ne sais point, lui dit le confesseur, ce que j’ai dit à votre fille ; mais, il vous suffit de savoir que Dieu défend de s’habiller selon la mode, lorsque cette mode n’est pas selon Dieu, lorsqu’elle est criminelle et dangereuse pour les âmes. » –

« Mon Père, qu’appelez-vous donc mode criminelle et dangereuse ? » — « C’est, par exemple, de porter des habits trop ouverts, ou qui font trop sentir la forme du corps ; de porter des vêtements trop riches et plus coûteux que nos moyens ne nous le permettent. » Il lui montra ensuite tous les dangers de ces modes, et tous les mauvais exemples qu’elles donnaient.

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– « Mon Père, lui dit cette femme, si mon confesseur m’en avait dit autant que vous, jamais je n’aurais donné la permission à ma fille de porter toutes ces vanités, et moi-même j’aurais été plus sage ; cependant mon confesseur est un homme bien savant ; or, que m’importe qu’il soit savant, s’il me laisse vivre à ma liberté, et en danger de me perdre pour l’éternité. » Lorsqu’elle fut de retour, elle dit à sa fille : « Bénissez le bon Dieu d’avoir trouvé un tel confesseur, et suivez ses avis. »

Cette jeune demoiselle eut dans la suite de terribles combats à soutenir de la part de ses autres compagnes, qui la raillaient et la tournaient en ridicule. Mais le plus rude assaut qu’elle eut à soutenir, lui vint de la part de certaines personnes qui entreprirent de la faire changer de sentiment. « Pourquoi, lui dirent-elles, ne vous habillez-vous pas comme les autres ? » – « Je ne suis pas obligée de faire comme les autres, répondit Angélique, je m’habille comme celles qui font bien, et non comme celles qui font mal. » – « Eh quoi ! faisons-nous mal de nous habiller comme vous voyez ? » – « Oui, sans doute, vous faites mal, parce que vous scandalisez ceux qui vous regardent. » –

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« Pour moi, dit l’une d’entre elles, je n’ai point de mauvaise intention ; je m’habille à ma façon, tant pis pour ceux qui s’en scandalisent. » – « Tant pis pour vous aussi, reprit Angélique, puisque vous en êtes l’occasion ; si nous devons craindre de pécher nous-mêmes, nous devons aussi craindre de faire pécher les autres. » –

«Quoi qu’il en soit de vos bonnes raisons, répondit une autre, si vous ne vous habillez plus comme nous, vos amies vous quitteront, et vous n’oserez plus paraître dans les belles compagnies et dans les bals. » – « J’aime mieux, leur répondit Angélique, la compagnie de ma chère mère, de mes sœurs et de quelques filles sages, que toutes ces belles compagnies et ces bals. (…).

Au reste, Mesdames, si vous pensez de la sorte, vous ne pensez pas en chrétiennes, et il est honteux que, dans une religion aussi sainte qu’est la nôtre, l’on s’y permette de tels abus contre la modestie. » Après tous ces discours, une personne de la compagnie dit: « En vérité, il est honteux qu’une jeune fille de dix-huit ans nous fasse la leçon : son exemple sera un jour notre condamnation.

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Que nous sommes aveugles de tant faire de choses pour plaire au monde, qui, dans la suite, se moque de nous ! » Angélique persévéra toujours dans ses bons sentiments, malgré tout ce qu’on pût lui dire. Eh bien, M.F., qui vous empêcherait de faire ce que faisait cette jeune comtesse ? Elle s’est sanctifiée en vivant dans le monde, mais en ne vivant pas pour le monde. Oh ! que cet exemple sera un sujet de condamnation pour un grand nombre de chrétiens au jour du jugement !

Source: https://gloria.tv/Marie%20Laurence

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Saint Jean-Marie Vianney,(Curé D’Ars) patron des curés du monde, fête le 4 août*Il a souvent fait l’expérience de la rencontre avec Satan..voici quelques anecdotes..*


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On le dit victime de diableries et on lui attribue des miracles. Un nuit, alors que son lit prit feu, il s’exclama « le démon n’a pas pu brûler l’oiseau ! Il n’a brûlé que la cage ! ».

 

Le Curé d’Ars a souvent fait l’expérience de la rencontre avec Satan. Une nuit, son lit a commencé à bouger. Il a levé les yeux et il a vu une image terrifiante de Satan. Au lieu de pousser un cri d’effroi, il a dit simplement, « Ah, c’est vous », puis s’est retourné et s’est endormi.

Une telle force, une telle assurance dans le fait que Jésus-Christ a vaincu Satan et que sa mort a gagné notre salut est signe de sainteté.

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Il avait aussi la réputation de ne pas dormir « On apercevait sa fenêtre presque constamment éclairée » raconte un témoin.

En 1823, le curé d’Ars commença à entendre des bruits anormaux dans le presbytère. Vers une heure du matin, on secouait avec violence la poignée de la porte, et on entendait des coups de massue frappés sur cette même porte. Un témoin, André Verchère, vint dormir une nuit au presbytère pour monter la garde. Effrayé, il ne reviendra plus. Cela durera 25 ans.

 

Des enfants venaient par curiosité rôder autour du presbytère la nuit. Ils entendirent à plusieurs reprises crier ‘’Vianney ! Vianney !’’

Et cela que le curé soit au presbytère ou non.

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En 1826, lors d’une mission, le curé d’Ars logea dans un presbytère avec plusieurs autres ecclésiastes. Une nuit, on entendit un grand bruit, la cure trembla, on accourut à la chambre du curé. On le retrouva dans son lit, au milieu de la chambre.

Le curé d’Ars déclara que c’était le diable qui avait déplacé le lit.

Le curé d’Ars était persuadé que ces phénomènes venaient du diable, qu’il surnommait ‘’Le grappin’’.

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En 1828 et 1830, à deux reprises, le même miracle au lieu. Le meunier mettait cent boisseaux de son blé au grenier du presbytère, comme chaque mois, qui devait servir pour ‘’La Providence’’.

Le père Mandy gardait les clés du grenier, il alla voir le curé d’Ars pour lui dire qu’il n’y avait plus rien.

Le curé ne lui répondit rien, et quand le père retourna au grenier, il le trouva plein. Les directrices de la Providence attestent avoir réalisées de grandes fournées de pain avec une quantité de farine tout à fait insuffisante.

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Le curé d’Ars ne parlait de ses visions que très rarement et à demi mot.

Toutefois il racontera à l’abbé Tailhades : « le bon Dieu me faisait des grâces extraordinaires. Au Saint Autel, j’avais les consolations les plus singulières. Je voyais le Bon Dieu, je ne vous dirai pas que ce fût d’une manière sensible, mais le Bon Dieu me faisait bien des grâces. »

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Une dame avait perdu son mari, homme irréligieux, qui avait fini sa vie par le suicide. Inconsolable sur son sort, qu’elle croyait être la damnation éternelle, elle fut amenée par hasard à Ars et chercha à rencontrer le saint Curé pour l’interroger sur le malheureux défunt.

Elle réussit à l’approcher et, avant même qu’elle eût pu lui dire un mot, le saint lui murmura à l’oreille : « Il est sauvéOui, il est sauvé », insista-t-il. La pauvre femme fit un geste de la tête qui voulait dire : Oh ! Ce n’est pas possible.

Alors, d’un ton affirmatif encore :
« Je vous dis qu’il est sauvé, qu’il est en purgatoire et qu’il faut prier pour lui… Entre le parapet du pont et l’eau il a eu le temps de faire un acte de repentir. C’est la très Sainte Vierge qui a obtenu sa grâce. Rappelez-vous le mois de Marie élevé dans votre chambre. Votre époux irréligieux ne s’y est point opposé ; il s’est même parfois uni à votre prière… Cela lui a mérité un suprême pardon. »

De nombreux pèlerins attestent de son don de clairvoyance. Un pénitent pouvait être tellement persuadé de ce don qu’il se fiait à l’intuition du curé d’Ars plutôt qu’à ses propres souvenirs : « et voilà que tout à coup il se mit à me questionner sur tel ou tel point, toujours sur des fautes ignorées de moi ou oubliées ; si bien qu’à la fin, lors même que le souvenir ne m’en revenait pas aussitôt, je n’osais pas nier, assurée qu’il ne s’était pas trompé. »

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Très rapidement, sa réputation de confesseur lui attira de nombreux pèlerins venant chercher auprès de lui le pardon de Dieu et la paix du cœur.

Ce mouvement de pèlerinage s’intensifia.

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Le Saint Curé D’Ars disait pour parler

de la Miséricorde de Dieu dans la Confession…Ceci:

MISÉRICORDIEUX

« Notre-Seigneur est comme une mère qui porte son enfant sur ses bras.

Ce petit est méchant; il donne des coups de pied à sa mère, il l’égratigne; mais elle n’y fait seulement pas attention ; elle sait que, si elle le lâche, il tombera.

Ainsi Notre-Seigneur endure tout ; il supporte toutes nos arrogances; il pardonne toutes nos sottises; il a pitié de nous malgré nous… Et il aura plutôt pardonné au pécheur repentant qu’une mère n’aura retiré son enfant du feu. »

« Il y en a qui disent ‘’J’ai trop fait de mal, le Bon Dieu ne peut pas me pardonner’’. C’est un gros blasphème. C’est mettre une borne à la miséricorde de Dieu, et elle n’en a point : elle est infinie. »

« Quand le prêtre donne l’absolution, il ne faut penser qu’à une chose ; c’est que le sang du Bon Dieu coule sur notre âme pour la laver, la purifier et la rendre aussi belle qu’elle était après le baptême. »

« Ne dites pas que vous n’en êtes pas digne. C’est vrai : vous n’en êtes pas digne, mais vous en avez besoin. »

«La prière n’est pas autre chose qu’une union avec Dieu. La prière est une douce amitié, une familiarité étonnante… C’est un doux entretien d’un enfant avec son Père. Plus on prie, plus on veut prier. » .

«Le Père se plaît à regarder le cœur de la très Sainte Vierge Marie comme le chef-d’œuvre de ses mains. »

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« Jésus Christ , après nous avoir donné tout ce qu’il pouvait nous donner, veut encore nous faire hériter de ce qu’il a de plus précieux, c’est-à-dire sa Sainte Mère. »

«La Sainte Vierge nous a engendré deux fois, dans l’Incarnation et au pied de la Croix : elle est donc deux fois notre Mère. Je pense qu’à la fin du monde, la Sainte Vierge sera bien tranquille, mais tant que le monde dure, on la tire de tous côtés…»


PETALE ROSE
PRIONS POUR TOUS LES PRÊTRES DU MONDE ENTIER

source: http://www.touteslespropheties.net/cure-d-ars/

 

 

 

*Le respect humain mène en Enfer*-Saint curé d’Ars.


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Ces chrétiens qui ne sont chrétiens que de nom ; qui font leur devoir de chrétiens d’une manière si misérable, qu’ils vous feraient mourir de compassion. Voyez-en un, pendant sa prière faite avec ennui, dissipation, sans respect. Voyez-les à l’église, sans dévotion : l’office commence toujours trop tôt, et finit toujours trop tard ; le prêtre n’est pas encore descendu de l’autel, qu’ils sont déjà dehors.

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Pour la fréquentation des Sacrements, il ne faut pas leur en parler : s’ils s’en approchent quelquefois, c’est avec une certaine indifférence qui annonce qu’ils ne connaissent nullement ce qu’ils font. Tout ce qui a rapport au service de Dieu est fait avec un dégoût épouvantable. Mon Dieu ! que d’âmes perdues pour l’éternité ! Ô mon Dieu ! que le nombre de ceux qui entreront dans le royaume des cieux est petit, puisqu’il y en a si peu qui font ce qu’ils doivent pour le mériter ?

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Mais, me direz-vous maintenant : Qui sont donc ceux qui se rendent coupables de respect humain ? écoutez-moi un instant, et vous allez le savoir. D’abord, je vous dirai avec saint Bernard que, de quelque côté que nous considérions le respect humain, qui est la honte de remplir ses devoirs de religion à cause du monde, tout nous démontre en lui le mépris de Dieu et de ses grâces et l’aveuglement de l’âme. Je dis en premier lieu, que la honte de faire le bien, de crainte d’être méprisé ou raillé de la part de quelques malheureux impies, ou de quelques ignorants, est un mépris affreux que nous faisons de la présence du bon Dieu devant lequel nous sommes et qui pourrait à l’heure même nous jeter en enfer.

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Pourquoi est-ce que ces mauvais chrétiens vous raillent et tournent en ridicule votre dévotion ? Hélas ! en voici la véritable raison : c’est que n’ayant pas la force de faire ce que vous faites, ils vous en veulent de ce que vous réveillez les remords de leur conscience ; mais, soyez bien sûrs que dans le cœur ils ne vous méprisent pas, au contraire, ils vous estiment beaucoup. S’ils ont un bon conseil à prendre, ou à demander une grâce auprès du bon Dieu, ce n’est pas à ceux qui font comme eux qu’ils auront recours, mais à ceux qu’ils ont raillés, du moins en paroles.

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Vous avez honte, mon ami, de servir le bon Dieu, par crainte d’être méprisé ? Mais, mon ami, regardez donc Celui qui est mort sur cette croix ; demandez-lui donc s’il a eu honte d’être méprisé, et de mourir de la manière la plus honteuse sur cette croix infâme. Ah ! ingrats que nous sommes envers Dieu, qui semble trouver sa gloire à faire publier de siècle en siècle qu’il nous choisit pour ses enfants.

Ô mon Dieu ! que l’homme est aveugle et méprisable de craindre un misérable qu’en-dira-t-on, et de ne pas craindre d’offenser un Dieu si bon. Je dis encore que le respect humain nous fait mépriser toutes les grâces que le bon Dieu nous a méritées par sa mort et sa passion. Oui, par le respect humain, nous anéantissons toutes les grâces que le bon Dieu nous avait destinées pour nous sauver. Oh ! maudit respect humain, que tu entraînes d’âmes en enfer !

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En deuxième lieu, je dis que le respect humain renferme l’aveuglement le plus déplorable. Hélas ! nous ne faisons pas attention à ce que nous perdons. Ah ! quel malheur pour nous ! nous perdons notre Dieu, que nul ne pourra jamais remplacer. Nous perdons le ciel avec tous ses biens et ses plaisirs ! Mais un autre malheur, c’est que nous prenons le démon pour notre père, et l’enfer avec tous ses tourments pour notre héritage et notre récompense. Nous changeons nos douceurs et nos joies éternelles contre des souffrances et des larmes. Ah ! mon ami, à quoi pensez-vous ? Quels seront vos regrets pendant toute l’éternité !

Ah ! mon Dieu ! peut-on bien y penser et vivre encore esclave du monde ?

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Il est vrai, me direz-vous, que celui qui craint le monde pour remplir ses devoirs de religion est bien malheureux, puisque le bon Dieu nous a dit que celui qui aura honte de le servir devant les hommes, il ne voudra pas le reconnaître devant son Père au jour du jugement. Mais mon Dieu ! craindre le monde, pourquoi donc ? puisque nous savons qu’il faut absolument être méprisé du monde pour plaire à Dieu. Si vous craigniez le monde, il ne fallait pas vous faire chrétien. Vous saviez bien que sur les fonts sacrés du baptême, vous prêtiez serment en présence de Jésus-Christ même ; que vous renonciez au démon et au monde ; que vous vous engagiez à suivre Jésus-Christ portant sa croix, chargé d’opprobres et de mépris. Si vous craignez le monde, eh bien ! renoncez à votre baptême et donnez-vous à ce monde à qui vous craignez tant de déplaire.

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Mais, me direz-vous, quand est-ce que nous agissons par respect humain ? Mon ami, écoutez-moi bien. C’est un jour que vous étiez à la foire, ou dans une auberge où l’on mangeait de la viande un jour défendu et que l’on vous pria d’en manger ; que, vous contentant de baisser les yeux et de rougir, au lieu de dire que vous étiez chrétien, que votre religion vous le défendait, vous en mangeâtes comme les autres, en disant : Si je ne fais pas comme les autres, on se moquera de moi. – On vous raillera, mon ami ? Ah ! certes, c’est bien dommage ! – Eh ! me direz-vous, je ferai bien plus de mal, en étant la cause de toutes les mauvaises raisons que l’on dira contre la religion, que j’en ferais en mangeant de la viande.

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Dites-moi, mon ami, vous ferez plus de mal ? Si les martyrs avaient craint tous ces blasphèmes, tous ces jurements, alors ils auraient donc tous renoncé à leur religion ? C’est tant pis pour ceux qui font mal.

Hélas ! disons mieux : ce n’est pas assez que les autres malheureux aient crucifié Jésus-Christ par leur mauvaise vie ; il faut encore vous unir à eux pour faire souffrir Jésus-Christ davantage ? Vous craignez d’être raillé ?

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Ah ! malheureux, regardez Jésus-Christ sur la croix, et vous verrez ce qu’il a fait pour vous.

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Vous ne savez pas quand vous avez renié Jésus-Christ ? C’est un jour qu’étant avec deux ou trois personnes, il semblait que vous n’aviez point de mains, ou que vous ne saviez pas faire le signe de la croix, et que vous regardiez si l’on avait les yeux sur vous, et que vous vous êtes contenté de dire votre Bénédicité ou vos grâces dans votre cœur, ou bien que vous allâtes dans un coin pour les dire. C’est lorsque, passant vers une croix, vous fîtes semblant de ne pas la voir, ou bien vous disiez que ce n’est pas pour nous que le bon Dieu est mort.

Vous ne savez pas quand vous avez eu du respect humain ? C’est un jour que vous trouvant dans une société, où l’on disait de sales paroles contre la sainte vertu de pureté, ou contre la religion, vous n’osâtes pas reprendre ces personnes, et bien plus, dans la crainte que l’on vous raille, vous en avez souri.– Mais, me direz-vous, l’on est bien forcé, sans quoi l’on serait trop souvent raillé. – Vous craignez, mon ami, d’être raillé ? Ce fut bien aussi cette crainte qui porta saint Pierre à renier son divin Maître ; mais cela n’empêcha pas qu’il commît un gros péché qu’il pleura toute sa vie.

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Vous ne savez pas quand vous avez eu du respect humain ? C’est un jour que le bon Dieu vous donna la pensée d’aller vous confesser, vous sentiez que vous en aviez bien besoin, mais vous pensâtes que l’on se moquerait de vous, que l’on vous traiterait de dévot. C’est une fois que vous aviez la pensée d’aller à la sainte Messe dans la semaine, et que vous pouviez y aller ; vous avez dit en vous-même que l’on se moquerait de vous et que l’on dirait : C’est bon pour ceux qui n’ont rien à faire qui ont de quoi vivre de leurs rentes. Combien de fois ce maudit respect humain vous a empêché d’assister au catéchisme, à la prière du soir !

Combien de fois, étant chez vous, et faisant quelques prières ou quelques lectures de piété, vous êtes-vous caché voyant venir quelqu’un ! Combien de fois le respect humain vous a fait violer la loi du jeûne ou de l’abstinence, et n’oser pas dire que vous jeûniez, ou que vous ne faisiez pas gras ! Combien de fois vous n’avez pas osé dire votre Angelus devant le monde, ou vous vous êtes contenté de le dire dans votre cœur, ou vous êtes sorti pour le dire dehors ! Combien de fois vous n’avez point fait de prières le matin ou le soir, parce que vous vous êtes trouvé avec des personnes qui n’en faisaient point ; et tout cela, de crainte que l’on ne se moquât de vous !

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Allez, pauvre esclave du monde, attendez l’enfer où vous serez précipité ; vous aurez bien le temps de regretter le bien que le monde vous a empêché de faire. Ah ! mon Dieu, quelle triste vie mène celui qui veut plaire au monde et au bon Dieu ! Non, mon ami, vous vous trompez. Outre que vous vivrez toujours malheureux, vous ne viendrez jamais à bout de plaire au monde et au bon Dieu ; cela est aussi impossible que de mettre fin à l’éternité.

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Voici le conseil que j’ai à vous donner, et vous serez moins malheureux : ou donnez-vous tout au bon Dieu, ou tout au monde ; ne cherchez, et ne suivez qu’un maître, et, une fois à sa suite, ne le quittez pas.


Saint curé d’Ars (1786 – 1859) – Sermon sur le respect humain

source: http://www.chretiensmagazine.fr/2016/06/le-respect-humain-mene-en-enfer-saint.html

 

Parole du Saint Curé d’Ars * Le zèle que doit avoir le prêtre * Si un pasteur reste muet en voyant Dieu outragé et les âmes s’égarer, malheur à lui !


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Cependant, je vous dirai avec saint Thomas, qu’il y a une sainte colère, qui vient du zèle que nous avons pour soutenir les intérêts de Dieu. On peut quelquefois, nous dit-il, se fâcher sans offenser Dieu, selon ces paroles du Roi-prophète : « Mettez-vous en colère ; mais ne péchez pas. » IL y a donc une colère juste et raisonnable, que l’on peut plutôt appeler zèle que colère. L’Écriture sainte nous en montre un grand nombre d’exemples.(…)

barrefrise coeur

Telle fut encore celle de David qui, dès le matin, déclarait la guerre à tous ces grands pécheurs qui passaient leur vie à outrager son Dieu. Telle fut enfin celle de Jésus-Christ lui-même, quand il alla dans le temple pour en chasser ceux qui y vendaient et achetaient, leur disant : « Ma maison est une maison de prière et vous en faites une caverne de voleurs. »

Telle doit être la colère d’un pasteur qui a le salut de ses paroissiens à cœur et la gloire de son Dieu. Si un pasteur reste muet en voyant Dieu outragé et les âmes s’égarer, malheur à lui ! S’il ne veut pas se damner, il faut que, s’il y a quelques désordres dans sa paroisse, il foule aux pieds le respect humain et la crainte d’être méprisé ou haï de ses paroissiens ; et serait-il sûr d’être mis à mort après être descendu de chaire, cela ne doit pas l’arrêter.

Jésus chasse les marchands du temple

Un pasteur qui veut remplir son devoir doit toujours avoir l’épée à la main pour défendre les innocents, et poursuivre les pécheurs jusqu’à ce qu’ils soient revenus à Dieu ; cette poursuite ne doit cesser qu’à sa mort. S’il ne se comporte pas de cette manière, c’est un mauvais prêtre, qui perd les âmes au lieu de les conduire à Dieu.


Si vous voyiez arriver quelque scandale dans votre paroisse, et que vos pasteurs ne disent rien : malheur à vous, parce que Dieu vous a punis en vous envoyant de tels pasteurs.

barrefrise coeur

La colère
Sermon du saint Curé d’Ars

Saint Curé d’Ars nous instruits *Sur les vérités éternelles *


curéd arssetmarie

BARLILAs

 

Memorare novissima tua, et in aeternum non peccabis.
Souvenez-vous de vos fins dernières, et vous ne pécherez jamais. (Eccli.,VII, 40.)

(MF) = masculin-féminin)

 

BARLILAs

Voyez, M. F., combien Jésus-Christ désire nous sauver tantôt il se présente à nous comme un pauvre enfant dans sa crèche, couché sur une poignée de paille qu’il arrose de ses larmes ; tantôt comme un criminel, lié, garrotté, couronné d’épines, flagellé, tombant sous le poids de sa croix, enfin mourant dans les supplices pour l’amour de nous.

 

Si cela n’est pas capable de nous toucher, de nous attirer à lui, il nous fait annoncer qu’il viendra un jour, revêtu de tout l’éclat de sa gloire et de la majesté de son Père, pour nous juger sans grâce et sans miséricorde ; où il dévoilera à la face de tout l’univers le bien et le mal que nous aurons fait pendant tous les instants de notre vie. Dites-moi, M. F., si nous pensions bien à tout cela, en faudrait-il davantage pour nous faire vivre et mourir en saints ?

 

Mais Jésus-Christ, pour nous faire comprendre ce que nous devons faire pour aller au ciel, nous dit dans l’Évangile, que les gens du monde mènent une vie entièrement opposée à celle de ceux qui sont à lui tout de bon.

BARLILAs

Les bons chrétiens, nous dit-il, font consister leur bonheur dans les larmes, la pénitence et le mépris ; mais les gens du monde font consister leur bonheur dans les plaisir, la joie et les honneurs de la terre, et fuient tout le reste ; de sorte, nous dit Jésus-Christ, que leur vie est entièrement opposée l’une à l’autre, et que jamais ils ne seront d’accord dans leur manière d’agir et de penser. Ce qui est assez facile à comprendre.

 
Je dis qu’il y a quatre choses qui font le bonheur d’un bon chrétien, ce sont : la brièveté de la vie, la pensée de la mort, le jugement et l’éternité. Et nous voyons que ces quatre mêmes choses font le désespoir d’un mauvais chrétien, c’est-à-dire d’une personne qui oublie ses fins dernières pour ne s’occuper que des choses présentes.

 BARLILAs

Je dis donc : 1° que la brièveté de la vie console un bon chrétien en ce qu’il se représente que ses peines, ses chagrins, ses persécutions, ses tentations, sa séparation de son Dieu ne seront pas longues.

 

Quelle joie pour nous, M. F., quand nous pensons que nous quitterons dans peu de temps ce monde où nous sommes tant exposés à offenser le bon Dieu, qui est un Sauveur si charitable, qui a tant souffert pour nous ! Ah ! M. F., avec cette pensée, pourrions-nous bien nous attacher à la vie qui est remplie de tant de misères ?

BARLILAs

La pensée de la mort. Heureuse nouvelle, s’écria saint Jérôme, quand on vint lui annoncer qu’il allait mourir, heureuse nouvelle qui va me réunir à mon Dieu pour jamais! Et en effet, M. F., puisque la mort est l’instrument dont le bon Dieu se sert pour nous délivrer ;

BARLILAs

Je dis que le jugement, bien loin de jeter le chrétien dans le désespoir, ne fait que le consoler. Il va trouver non un juge sévère, mais son père et son sauveur : Oui, son père, qui l’attend pour lui ouvrir les entrailles de sa miséricorde, afin de le recevoir dans son sein paternel ; son sauveur, qui va manifester à la face de tout l’univers toutes ses larmes, ses pénitences et toutes les bonnes oeuvres qu’il a faites pendant tous les jours de sa vie ;

BARLILAs

 

La pensée de l’éternité met le comble à sa joie. Si son bonheur est infini dans ses douceurs et ses grandeurs, l’éternité lui assure qu’il ne finira jamais. Que cette pensée, M. F., doit nous encourager à bien servir le bon Dieu et à supporter avec patience toutes les misères de la vie, puisque, une fois dans le ciel, nous n’en sortirons jamais ! Ah ! M. F., toutes les misères de ce monde passent, tout cela ne dure qu’un moment, au lieu que la récompense durera toujours. Courage ! nous dit saint Paul, tout à l’heure nous serons au bout de la route.

BARLILAs

Oui, M. F., il nous attend les bras ouverts ; il nous ouvre la plaie de son divin Coeur, pour nous cacher à la sévérité de la justice de son Père ; il nous présente tous les mérites de sa mort et passion, afin de payer pour nos péchés. Si notre retour est sincère, il se charge de répondre pour nous au tribunal de son Père, quand nous serons interrogés pour rendre compte de notre vie.

 

 

Heureux celui qui obéit à la voix de son Dieu qui l’appelle ! Heureux, M. F., celui qui n’aura jamais perdu de vue que sa vie est bien courte, qu’il peut mourir à chaque instant, et qu’après cette vie il sera jugé, pour une éternité de bonheur ou de malheur, pour le ciel ou l’enfer !

 

O mon Dieu ! si nous pensions sans cesse à nos fins dernières, pourrions-nous bien vivre dans le péché, pourrions-nous bien oublier ce temps à venir qui, une fois commencé, ne finira jamais ?

 

BARLILAs

Dites-moi, M. F., croyez-vous à cette éternité, vous qui depuis peut-être dix ou vingt ans êtes dans la haine de Dieu ? Croyez-vous à l’éternité, M. F., vous qui avez le bien d’autrui ? Ah! non, non, si vous y croyiez, vous ne pourriez pas vivre comme vous vivez.
Dites-moi, misérable, qui depuis tant d’années avez des péchés cachés dans vos confessions, qui êtes coupable d’autant de sacrilèges que vous avez fait de communions ; hélas! si vous le croyiez un petit peu, ne mourriez-vous pas d’horreur de vous-même en pensant qu’à tout moment vous êtes exposé à aller rendre compte de toutes ces turpitudes devant un juge qui sera sans miséricorde ?
Oui, M. F., si nous avions le bonheur de bien méditer sur ce qui nous attend après ce monde qui est si court, il nous serait impossible de ne pas travailler toute notre vie en tremblant dans la crainte de ne pas réussir à sauver notre pauvre âme. Heureux, M. F., celui qui se tiendra toujours prêt !

 

C’est ce que je vous souhaite…

BARLILAs

source: http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Ars/Sermons/tome1/verite3.html

 

 

Extrait du Premier sermon du Saint Curé d’Ars…pour le premier Dimanche de l’Avant *Sur le Jugement dernier* Partie-4..FIN *


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 À noter: M.F. (masculin-féminin)

Voilà sans doute, M.F., ce qu’il y aura de plus effrayant dans ce terrible moment; ce sera quand nous verrons que Dieu n’a rien épargné pour nous sauver ; qu’il nous a fait part des mérites infinis de sa mort sur la croix; qu’il nous a fait naître dans le sein de son Église ; qu’il nous a donné des pasteurs pour nous montrer et nous enseigner tout ce que nous devions faire pour être heureux.

 

Il nous a donné les sacrements pour nous faire recouvrer son amitié toutes les fois que nous l’avions perdue, il n’a point mis de bornes au nombre des péchés qu’il voulait nous pardonner; si notre retour était sincère, nous sommes sûrs de notre pardon.barredouzofl1

Il nous a attendu nombre d’années quoique nous ne vivions que pour l’outrager; il ne voulait pas nous perdre ou plutôt il voulait absolument nous sauver ; et nous n’avons pas (voulu) !

 

C’est nous-mêmes qui le forçons par nos péchés de lui faire porter une sentence de réprobation éternelle :

Allez, maudits enfants, allez trouver celui que vous avez imité : pour moi, je ne vous reconnais pas, sinon pour vous écraser de toutes les fureurs de ma colère éternelle.

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Pourquoi avez-vous eu tant d’indifférence et de mépris pour les sacrements, où vous aviez tant de grâces, de force, pour faire le bien et éviter le mal ?

 

Pourquoi avez-vous donc si souvent méprisé la parole de Dieu qui vous aurait guidé dans le chemin que vous deviez prendre pour aller à lui ?

Ah ! pécheurs ingrats et aveugles, tous ces biens étaient à votre disposition, vous pouviez vous en servir comme tant d’autres.

Qu’avez-vous fait pour vous empêcher de tomber dans le péché ?

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Et c’est que vous n’avez prié que par routine ou habitude. Allez, malheureux! Plus vous aviez connu votre faiblesse, plus vous deviez avoir recours à Dieu qui vous aurait soutenu et aidé à opérer votre salut. Allez, maudit, vous n’en êtes que plus criminel.

 

Mais, il y a tant d’occasions de pécher, dira encore un autre. Mon ami, je connais trois sortes d’occasions qui peuvent nous porter au péché. Tous les états ont leurs dangers. Je dis qu’il y en a trois (sortes) :

 

Celles où nous sommes nécessairement exposés par les devoirs de notre état, celles que nous rencontrons sans les chercher, et celles où nous nous engageons sans nécessité.

 

Si celles où nous (nous) engageons sans nécessité ne nous serviront point d’excuses, ne cherchons pas à excuser un péché par un autre péché. barredouzofl1

Vous avez entendu chanter une mauvaise chanson, dites-vous ; vous avez entendu une médisance ou une calomnie, et pourquoi êtes-vous allés dans cette maison ou cette compagnie ? pourquoi fréquentez-vous ces personnes sans religion ?

 

Ne savez-vous pas que celui qui s’expose au danger est coupable et y périra ? Celui qui tombe sans s’exposer se relève aussitôt et sa chute le rend encore plus vigilant et plus sage.

Mais ne voyez-vous pas que Dieu, qui nous a promis son secours dans nos tentations, ne nous l’a pas promis lorsque nous avons la témérité de nous exposer de nous-même.

Allez, malheureux vous avez cherché vous-même à vous perdre ; vous méritez l’enfer qui est réservé aux pécheurs comme vous.barredouzofl1

 

Mais, me direz-vous, l’on a continuellement de mauvais exemples devant les yeux. Vous avez de mauvais exemples, quelle frivole excuse !

Si vous en avez de mauvais, n’en avez-vous pas aussi de bons ?

Pourquoi n’avez-vous pas plutôt suivi les bons que les mauvais ?

Lorsque vous voyiez aller cette jeune fille à l’église, à la table sainte, pourquoi ne la suiviez-vous pas plutôt que celle qui allait aux danses ?

 

Lorsque ce jeune homme venait à l’église pour y adorer Jésus-Christ dans son tabernacle, pourquoi n’avez-vous pas plutôt suivi ses traces que celles de celui qui allait au cabaret ?

Dites plutôt, pécheur, que vous aviez mieux aimé suivre la voie large qui vous a conduit dans ce malheur où vous vous trouvez, que dans le chemin que le Fils de Dieu à tracé lui-même.barredouzofl1

 

La vraie cause de vos chutes et de votre réprobation ne vient donc ni des mauvais exemples, ni des occasions, ni de vos faiblesses, ni des grâces qui vous manquaient ; mais seulement des mauvaises dispositions de votre coeur que vous n’avez pas voulu réprimer.

Si vous avez fait le mal, c’est parce que vous l’avez bien voulu. Votre perte ne vient donc uniquement que de vous.barredouzofl1

 

Mais, me direz-vous l’on nous avait toujours dit, que Dieu était bon. Il est vrai qu’il est bon, mais il est jute ; sa bonté et sa miséricorde sont passées pour vous : il n’y a plus que sa justice et sa vengeance.

 

Hélas ! M.F., nous qui avons tant de répugnance pour nous confesser, si, cinq minutes avant ce grand jour, Dieu nous donnait des prêtres pour confesser nos péchés, afin qu’il fussent effacés, hélas ! avec quel empressement n’en profiterions-nous pas ?

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Ce qui ne nous sera jamais accordé en ce moment de désespoir.

Le roi Bogoris fut bien plus sage que nous.

Ayant été instruit par un missionnaire de la religion catholique, mais retenu encore par les faux plaisirs du monde, par un effet de la providence de Dieu, un peintre chrétien à qui il avait donné commission de peindre dans son palais la chasse la plus terrible aux bêtes farouche, lui peignit au contraire le jugement dernier, le monde tout en feu, Jésus-Christ au milieu des tonnerres et des éclairs, l’enfer déjà ouvert, pour engloutir les damnés, avec des figures si épouvantables que le roi resta immobile.barredouzofl1

 

 

Revenu à lui-même, il se rappela de ce que ce missionnaire lui avait dit, pour éviter les horreurs de ce moment-là où le pécheur ne peut avoir que le désespoir pour partage, et renonçant de suite à tous ses plaisirs, il passa le reste de sa vie dans la pénitence et les larmes.

 

Hélas ! M.F., si ce prince ne s’était pas converti, il serait également mort, il aurait quitté tous ses biens et ses plaisirs, il est vrai, un peu tard ; mais, mourant, depuis bien des siècles, ils auraient passé à d’autres.barredouzofl1

Il serait en enfer qui brûlerait pour jamais, tandis qu’il est dans le ciel pour une éternité et qu’il est content, en attendant ce grand jour, de voir que tous ses péchés lui sont pardonnés et qu’ils ne reparaîtront jamais, ni aux yeux de Dieu, ni aux yeux des hommes.

 

Ce fut cette pensée bien méditée par saint Jérôme qui lui porta à tant de rigueurs sur son corps et à tant verser de larmes.

Ah ! s’écriait-il dans cette vaste solitude, il me semble que j’entends, à chaque instant, cette trompette qui doit réveiller tous les morts, m’appeler au tribunal de mon juge.barredouzofl1

 

Cette même pensée faisait trembler un David sur son trône, un Augustin au milieu de ses plaisirs, malgré tout les efforts qu’il faisait pour étouffer cette pensée, qu’un jour il serait jugé. Il disait de temps en temps à son ami Alipe :

Ah ! cher ami, un jour viendra que nous paraîtrons tous devant le tribunal de Dieu pour y recevoir la récompense du bien ou (le châtiment) du mal que nous aurons fait, pendant notre vie ; quittons, mon cher ami, lui disait-il, la route du crime pour celle qu’ont suivie tous les saints.barredouzofl1

 

Préparons-nous à ce jour dès l’heure présente.

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Saint Jean Climaque nous rapporte qu’un solitaire quitta son monastère pour passer dans un autre pour y faire plus de pénitence. La première nuit, il fut cité au tribunal de Dieu qui lui montra qu’il était redevable envers sa justice de cent livres d’or. Hélas !

Seigneur, s’écria-t-il, que vais-je faire pour les acquitter ? Il demeura trois ans dans ce monastère, où Dieu permit qu’il fût méprisé et mal traité de tous les autres, au point qu’il semble que personne ne pouvait le souffrir. Notre Seigneur lui apparut une deuxième fois en lui disant qu’il n’avait encore acquitté qu’un quart, de sa dette.

 

Ah ! Seigneur, s’écria-t-il, que faut-il donc que je fasse pour me justifier ?barredouzofl1

Il contrefit le fou pendant treize ans, faisant tout ce qu’on voulait ; on le traitait durement., comme une bête de somme.

Le bon Dieu lui apparut une troisième fois en lui disant qu’il en avait la moitié. Ah ! Seigneur, puisque je l’ai voulu, je dois souffrir pour pouvoir payer votre justice.

 

Ah ! mon Dieu ! n’attendez pas que mes péchés soient punis après le jugement. Saint Jean Climaque nous rapporte un trait qui fait frémir.

Il y avait, nous dit-il, un solitaire qui, depuis quarante ans, pleurait ses péchés au fond d’un bois. La veille de sa mort, tout à coup, hors de lui-même, ouvrant les yeux, regardant à droite et à gauche de son lit, comme s’il eût vu quelqu’un qui lui demandait compte de sa vie, il répondait d’une voix tremblante :barredouzofl1

 

Oui, j’ai commis ce péché, mais je l’ai confessé et j’en ai fait pénitence pendant tant d’années jusqu’à ce que le bon Dieu m’a pardonné. Tu as commis aussi ce péché, lui disait cette voix.

 

Non, lui répondit le solitaire, je ne l’ai pas commis. Avant de mourir on l’entendit crier : Mon Dieu, mon Dieu, ôtez, ôtez, s’il vous plaît, mes péchés de devant vos yeux, je ne peux plus y tenir.

Hélas ! qu’allons-nous devenir, si le démon reproche même les péchés que nous n’avons pas commis, nous qui sommes tout couverts de péchés et (qui n’avons) point fait de pénitence ; hélas! à quoi nous attendre pour ce terrible moment ? si les saints sont à peine rassurés, qu’allons-nous devenir ?barredouzofl1

 

Que devons-nous conclure de tout cela, M.F., ? Le voici :

C’est qu’il ne faut jamais perdre de vue que nous serons jugés un jour sans miséricorde, et que tous nos péchés paraîtront aux yeux de tous l’univers ; et, qu’après ce jugement, si nous nous trouvons dans ces péchés, nous irons les pleurer dans les enfers sans pouvoir ni les effacer, ni les oublier.barredouzofl1

 

Oh ! que nous sommes aveugle, mes frères, si nous ne profitons du peu de temps qui nous reste à vivre pour nous assurer le ciel. Si nous sommes pécheurs, nous avons l’espérance du pardon : au lieu que si nous attendons alors, il n’y aura plus de ressources.barredouzofl1

 

Mon Dieu ! faites-moi la grâce de ne jamais perdre le souvenir de ce moment terrible, surtout lorsque je serai tenté, pour ne pas me laisser succomber ; afin qu’en ce jour nous entendions ces douces paroles sorties de la bouche du Sauveur :

 

« Venez, les bénis de mon Père, posséder le royaume qui vous est préparé depuis le commencement du monde. »

 

FIN !

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Source: http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Ars/Sermons/tome1/jugement.html

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Nous avons souffert de vous partager cette homélie , mais nous aurions  encore plus souffert de ne pas la partager. Nous sommes encore vivant dans cette « vallée de larmes«  Reprenons le chemin que Dieu nous a tracé, la route est étroite..oui c’est vrai! Mais la pensée de « L’ÉTERNITÉ « ne doit jamais nous quitter !
Il n’est pas trop tard..mais le temps achève..! Soyons maintenant disposé à suivre les pas du Christ intégralement. Notre main dans celle de notre Mère Marie …Elle nous conduiras à Jésus ..à la sainteté requise pour devenir de vrais fils et filles du Royaume de Dieu sur la terre. !
L’équipe Myriamir

 

 

Extrait du Premier sermon du Saint Curé d’Ars…pour le premier Dimanche de l’Avant *Sur le Jugement dernier* Partie-3


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Mes frères et soeurs..nous devons changer de vies tout de suite, lisez jusqu’au bout cet homélie du Saint Curé d’Ars…confessons nos péchés avec contrition « TOUT DE SUITE« avant « LA JUSTICE DE DIEU !

Il est temps de crier *MISÉRICORDE* pour tous nos frères et soeurs du monde entier, car nous les portons en nous*

*La crainte de Dieu est le commencement de la sagesse!*

Myriamir

 

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SUITE DE LA PARTIE-2

 

Alors Jésus-Christ, le livre des consciences à la main, appellera tous les pécheurs pour les convaincre de tous les péchés qu’ils auront commis pendant toute leur vie, d’un ton de tonnerre épouvantable.

Venez, impudiques, leur dira-t-il, approchez et lisez jour par jour ; voilà toutes ces pensées qui ont sali votre imagination, tous ces désirs honteux qui ont corrompu votre coeur ; lisez et comptez vos adultères, voilà le lieu, le moment où vous les avez commis, voilà la personne avec laquelle vous avez péché.

 

Lisez toutes vos mollesses et vos lubricités, lisez et comptez combien vous avez perdu d’âmes qui m’avaient coûté si cher.

Il y avait plus de mille ans que votre corps était pourri et votre âme en enfer, que votre libertinage entraînait encore des âmes en enfer.

Voyez-vous cette femme que vous avez perdue, voyez ce mari, ces enfants et ces voisins! tous demandent vengeance, tous vous accusent que vous les avez perdus et que sans vous ils seraient pour le ciel.

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Venez, filles mondaines, instruments de Satan, venez et lisez tous ces soins et ces temps que vous avez employés à vous parer ; comptez le nombre de mauvaises pensées et de mauvais désirs que vous avez donnés à ceux qui vous ont vues.

Voyez-vous toutes les âmes qui crient que c’est vous qui les avez perdues. Venez, médisants, semeurs de faux rapports, venez et lisez, voilà où sont marquées toutes vos médisances, vos railleries et vos noirceurs ; voilà tous les troubles que vous avez fait naître, toutes les pertes et tous les maux dont votre maudite langue a été la première cause.

 

Allez, malheureux, entendre en enfer les cris et les hurlements épouvantables des démons. Venez, maudits avares, lisez et comptez cet argent et ces biens périssables auxquels vous avez attaché votre coeur, au mépris de votre Dieu, et pour lesquels vous avez sacrifié votre âme.

Avez-vous oublié votre dureté pour les pauvres ? Le voilà, lisez, et comptez-le.

 BARRE-SEPARATION-AUTOMNE

 

Voilà votre or et votre argent, demandez-leur maintenant du secours, dites-leur qu’ils vous tirent d’entre mes mains. Allez, maudits, crier famine dans les enfers.

 

Venez, vindicatifs, lisez et, voyez tout ce que vous avez dit pour nuire à votre prochain, comptez toutes ces injustices, comptez toutes ces pensées de haine et de vengeance que vous avez nourries dans votre coeur ; allez, malheureux, en enfer.

 

(Vous avez été) rebelles : mes ministres (vous) ont mille fois dit que si vous n’aimiez pas votre prochain comme vous-même, (il n’y avait) point de pardon pour vous.

 

Retirez-vous de moi, maudits, allez aux enfers, où vous (serez) la victime de ma colère éternelle, où vous apprendrez que la vengeance n’est que pour Dieu seul.

 BARRE-SEPARATION-AUTOMNE

Viens, viens, ivrogne, regarde, voilà jusqu’à un verre de vin, jusqu’à un morceau de pain que tu as arraché de la bouche de ta femme et de tes enfants; voilà tous tes excès, les reconnais-tu ? sont-ce bien les tiens, ou ceux de ton voisin ?

 

Voilà le nombre de nuits, de jours que tu as passés dans les cabarets, les dimanches et les fêtes ; voilà, jusqu’à une seule, les paroles déshonnêtes que tu as dites dans ton ivresse ; voilà tous les jurements, toutes les imprécations que tu as vomies ; voilà tous les scandales que tu as donnés à ta femme, à tes enfants et à tes voisins.

 

Oui, j’ai tout écrit et tout compté. Va, malheureux, t’enivrer dans les enfers du fiel de ma colère.

 BARRE-SEPARATION-AUTOMNE

Venez, marchands, ouvriers, de quelque état que vous soyez ; venez, rendez-moi compte jusqu’à une obole de tout ce que vous avez acheté et vendu ; venez, examinons ensemble si vos mesures et vos comptes sont conformes aux miens.

 

Voilà, marchands, le jour où vous avez trompé cet enfant. Voilà ce jour où vous avez fait payer deux fois la même chose.

 

Venez, profanateurs des sacrements, voilà tous vos sacrilèges, toutes vos hypocrisies. Venez, pères et mères, rendez-moi compte de ces âmes que je vous ai confiées ; rendez-moi compte de tout ce qu’on fait vos enfants, vos domestiques ; voilà toutes les fois que vous leur avez donné la permission pour aller dans des lieux et des compagnies où ils ont péché.

Voilà toutes les mauvaises pensées et les mauvais désirs que votre fille a donnés ; voilà tous les embrassements et autres actions infâmes ; voilà toutes ces paroles impures que votre fils a prononcées.

 BARRE-SEPARATION-AUTOMNE

 

Mais, Seigneur diront les pères et. mères, je ne le lui ai pas commandé. N’importe, leur dira leur juge, les péchés de tes enfants sont les tiens.

Où sont les vertus que tu leur as fait pratiquer ? où sont les bons exemples que tu leur as donnés ou les bonnes oeuvres que tu leur as fait faire ?

Hélas ! que vont devenir ces pères et mères qui voient que leurs enfants, les uns s’en vont danser, les autres dans les jeux et les cabarets, et qui vivent tranquilles.

 BARRE-SEPARATION-AUTOMNE

Ô mon Dieu, quel aveuglement!

Oh ! que de crimes dont ils vont se voir accablés dans ces terribles moments !

Oh ! que de péchés cachés qui vont être manifestés à la face de tout l’univers ! Oh ! abîmes profonds des enfers, ouvrez-vous pour engloutir ces foules de preuves qui n’ont vécu que pour outrager Dieu et se damner.

Mais, me direz-vous, toutes les bonnes oeuvres que nous avons faites ne nous serviront donc de rien ?

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Ces jeûnes, ces pénitences, ces aumônes, ces communions, ces confessions seront donc sans récompense ?

Non, vous dira Jésus-Christ, toutes vos prières n’étaient que routines, vos jeûnes qu’hypocrisies, vos aumônes que vaine gloire ; votre travail n’avait point d’autre but que l’avarice et la cupidité, vos souffrances n’étaient accompagnées que de plaintes et de murmures ; dans ce que vous faisiez, je n’étais pour rien.

D’ailleurs je vous ai récompensé par des biens temporels, j’ai béni votre travail, j’ai donné la fertilité à vos champs, enrichi vos enfants ; le peu de bien que vous avez fait, je vous en ai donné toute la récompense que vous pouviez en attendre.

Mais, nous dira-t-il, vos péchés vivent encore, ils vivront éternellement devant moi ; allez, maudits, au feu éternel préparé pour tous ceux qui m’ont méprisé pendant leur vie.

 

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Sentence terrible, mais infiniment juste. Quoi de plus juste ! Un pécheur qui, toute sa vie, n’a fait que se rouler dans le crime, malgré les grâces que le bon Dieu lui présentait sans cesse pour en sortir !

Voyez-vous ces impies qui se raillaient de leur pasteur, qui méprisaient la parole de la vie, qui tournaient en ridicule ce que leur pasteur leur disait ?

Voyez-vous ces pécheurs qui se faisaient gloire de n’avoir point de religion, qui raillaient ceux qui la pratiquaient?

Les voyez-vous ces mauvais chrétiens qui avaient si souvent à la bouche ces horribles blasphèmes, qui (disaient qu’ils) trouvaient encore le pain bien bon et qu’ils n’avaient pas besoin de la confession ?

Voyez-vous ces incrédules qui nous disaient que, quand nous étions morts, tout était fini ? Voyez-vous leur désespoir, les entendez-vous avouer leur impiété ? les entendez-vous crier miséricorde ? Mais tout est fini, vous n’avez plus que l’enfer pour partage.

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Voyez-vous cet orgueilleux qui raillait et méprisait tout le monde ? le voyez-vous abîmé dans son coeur, condamné pour une éternité sous les pieds des démons ?

Voyez-vous cet incrédule qui disait

qu’il n’y a ni Dieu ni enfer ?

 

Le voyez-vous avouer à la face de tout l’univers qu’il y a un Dieu qui le juge et un enfer où il va être précipité pour ne jamais en sortir ?

Il est vrai que Dieu donnera la liberté à tous les pécheurs de donner leurs raisons et leurs excuses pour se justifier, s’ils le peuvent.

Mais, hélas! que pourra dire un criminel qui ne voit que crime et qu’ingratitude ?

Hélas ! tout ce que pourra dire un pécheur dans ce moment malheureux ne servira qu’à montrer davantage son impiété et son ingratitude.

 

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À SUIVRE..

 

 

 

 

Extrait du Premier sermon du Saint Curé d’Ars…pour le premier Dimanche de l’Avant *Sur le Jugement dernier* Partie-2


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www.chapelle-saint-bernard…

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Après, M. F., que cette terre couverte de tant de crimes sera purifiée, Dieu enverra ses anges qui sonneront de la trompette aux quatre coins du monde, qui diront à tous les morts :

Levez-vous, morts, sortez de vos tombeaux, venez et paraissez au jugement.

Alors tous les morts, bons et mauvais, justes et pécheurs reprendront les même formes qu’ils avaient autrefois, la mer vomira tous les cadavres qui sont renfermés dans ses chaos, la terre rejettera tous les corps ensevelis depuis tant de siècles dans son sein.

 

Après cette révolution, toutes les âmes des saints descendront du ciel toutes rayonnantes de gloire, chaque âme s’approchera de son corps en lui donnant mille et mille bénédictions.

 

Venez, lui dira-elle, venez le compagnon de mes souffrances ; si vous avez travaillé à plaire à Dieu ; si vous avez fait consister votre bonheur dans les souffrances et les combats, oh ! que de biens nous sont réservés.

Il y a déjà plus de mille (ans) que je jouis de ce bonheur ; oh ! quelle joie pour moi de venir vous annoncer tant de biens qui nous sont préparés pour l’éternité.

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Venez, bénis yeux, qui tant de fois vous êtes fermés à l’aspect des objets impurs, crainte de perdre la grâce de votre Dieu, venez dans le ciel où vous ne verrez que des beautés que l’on ne verrait jamais en ce monde.

 

Venez, mes oreilles, qui avez eu en horreur des paroles et des discours impurs et calomniateurs ; venez, et vous entendrez dans le ciel cette musique céleste, qui vous jettera dans un ravissement continuel.

Venez, mes pieds et mes mains qui, tant de fois, vous êtes employés à soulager les malheureux ; allons passer notre éternité dans ce beau ciel où nous verrons notre aimable et charitable Sauveur qui nous a tant aimés.

 

Ah! vous y verrez Celui qui, tant de fois, est venu reposer dans votre coeur.

Ah! nous y verrons cette main encore teinte du sang de notre divin Sauveur, par laquelle il nous a mérité tant de joie.

Enfin, le corps et l’âme des saints se donneront mille et mille bénédictions, et cela pendant toute l’éternité.

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Après que tous les saints auront repris leurs corps tout rayonnants de gloire, tous là, selon les bonnes oeuvres et les pénitences qu’ils auront faites, attendront avec plaisir le moment où Dieu va dévoiler à la face de tout l’univers toutes les larmes, toutes les pénitences, tout le bien qu’ils auront accompli pendant leur vie sans même en laisser une seule, un seul, déjà tous heureux du bonheur de Dieu même.

 

 

Attendez, leur dira Jésus-Christ lui-même, attendez, je veux que tout l’univers voie combien vous avez travaillé avec plaisir.

Les pécheurs endurcis, les incrédules disaient que j’étais indifférent à tout ce que vous faisiez pour moi ; mais je vais leur montrer aujourd’hui que j’ai vu et compté toutes les larmes que vous versiez dans le fond des déserts ; je vais leur montrer aujourd’hui que j’étais à côté de vous sur les échafauds.

 

Venez tous, et paraissez devant ces pécheurs qui m’ont méprisé et outragé, qui ont osé nier que j’existais, que je les voyais.

Venez, mes enfants, venez mes bien-aimés et vous verrez combien j’ai été bon, combien mon amour a été grand pour vous.

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Contemplons, M. F., un instant, ce nombre infini d’âmes justes rentrant dans leurs corps qu’elles rendent semblables à de beaux soleils.

Vous verrez tous ces martyrs, la palme à la main. Voyez-vous toutes ces vierges, la couronne de la virginité sur la tête.

 

Voyez-vous tous ces apôtres, tous ces prêtres ; autant qu’ils ont sauvé (d’âmes), autant de rayons de gloire dont ils sont embellis.

 

M.F., tous diront, à Marie, cette Mère-vierge : Allons rejoindre Celui qui est dans le ciel pour donner un nouvel éclat à vos beautés.

 

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Mais non, un moment de patience ; vous avez été méprisés, calomniés et persécutés des méchants, il est juste, avant d’entrer dans ce royaume éternel, que les pécheurs viennent vous faire amende honorable.

 

Mais, terrible et effrayante révolution ? j’entends la même trompette qui crie aux réprouvés de sortir des enfers.

 

Venez, pécheurs, bourreaux et tyrans, dira Dieu qui voulait tous vous sauver, venez, paraissez au tribunal du Fils de l’Homme à celui dont vous avez si souvent osé vous persuader qu’il ne vous voyait, ni ne vous entendait !

Venez et paraissez, car tout ce que vous avez jamais commis sera manifesté en face de tout l’univers.

 

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Alors l’ange criera : Abîmes des enfers, ouvrez vos portes ! vomissez tous ces réprouvés ! leur juge les appelle.

 

Ah! terrible moment ! toutes ces malheureuses âmes réprouvées, horribles comme des démons, sortiront des abîmes, iront, comme des désespérées, chercher leurs corps.

 

Ah ! cruel moment ! dans l’instant où l’âme entrera dans son corps, ce corps éprouvera toutes les rigueurs de l’enfer.

Ah ! ce maudit corps, ces maudites âmes se donneront mille et mille malédictions.

 

Ah ! maudit corps, dira l’âme à son corps qui a roulé et traîné dans la fange de ses impuretés ; il y a déjà plus de mille ans que je souffre et que je brûle dans les enfers.

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Venez, maudits yeux, qui tant de fois avez pris plaisir à faire des regards déshonnêtes sur vous ou sur d’autres, venez en enfer pour y contempler les monstres les plus horribles.

 

Venez, maudites oreilles, qui avez pris tant de plaisir à ces paroles, à ces discours impurs, venez éternellement entendre les cris, les hurlements et les rugissements des démons.

 

Venez, maudite langue et maudite bouche, qui tant de fois avez donné des baisers impurs et qui n’avez rien épargné pour contenter votre sensualité et votre gourmandise ; venez en enfer où vous n’aurez que le fiel des dragons pour nourriture.

 

Viens, maudit corps, que j’ai tant cherché à contenter; viens, tu seras étendu pendant l’éternité dans un étang de feu et de soufre, allumé par la puissance et la colère de Dieu !

Ah! qui pourra comprendre et nous raconter les malédictions que le corps et l’âme vont se vomir pendant toute l’éternité.

 fleur

 

Oui. M. F., voilà tous les justes et les réprouvés qui ont repris leur ancienne forme, c’est à dire leurs corps tels que nous les voyons maintenant, qui attendent leur juge, mais un juge juste et sans compassion, pour punir ou récompenser, selon le bien et le mal que nous aurons fait.

Le voilà qui arrive, assis sur un trône, éclatant de gloire, environné de tous les anges, l’étendard de sa croix, qui marchera devant lui.

 

 fleur

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