TRAITÉ DE LA VIE SPIRITUELLE,DE SAINT VINCENT FERRIER*Le Silence…


Le Silence…

PRIERE DE SILENCE

 

Après avoir établi le fondement solide de la pauvreté, posé par Jésus-Christ même, lorsqu’assis sur la montagne, il a dit :

 

Bienheureux sont les pauvres d’esprit ; il est nécessaire de s’appliquer fortement à réprimer sa langue, laquelle ne devant être employée qu’à dire des choses utiles, ne doit jamais servir aux paroles oiseuses et vaines.

 

Afin de la mieux réprimé, il faut s’accoutumer à ne parler que pour répondre.

 

Et quand je dis qu’il ne faut parler que pour répondre, j’entends qu’on ne nous demande rien que d’utile et de nécessaire. Car on ne doit répondre à une question inutile, que par son silence.

 

 Si cependant il arrivait quelquefois qu’on vous dise des plaisanteries par manière de récréation, il faudrait alors, pour n’être point à charge des autres, prendre un air doux et riant ; mais ne répondre en aucune manière, quand même vous passeriez auprès de ces personnes, quelles qu’elles fussent, pour un homme singulier, sévère, et qui outre la dévotion :

 

Dussent-elles en murmurer, s’en attrister, ou en prendre sujet de blâmer votre conduite.

 

Ce que vous devez faire alors, est de redoubler vos prières pour eux, afin que Dieu, par sa bonté, chasse de leur cœur tout ce qui y est une occasion de trouble et de chagrin.

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Vous pourrez cependant parler, lorsque vous y serez invité par une nécessité pressante, par la charité que vous devez au Prochain, ou par l’obéissance à votre Supérieur ; et alors il faut beaucoup penser à ce que vous devez dire , vous expliquer en peu de paroles , et avec une voix basse , qui marque l’humilité que vous avez dans le cœur.

 

Vous devez garder cette même règle, quand vous aurez à répondre à quelqu’un qui vous interrogera.

 

Lorsqu’on se tait pour un temps, ce doit être pour édifier le prochain, et pour prévoir ce que l’on doit dire lorsque le temps de parler sera venu : priant Dieu de suppléer par lui-même à notre silence, et d’inspirer intérieurement aux autres ce que l’obligation où nous sommes de dompter notre langue nous empêche de leur dire.

 

TRAITÉ DE LA VIE SPIRITUELLE, TRADUIT DU  LATIN DE SAINT VINCENT FERRIER

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*Traité De la Pauvreté…. Ne demandez rien à personne, si ce n’est dans une véritable nécessité ! DE SAINT VINCENT FERRIER…


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Ce Traité, qui semble n’être composé que pour des Religieux, aura aussi son utilité pour le reste des Chrétiens, puisque les saintes maximes qui y sont établies conviennent à tous en quelque degré.

 

L’Original latin est écrit avec beaucoup de simplicité : on y remarque que le Saint s’est plus appliqué à instruire qu’à plaire, et que, pour se proportionner à tous, il a négligé l’éloquence qui lui était si naturelle.

 

Nous l’avons traduit le plus fidèlement et le plus clairement qu’il nous a été possible: les personnes qui voudront se donner la peine de confronter cette traduction avec le latin, verront que nous l’avons suivi mot à mot presque partout.

 

Quant au mérite de cet Ouvrage, on le reconnaîtra lorsqu’on l’examinera avec le même esprit qu’il a été composé, c’est-à-dire avec l’esprit de Dieu, qui seul peut y répandre les mêmes bénédictions qu’il a données autrefois aux discours de ce Saint.

 

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Il faut que celui qui veut être le conducteur des autres, méprise d’une telle sorte tous les biens de la terre, qu’il ne les estime pas plus que des ordures, qu’il n’en reçoive que ce qu’une nécessité resserrée dans d’étroites bornes peut permettre, en souffrant même quelques incommodités, par l’amour qu’il aura pour la pauvreté.

 

Un certain Auteur a dit, que d’être pauvre, n’est pas une chose digne de louanges ; mais que ce qui en méritait, était d’aimer la pauvreté, et de souffrir avec joie pour l’amour  de Jésus-Christ, ce qu’elle entraîne avec elle de besoins.

 

Mais par un malheur extrême, plusieurs se glorifient du nom seul de la pauvreté, et ne l’embrassent qu’à condition qu’il ne leur manquera aucune chose. Ils veulent passer pour amis de la pauvreté ; mais ils fuient, tout autant qu’il est en leur pouvoir, ce qui accompagne toujours la pauvreté, c’est-à dire, la faim, la soif, le mépris et l’humiliation. Ce n’est pas l’exemple que nous donne celui qui, étant souverainement riche, s’est fait pauvre pour nous.

 

Ce n’est pas ce que nous remarquons dans la conduite et dans les instructions des Apôtres, ni le modèle que nous trouvons dans la Vie de saint Dominique notre Père ; et c’est ce qui n’a pas besoin de preuves.

 

Ne demandez rien à personne, si ce n’est dans une véritable nécessité ; et n’acceptez pas même ce que l’on voudra vous donner, quelques prières qu’on vous en fasse, ni sous prétexte de le distribuer aux pauvres : parce qu’en agissant de la sorte, celui dont vous refuserez les présents, et ceux qui apprendront votre désintéressement, en auront de la joie, et par-là vous pourrez plus aisément les porter au mépris du monde et au soulagement des pauvres.

Ce que j’entends par le nécessaire, je le réduis à une nourriture frugale, à des vêtements très-simples ; et tout cela encore, non pas pour en faire provision pour l’avenir, mais pour vous en servir  dans le besoin de chaque jour.

 

Je ne mets pas au nombre des nécessités, d’avoir une quantité de livres, puisque sous ce prétexte on cache souvent une grande avarice.

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Ce qu’il y a de livres qui appartiennent à la Communauté, et ceux que l’on peut emprunter, suffisent pour s’instruire. Celui qui voudra se rendre habile dans l’étude, qu’il s’applique d’abord à pratiquer avec un cœur humble les leçons qu’on lui aura données.

Que si, au contraire, il veut y contredire avec un esprit enflé d’orgueil, il n’en aura jamais l’intelligence. Car Jésus Christ, qui nous a enseigné l’humilité par son exemple, cache sa Vérité aux superbes, pendant qu’il la découvre aux humbles.

 

Traité de la Vie spirituelle-Chapitre 1.-Page-27


 

Traité Spirituel de Saint-Vincent-Ferrier,très d’actualité, de plus en Avril 2019 nous fêterons le 600 ième anniversaire du décès de ce Saint appelé l’Apôtre du Jugement…


Saint Vincent Ferrier

En 1412, comme il se trouvait à Salamanque, saint Vincent Ferrier affirma une fois de plus qu’il était cet Ange, envoyé par Dieu pour crier pénitence et annoncer la fin des temps :

« Je suis cet Ange que l’écrivain de Pathmos annonça. L’Espagne refuse de le croire et veut une preuve inimaginable. »

À ce moment passait une femme, qu’on portait à l’église Saint-Paul. D’une voix forte, il l’appelle en témoignage. La morte se dresse alors et répond : « Oui, ce saint est bien ce qu’il se vante d’être, l’ange qui doit prêcher à tous le jugement dernier. »

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«Au Nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, je vous enseignerai des remèdes contre quelques tentations spirituelles, très communes en ce temps-ci, lesquelles Dieu permet pour purifier et pour éprouver ses élus.

 

Et quoiqu’il semble qu’elles n’attaquent pas directement la Foi, ceux toutefois qui les examineront avec soin, reconnaîtront qu’elles vont à détruire les principaux dogmes de la Religion, et qu’elles préparent le trône de l’Antéchrist.

Je n’expliquerai point quelles sont ces tentations, pour n’être à personne une occasion de chute et de scandale ; mais je vous ferai voir avec quelle prudence vous devez vous conduire, si vous voulez n’en être pas vaincu.

 

Et parce que ces tentations sont de deux sortes, dont la première est la suggestion du démon, qui fait que l’homme se trompe et s’égare dans la conduite qu’il doit tenir à l’égard de Dieu et dans les choses qui ont rapport à lui ; la seconde est la doctrine corrompue de quelques personnes et la manière de vie de celles qui ont déjà succombé a de telles tentations : je vous enseignerai de quelle sorte vous devez vous conduire à l’égard de Dieu, et de tout ce qui a rapport à lui, si vous voulez être en sûreté contre ces tentations. Ensuite je vous ferai voir quel doit être votre conduite à l’égard des hommes, touchant leur doctrine et leur manière de vivre.

 

Le premier remède contre les tentations spirituelles que le démon sème dans le cœur de plusieurs personnes en ce malheureux temps, est que ceux qui veulent vivre dans la soumission que l’on doit à Dieu, n’aient aucun désir de se procurer par leurs prières, leurs méditations, ou par d’autres bonnes œuvres, ce qui s’appelle révélations, ou sentiments surnaturels, et au-dessus de ce qui arrive selon le cours ordinaire des choses, à ceux qui craignent Dieu, et qui l’aiment véritablement ; parce qu’un tel désir ne saurait avoir d’autre racine ni d’autre fondement, que l’orgueil, la présomption, une vaine curiosité en ce qui regarde les choses de Dieu, et enfin une foi très-faible.

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C’est pour punir ce malheureux désir, et par un effet de la justice de Dieu, qu’il abandonne une âme, et qu’il permet qu’elle tombe dans les illusions et dans les tentations du démon, qui la séduit, et lui donne de fausses visions et des révélations trompeuses. Et voilà la source de la plupart des tentations spirituelles qui règnent en ce temps : tentations que ce malin esprit enracine dans l’âme de ceux qu’on peut appeler les précurseurs de l’Antéchrist, comme vous allez le voir par ce que je vais dire.

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Église Saint Vincent Ferrier-Montréal-Québec-Canada

Vous devez être persuadé que les véritables révélations et les sentiments extraordinaires par lesquels on connaît les secrets de Dieu, ne sont point l’effet de ce désir dont nous avons parlé, ni d’aucun soin ni effort que l’âme puisse faire d’elle-même ; mais seulement de la pure bonté de Dieu, qui se communique à une âme remplie d’humilité, qui le cherche et le désire de toutes ses forces, et qui a pour lui un extrême respect.

 

Il ne faut pas même s’exercer dans l’humilité et dans la crainte de Dieu, afin d’avoir des visions, des révélations, et des sentiments extraordinaires ; car ce serait tomber dans, le même péché que ce désir fait commettre.

Le second remède est d’éloigner de votre âme, lorsque vous êtes appliqué à la prière, une certaine consolation, quelque petite qu’elle soit, si vous remarquez qu’à son occasion il se forme en votre cœur quelque sentiment de présomption et d’estime de vous-même ; ce qui vous conduirait insensiblement à abuser de ce qu’on appelle honneur et réputation , et vous ferait croire que vous méritez d’être honoré et loué en ce monde, et d’avoir part à la gloire du Ciel.

 

L’âme qui s’attache à ces fausses consolations, tombe dans des erreurs très-dangereuses ; car le Seigneur permet, par un juste jugement, que le démon ait la puissance d’augmenter en elle ces sortes de goûts spirituels, de les rendre fréquents, et de lui donner des sentiments très-faux , très-dangereux et pleins d’illusion, que cette âme abusée prend pour véritables. Hélas! Combien de personnes ont été séduites par ces fausses consolations!

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Je sais que la plus grande partie des ravissements, des extases, ou, pour mieux dire, des fureurs de ces précurseurs de l’Antéchrist, ne viennent que de là.

 

C’est pourquoi, n’admettez dans votre âme, lorsque vous vous appliquerez à la prière, que la seule consolation qui peut venir de la parfaite connaissance que vous aurez de votre néant et de votre misère ; connaissance qui vous fera persévérer dans l’humilité, et qui vous inspirera un profond respect pour la grandeur et la Majesté de Dieu, avec un grand désir qu’il soit honoré et glorifié. Ce sont là les consolations qui ne peuvent séduire.

 

Le troisième remède est d’avoir en horreur tout sentiment, quelque élevé qu’il soit, toute vision, qui vous ferait croire que vous pénétrez dans les secrets de Dieu : lorsque vous verrez que ces sentiments peuvent blesser quelque article de la Foi, ou les bonnes mœurs ; particulièrement s’ils étaient contraires à l’humilité, ou à la pureté : car sans doute cela ne peut venir que du démon.

 

Et si vous aviez une vision, qui né fût point accompagnée d’une lumière et d’un sentiment qui vous rendît certain dans votre cœur qu’elle vient de Dieu et qu’elle ne vous porte qu’à ce qui est agréable à Dieu, ne vous appuyez point sur elle.

 

Le quatrième remède est de ne vous attacher à personne, quelque sainteté de vie que vous puissiez remarquer en elle, quelque dévotion, étendue d’esprit et capacité qu’elle ait , et que vous ne suiviez point ses conseils et sa manière de vivre, lorsque vous connaîtrez, à n’en pouvoir douter, que ses avis ne sont point selon Dieu, qu’ils n’ont point pour règle une véritable prudence, qu’ils ne sont point appuyés sur ce que nous prescrit la Loi de Dieu, et sur ce qui nous a été donné pour modèle dans la Vie de Jésus-Christ et des Saints ;

Sur ce que les saintes Écritures et les Pères de l’Église nous ont enseigné et prêché. Ne craignez point de pécher par orgueil et par présomption, lorsque vous mépriserez de tels conseils, puisque vous devrez cela au zèle et à l’amour de la vérité.

Le cinquième remède est d’éviter toute société et familiarité avec ceux qui répandent et qui sèment, pour ainsi dire, les tentations dont je parle, ceux qui les défendent ou qui les louent.

 

N’écoutez ni leurs paroles, ni leurs exhortations ; ne désirez point de voir ce qu’ils savent faire, parce que le démon se servirait de cette curiosité pour vous faire remarquer dans ces personnes tant de paroles sublimes et tant de signes extérieurs d’une grande perfection, que vous vous engageriez malheureusement dans le précipice de leurs erreurs.»

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Tiré du Traité de la Vie spirituelle de Saint-Vincent-Ferrier (1357-1419)


https://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Vincent_Ferrier/table.htm

 

Parole de Saint Vincent Ferrier + Invocation à l’ange gardien *


St Vincent Ferrier 1

Saint Vincent Ferrier, Peinture  de  Bellini.

Ne jugez personne, ni intérieurement ni extérieurement, en pensant que Dieu vous traitera, au jugement, comme vous aurez traité les autres..!

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 Invocation à l’ange gardien

Recommandée par saint Vincent Ferrier

Angels_Navidad_Antiguo_Jesus_Bebe_Estrella_de_Belen-014smTransAnge de Dieu, qui êtes mon gardien, par un bienfait de la divine providence, éclairez-moi, protégez-moi, dirigez-moi et gouvernez-moi. Ainsi soit-il.

 

source: http://lesbonsanges.com/index.php/prieres-a-lange-gardien

 

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