Extrait de L’ORAISON ENSEIGNÉE PAR SAINTE THÉRÈSE DE LISIEUX


Extrait de L’ORAISON ENSEIGNÉE PAR

SAINTE THÉRÈSE DE LISIEUX…

Ste Thérèse de l'Enfant Jésus

« J’étais devenue, nous dit sa soeur (Céline), la seule confidente de Thérèse. La vie religieuse lui apparut surtout comme un moyen de sauver des âmes. Elle pensa même pour cela se faire religieuse des missions étrangères ; mais l’espoir de sauver plus d’âmes par la mortification et le sacrifice de soi-même la décida à s’enfermer au Carmel.

La servante de Dieu me confia elle-même le pourquoi de cette détermination : C’était pour souffrir davantage et, par-là, gagner plus d’âmes à Jésus. Elle estimait qu’il est plus dur pour la nature de travailler sans voir jamais le fruit de ses labeurs, sans encouragements, sans distraction d’aucune sorte, que le travail pénible entre tous est celui qu’on « entreprend sur soi-même pour arriver à se vaincre.

 

Aussi, cette vie de mort, plus lucrative que toutes les autres pour le salut des âmes, c’était celle-là qu’elle voulait embrasser, souhaitant, comme elle le dit elle-même, devenir au plus tôt une prisonnière, afin de donner aux âmes les beautés du ciel. Enfin, en entrant au Carmel, son but tout spécial fut de prier pour les prêtres et de s’immoler pour les besoins de la sainte Église. Elle appelait ce genre d’apostolat, faire le commerce en gros, puisque par la tête, elle atteignait les membres.

Aussi déclara-t-elle hautement son intention personnelle dans l’examen canonique qui précéda sa profession : « Je suis venue, dit-elle, pour sauver les âmes et surtout afin de prier pour les prêtres. » Cette réponse lui est spéciale. Chacune répond ce qu’elle veut en cette circonstance. »

 

« Le travail pénible entre tous est celui qu’on entreprend sur soi-même pour arriver à se vaincre. » Retenons aussi l’expression si frappante : « Cette vie de mort, plus lucrative que toutes les autres pour le salut des âmes. »

 

Ah ! Quelle abnégation de soi-même, de toute satisfaction sensible, quelle pureté d’intention, quelle foi dans le surnaturel il faut avoir acquises pour être vraiment persuadé que la vie mortifiée, ascétique et mystique, la vie de mort à ce monde et à ses oeuvres, est la plus féconde en fruits de salut ! Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus a choisi la vie silencieuse et cloîtrée du Carmel plutôt que la vie de Missionnaire, parce qu’elle croyait de toutes les puissances de son âme que cette vie contemplative et mortifiée était, toutes choses égales d’ailleurs, plus utile à l’Église.

Quelle leçon, encore une fois, pour les chrétiens, qui en arrivent à ne plus comprendre l’utilité de la vie contemplative.

 

Elle aimait cette parole de l’Imitation : «Laissez ceux qui s’agitent s’agiter tant qu’ils voudront ; pour vous, demeurez en paix. »

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Soeur Thérèse ne conseillait rien dont elle ne donnât la première l’exemple. Mais sa modération n’était pas toujours parfaitement comprise. Faut-il s’en étonner ? Marthe la première, et devant Jésus lui-même, n’avait-elle pas critiqué l’attitude de Marie-Magdeleine ?

Telle Soeur converse, très affairée à la cuisine du couvent, n’appréciait guère l’allure toujours recueillie de Soeur Thérèse :

« Regardez-la marcher, elle ne se presse pas ; quand va-t-elle commencer à travailler, elle n’est bonne à rien ! » Ce n’est là qu’un faible écho des critiques que les chrétiens agités, trop absorbée dans les oeuvres, adresseront toujours aux mystiques, aux contemplatifs : « Ils ne font rien, ils ne sont bons à rien, quand donc commenceront ils à travailler ! » Maie la voix du Seigneur, qui est éternelle, leur répondra toujours :

« Vous vous troublez vainement et voue vous Inquiétez pour trop de choses. »

 

Saint Jean de la Croix, dont Soeur Thérèse avait si attentivement médité la doctrine, s’était fait cette voix du Seigneur, lorsque dans le Cantique Spirituel, il vengeait les âmes Intérieures contre les accusations injustes de ceux qui sont encore pénétrés par l’esprit du monde :

 

« On traite ces âmes, écrit-il, d’inutiles dans la lutte pour le progrès du bien. La réponse de l’âme aimante à ces accusations est sans réplique… Puisqu’elle possède au vif l’amour de Dieu, que lui importe le reste ! Elle avoue qu’il lui plaît d’être perdue pour le monde et pour elle-même, afin d’appartenir à son Bien-Aimé…

 

 

Un courage aussi parfait, une décision si nette dans la direction de leur vie, se constate pourtant rarement chez les spirituels. Il en est sans doute beaucoup qui croient suivre une telle ligne de conduite, qui, de bonne foi, se figurent avoir rompu avec le monde, mais pratiquement, cette rupture reste incomplète. Sur certains points, leurs attaches persistent, soit au monde, soit à eux-mêmes, et jamais ils ne parviennent à les rompre. Bien qu’ils agissent par amour pour le Christ, leurs oeuvres manquent de ce détachement qui, seul, les rend parfaites. »

 

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L’enseignement de saint Jean de la Croix sur les oeuvres et la réserve apportée par le grand docteur mystique, comme d’ailleurs par l’auteur de l’Imitation sur l’apostolat multiple, empressé, qui comporte encore « tant d’attaches à soi-même et au monde » et qui, par suite, est d’une efficacité très relative, cet enseignement des maîtres est aussi celui de Soeur Thérèse.

Mon âme a mis son activité Et toute sa richesse à son service :

Je ne suis plus gardienne de troupeau,

Désormais je n’ai plus qu’un office,

Car ma seule occupation est d’aimer.

 

Soeur Thérèse a préféré l’amour aux oeuvres. Toute sa vie est la plus magnifique justification de la doctrine de saint Jean de la Croix, le grand docteur mystique avait écrit :

Lorsqu’une une âme atteint un certain degré de cet amour solitaire, ce aurait lui faire le plus grand dommage, à elle et à l’Église, que de vouloir, ne fût-ce que pour quelques instants, l’occuper à des affaires ou à des oeuvres « extérieures » quelle que soit leur importance. En définitive, nous n’avons été créés que pour cet amour.

 

Certains spirituels donnent leur préférence à l’activité et s’imaginent pouvoir conquérir le monde par leurs prédications et leurs oeuvres extérieures. Eh bien, qu’ils réfléchissent à ceci : ils rendraient beaucoup plus de services à l’Église, eux-mêmes deviendraient beaucoup plus agréables à Dieu, s’ils employaient ne fût-ce que la moitié du temps qu’ils dépensent ainsi à se tenir en oraison devant Dieu. Car alors, ils feraient certainement plus avec moins de travail, et plus par une oeuvre que par mille, grâce au mérite de leur oraison et aux forces spirituelles qui leur en reviendraient.

 

Agir autrement, ce n’est que frapper sur l’enclume, faire un peu plus que rien, parfois absolument rien et même du mal. Extérieurement, l’activité paraîtra réaliser quelque chose, mais en substance ce sera du néant, tant il est vrai qu’une oeuvre n’est bonne qu’avec la vertu de Dieu.

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Si nous ne nous trompons, la première, la plus grande, la plus précieuse leçon que présente l’Histoire d’une Âme, l’autobiographie de Soeur Thérèse, c’est l’efficacité souveraine d’une oeuvre unique, lorsqu’elle est l’expression d’une vie intérieure, toute détachée des biens de ce monde et tout entière vouée à l’oraison, à l’amour de Dieu et du prochain. Que tous ceux qui, suivant les expressions de saint Jean de la Croix :

 

« Donnent leur préférence à l’activité et s’imaginent pouvoir conquérir le monde par leurs prédications et leurs oeuvres extérieures » réfléchissent bien à cette leçon si éclatante et si opportune donnée à notre siècle d’agitation par la glorification de Soeur Thérèse.

Pour rendre de véritables services à l’Église, il faut réserver une part importante de notre temps à l’oraison.

 

Toute petite, lorsque sa soeur Léonie lui avait offert au choix des rubans dans une corbeille, Thérèse, d’un geste large et magnanime, avait tout emporté.

 

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« Ce trait de mon enfance, écrit-elle, est comme le résumé de ma vie entière. Plus tard, lorsque la perfection m’est apparue, j’ai compris que, pour devenir une sainte, il fallait beaucoup souffrir, rechercher toujours ce qu’il y avait de plus parfait, et s’oublier soi-même. J’ai compris que, dans la sainteté, les degrés sont nombreux, que chaque âme est libre de répondre aux avances de Notre-Seigneur, de faire peu ou beaucoup pour son amour ; en un mot, de choisir entre les sacrifices qu’il demande.

 

Alors, comme aux jours de mon enfance, je me suis écriée : Mon Dieu, je choisis tout ! Je ne veux pas être sainte à moitié, cela ne me fait pas peur de souffrir pour vous, je ne crains qu’une chose, c’est de garder ma volonté, prenez-là, car je choisis tout ce que vous voulez ! »

Une seule âme chrétienne qui se sanctifiera vraiment et atteindra comme Soeur Thérèse à un haut degré de perfection opérera plus de bien dans le monde entier par une seule petite oeuvre, par un seul livre, que des âmes tièdes par mille. Lorsque des discours, des oeuvres d’apostolat, n’émanent pas d’une âme fervente de sainteté, lorsqu’ils ne sont pas l’expression d’une vie de sacrifices, d’oraison, d’union à Dieu, comme en dépit du bruit qu’ils font et de la peine qu’ils coûtent, ils sont peu efficaces !

 

Quelle multitude superflue en notre siècle de livres, de discours, d’oeuvres ! Et comme tous ceux qui se sont exténués dans cette agitation auraient mieux fait de se reposer en faisant plus grande la part de l’oraison ! Nécessité primordiale de la mortification et de l’oraison, voilà la conclusion qui s’impose pour peu qu’on ait pénétré le secret de l’influence acquise par sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

 

Qu’allons-nous donc faire ? Allons-nous abandonner l’action, cesser de prêcher, d’écrire, d’exercer les oeuvres spirituelles et corporelles de charité et de miséricorde ? Non, sans doute. Ce n’est pas avec cet absolutisme qu’il faut entreprendre la réforme actuellement nécessaire des habitudes invétérées, des méthodes défectueuses d’apostolat. N’oublions pas que, selon saint Thomas d’Aquin, la forme de vie religieuse qui concilie les vies contemplative et active dans une synthèse harmonieuse est la plus parfaite.

« De même, écrit saint Thomas d’Aquin, qu’il est plus parfait d’éclairer les autres que de posséder la lumière pour soi seulement, ainsi est-il plus parfait de communiquer aux autres les vérités contemplées que de les Contempler seulement. » (Summa Theol 2a 2ae, quaest. 188, art. 6).

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Dans un autre passage, important aussi et très suggestif, le saint expose comment un certain degré de vie active, loin d’entraver la contemplation, lui est favorable, parce qu’elle apaise nos appétits naturels, c’est-à-dire nos désirs incoercibles d’exercer nos facultés sensibles et mentales. Nombre de personnes ont besoin d’une oeuvre qui satisfasse leur besoin d’action, sinon elles deviennent la proie de l’inquiétude, de l’ennui, du dégoût de la vie.

 

Il y a donc une synthèse à opérer entre l’action et la contemplation. Lorsque nos oeuvres sont si nombreuses, notre action si multiple, si fiévreuse, que notre vie Intérieure en est compromise, nous ne devons pas douter un instant que nous faisons fausse route, que nous sommes dupes des apparences, et qu’en dépit de notre peine, nous exerçons un apostolat très médiocrement spirituel. Alors notre premier et absolu devoir est, pour le salut de notre âme et la gloire de l’Église, de modérer notre zèle trop humain, de réduire la multiplicité de nos oeuvres et de consacrer une. Plus notable partie de notre temps à la prière.

 

Pour être vraiment utiles aux âmes, nous devons avant tout travailler, comme le fit toujours Soeur Thérèse de l’Enfant Jésus, à devenir des saints.


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III

La vie d’oraison de Sainte Thérèse de Lisieux

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La petite Thérèse avait été très pieuse dans son  enfance. Nous la voyons, lorsqu’elle jouait au solitaire avec sa cousine Marie, s’essayer tour à tour à la vie activé et à la vie contemplative. On dira : ce n’est là qu’un Jeu. Il est vrai, mais les jeux sont si souvent, révélateurs, chez les enfants, des tendances intimes de leur nature. Voici cependant un trait plus significatif encore : Durant les beaux, jours, M. Martin emmenait assez souvent Thérèse avec lui à la pèche. Car M. Martin aimait la pêche et il en envoyait volontiers les produits à telle communauté religieuse. Quelle était l’attitude de Thérèse durant les heures d’attente ?

« Quelquefois, j’essayais moi-même de pêcher avec ma petite ligne ; plus souvent je préférais m’asseoir à l’écart sur l’herbe fleurie. Alors mes pensées devenaient bien profondes, et, sans savoir ce que c’était que méditer, mon âme se plongeait dans une réelle oraison. J’écoutais les bruits lointains, le murmure du vent. Parfois la musique militaire m’envoyait de la ville quelques notes indécises et « mélancolisait » doucement mon coeur. La terre me semblait un lieu d’exil, et je rêvais le ciel ! »

 

 

La sainte nous avertit elle-même qu’il s’agit ici d’une réelle oraison. Cette oraison est une contemplation, non point raisonnée, mais plutôt imaginative, quelque peu sentimentale et lamartiniennes : la mélancolie n’y fait pas défaut avec le sentiment de l’exil sur cette terre. Nous savons que Thérèse était d’une intelligence exceptionnellement précoce, toutefois dans cette intelligence toute spontanée et primesautière, l’intuition domine et prime le raisonnement. Ce n’est pas que Thérèse ne sache demander et donner de bonnes raisons, mais ses raisons les meilleures seront le plus souvent les raisons du coeur.

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« Un jour, à l’Abbaye, une de mes maîtresses me demanda quelles étalent nos occupation les jours de congé, quand je restais aux Buissonets. Je répondis timidement : « Madame, je vais bien souvent me cacher dans un petit espace vide de ma chambre. Qu’il m’est facile de fermer avec les rideaux de mon lit, et là, je pense… — Mais à quoi pensez-vous ? Me dit en riant lia religieuse.

 

— Je pense au bon Dieu, à la rapidité de la vie, à l’éternité : enfin, je pense ! » Je comprends aujourd’hui que je faisais alors une véritable oraison, dans laquelle le divin Maître instruisait doucement mon coeur. »

 

 

Il faut lire dans l’Histoire d’une Âme la ferveur de la préparation de Thérèse à la première Communion, l’élévation de ses sentiments durant la cérémonie. L’action de grâces était une « fusion ». Thérèse répandait des termes abondants et délicieux. Par une illumination surnaturelle, elle comprit la communion dans sa signification la plus étendue qui inclue la communion des saints. Par l’union avec Jésus, elle se sent unie avec les défunts, avec les absents : « En recevant la visite de Jésus, je recevais aussi celle de ma mère chérie… Je ne pleurais pas davantage l’absence de Pauline ; nous étions plus unies que jamais. »

 

Quel commentaire de cette parole de saint Paul aux Corinthiens : « Nous ne sommes plus qu’un seul corps, nous tous qui participons au même calice et au même pain. » Cette action de grâces qui devait désormais se renouveler de plus en plus fréquemment, n’était-elle pas la meilleure des oraisons? Car l’oraison est-elle autre, chose qu’une sorte de communion avec la pensée, la volonté, l’amour et toute la personne de Jésus ?

 

Si Thérèse ne pouvait suivre « les points de la messe en lisant dans un livre » comment aurait-elle pu s’astreindre à la méthode de méditation avec préludes, trois points et brefs alinéas ? « Par ce moyen, écrivait saint François de Sales, nous enfermons notre esprit dans le mystère que nous voulons méditer, ne plus ne moins que l’on enferme un oiseau dans une cage. » Mais il est des oiseaux qu’on ne peut enfermer dans des cages, qui y meurent, justement parce qu’ils ont la nostalgie du grand air et des cieux.

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« Qui me donnera des ailes comme à la colombe, et je m’envolerai et je me reposerai ? » Dans l’ordre de la prière comme en matière de mortification, Thérèse de l’Enfant Jésus se montre le modèle et la sainte de toutes les petites âmes en nombre infini qui ne peuvent du tout s’astreindre aux moyens compliqués. Elle recherchait la vie de l’esprit, non les belles formules :

« En dehors de l’Office divin, écrit-elle, que je suis heureuse, quoique bien indigne, de réciter chaque jour, je n’ai pas le courage de m’astreindre à chercher dans les livres de belles prières : cela me fait mal à la tête, il y en a tant ! Et puis elles sont toutes plus belles les unes que les autres ! Ne pouvant donc les réciter toutes, et ne sachant lesquelles choisir, je fais comme les enfants qui ne savent pas lire : je dis tout simplement au bon Dieu ce que je veux lui dire, et toujours il me comprend. »

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« Parfois lorsque je lis certains traités où la perfection est montrée à travers mille entraves, mon pauvre petit esprit se fatigue bien vite, je ferme le savant livre qui me casse la tête et me dessèche le coeur… Laissant aux grandes âmes, aux esprits sublimes, les beaux livres que je ne puis comprendre, encore moins mettre en pratique, je me réjouis d’être petite, puisque « les enfants seuls et ceux qui leur ressemblent seront admis au banquet céleste. » Heureusement que le royaume des cieux est composé de plusieurs demeures ! Car s’il n’y avait que celles dont la description et le chemin me semblent incompréhensibles, certainement je n’y entrerais jamais… »

 

 

Parmi les petites âmes qui liront les déclarations précédentes dans la Vie de la sainte, on peut présumer, sans jugement téméraire, qu’il s’en trouvera un certain nombre pour conclure à l’inutilité de toutes les traites mystiques. Comme il faut être prudent lorsqu’on interprète les paroles de la sainte ! Elle n’a critiqué que les traités « où la perfection est montrée à travers mille entraves » et elle s’est bien gardée de mépriser les beaux livres divins.

 

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Ah ! Que de lumières n’ai-je pas puisées dans les oeuvres de saint Jean de la Croix !

 

A l’âge de dix-sept et de dix-huit ans, je n’avais pas d’autre nourriture. » La Maitresse des Novices vient confirmer d’une manière frappante cette confidence de la sainte : « un jour, Je ne sais si elle avait dix-sept ans, elle me parla de certains passages de la mysticité de salut Jean de la Croix avec une intelligence tellement au-dessus de son âge, que j’en restai tout étonnée. » Enfin, l’une de ses novices atteste qu’elle pouvait lui citer de tête des fragments entiers du Cantique Spirituel ou de la Vive Flamme d’Amour.

 

 

Elle possédait à fond et savait comme personne l’Imitation de Jésus-Christ. Depuis sa jeunesse, elle emportait partout ce petit traité mystique avec elle. Sa tante, quelquefois, pour la taquiner et s’édifier elle-même, ouvrait le livre au hasard et commençait la lecture d’un chapitre, Thérèse l’achevait de mémoire. Les petites âmes qui sauraient ainsi l’Imitation par coeur pourraient aisément se passer de livre.

 

 

Soeur Thérèse avait aussi lu l’oeuvre de sa patronne, sainte Thérèse d’Avila. Mais il est remarquable qu’elle s’est beaucoup moins approprié cette oeuvre que celle de saint Jean de la Croix.

Loin donc que son autobiographie soit, comme on l’a prétendu de parti pris, un plagiat de la vie de la grande sainte, ces deux livres sont tous différents et d’une inspiration très diverse. La petite Sainte de Lisieux n’a pas l’esprit méthodique de sainte Thérèse d’Avila. Elle n’était point du tout portée par son génie à distinguer et à insérer dans le récit même de sa vie quatre degrés d’oraison ; jamais elle n’aurait songé à classer les progrès et les grâces de la vie mystique en sept demeures successives.

 

Nous avons perdu, à raison ou à tort, cette estime des divisions et des catégories, et sainte Thérèse est bien de notre temps, elle est l’une d’entre nous. Ce qui, dans les livres de sainte Thérèse, l’a attirée irrésistiblement, c’est l’amour tendre et fort de la grande mystique pour l’humanité et la passion de Jésus, ainsi que la description de certains états, d’oraison qu’elle avait éprouvée. Malgré cela, on doit reconnaître que Soeur Thérèse a étudié bien davantage saint Jean de la Croix, qui fut et demeura son auteur préféré.

 

Surtout, elle nourrissait sou esprit et son coeur de la méditation assidue des saintes Écritures. » A tous les livres, en effet, la sainte préféra l’Évangile et, dans les dernières années de sa vie, elle en fit la nourriture essentielle et presque exclusive de sa vie spirituelle.

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« Plus tard, écrit-elle, les auteurs spirituels me laissèrent tous dans l’aridité ; et je suis encore dans cette disposition. Si j’ouvre un livre, même le plus beau, le plus touchant, mon coeur se serre aussitôt et je lis sans pouvoir comprendre ; ou, si je comprends, mon esprit s’arrête sans pouvoir méditer, Dans cette impuissance, l’Écriture sainte et l’Imitation viennent à mon secours : en elles je trouve une manne cachée, solide et pure.

 

Mais c’est par-dessus tout l’Évangile qui m’entretient pendant mes oraisons ; là je puise tout ce qui est nécessaire à ma pauvre petite âme. J’y découvre toujours de nouvelles lumières, des sens cachés et mystérieux… Jésus n’a pas besoin de livres ni de docteurs pour instruire les âmes. »

 

Une lecture, une étude, une méditation constante avaient donné à la Sainte une connaissance du Nouveau Testament telle qu’on n’en rencontre guère de semblable que chez les professeurs ou prédicateurs. « Les saints Évangiles faisaient ses délices, nous assure-t-on ; les passages venaient comme de source à l’appui de ce qu’elle me disait ; c’était à croire qu’elle les savait par coeur. »

 

Nous pourrions apporter bien d’autres témoignages en faveur de cette assertion. D’ailleurs, l’autobiographie de la Sainte manifeste la maîtrise qu’elle avait acquise dans la science des Écritures. Ne craignons pas d’insister sur ce point, car aujourd’hui la méditation de l’Évangile est trop délaissée.

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« La Sainte Face, nous dit-on -encore, était le miroir où Soeur Thérèse voyait l’âme et le Coeur de son Bien-Aimé. Cette Sainte Face fut le livre de méditation où elle puisait la science d’amour. »

« Elle l’avait toujours devant elle dans son livre d’office et dans sa stalle pendant l’oraison.

Elle était suspendue aux rideaux de son lit pendant sa maladie ; sa vue l’aida à soutenir son long martyre. » « C’est dans la méditation à la Sainte Face qu’elle étudia l’humilité. »

 

 

Après des témoignages aussi formels, nous ne pouvons douter que la dévotion à la Sainte Face, autant et plus que la dévotion à la Sainte Enfance de Jésus, n’ait été essentielle à la spiritualité de Soeur Thérèse. Comme il y a une dévotion au Sacré Coeur de Jésus, aussi y a-t-il une dévotion très légitime et très recommandable à sa Face Sainte. Par deux fois, Jésus n’a-t-il pas hautement approuvé, de son vivant, cette dévotion?

 

Lorsque sainte Madeleine embauma son visage d’un parfum précieux, pour sa sépulture, il la défendit contre les critiques trop Intéressées de ses disciples. Quelques jours plus tard, il laissait à Véronique l’empreinte miraculeuse de ses traits. Soeur Thérèse de l’Enfant-Jésus imitait à la fois Véronique et Madeleine en essuyant par des larmes de compassion la Sainte Face du divin Maître et en l’embaumant par ses actes d’amour.

 

Tous les admirateurs de Soeur Thérèse savent la dévotion, exceptionnelle pour l’époque (1888), qu’elle avait vouée, dès son entrée au Carmel, à l’Eucharistie et à la sainte Communion. Dans sa jeunesse, elle s’était imposé comme règle de conduite de ne jamais demander à son confesseur d’augmenter le nombre de communions permises. Mais au Carmel, elle avait changé complètement d’opinion à ce sujet :

« Aujourd’hui, je m’y prendrais d’une autre façon, car je suis bien sûre qu’une âme doit dire à son Directeur l’attrait qu’elle sent à recevoir son Dieu. Ce n’est pas pour rester dans le ciboire d’or qu’il descend chaque jour du Ciel, mais afin de trouver un autre ciel : le ciel de notre âme, où il prend ses délices. »

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« Je sens en mon coeur des désirs immenses, et c’est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah ! Je ne puis recevoir la Sainte Communion aussi souvent que je le désire ; mais, Seigneur, n’êtes-vous pas tout-puissant ? Restez en moi comme au Tabernacle ; ne vous éloignez jamais de votre petite hostie7. »

Cette demande, consignée dans l’Acte d’offrande comme victime à l’amour miséricordieux du Bon Dieu, Soeur Thérèse la portait jour et nuit sur son coeur.

 

Si l’on veut bien considérer que Jésus a favorisé d’autres saintes de grâces insignes : Transverbération, échange des coeurs, stigmatisation, ne pourra-t-on admettre que la petite Sainte ait obtenu de quelque manière l’objet de son ardente prière? Soeur Thérèse, dont on nous assure : « Qu’elle ne doutait de rien quand elle pensait à l’amour tout-puissant, se croyait sans doute exaucée.

 

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C’est pourquoi elle écrivait :

Tu vis en moi prisonnier nuit et jour.

 

Le coeur de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus était en quelque sorte un tabernacle vivant. Sa vie spirituelle doit surtout être envisagée comme une communion constante à l’âme, à la divinité de Jésus-Christ. A la lettre se sont vérifiées en elle les sublimes paroles de Jésus dans l’Évangile selon saint Jean : « Si quelqu’un m’aime et observe mes commandements, mon Père l’aimera et nous viendrons à lui et nous ferons en lui notre demeure. » Dans les deux dernières années de sa vie, Soeur Thérèse avait atteint à une telle élévation dans la perfection, que Jésus et son Père avec l’Esprit demeuraient réellement en elle.

 

— car c’est en la fête de la Trinité Sainte qu’elle s’était offerte en hostie d’amour — nous comprendrons mieux comment Soeur Thérèse pourra dire « qu’elle ne passe jamais trois minutes sans penser au Bon Dieu. » A ceux qui se demanderaient comment une telle présence de Dieu à la pensée est possible, nous répondrons avec la Sainte : « Ce n’est pas si difficile, on pense naturellement à quelqu’un que l’on aime.

 

 

Elle avait été officieusement chargée à vingt ans de la direction spirituelle des novices en des circonstances particulièrement délicates :

« Aussitôt que je pénétrai dans le sanctuaire des âmes, écrit-elle, je jugeai du premier -coup d’oeil que la tache dépassait mes forces ; et me plaçant bien vite dans les bras du Bon Dieu… Je dis : « Seigneur, vous le voyez, je suis trop petite pour nourrir vos enfants ; si vous voulez leur donner par moi ce qui convient à chacune, remplissez ma petite main : et sans quitter vos bras, sans même détourner la tête, je distribuerai vos trésors à l’âme qui viendra me demander sa nourriture… »

 

En comprenant ainsi qu’il m’était impossible de rien faire par moi-même, la tâche me parut simplifiée. Je m’occupai intérieurement et uniquement à m’unir de plus en plus à Dieu, sachant que le reste me serait donné par surcroît… Je vous l’avoue, ma Mère, si j’avais agi autrement, si je m’étais appuyée sur mes propres forces, je vous aurais, sans tarder, rendu les armes. »

 

Que le lecteur veuille bien remarquer et, si possible retenir, ce qu’on peut appeler, en un sens large, la méthode de Soeur Thérèse de l’Enfant-Jésus : « Je m’occupai intérieurement et iniquement à m’unir de plus en plus à Dieu, sachant que le reste me serait donné par surcroît. » Cette union, elle la recherche par l’humilité, la défiance de ses propres forces, par l’amour confiant en Jésus. Elle ne se sépare jamais de Jésus, de Jésus enfant et crucifié. C’est là toute sa méthode.

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L’une des plus pernicieuses erreurs, commises et entretenues par certaines âmes, c’est de croire que l’on peut, grâce à quelques procédés savants, bien faire une demi-heure de méditation ou d’oraison, alors que, la journée durant, on aura vaqué à de multiples besognes en ne songeant nullement à Notre-Seigneur, en ne demeurant pas uni à lui. En fait, nous constatons que les âmes qui s’extériorisent ainsi deviennent incapables de s’acquitter de leur méditation et finissent par l’abandonner.

 

On peut affirmer, quoique d’une manière apparemment paradoxale, que l’on fera virtuellement oraison toute la journée, ou qu’on ne la fera pas du tout. C’est l’une des marques du génie de saint Ignace que de nous recommander de penser à notre oraison longtemps avant et encore longtemps après, c’est-à-dire la journée entière. Pour bien méditer et faire son oraison, il faut mener une vie méditative, il faut mener une vie d’oraison.

 

Occupons-nous uniquement de nous unir intérieurement à Dieu, par Notre-Seigneur, sachant que tout le reste nous sera donné par surcroît. N’oublions pas que nous nous unirons de plus en plus au Christ Jésus, ainsi que l’enseigne la Voie d’Enfance spirituelle, 1° par de petits sacrifices ; 2° par des actes d’amour constamment renouvelées…

 

En fidèles disciples de la petite vole, de la Voie d’Enfance spirituelle, mortifions-nous, maintenons-nous par des actes d’amour en union constante avec le Dieu du Tabernacle. Il nous suffit dès lors, à l’heure de l’oraison, sans avoir recours à des méthodes compliquées, de nous humilier devant Jésus, pour nous unir plus intimement à lui. Sans doute, il pourra nous être avantageux de nous aider de livres spirituels, saint Jean de la Croix, l’Imitation, l’Évangile.

 

Mais faisons en sorte, encore une fois, car c’est le premier et le dernier mot de cette méthode à la fois antique et nouvelle, que notre oraison soit une communion aux vertus, à l’amour, au zèle apostolique et désintéressé de Jésus.

AMEN !!

 

 BARRE 2 ROSES

 

Édition numérique

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Fête de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (1 er Octobre)*Audio-Visuel-Chant sur un texte de notre Petite Thérèse*


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Oh je voudrais chanter Marie..Pourquoi je t’aime, pourquoi ton nom si doux..Fais tressaillir mon cœur, Et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême..Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur.

1 – Si je te contemplais, dans ta divine gloire,Et surpassant l’éclat de tous les bienheureux,Que je suis ton enfant, je ne pourrais le croire,Ô Marie devant toi, je baisserais les yeux.

2 – Il faut pour qu’un enfant puisse chérir sa mère
Qu’elle pleure avec lui, partage ses douleurs
Ô ma mère chérie, sur la rive étrangère
Pour m’attirer à toi, que tu versas des pleurs.

3 – En méditant ta vie dans le saint Évangile,
J’ose te regarder et m’approcher de toi
Me croire ton enfant ne m’est pas difficile
Car je te vois mortelle et souffrant comme moi.

TEXTE DE SAINTE THÉRÈSE DE L’ENFANT-JÉSUS barre petite rose


Pourquoi Je T’Aime Ô Marie

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Audio-Images-Chant * † SAINTE THÉRÈSE DE LISIEUX : À mes petits frères du ciel † *


† SAINTE THÉRÈSE DE LISIEUX :

À mes petits frères du ciel †

Poème de Sainte Thérèse de L’Enfant Jésus
écrit le 28 décembre 1896 en la fête des saints Innocents

Pour être consolé de la perte d’un tout petit enfant..un tout petit bébé…un avortement…une-fausse-couche !

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À MES PETITS FRÈRES DU CIEL

Heureux petits Enfants, avec quelles tendresses
Le Roi des Cieux
Vous bénit autrefois et combla de caresses
Vos fronts joyeux !
De tous les Innocents vous étiez la figure
Et, j’entrevois
Les biens que dans le Ciel vous donne, sans mesure,
Le Roi des rois.

 barre-ETOILE-BLEU

Vous avez contemplé les immenses richesses
Du Paradis
Avant d’avoir connu nos amères tristesses,
Chers petits Lys !
Ô Boutons parfumés ! moissonnés dès l’aurore
Par le Seigneur,
Le doux Soleil d’Amour qui sut vous faire éclore
Ce fut son Coeur!…

 barre-ETOILE-BLEU

Quels ineffables soins, quelle tendresse exquise
Et quel amour,
Vous prodigue avec joie notre Mère l’Église
Enfants d’un jour !…
Dans ses bras maternels, vous fûtes en prémices
Offerts à Dieu.
Toute l’Éternité, vous ferez les délices
Du beau Ciel bleu.

barre-ETOILE-BLEU

Enfants, vous composez le virginal cortège
Du doux Agneau,
Et vous pouvez redire, étonnant privilège,
Un chant nouveau.
Vous êtes, sans combats, parvenus à la gloire
Des conquérants ;
Le Sauveur a, pour vous, remporté la victoire
Vainqueurs charmants !

On ne voit point briller de pierres précieuses
Dans vos cheveux.
Seul le reflet doré de vos boucles soyeuses
Ravit les Cieux…
Les trésors des «Élus, leurs palmes, leurs couronnes :
Tout est à vous !
Dans la Sainte Patrie, Enfants, vos riches trônes
Sont leurs genoux…
Ensemble, vous jouez avec les petits anges,
Près de l’Autel,
Et vos chants enfantins, gracieuses phalanges,
Charment le Ciel.
Le Bon Dieu vous apprend comment Il fait les roses,
L’oiseau, les vents,
Ici-bas nul génie ne sait autant de choses
Que vous, Enfants !…

barre-ETOILE-BLEU

Du firmament d’azur, soulevant tous les voiles,
Mystérieux,
En vos petites mains, vous prenez les étoiles
Aux mille feux.
En courant vous laissez une trace argentée,
Souvent le soir,
Quand je contemple, au ciel, la blanche voie lactée,
je crois vous voir !
Dans les bras de Marie après toutes ses fêtes
Vous accourez !
Sous son voile étoilé cachant vos blondes têtes
Vous sommeillez.

barre-ETOILE-BLEU
Charmants petits Lutins, votre enfantine audace
Plaît au Seigneur.
Vous osez caresser son Adorable Face…
Quelle faveur !…
C’est vous que le Seigneur me donna pour modèle,
Saints Innocents,
Je veux être ici-bas votre image fidèle
Petits Enfants.
Ah! Daignez m’obtenir les vertus de l’enfance,
Votre candeur.
Votre abandon parfait, votre aimable innocence
Charme mon coeur.

barre-ETOILE-BLEU
Ô Seigneur ! Tu connais de mon âme exilée
Les vœux ardents
je voudrais moissonner les  Lys de la vallée
Des Lys brillants.
Ces Boutons printaniers,
je les cherche et les aime
Pour ton plaisir
Sur eux daigne verser la Rosée du Baptême
Viens les cueillir…
barre-ETOILE-BLEU

Oui, je veux augmenter la candide phalange
Des Innocents
Mes souffrances, mes joies, je les offre en échange
D’âmes d’Enfants.
Parmi ces Innocents, je réclame une place
Roi des Élus.
Comme eux, je veux au Ciel, baiser ta Douce Face
Ô mon Jésus ! 

barre-ETOILE-BLEU

ANGE bébé

Source : http://cathedrale-vannes.cef.fr/index.php/au-quotidien/621-pour-etre-console-de-la-perte-dun-petit-enfant

Passons un moment avec Sainte Jeanne d’Arc…et Sainte Thérèse de Lisieux…* Mes Armes..Chant Vidéo * Pourquoi ne pas demander à notre Douce Mère Marie..*Des Grâces ..D’amour Inconditionnel.. D’audace et de Courage en cette fin des temps ?*


Le poème entier écrit par la « petite » sainte Thérèse

Ste Thérèse de l'Enfant Jésus

« Du Tout-Puissant j’ai revêtu les armes
Sa main divine a daigné me parer
Rien désormais ne me cause d’alarmes
De son amour qui peut me séparer ?
A ses côtés, m’élançant dans l’arène
Je ne craindrai ni le fer ni le feu
Mes ennemis sauront que je suis reine
Que je suis l’épouse d’un Dieu !

O mon Jésus, je garderai l’armure.
Que je revêts sous tes yeux adorés
Jusqu’au soir de la vie, ma plus belle parure
Seront mes Vœux sacrés !

Ô Pauvreté, mon premier sacrifice
Jusqu’à la mort tu me suivras partout
Car je le sais, pour courir dans la lice
L’Athlète doit se détacher de tout
Goûtez, mondains, le remords et la peine
Ces fruits amers de votre vanité.
Joyeusement, moi je cueille en l’arène
Les palmes de la Pauvreté.
Jésus a dit :  » C’est par la violence
Que l’on ravit le royaume des Cieux. « 
Eh bien ! la Pauvreté me servira de Lance
De Casque glorieux.

La Chasteté me rend la sœur des anges
De ces Esprits purs et victorieux.
J’espère un jour voler en leurs phalanges
Mais dans l’exil je dois lutter comme eux.
Je dois lutter sans repos et sans trêve
Pour mon Époux le Seigneur des seigneurs
La Chasteté c’est le céleste Glaive
Qui peut lui conquérir les cœurs
La Chasteté c’est mon arme invincible
Mes ennemis par elle sont vaincus
Par elle je deviens, ô bonheur indicible !
L’Épouse de Jésus.

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L’ange orgueilleux au sein de la lumière
S’est écrié : « Je n’obéirai pas !  » Moi je m’écrie dans la nuit de la terre « Je veux toujours obéir ici-bas »
Je sens en moi naître une sainte audace
De tout l’enfer je brave la fureur
L’Obéissance est ma forte Cuirasse
Et le Bouclier de mon cœur
Dieu des Années, je ne veux d’autres gloires
Que de soumettre en tout ma volonté
Puisque l’Obéissant redira ses victoires
Toute l’Éternité.

Si du Guerrier j’ai les armes puissantes
Si je l’imite et lutte vaillamment
Comme la Vierge aux grâces ravissantes
Je veux aussi chanter en combattant
Tu fais vibrer de ta lyre les cordes
Et cette lyre, ô Jésus, c’est mon cœur
Alors je puis de tes Miséricordes
Chanter la force et la douceur
En souriant je brave la mitraille
Et dans tes bras, ô mon Époux Divin
En chantant je mourrai sur le champ de bataille
Les Armes à la main !…  »

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Sainte Thérèse écrit ensuite :

« Je vous ai fait sourire, mon cher petit Frère, en chantant « mes Armes » , eh bien ! je vais vous faire sourire encore en vous disant que j’ai, dans mon enfance, rêvé de combattre sur les champs de bataille.

Lorsque je commençais à apprendre l’histoire de France, le récit des exploits de Jeanne d’Arc me ravissait ; je sentais en mon cœur le désir et le courage de l’imiter, il me semblait que le Seigneur me destinait aussi à de grandes choses. Je ne me trompais pas, mais au lieu de voix du Cie m’invitant au combat, j’entendis au fond de mon âme une voix plus douce, plus forte encore, celle de l’époux des vierges qui m’appelait à d’autres exploits, à des conquêtes plus glorieuses et dans la solitude du Carmel j’ai compris que ma mission n’était pas de faire couronner un roi mortel mais de faire aimer le Roi du Ciel, de lui soumettre le royaume des cœurs. »

source: http://laportelatine.org/mediatheque/videotheque/laportelatine/ste_therese_lisieux_poeme_1505.php

Prière de Sainte Thérèse de L’Enfant-Jésus * Aujourd’hui *


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« Mon Dieu, je vous offre toutes les actions que je vais faire aujourd’hui, dans les intentions et pour la gloire du Cœur Sacré de Jésus ; je veux sanctifier les battements de mon cœur, mes pensées et mes œuvres les plus simples en les unissant à ses mérites infinis, et réparer mes fautes en les jetant dans la fournaise de son amour miséricordieux.

 
Ô mon Dieu ! je vous demande pour moi et pour ceux qui me sont chers la grâce d’accomplir parfaitement votre sainte Volonté, d’accepter pour votre amour les joies et les peines de cette vie passagère afin que nous soyons un jour réunis dans les Cieux pendant toute l’éternité.
Ainsi soit-il. »

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(Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus)

Fête de la petite Thérèse de l’Enfant-Jésus…1 octobre * »Nous n’avons que cette vie pour vivre de FOI »*


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Notre Mère « Ste Thérèse dit qu’il faut entretenir l’amour. Le bois ne se trouve pas à notre portée quand nous sommes dans les ténèbres, dans les sécheresses, mais du moins ne sommes-nous pas obligées d’y jeter de petites pailles ?

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Jésus est bien assez puissant pour entretenir seul le feu, cependant il est content de nous y voir mettre un peu d’aliment, c’est une délicatesse qui lui fait plaisir et alors Il jette dans le feu beaucoup de bois, nous ne le voyons pas mais nous sentons la force de la chaleur de l’amour.

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J’en ai fait l’expérience quand je ne sens rien, que je suis incapable de prier, de pratiquer la vertu, c’est alors le moment de chercher de petites occasions, des riens qui font plaisir, plus de plaisir à Jésus que l’empire du monde ou même que le martyre souffert généreusement, par exemple, un sourire, une parole aimable alors que j’aurais envie de ne rien dire ou d’avoir l’air ennuyé……… » (LT 143)

 
« Quand je n’ai pas d’occasions je veux au moins Lui dire souvent que je l’aime, ce n’est pas difficile et cela entretient le feu, quand même il me semblerait qu’il serait éteint, ce feu d’amour, je voudrais y jeter quelque chose et Jésus saurait bien alors le rallumer. » (LT 143)

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Sachons donc le retenir prisonnier, ce Dieu qui devient le mendiant de notre amour. il nous montre que les plus petites actions faites par amour sont celles qui charment son cœur… Ah ! s’il fallait faire de grandes choses, combien serions-nous à plaindre ? Mais que nous sommes heureuses puisque Jésus se laisse enchaîner par les plus petites… «  (LT 191)

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L’important est de vivre chaque chose avec Jésus et de les lui offrir par amour et par reconnaissance, confiant qu’il nous aime comme nous sommes.

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La seule chose qui ne soit point enviée c’est la dernière place, il n’y a donc que cette dernière place qui ne soit point vanité et affliction d’esprit…

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Cependant « la voie de l’homme. n’est pas en son pouvoir » et parfois nous nous surprenons à désirer ce qui brille. Alors rangeons-nous humblement parmi les imparfaits, estimons-nous de petites âmes qu’il faut que le Bon Dieu soutienne à chaque instant ; dès qu’Il nous voit bien convaincues de notre néant il nous tend la main ; si nous voulons encore essayer de faire quelque chose de grand même sous prétexte de zèle, le Bon Jésus nous laisse seules.

 

Mais dès que j’ai dit : Mon pied a chancelé, votre miséricorde, Seigneur, m’a affermi !… Oui, il suffit de s’humilier, de supporter avec douceur ses imperfections. Voilà la vraie sainteté ! « (LT 243) »

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O Jésus !(…) Je me souviens de ces paroles que vous avez prononcées pour m’apprendre à pratiquer l’humilité : « Je vous ai donné l’exemple afin que vous fassiez vous-mêmes ce que j’ai fait, le disciple n’est pas plus grand que le maître… Si vous comprenez ceci vous serez heureux en le pratiquant. » Je les comprends, Seigneur, ces paroles sorties de votre cœur doux et humble, je veux les pratiquer avec le secours de votre grâce. (…)

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Mais, Seigneur, ma faiblesse vous est connue ; chaque matin je prends la résolution de pratiquer l’humilité et le soir je reconnais que j’ai commis encore bien des fautes d’orgueil, à cette vue je suis tentée de me décourager mais, je le sais, le découragement est aussi de l’orgueil, je veux donc, ô mon Dieu, fonder sur Vous seul mon espérance ; puisque vous pouvez tout, daignez faire naître en mon âme la vertu que je désire. « (Prière 20) » O mon Dieu, je vous en prie, préservez-moi du malheur d’être infidèle. « 

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Ne croyez pas que ce soit l’humilité qui m’empêche de reconnaître les dons du bon Dieu, je sais qu’Il a fait en moi de grandes choses et je le chante chaque jour avec bonheur. «  (LT 224)

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Reçu par ‘‘Une petite soeur du Carmel »

 

 

Poème de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus *SACRÉ CŒUR DE JÉSUS*


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Un jour, ô mon Dieu, comme Madeleine,
J’ai voulu te voir, m’approcher de toi ;
Mon regard plongeait dans l’immense plaine
Dont je recherchais le Maître et le Roi.
Et je m’écriais, voyant l’onde pure,
L’azur étoilé, la fleur et l’oiseau
Si je ne vois Dieu, brillante nature,
Tu n’es rien pour moi qu’un vaste tombeau.

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J’ai besoin d’un cœur brûlant de tendresse,
Restant mon appui sans aucun retour ;
Aimant tout en moi, même ma faiblesse,
Ne me quittant pas la nuit et le jour.
Je n’ai pu trouver nulle créature
Qui m’aimât toujours sans jamais mourir;
Il me faut un Dieu prenant ma nature,
Devenant mon frère et pouvant souffrir.

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Tu m’as entendue, oh ! l’Époux que j’aime…
Pour ravir mon cœur, te faisant mortel,
Tu versas ton sang, mystère suprême !
Et tu vis encore pour moi sur l’Autel.
Si je ne puis voir l’éclat de ta face,
Entendre ta voix pleine de douceur,
Je puis, ô mon Dieu, vivre de ta grâce,
Je puis reposer sur ton Sacré-Coeur !

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O Cœur de Jésus, trésor de tendresse,
C’est toi mon bonheur, mon unique espoir !
Toi qui sus bénir, charmer ma jeunesse,
Reste auprès de moi jusqu’au dernier soir.
Seigneur, à toi seul j’ai donné ma vie,
Et tous mes désirs te sont bien connus.
C’est en ta bonté toujours infinie
Que je veux me perdre, ô Cœur de Jésus !

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Ah ! je le sais bien, toutes nos justices
N’ont, devant tes yeux, aucune valeur;
Pour donner du prix à mes sacrifices,
Je veux les jeter en ton divin Coeur.
Tu n’as pas trouvé tes Anges sans tache ;
Au sein des éclairs tu donnas ta loi;
En ton Cœur Sacré, Jésus, je me cache,
Je ne tremble pas : ma vertu c’est toi !

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Afin de pouvoir contempler ta gloire,
Il faut, je le sais, passer par le feu.
Et moi, je choisis pour mon purgatoire

Ton amour brûlant, ô Cœur de mon Dieu !
Mon âme exilée, en quittant la vie,
Voudrait faire un acte de pur amour,
Et puis, s’envolant au ciel, sa patrie,
Entrer dans ton Coeur, sans aucun détour!…

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Vidéo- Sainte Thérèse de Lisieux * Mon chant d’aujourd’hui *


Narrateur Michael Lonsdale

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