Vendredi Saint*LES 3 Heures DE GETHSÉMANIE…avec Luisa Piccarreta…Unissons-nous dans La Divine Volonté !!!


barre coeur1

Note Myriamir: Ce texte des grandes SOUFFRANCES DE JÉSUS est long à lire, alors je vous ais mis un fichier Word à la toute fin de cette page, afin que vous puissiez le priiez au moment qui vous convient !!!

L’Heure Sainte est un exercice de dévotion demandé par Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même à sainte Marguerite-Marie Alacoque.

ste marguerite marie alacoque

Il consiste à s’unir spirituellement à Jésus agonisant dans le Jardin des Oliviers pendant au moins une heure. Elle correspond à cette plainte amoureuse que, comme le mentionne l’Évangile, Notre-Seigneur fit aux trois apôtres, et plus particulièrement à saint Pierre, quand il les trouva endormis durant sa terrible Agonie de trois heures. Il leur a dit: «Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller une heure avec moi?»

Les âmes pieuses et les contemplatifs qui aiment les Souffrances de Jésus, considèrent cette plainte comme si elle leur était adressée et s’efforcent tous les jeudis soirs, en particulier le jeudi avant le premier vendredi du mois, de passer au moins une heure en compagnie de Jésus souffrant dans le jardin.

Ceux qui voudraient pratiquer cet exercice très pieux recommandé par Notre-Seigneur Jésus-Christ à sainte Marguerite trouveront ici, dans les trois Heures de Gethsémani, une matière plus que suffisante pour stimuler leur compassion pour Jésus souffrant et pour lui tenir compagnie avec amour pendant une heure, durant laquelle les Grâces que l’âme s’attire sur elle-même sont incalculables! Et compte tenu des multiples réparations dont est riche ce texte, l’âme dévote non seulement sera elle-même remplie de Grâces, mais elle obtiendra de grands bienfaits pour toute l’Église.

Pour pratiquer cet exercice pieux selon la suggestion de l’auteure, il sera utile de s’accorder une heure pour parcourir les trois Heures de l’Agonie, c’est-à-dire les Heures s’étendant de 21h à 22h, de 22h à 23h, et de 23h à minuit. Si on n’en parcourait qu’une, cela prendrait trop peu de temps. On pourrait n’en lire que deux, et méditer jusqu’à ce qu’une heure se soit écoulée.

agonie



Oraison préparatoire à l’Heure Sainte
Ô Jésus, mon divin Rédempteur, daigne m’admettre aux côtés de tes trois chers apôtres, pour assister à ton Agonie dans le Jardin des Oliviers! Bien averti par le doux reproche que tu fis à Pierre et aux deux autres qui dormaient, je veux veiller une heure avec toi. Fais-moi ressentir au moins une Blessure de ton Coeur agonisant, un Souffle de ta Respiration perturbée. Je veux fixer mon regard sur ton divin Visage et le contempler quand il pâlit, quand il s’émeut, quand il ressent une grande angoisse, quand il s’incline jusqu’à terre!

Je vois, ô mon Jésus, ta divine Personne vaciller et tomber, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, et je te vois joindre les Mains. J’entends les gémissements d’Amour et de Souffrance que tu élèves vers le Ciel! Ô mon Jésus, agonisant dans ce sombre Jardin, pendant cette heure où je te tiendrai compagnie, fais couler sur moi quelques gouttes du Sang infiniment adorable qui s’écoule de tous tes Membres!

De grâce, ô mon bien-aimé Rédempteur, que je boive au moins une gorgée de ton amer calice, que je ressente quelques-unes des Peines de ton divin Coeur, et que je sente mon coeur se briser par le repentir d’avoir offensé mon Seigneur qui, pour moi, en est réduit à cette Agonie terrible!

Ô mon Jésus, donne-moi la Grâce de souffrir et de pleurer avec toi pendant au moins une heure dans ce Jardin! Ô Marie, Mère affligée, fais-moi ressentir la compassion de ton Coeur transpercé envers Jésus agonisant. Amen.

Luisa Piccarreta


21 À 22 HR -1 er Heure de L’AGONIE

sainte marguerite -marie alacoque

(Commencer avec la prière préparatoire ICI-BAS.)

Oraison préparatoire à l’Heure Sainte

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Luisa:

Ô Jésus, mon divin Rédempteur, daigne m’admettre aux côtés de tes trois chers apôtres, pour assister à ton Agonie dans le Jardin des Oliviers! Bien averti par le doux reproche que tu fis à Pierre et aux deux autres qui dormaient, je veux veiller une heure avec toi. Fais-moi ressentir au moins une Blessure de ton Coeur agonisant, un Souffle de ta Respiration perturbée. Je veux fixer mon regard sur ton divin Visage et le contempler quand il pâlit, quand il s’émeut, quand il ressent une grande angoisse, quand il s’incline jusqu’à terre!

Je vois, ô mon Jésus, ta divine Personne vaciller et tomber, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, et je te vois joindre les Mains. J’entends les gémissements d’Amour et de Souffrance que tu élèves vers le Ciel! Ô mon Jésus, agonisant dans ce sombre Jardin, pendant cette heure où je te tiendrai compagnie, fais couler sur moi quelques gouttes du Sang infiniment adorable qui s’écoule de tous tes Membres!

De grâce, ô mon bien-aimé Rédempteur, que je boive au moins une gorgée de ton amer calice, que je ressente quelques-unes des Peines de ton divin Coeur, et que je sente mon coeur se briser par le repentir d’avoir offensé mon Seigneur qui, pour moi, en est réduit à cette Agonie terrible!

Ô mon Jésus, donne-moi la Grâce de souffrir et de pleurer avec toi pendant au moins une heure dans ce Jardin! Ô Marie, Mère affligée, fais-moi ressentir la compassion de ton Coeur transpercé envers Jésus agonisant. Amen.

jésus agonie

Mon Jésus, c’est attiré par ton Amour que je viens te tenir compagnie dans le Jardin. Tu appelles mon coeur blessé, et moi j’accours en me disant: «D’où vient cette attirance d’Amour que je ressens? Ah! Peut-être que mon Jésus se trouve dans un tel état d’amertume qu’il ressent le besoin de ma compagnie!» Et je vole vers toi.

Mais je tremble d’horreur en entrant dans ce jardin à cause du froid et de l’obscurité de la nuit. Le lent mouvement des feuilles, comme une voix plaintive, m’annonce la peine, la tristesse et la mort de mon Jésus! Les étoiles, par leur doux scintillement, comme des yeux qui pleurent, sont toutes attentives à regarder. Faisant écho aux Larmes de Jésus, elles me reprochent mes ingratitudes.

En tremblant et à tâtons, je cherche Jésus. Je l’appelle: «Jésus, où es-tu? Tu m’attires à toi et tu ne te laisses pas voir? Tu m’appelles et tu te caches? Tout est terreur ici, tout est épouvante et silence profond!» Je tends l’oreille et j’entends un Souffle pénible. C’est Jésus. Je viens de le trouver. Mais quel changement terrible!

Ce n’est plus le doux Jésus de la Cène Eucharistique dont la Figure resplendissait d’une beauté ravissante, mais un Jésus triste, d’une tristesse si mortelle qu’elle le défigure! Il agonise. Et moi, je me sens troublée en pensant que, peut-être, je n’entendrai plus sa Voix! J’embrasse ses Pieds. Puis je me fais plus hardie, je m’approche de ses Bras, je mets ma main sur son Front pour le soutenir et, à voix basse, je lui dis: «Jésus, Jésus!» Et lui, interpellé par ma voix, me regarde et me dit:

«Âme, tu es ici? Ah! Je t’attendais. Car la tristesse qui m’opprime le plus, c’est l’abandon total par tous! Je t’attendais pour te rendre spectatrice de mes Peines et te faire partager le calice d’amertume que sous peu mon Père céleste m’enverra par l’entremise d’un ange. Nous le boirons ensemble. Ce ne sera pas un calice de réconfort, mais d’intense amertume! Je ressens le besoin que quelque âme aimante en boive au moins quelques gouttes. Par conséquent, je t’ai appelée pour que tu partages mes Peines, et pour m’assurer de ne pas demeurer seul, dans un total abandon!»

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«Ah! Oui, ô mon Jésus angoissé, nous boirons ensemble le calice de tes Peines, et je ne te quitterai pas!» Rassuré par moi, Jésus entre dans une Agonie mortelle et souffre des Peines intenses, jamais vues auparavant.

«Ô mon Jésus, mon Amour, dis-moi pourquoi tu es si triste, si affligé, et seul dans ce jardin et en cette nuit? C’est la dernière nuit de ta Vie mortelle! Et peu d’heures te restent avant de commencer ta Passion! Ici, j’aurais cru trouver la céleste Maman, Marie Madeleine pleine d’amour et les fidèles apôtres; mais je te trouve seul et en proie à une tristesse qui est pour toi plus qu’une mort cruelle, mais qui ne te fait pas mourir!

«Ô mon Bien et mon Tout, tu ne me réponds pas? Parle-moi. On dirait que la tristesse qui t’opprime est si grande qu’elle t’a fait perdre la parole. Ton Regard si investigateur et plein de Lumière est triste. On dirait que tu cherches de l’aide et du réconfort.

Ton Visage pâle et tes Lèvres desséchées, ta Personne divine qui tremble de la tête aux pieds, ton Coeur qui bat très fort à la recherche d’âmes, manifestent une angoisse telle qu’on dirait que d’un moment à l’autre tu vas expirer. Tout me dit que tu te sens très seul et que tu recherches ma compagnie.

«Me voici tout près de toi, ô Jésus. Et mon coeur ne supporte pas de te voir prostré sur le sol. Je te prends entre mes bras et te serre fort sur mon coeur. Une à une, je veux compter tes angoisses et, une à une, les offenses qu’on te fait, afin de te donner pour toutes du soulagement, des réparations, et de la compassion. Ô mon Jésus, tandis que je t’ai ici et que je te serre dans mes bras, je vois que tes Souffrances s’accroissent. Je sens, ô ma Vie, que circule dans tes Veines un feu; ton Sang bouille dans tes Veines, et on dirait qu’il va les déchirer et en sortir!

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«Dis-moi, ô mon Amour, qu’as-tu? Je ne vois pas de fouets, d’épines, de clous, ni de croix, et pourtant, alors que j’appuie la tête sur ton Coeur, je ressens que des épines cruelles le transpercent, que des fouets impitoyables n’épargnent aucune parcelle de ta divine Personne, ni à l’intérieur ni à l’extérieur. Je vois tes Mains raidies et contorsionnées plus que par des clous. Dis-moi, ô mon doux Bien, qu’est-ce donc qui a tant de pouvoir, même dans ton for intérieur, qui te fait subir autant de tourments et de morts?»

Ah! Il me semble que le doux Jésus entrouvre ses Lèvres et me dit d’une Voix éteinte: «Fille, tu veux savoir ce qui me tourmente plus que les bourreaux mêmes, et pourquoi les tourments de ceux-ci ne seront rien comparés à ce que je souffre actuellement?

C’est l’Amour, l’Amour éternel qui, voulant la suprématie en tout, me fait souffrir tous ensemble et dans mes Fibres les plus profondes, ce que les bourreaux me feront souffrir peu à peu dans ma Personne. Âme, c’est l’Amour qui prédomine en moi; l’Amour est un clou pour moi, l’Amour est un fouet pour moi, l’Amour est une couronne d’épines pour moi, l’Amour est tout pour moi, l’Amour est ma Passion éternelle, alors que ce que je souffre dans mon Humanité est temporaire. Ah! Mon enfant, entre dans mon Coeur, viens te perdre dans mon Amour! Seulement dans mon Amour tu comprendras combien je souffre pour toi et combien je t’aime, et ainsi tu apprendras à m’aimer et à souffrir par amour!»

«Mon Jésus, puisque tu m’appelles dans ton Coeur pour me faire voir ce que l’Amour te fait souffrir, alors j’y entre. Mais que vois-je? Je vois les prodiges de l’Amour: ce n’est pas avec des épines naturelles que l’Amour te couronne la Tête, mais avec des épines de feu; ce n’est pas avec des fouets de cordes qu’il tourmente ton Corps adorable, mais avec des fouets de feu; ce n’est pas avec des clous de fer qu’il te perce les Mains et les Pieds, mais avec des clous de feu.

Tout ce qui te pénètre jusque dans la moelle de tes Os est feu. Transformant toute ton Humanité infiniment sainte en feu, l’Amour te donne des Peines indicibles et mortelles, certainement plus que ta Passion elle-même, et il fait de ton Sang un bain d’Amour pour toutes les âmes qui veulent se laver de quelque tache que ce soit et acquérir le droit des fils de l’Amour.

«Ô Amour infini, je me sens confuse devant ton Immensité et je vois que, pour pouvoir entrer dans l’Amour et le comprendre, je dois être tout amour! Mon Jésus, comme tu veux ma compagnie et que tu veux que j’entre en toi, je te prie de me remplir complètement d’Amour. Je te supplie, par conséquent, de couronner ma tête et chacune de mes pensées de la couronne de l’Amour.

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Je t’implore, ô Jésus, de me flageller avec les fouets de l’Amour. Mon âme, mon corps, mes sentiments, mes désirs, mes affections, que tout soit flagellé et scellé par l’Amour. Fais en sorte, ô Amour infini, que tout en moi ne vive que par l’Amour. Ô Jésus, centre de tout amour, je te supplie de me clouer les mains et les pieds avec les clous de l’Amour, afin que je devienne Amour, que je comprenne l’Amour. Que je sois vêtue par l’Amour, nourrie par l’Amour! Que l’Amour me tienne toute clouée à toi, et que rien, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de moi, ne me détache de l’Amour!»


Réflexions et pratiques

Abandonné par son Père, Jésus souffrit durant cette heure un incendie d’Amour tel qu’il eut le pouvoir de détruire tous les péchés imaginables et possibles, d’enflammer de son Amour toutes les créatures, même de millions et de millions de mondes, tous les réprouvés de l’enfer, si seulement ils n’étaient pas éternellement obstinés dans leur iniquité. Entrons en Jésus, pénétrons dans ses Fibres les plus profondes, dans ses Pulsations enflammées, dans son Intelligence embrasée, et emparons-nous de tout cet Amour qui l’incendie.

Puis nous plongeant dans sa Volonté, nous y trouverons toutes les créatures. Touchant le coeur et l’intelligence de chacune avec l’Amour de Jésus, avec ses Désirs, ses Battements de Coeur et ses Pensées, formons Jésus en chacune.

Ensuite, présentons-lui toutes les créatures qui le portent dans leur coeur et mettons-les autour de lui en lui disant: «Jésus, je te présente toutes les créatures qui te possèdent dans leur coeur, pour te donner du soulagement et du réconfort. Je ne connais pas d’autre moyen pour soulager ton Coeur!»

Ce faisant, nous donnerons un vrai soulagement à Jésus, car il y a tant de flammes qui le brûlent, qu’il nous dit et nous redit: «Je suis calciné par l’Amour et il n’y a personne qui veut mon Amour. De grâce, soulagez-moi, acceptez mon Amour et donnez-moi de l’amour!»

Pour nous conformer en toute chose à Jésus, nous devons rentrer en nous-mêmes et nous poser cette question: «En tout ce que je fais, puis-je dire qu’il y a un flux continu d’Amour qui circule entre Dieu et moi?» Notre vie est habitée par un incessant flux d’Amour nous venant de Dieu. Quand nous pensons, il y a ce flux d’Amour; quand nous agissons, il y a ce flux d’Amour; la parole est Amour, les battements de notre coeur sont Amour.

Nous recevons tout de Dieu, mais nos actions courent-elles vers Dieu avec amour? Jésus trouve-t-il en nous le doux enchantement de son Amour qui, à travers nous, retourne vers lui, afin que, ravi par cet enchantement, il surabonde d’un Amour encore plus grand pour nous? Si en tout ce que nous faisons, notre amour pour Dieu n’est pas notre premier mobile d’action, entrons en nous-mêmes et demandons-lui pardon de lui avoir fait perdre le doux enchantement de notre retour d’amour.

Nous laissons-nous travailler par les Mains divines comme ce fut le cas pour l’Humanité de Jésus? Tout ce qui nous arrive, sauf le péché, nous devons le considérer comme une Activité divine intense en nous. Si telle n’est pas notre attitude, nous refusons au Père la gloire qui lui est due, nous mettons en fuite la Vie divine en nous, et nous perdons la sainteté. Tout ce que nous ressentons en nous: inspirations, tribulations, grâces, n’est rien d’autre que l’Activité intense de l’Amour en nous.

Voyons-nous les choses de cette manière? Donnons-nous à Jésus la liberté de travailler en nous? Ou bien en prenant tout ce qui nous arrive dans un sens humain, regardant tout comme indifférent, repoussons-nous l’Activité intense de Dieu en nous, le contraignant à se croiser les bras? Nous abandonnons-nous entre ses Bras comme des morts pour recevoir tous les coups de pinceau que le Seigneur nous donnera pour notre sanctification?

«Mon Amour et mon Tout, que ton Amour m’inonde de toute part et brûle en moi tout ce qui n’est pas de toi. Fais en sorte que ce qui est à moi accoure vers toi, pour que tu puisses brûler tout ce qui pourrait attrister ton Coeur.»

(Terminer avec la prière de remerciements.)


DE 22 À 23 heure 2 IEM Heure DE L’AGONIE

marie fatima

(Commencer avec la prière préparatoire.ICI-BAS)

Oraison préparatoire à l’Heure Sainte
Ô Jésus, mon divin Rédempteur, daigne m’admettre aux côtés de tes trois chers apôtres, pour assister à ton Agonie dans le Jardin des Oliviers! Bien averti par le doux reproche que tu fis à Pierre et aux deux autres qui dormaient, je veux veiller une heure avec toi. Fais-moi ressentir au moins une Blessure de ton Coeur agonisant, un Souffle de ta Respiration perturbée. Je veux fixer mon regard sur ton divin Visage et le contempler quand il pâlit, quand il s’émeut, quand il ressent une grande angoisse, quand il s’incline jusqu’à terre!

Je vois, ô mon Jésus, ta divine Personne vaciller et tomber, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, et je te vois joindre les Mains. J’entends les gémissements d’Amour et de Souffrance que tu élèves vers le Ciel! Ô mon Jésus, agonisant dans ce sombre Jardin, pendant cette heure où je te tiendrai compagnie, fais couler sur moi quelques gouttes du Sang infiniment adorable qui s’écoule de tous tes Membres!

De grâce, ô mon bien-aimé Rédempteur, que je boive au moins une gorgée de ton amer calice, que je ressente quelques-unes des Peines de ton divin Coeur, et que je sente mon coeur se briser par le repentir d’avoir offensé mon Seigneur qui, pour moi, en est réduit à cette Agonie terrible!

Ô mon Jésus, donne-moi la Grâce de souffrir et de pleurer avec toi pendant au moins une heure dans ce Jardin! Ô Marie, Mère affligée, fais-moi ressentir la compassion de ton Coeur transpercé envers Jésus agonisant. Amen.


Ô mon Jésus, cela fait déjà une heure que tu te trouves dans le Jardin; l’Amour a pris chez toi la suprématie, te faisant souffrir en un seul coup ce que les bourreaux te feront souffrir tout au long de ton amère Passion. L’Amour parvient même à te faire souffrir ce que les bourreaux ne pourront pas te faire souffrir, jusque dans les parties les plus profondes de ta Personne divine! Mon Jésus, je vois que, même si tes pas sont vacillants, tu veux marcher. Dis-moi, ô mon Bien, où veux-tu aller? Ah! Tu vas retrouver tes bien-aimés disciples. Je veux t’accompagner pour te soutenir de mes bras si tu vacilles!

Et voici une autre amertume pour ton Coeur! Tes apôtres dorment. Et toi, toujours compatissant, tu les appels, tu les réveilles et, avec un Amour paternel, tu les réprimandes, tu leur recommandes de veiller et de prier. Puis tu retournes dans le Jardin.

Mais ton Coeur porte une autre Blessure. Dans cette Blessure, je vois, ô mon Amour, toutes les blessures des âmes qui te sont consacrées et qui, soit à cause de la tentation, soit par négligence, au lieu de se serrer contre toi en veillant et en priant, se laissent aller.

Au lieu de faire des progrès dans l’amour et dans l’union avec toi, somnolentes, elles s’attiédissent et reculent! Combien je compatis avec toi ô Amoureux passionné, et je veux réparer toutes leurs ingratitudes!

Voilà le genre d’offenses qui attriste le plus ton Coeur adorable. Elle est si grande, cette amertume qui t’opprime, qu’elle te mène au délire. Ô Amour infini, ton Sang, qui bouille dans tes Veines, vainc tout et oublie tout! Je te vois prosterné par terre et en prière profonde. Tu t’offres, tu répares et, au nom de tous, tu cherches à glorifier le Père.

Je me prosterne avec toi ô Jésus, et je veux faire ce que tu fais. Mais que vois-je? Je te vois chargé de tous les péchés du monde: nos misères, nos faiblesses, nos délits les plus énormes, nos ingratitudes les plus noires, nos iniquités les plus épouvantables, nos cruautés les plus atroces, nos haines, nos massacres, nos blasphèmes, nos hérésies, nos schismes, et tout l’abîme des bassesses humaines se présentent devant toi, t’oppriment, t’écrasent, te blessent.

Et toi, que fais-tu? Ton Sang qui bouille dans tes Veines fait face à ces offenses, tes Veines s’ouvrent et le Sang sort à l’extérieur, il baigne tes vêtements, coule par terre: tu donnes ton Sang pour ces offenses, ta Vie pour contrer la mort.

Ô Amour, à quel état je te vois réduit! Tu expires! Ô mon Bien, ma douce Vie, de grâce, ne meurs pas! Dégage ton Visage de cette terre baignée de ton Sang. Viens dans mes bras, fais en sorte que moi, en t’embrassant, je meure à ta place. Mais j’entends ta Voix moribonde dire: «Père, si c’est possible, que s’écarte de moi ce calice; cependant, non pas ma Volonté, mais la tienne.» C’est la deuxième fois que j’entends ces mots de ta Bouche. Oh! Comme les Accents de ta Voix déchirent mon coeur!

Toutes les révoltes des créatures se présentent devant toi et ce «fiat Voluntas tua» qui devrait être le principe de vie de toute créature, tu le vois rejeté par presque toutes. En conséquence, au lieu de trouver la vie, elles trouvent la mort.

Et toi, voulant donner la vie à toutes et faire une Réparation solennelle au Père pour leurs révoltes, tu répètes une troisième fois: «Père, si c’est possible, que s’écarte de moi ce calice. Ce calice, pour moi, est très amer; cependant, non pas ma Volonté, mais la tienne.» Ô mon Bien, l’amertume qui t’opprime est si grande que tu en es réduit à la dernière extrémité: tu agonises, tu es sur le point de rendre le dernier soupir!

Ô Jésus, mon Amour, pendant que tu es entre mes bras, je veux m’unir à toi, réparer et compatir avec toi pour tous les manquements qui se font contre ta Volonté infiniment sainte et, en même temps, te prier pour qu’en toutes choses je fasse toujours personnellement ta Volonté! Que ta Volonté soit ma respiration, mon coeur, ma sensibilité, ma pensée, ma vie, et mon triomphe à l’heure de ma mort.

De grâce, ô Jésus, ne meurs pas; où irai-je sans toi? À qui vais-je m’adresser? Qui m’aidera? Tout sera fini pour moi! De grâce, ne me laisse pas, garde-moi toujours avec toi. Qu’il n’arrive jamais, ne fût-ce qu’un instant, que je sois séparée de toi! Laisse-moi te soulager, réparer pour toi, compatir avec toi à la place de tous, car je vois que tous les péchés, quels qu’ils soient, t’écrasent!

Mon Amour, je baise ta Tête infiniment sainte. Mais que vois-je? Je vois toutes les pensées mauvaises dont tu ressens l’horrible laideur; chacune d’elles est une épine qui pique cruellement ta Tête.

Ô Jésus, les Juifs ne te mettront qu’une seule couronne d’épines; mais combien de couronnes terribles les pensées mauvaises de toutes les créatures mettent sur ta Tête adorable! Jésus, je compatis avec toi! Je voudrais te mettre autant de Couronnes de Gloire. Et pour te soulager et te donner de la compassion pour tous, je t’offre les intelligences angéliques et ta propre Intelligence.

Ô Jésus, je baise tes Yeux compatissants, et je vois en eux tous les regards méchants des créatures qui font couler sur ton Visage des Larmes de Sang. Je compatis avec toi! Je voudrais soulager ta Vue en disposant devant toi toutes les délices visuelles du Ciel et de la terre.

Jésus, mon Bien, je baise tes Oreilles infiniment saintes; mais qu’entends-je? J’entends en elles l’écho d’horribles blasphèmes, de cris de vengeance et de malédictions. Ô Amour insatiable, je compatis avec toi et je veux te consoler en faisant résonner à tes Oreilles toutes les harmonies du Ciel, la Voix exquise de ta chère Maman, les accents embrasés de Marie Madeleine et de toutes les âmes aimantes.

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Jésus, ma Vie, c’est un baiser fervent que je dépose sur ton Visage, dont la beauté est sans pareille! Pourtant, ce Visage que les anges contemplent avec ravissement, les créatures le giflent et le souillent par des crachats. Mon Amour, quelle effronterie! Je voudrais crier assez fort pour mettre ces créatures en fuite! Je compatis avec toi et pour réparer ces insultes je me tourne vers la Très Sainte Trinité pour demander les Baisers du Père et du Saint-Esprit, les Caresses divines de leurs Mains créatrices. Je m’adresse aussi à ta Maman céleste, afin qu’elle me donne ses Baisers, les Caresses de ses Mains maternelles, ses Adorations profondes, et je t’offre tout cela en réparation des offenses qui sont faites à ton Visage infiniment beau et saint!

Mon doux Bien, je baise ta Bouche infiniment douce, remplie d’amertume par les horribles blasphèmes, par la nausée que te donnent les ivresses et la gourmandise, par les conversations obscènes, par les prières mal faites, par les enseignements pernicieux, par tout le mal que fait l’homme au moyen de sa langue. Jésus, je compatis avec toi et je veux enlever l’amertume de ta Bouche en t’offrant toutes les louanges angéliques et le bon usage que font de leur langue tant de saints chrétiens.

Mon Amour opprimé, je baise ton Cou. Je le vois chargé de cordes et de chaînes à cause des attachements coupables des créatures. Je compatis avec toi et pour te soulager, je t’offre l’union indissoluble des trois Personnes divines. Et moi, me fondant au milieu de cette union, je te tends les bras. Et formant de douces chaînes d’amour autour de ton Cou, j’éloigne de toi les cordes des attachements coupables qui te font suffoquer, tandis que je te serre fort contre mon coeur.

Force divine, je baise tes Épaules infiniment saintes. Je les vois lacérées, leur Chair presque arrachée par morceaux à cause des scandales et des mauvais exemples des créatures. Je compatis avec toi et pour te soulager je t’offre tes exemples infiniment saints, ceux de la Reine Maman, et ceux de tous les saints. Et moi, ô mon Jésus, faisant courir mes baisers sur chacune de tes Plaies, j’y enferme les âmes qui, à la suite de scandales, ont été arrachées à ton Coeur, pour ainsi remettre en état les Chairs de ta sainte Humanité.

Mon Jésus angoissé, je baise ta Poitrine que je vois blessée par les froideurs et les tiédeurs des créatures, leur manque de réciprocité et leurs ingratitudes. Je compatis avec toi et pour te soulager je t’offre la parfaite correspondance d’Amour des trois Personnes divines. Et moi, ô mon Jésus, en me plongeant dans ton Amour, je veux te faire un abri pour te protéger des nouveaux coups que les créatures te porteront par leurs péchés. Et je veux blesser ces créatures par ton Amour, afin qu’elles n’osent plus t’offenser. Je veux verser ton propre Amour sur ta divine Poitrine pour la soulager et la guérir.

Mon Jésus, je baise tes Mains créatrices. Je vois toutes les actions mauvaises des créatures qui, comme autant de clous, transpercent tes Mains infiniment saintes, si bien que ce n’est pas par trois clous, comme sur la Croix, que tu es transpercé, mais par autant de clous qu’il y a d’oeuvres mauvaises faites par les créatures.

Je compatis avec toi et pour te soulager je t’offre toutes les oeuvres saintes des martyrs, leur courage à donner leur sang et leur vie par amour pour toi. En somme, je veux, ô mon Jésus, t’offrir toutes les bonnes oeuvres des créatures pour t’enlever les nombreux clous que constituent leurs oeuvres mauvaises.

Ô Jésus, je baise tes Pieds infiniment saints, infatigables dans la recherche des âmes. En eux, tu renfermes tous les pas des créatures. Mais tu sens que beaucoup te fuient et tu voudrais les retenir. À chacun de leurs mauvais pas, tu te sens mettre un clou. Et tu veux te servir de leurs propres clous pour les clouer à ton Amour. La Souffrance que tu ressens et l’effort que tu fais pour les clouer à ton Amour sont si grands que tu en trembles. Mon Dieu et mon Bien, je compatis avec toi et pour te consoler je t’offre les pas des bons religieux et des âmes fidèles qui risquent leur vie pour sauver les âmes.

Ô Jésus, je baise ton Coeur! Tu continues à agoniser, non pas tant à cause de ce que te feront souffrir les Juifs, mais à cause de la douleur que te donnent les offenses de toutes les créatures. Durant ces Heures, tu veux que je donne la suprématie à l’Amour; la deuxième place à tous les péchés pour lesquels tu expies, répares, glorifies le Père et apaises la Justice divine; la troisième place aux Juifs qui te feront souffrir ta Passion. Ainsi tu nous montres que la Passion que te feront souffrir les Juifs ne sera rien d’autre que le reflet de la double Passion extrêmement amère que te font souffrir l’Amour et les péchés.

Et c’est pourquoi je vois dans ton Coeur, toutes trois concentrées, la lance de l’Amour, la lance du péché, et la lance des Juifs. Et ton Coeur amoureux souffre des convulsions violentes, des impatiences d’Amour, des Désirs qui te consument, des Pulsations embrasées qui voudraient enflammer tous les coeurs. Et tu ressens dans ton Coeur la Souffrance que te procurent les créatures qui, par leurs désirs mauvais, leurs affections et leurs émotions désordonnées, cherchent d’autres amours que le tien.

Jésus, combien tu souffres! Je te vois t’évanouir, submergé par les vagues de nos iniquités! Je compatis avec toi et je veux adoucir l’amertume de ton Coeur triplement transpercé, en t’offrant les douceurs éternelles, l’Amour exquis de ta chère Maman et celui de tous ceux qui t’aiment vraiment.

Et maintenant, ô mon Jésus, fais en sorte que ce soit de ton Coeur que mon propre coeur tire sa vie, afin qu’il ne vive que de ton seul Amour. Et en toute offense que tu recevras, fais que je sois toujours prête à t’offrir soulagement, réconfort, réparation, actes d’amour, sans interruption.


Réflexions et pratiques

agonie-2 Jésus

Pendant sa deuxième Heure d’Agonie dans le Jardin, tous les péchés de tous les temps se sont présentés devant Jésus. Il a pris sur lui-même tous ces péchés pour donner au Père Gloire et Réparation complètes.

Il éprouva dans son Coeur tous nos états d’âme sans jamais cesser de prier. Et nous, dans nos divers états d’âme — froideurs, duretés, tentations –, est-ce que nous savons prier sans cesse? Sommes-nous constants dans la prière?

Savons-nous rester avec courage aux pieds de Jésus, lui donner tout ce que nous souffrons afin qu’il retrouve en nous sa propre Humanité? L’Humanité de Jésus, que faisait-elle? Elle glorifiait son Père, elle expiait, elle priait pour le salut des âmes. Et nous, en tout ce que nous faisons, portons-nous ces trois intentions?

Mon Jésus, pour compatir avec toi et pour te soulager de l’accablement total dans lequel tu te trouves, je m’élève jusqu’au Ciel et je fais mienne ta propre Divinité et, en te la présentant, je veux réparer toutes les offenses des créatures.

Je t’offre ta Beauté pour te consoler de la laideur du péché, ta Sainteté pour te consoler de l’horreur de toutes ces âmes qui te font éprouver le dégoût parce qu’elles sont mortes à la Grâce, ta Paix pour te consoler des discordes et des révoltes de toutes les créatures, tes Harmonies pour dédommager ton Ouïe des propos mauvais des créatures.

Mon Jésus, je veux t’offrir autant d’Actes divins réparateurs qu’il y a d’offenses qui t’attaquent comme si elles voulaient te donner la mort. Je veux projeter ta Divinité sur toutes les créatures, afin que, à ton Contact divin, elles n’osent plus t’offenser. C’est seulement ainsi, ô Jésus, que je pourrai compatir avec toi pour toutes les offenses que tu reçois des créatures.

Ô ma douce Vie, que mes prières et mes peines s’élèvent toujours vers le Ciel pour faire pleuvoir sur toutes les créatures ta Lumière et absorber en moi ta propre Vie.

(Terminer avec la prière de remerciements.)


Tiré du Livre *Les 24 Heures de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ-*Livre du Ciel Tome :11 –Luisa Piccarreta (La petite fille de la Divine Volonté

Fichier Word pour lire la suite: LES 3 Heures DE GETHSEMANIE


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