« Est-il permis à un homme de répudier sa femme ? Selon Maria Valtorta! Les réponses de Jésus sont impressionnantes de compassion envers les femmes !


« Est-il permis à un homme de répudier sa femme ?

Jésus demande à un homme parmi ceux qui sont venus l’entendre..

répudier sa femme

357.10Que désirez-vous savoir ?

– Nous voulions savoir s’il est permis à l’homme de répudier sa femme pour un motif quelconque. C’est une chose qui arrive souvent, et chaque fois cela fait du bruit là où cela arrive. Les gens s’adressent à nous pour savoir si c’est permis et nous répondons suivant les cas.

       – En approuvant le fait accompli quatre-vingt-dix fois sur cent. Pour les dix pour cent que vous n’approuvez pas, il s’agit des pauvres ou de vos ennemis.

       – Comment le sais-tu ?

       – Parce qu’il en est ainsi de toutes les affaires humaines. Et j’ajoute une troisième catégorie : celle où, si le divorce était permis, il se justifierait davantage, comme dans les vrais cas pénibles tels qu’une lèpre incurable, une condamnation à vie, ou une maladie honteuse…

       – Alors, pour toi, ce n’est jamais permis ?

       – Ni pour moi, ni pour le Très-Haut, ni pour aucune âme droite. N’avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement des jours, a créé l’homme et la femme ? Et qu’il les créa mâle et femelle ? Il n’avait pas besoin de le faire. S’il l’avait voulu, il aurait pu, pour le roi de la Création fait à son image et à sa ressemblance, créer un autre mode de procréation, qui aurait été tout aussi bon, bien que différent de tout autre moyen naturel.

mariage

Et il a dit : “ Pour cette raison, l’homme quittera son père et sa mère et s’unira à la femme, et les deux seront une seule chair. ” Dieu les a liés en une seule unité. Ils ne sont donc plus “ deux ” chairs mais “ une ” seule. Ce que Dieu a uni, parce qu’il a vu que c’était “ bon ”, que l’homme ne le sépare pas, car si cela arrivait, ce ne serait plus bon.

 357.11Dans ce cas, pourquoi Moïse a-t-il donc dit : “ Si un homme a pris une femme, mais qu’elle n’a pas trouvé grâce à ses yeux pour quelque chose de honteux, il lui écrira un libelle de répudiation, le lui remettra en mains propres et la renverra de sa maison ” ?

       – C’est à cause de la dureté de votre cœur : pour éviter, par un ordre, des désordres trop graves. C’est pour cela qu’il vous a permis de répudier vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi.

infidélité

Car la femme n’est pas une bête qui, selon les caprices de son maître ou les libres circonstances naturelles, est soumise à tel ou tel mâle, chair sans âme qui s’accouple pour la reproduction. Vos femmes ont une âme comme vous, et il n’est pas juste que vous la piétiniez sans pitié.

S’il est dit dans sa condamnation : “ Tu seras soumise au pouvoir de ton mari et il te dominera ”, cela doit se produire selon la justice et non selon la tyrannie qui lèse les droits d’une âme libre et digne de respect.

       En répudiant alors que ce n’est pas permis, vous offensez l’âme de votre compagne, la chair jumelle qui s’est unie à la vôtre, ce tout qu’est la femme que vous avez épousée en exigeant son honnêteté, alors que vous, parjures, vous allez vers elle, déshonorés, diminués, parfois corrompus, et vous continuez à l’être en profitant de toute bonne occasion pour la blesser et donner libre cours à vos passions insatiables.

Vous faites de vos femmes des prostituées ! Pour aucun motif, vous ne pouvez vous séparer de la femme qui vous est unie selon la Loi et la Bénédiction.

C’est seulement dans le cas où la grâce vous touche, quand vous comprenez que la femme n’est pas un objet que l’on possède mais une âme et donc qu’elle a des droits égaux aux vôtres d’être reconnue comme faisant partie intégrante de l’homme et non pas comme son objet de plaisir…

Et c’est seulement dans le cas où votre cœur est assez dur pour ne pas épouser une femme après avoir profité d’elle comme d’une courtisane, seulement pour faire disparaître le scandale de deux personnes qui vivent ensemble sans la bénédiction de Dieu sur leur union que vous pouvez renvoyer une femme.

bébé grossesse

C’est qu’alors il ne s’agit pas d’union mais de fornication, et qui souvent n’est pas honorée par la venue des enfants supprimés contre nature ou éloignés comme déshonorants.

       Dans aucun autre cas, dans aucun autre. Car si vous avez des enfants illégitimes d’une concubine, vous avez le devoir de mettre fin au scandale en l’épousant si vous êtes libres. Je ne m’arrête pas à l’adultère consommé au détriment d’une femme ignorante.

Pour cela, il y a les pierres de la lapidation et les flammes du shéol. Mais pour celui qui renvoie son épouse légitime parce qu’il en est las et qui en prend une autre, il n’y a qu’un jugement : c’est un adultère.

Il en est de même pour celui qui prend une femme répudiée, car si l’homme s’est arrogé le droit de séparer ce que Dieu a uni, l’union matrimoniale continue aux yeux de Dieu et celui qui passe à une seconde femme sans être veuf est maudit.

jésus enseigne

Quant à l’homme qui, après avoir répudié sa femme, après l’avoir abandonnée aux craintes de l’existence qui l’obligent à se remarier pour avoir du pain, la reprend si elle reste veuve du second mari, il est également maudit.

Car, bien qu’étant veuve, elle a été adultère par votre faute et vous redoubleriez son adultère.

Avez-vous compris, ô pharisiens qui me tentez ? »

       Ceux-ci s’en vont tout penauds, sans répondre.


(Source) à partir de 357.9

 

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Medjugorje est plus qu’une apparition? C’est une préparation? La Vierge est le Nouveau Précurseur? Saint Jean-Baptiste est appelé ‘le précurseur’…Sa fête c’est le 24 Juin, ici au Québec c’est la Fête Nationale de ‘beuverie,’rien de rassurant…Maria Valtorta’ Qui sont les Apôtres des derniers temps?


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À Medjugorje, Saint Jean-Baptiste a été mis en avant puisque la Vierge Marie à choisie le jour de sa fête, le 24 juin 1981, pour sa première manifestation, huit ans aussi jour pour jour après le début du jeûne demandé par le Christ à Zdenko…

 
La Vierge a ensuite a demandé que l’anniversaire des apparitions de Medjugorje soit fêté le 25 juin de chaque année, comme pour mettre en valeur les paroles de Jean Le Baptiste : « il faut que je diminue… » 

 

 

 


saint-jean-baptiste
Saint Jean-Baptiste est appelé ‘le précurseur’.

jésus chemin
Il proclamait dans le désert, avant la vie publique de Jésus à partir de ses trente ans : « Préparez le chemin du Seigneur ! ».

Il criait également « toute colline sera abaissée ! » : le mot ‘Medjugorje’ signifie ‘entre les monts’


Medjugorje est plus qu’une apparition ? C’est une préparation ? La Vierge est le nouveau précurseur ?

MARIE MEDJU

fleur rose


Maria Valtorta – À l’aube d’une ère nouvelle

Qui sont les Apôtres des derniers temps ?

jésus porte croix apotre

 « Et le Verbe du Père ne viendra pas pour une seconde Évangélisation. Il ne viendra pas personnellement. Et pourtant il évangélisera, en suscitant de nouveaux évangélisateurs qui évangéliseront en son Nom.

Il évangéliseront sous une forme nouvelle, adaptée aux temps, mais cette forme nouvelle ne changera pas la substance de l’Évangile éternel ni de la grande Révélation ; elle les agrandira, les complétera et les rendra compréhensibles et acceptables aussi à ceux qui, de par leur athéisme ou leur incrédulité envers les Fins Dernières et beaucoup d’autres vérités révélées, allèguent comme prétexte ‘qu’ils ne peuvent pas croire ce qu’ils ne comprennent pas, ni aimer des êtres qu’ils connaissent trop peu et que ce peu est tel qu’il les effraie et les décourage au lieu de les attirer et de les encourager’.

barre rose et vert

Nouveaux évangélisateurs. En réalité, ils sont déjà à l’œuvre, même si le monde les ignore ou s’oppose partiellement à eux.

 

 Mais ils seront de plus en plus nombreux et le monde, après les avoir ignorés, méprisés ou combattus, lorsque la terreur s’emparera des insensés qui actuellement se moquent d’eux, se tournera vers eux parce qu’ils seront force, espérance et lumière dans les ténèbres, dans l’horreur, dans la tempête de la persécution menée par les antéchrists en action.

 

C’est pourquoi s’il est vrai qu’avant la fin des temps surgiront de plus en plus de faux prophètes au service de l’Antéchrist, de même il est vrai que le Christ Seigneur leur opposera des serviteurs à lui de plus en plus nombreux, suscitant de nouveaux apôtres là où on le croit le moins.

barre rose et vert

 Et étant donné de l’infinie Miséricorde, par pitié pour les pauvres humains bouleversés par la tempête de sang, de feu, de persécution et de mort, fera resplendir sur la mer de sang et d’horreur la pure Étoile de la Mer, Marie, qui sera le nouveau précurseur du Christ pour sa dernière venue,

ENFANT QUI PRIE DEVANT MAMAN MARIE

Ces nouveaux évangélisateurs annonceront Marie, vraiment trop laissée dans l’ombre par les Évangélistes, les Apôtres et tous les disciples, alors qu’une connaissance d’elle plus étendue aurait instruit un si grand nombre, permettant d’éviter tant de chutes.

Car elle est Corédemptrice et Guide. Guide de vie, pure, humble, fidèle, prudente, pieuse et miséricordieuse, à la maison et parmi les gens de son temps. Guide et Maitresse au cours des siècles, digne d’être d’autant plus connue que le monde descend de plus en plus vers la boue et les ténèbres, et d’être de plus en plus imitée pour ramener le monde vers ce qui n’est pas boue ni ténèbres. »

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Maria Valtorta – À l’aube d’une ère nouvelle

 

Extrait Maria Valtorta…dans »L’Évangile tel qu’il m’a été révélé »Les Visions du Sacré-Coeur de Jésus ♥…Vendredi 2 juin 1944.


Hier, je n’ai pas eu de dictée spéciale. J’ai seulement souffert, à tel point que j’ai cru entrer en agonie.    

C’est mercredi soir que la souffrance physique a commencé, du moins aussi violemment, parce que cela faisait déjà vingt-quatre heures que cela durait, mais, pour moi qui peux supporter beaucoup, c’était encore supportable. Elle est allée en augmentant à un rythme continu jusqu’à en devenir insupportable. J’ai pensé à une perforation péritonéale[2], tant je souffrais du péritoine. J’avais tous les signes d’une péritonite aiguë. J’ai souffert jusqu’à en être hébétée. Je ne savais plus rien dire d’autre que : « Seigneur, c’est pour mes pauvres frères désespérés ». Cela se passait encore le mercredi[3].

Hier, comme je continuais à souffrir, j’ai offert toute cette douleur atroce pour les idolâtres. Je n’avais que cela à offrir car je n’avais vraiment aucune force pour quoi que ce soit d’autre, et il m’a fallu accomplir un réel effort pour faire mes pénitences habituelles. Puis j’ai perdu connaissance, ne sentant que la souffrance physique. Mais peu importe. Mon âme était paisible, dans les mains de Jésus… et alors rien ne fait mal !      

En fin d’après-midi, le prêtre d’ici est venu[4]. Il a trouvé que j’avais l’air d’une agonisante. Il a voulu me consoler parce qu’il est bon, au fond. Mais sa « bonté » sert uniquement à Maria en tant que créature, pas à Maria en tant qu’âme.     

Je ressens le manque cruel de celui qui me dirige[5]. Il a beau prétendre qu’il « ne fait rien », je dis, moi, qu’il est l’air de mon âme. Il manque à mon âme comme l’air de la mer à mes poumons. En dépit des bontés infinies de Jésus, cette aide me manque, et j’en souffre.          

Hier soir, j’ai voulu faire l’heure d’adoration nocturne. Mais ce me fut impossible. Je ne parvenais ni à lire ni à penser. Jésus m’a alors fait… adorer en m’accordant une vision appropriée.         

J’essaie de décrire l’environnement, mais cela m’est difficile car je suis totalement incompétente en matière d’architecture, et je n’ai jamais mis les pieds dans un monastère de clôture. 

Je pense donc me trouver dans l’église intérieure d’un monastère de clôture stricte. Je vois une voûte très haute et large, qui donne du jour à l’église extérieure. Donner du jour est une façon de parler, car la grille épaisse qui la remplit entièrement est rendue encore plus impénétrable par un rideau d’étoffe rouge foncé qui descend de tout en haut jusqu’à un mètre et demie environ du sol, c’est-à-dire jusqu’à l’endroit où un mur s’élève pour soutenir la grille.

Au centre, il s’y trouve une espèce de fenêtre, plus exactement une partie mobile de la grille qui tourne comme une porte sur ses gonds. Elle n’a pas de rideau rouge et laisse voir, a travers ses mailles, le tabernacle qui se trouve dans l’église extérieure. Les sœurs peuvent ainsi adorer et, je crois, recevoir la communion en s’agenouillant sur le banc qui sert de balustrade devant la petite fenêtre; il est surélevé sur une estrade haute de trois marches, pour arriver plus commodément à la hauteur de la fenêtre. On ne voit rien de l’église extérieure excepté le tabernacle. Peut-être les chœurs des monastères sont-ils ainsi faits.    

La lumière est faible[6]. C’est une lumière crépusculaire qui tombe des fenêtres hautes et étroites; je pense que ce doit être le soir ou l’aube, car il y a très peu de jour. Le chœur — je l’appelle comme cela mais je ne sais si c’est le terme exact — est vide. Il ne s’y trouve que les stalles des sœurs et le banc devant la grille. Une lampe à huile ajoute une petite étoile jaune près de cette grille.           

Une sœur entre. Elle est grande et sûrement maigre, car, malgré son ample habit monacal, son corps est très svelte. Elle va s’agenouiller sur le petit banc. Elle soulève le voile qu’elle tenait baissé sur son visage, et je vois un visage jeune[7], pas vraiment beau mais gracieux, très pâle, doux. Deux yeux clairs — ils me paraissent marrons-verts — brillent doucement quand elle les lève pour regarder le tabernacle, et sa bouche fine s’ouvre en un doux sourire. Son visage est d’un long ovale entre les bandeaux blancs, à peine plus blancs que lui. Le voile noir descend jusque sur l’habit noir, de sorte que, sur cette silhouette noire, il n’est de couleur claire que son visage délicat, ses longues mains bien faites et jointes pour prier, ainsi qu’une croix d’argent qui brille sur sa poitrine au‑delà de sa large guimpe[8]. Elle prie avec ferveur, les yeux rivés sur le tabernacle.      

Voici alors la belle partie de la vision. La grille, la grille tout entière, brille comme si un feu vif s’était allumé derrière le rideau. La lampe qui, auparavant, semblait être une étoile rayonnante, disparaît maintenant dans la lumière qui augmente et devient peu à peu d’un blanc argenté intense, si intense que les yeux ne voient plus qu’elle. La grille disparaît sous l’effet de ce flamboiement. Dans cet éclat, Jésus apparaît, debout, revêtu de son vêtement blanc et de son manteau rouge, souriant, très beau. 

Il appelle: « Marguerite ! » pour sortir la sœur de l’extase dans laquelle elle le regarde. Il l’appelle à trois reprises, de plus en plus doucement et avec un sourire d’une intensité croissante. Il s’avance en marchant haut au-dessus du sol sur le tapis de lumière qui se trouve sous lui.        

« C’est moi, Jésus que tu aimes. N’aie pas peur ».     

Marguerite-Marie[9], tout heureuse, le regarde et dit entre ses larmes :             

« Qu’attends-tu de moi, Seigneur ? Pourquoi m’apparais-tu ?    

 » – Je suis Jésus qui t’aime, Marguerite, et je veux que tu me fasses aimer.   

 » – Comment cela m’est-il possible, Seigneur ?    

 » – Regarde. Tu seras capable de tout, car ce que tu vas voir te donnera force et voix pour secouer le monde et l’amener à moi. Voici mon Cœur. Regarde. C’est le Cœur qui a tant aimé les hommes en désirant en être aimé. Mais il n’est pas aimé. C’est dans cet amour que se trouverait le salut du genre humain. Marguerite, dis au monde que je veux que mon Cœur soit aimé. J’ai soif ! Donne-moi à boire. J’ai faim ! Donne-moi à manger. Je souffre ! Console-moi. Cette mission fera ta joie et ta souffrance. Mais je te demande de ne pas la refuser. Viens. Viens à moi. Approche-toi de moi. Embrasse mon Cœur. Tu n’auras plus peur de rien… »          

Marguerite-Marie, en extase, se lève et marche vers Jésus. La grande lumière fait paraître son visage encore plus pâle. Elle se prosterne aux pieds de Jésus.   

Mais il la relève puis, tout en la soutenant de la main gauche, il écarte son vêtement sur son cœur et on dirait que, avec son vêtement, la chair s’ouvre elle aussi. Alors le Cœur divin apparaît, vivant; il bat entre des torrents de lumière qui embrasent le pauvre chœur et rendent le corps humain de la disciple bien-aimée resplendissant comme un corps déjà spiritualisé. Jésus l’incline vers lui puis, avec une violence amoureuse, il lui porte le visage à la hauteur de son Cœur et le serre contre lui[10]; il soutient Marguerite-Marie, en extase, qui sinon tomberait de joie et il la soutient encore quand il l’écarte de lui, avec douceur. Il la ramène alors au sol — car Marguerite-Marie a marché sur la traînée de lumière pour aller vers Jésus — et ne la lâche pas avant de la voir en sûreté à sa place.        

Il dit alors : « Je reviendrai te dire mes volontés[11]. Aime-moi toujours plus. Va en paix. »       

La lumière l’absorbe comme un nuage puis s’atténue progressivement pour disparaître enfin. Désormais, seule la petite étoile jaune de la lampe luit dans l’obscurité du chœur.      

Voilà ce que j’ai vu. Jésus me dit alors : « Tu as fait l’adoration du jeudi, vigile du premier vendredi. Que veux-tu de mieux ? » Il sourit et me quitte.  

Je veux maintenant vous rapporter, car je pense que cela vous intéresse, une petite communication que j’ai reçue de Jésus le 29 mai.  

 

Un vieil entrefilet de journal m’est tombé sous les yeux, qui contient une annonce d’un livre de sainte Catherine de Sienne[12]. Je l’ai depuis des années. Or je n’avais jamais pris ce livre que je tenais pour inutile parce que je pensais être incapable de comprendre la mystique de sainte Catherine, trop sublime pour moi. Qui plus est, je considérais comme inutile de le rechercher, étant donné que c’était un livre introuvable. Je l’avais déjà fait rechercher une fois, et il m’avait été répondu: « On ne peut l’obtenir ». Je m’étais aisément résignée à ne pas le posséder et je n’y avais plus pensé.       

Le 29 juin, ce petit article de journal m’est retombé entre les mains.

Je le regarde alors et le déchire avec indifférence.

Mais j’entends Jésus me dire : 

 
« Non. Prends ce livre. Cette fois, tu vas le trouver immédiatement, dans le premier magasin où on ira le chercher. Il t’aidera à te convaincre que la voix qui parle est une: celle qui te parle et celle qui a parlé à Catherine. Prends-le, car le temps est venu de le faire ».       

Le 30 mai, comme Marta (Diciotti) devait aller à Lucques, je lui dis de le chercher, sans rien ajouter d’autre. Et, en effet, elle le trouve dans la première librairie où elle entre.

Je l’ai à peine lu, mais ce que j’y ai vu me répète, dans un style médiéval, les concepts que j’entends dans le style actuel. Au fur et à mesure que je les trouve, je signale les points que j’ai déjà entendus. Cela m’apaise, car j’ai toujours peur de me tromper. 

Jésus est très, très bon avec moi, trop même ! Non seulement il m’instruit et me console par des paroles et des visions, mais il les dose en fonction de ma faiblesse physique et supplée à mon impossibilité de prier, comme cela a eu lieu hier soir, quand il m’a fait adorer son Cœur en compagnie de Marguerite-Marie; de plus, il m’indique ce que je dois obtenir pour me rassurer devant mes craintes. 

Je reprends plus tard pour vous dire ce que j’entends en ce moment.

Jésus dit :  « L’effort fait pour arracher cette âme à ses idées est dû au fait qu’elle en est totalement encombrée.      

Pour mettre du liquide dans un vase, il faut que celui-ci soit préparé. S’il est vide, on peut le remplir de toute l’eau qu’on veut, s’il est à moitié plein, on en mettra la moitié, et s’il en manque un doigt pour qu’il déborde, on en mettra au moins un doigt. Ce ne sera pas grand-chose, mais cela servira à y mélanger quelque chose.

Mais s’il est plein jusqu’à ras bord, on ne peut rien y mettre. Absolument rien. Il faut d’abord le vider.        

 

C’est facile quand le vase peut être déplacé. Mais s’il est fixe et par conséquent inamovible, comment pourrait-on le vider ? Il faut l’assécher par la chaleur du soleil ou par un travail patient de notre part, en y plongeant une éponge qui aspire le liquide jusqu’à ce qu’il soit vide.   

Certains cœurs sont des vases pleins jusqu’au bord et inamovibles. C’est leur volonté qui les rend ainsi. Ils se maintiennent donc dans l’eau qu’ils ont mise, mais qui n’est pas celle que toi et moi voudrions qu’ils aient. Il est alors nécessaire de les vider de leur contenu avec une charité ardente et une persévérance patiente.

Ce serait une besogne bien plus aisée s’ils se laissaient retourner par un élan d’amour. Mais il est plus méritoire pour toi de brûler d’amour pour les débarrasser du mal et de les essuyer de tout mal par des sacrifices, des sacrifices, et encore des sacrifices, puis d’y mettre Dieu, ton Dieu.       

Oh, Maria !… ».     

Il ne dit rien d’autre. Cette courte dictée commence alors que je fais mes dévotions et mes pénitences et, tandis que j’intercède pour telle ou telle personne, je pense à un cœur qui ne revient pas sur ses décisions. Il y est plus ancré qu’un bateau à un fond de mer rocheux. De tous, c’est le plus réfractaire à mes prières.          

Le soir de ce premier vendredi, la vision de Jésus au Cœur rayonnant entouré d’une foule de saints se présente à moi, plus ample et plus belle. Il y a beaucoup d’hommes, mais au premier rang se tiennent trois saintes, plus radieuses que tous les autres personnages comme sous l’effet d’une lumière due à un privilège particulier. 

Dans cette vision, cependant, les corps me sont montrés portant leurs vêtements terrestres – même si je comprends qu’il s’agit de corps déjà spiritualisés -, exactement comme cela se produit dans les visions de la vie de Notre-Seigneur[13].

Je reconnais, parmi les hommes, l’apôtre saint Jean, qui se tient presque derrière Jésus, le regarde et sourit. Je vois ensuite un franciscain qui n’est pas saint François, mais je ne sais qui[14]. Mais celles qui retiennent mon attention sont les trois saintes qui sont au premier rang.  

L’une d’elles est Marguerite-Marie (Alacoque). Je la reconnais bien. L’autre est une, petite et belle, sœur, toute vêtue de blanc. Son voile seul est noir. Elle a un visage très intelligent, qui rayonne d’une joie surnaturelle. La troisième est une capucine maigre et austère avec ce regard sérieux mais bon qui est le propre de ceux qui ont beaucoup souffert et pleuré: c’est la plus âgée de toutes. Elle ne pleure pas en ce moment, mais elle me regarde avec une grande compassion.  

Jésus me les désigne en disant :         

« Voici mes hérauts. Ce sont celles qui n’ont pas gardé pour elles l’amour intense pour mon divin Cœur. Au contraire, elles l’ont fait connaître au monde, au prix de beaucoup d’efforts et de souffrances.  

Celle-ci est la première chronologiquement. C’est la première voix qui ait parlé de la confiance en mon divin Cœur. Le monde entier était un roncier de férocités humaines et de restrictions religieuses, quand Gertrude[15] a dit au monde[16] : « Aime et espère. Jésus t’assure que nous sommes réconciliés avec le Père. C’est son Cœur transpercé qui nous le dit. Travaillons à sa gloire. Faisons sa volonté pour lui donner de la joie, et il accomplira pour nous les miracles de sa miséricorde. » Elle avait compris les paroles qui sortent de ma blessure.

La seconde, tu la connais. Tu l’as vue hier soir.      

La troisième est Véronique[17], clarisse capucine. Elle est la « voix » qui disait en Italie ce que Marguerite-Marie disait en France. Toutes les deux ont vaincu le philosophisme[18], ennemi de la Vérité, plus encore que ne l’a fait l’Église par ses condamnations; elles l’ont vaincu par la force de leur amour, qui prêchait la vérité de ce qu’elles avaient vu et entendu. C’est pourquoi elles ont été tourmentées par les hommes aveugles. Or combien qui auraient dû voir étaient au nombre des aveugles ! Combien de consacrés parmi eux ! Mais elles, mes messagères, mes voix, avaient été créées dans ce but. Et elles ont accompli cela parce que faire ma volonté était leur joie.        

Il y a plus de saintes que de saints parmi les « voix » qui parlent de mon Cœur, car la délicatesse de l’amour est une qualité essentiellement féminine. Jean, l’angélique, est au nombre des saints pour avoir eu un cœur de petite fille dans un corps de héros. C’est le premier qui ait compris mon Cœur. Mais tous les saints sont des fruits de mon amour, de l’amour pour mon Cœur. Même ceux qui paraissent avoir été créés pour devenir les apôtres d’autres dévotions sont en réalité les fruits de mon Cœur et de l’amour pour lui.

Qui n’aime pas n’est pas sanctifié. C’est le cœur qui aime. Qu’aime-t-on chez l’être aimé ? Son cœur. Comme, chez une mère, c’est le cœur de son enfant qui se forme en premier, ainsi c’est le Cœur de leur Seigneur qui se forme en premier dans le cœur de ceux qui portent Dieu au monde.   

Quand il bat au-dedans de vous, Jésus est déjà né en vous, il vous parle, vous caresse et vous apporte le Père et l’Esprit, car là où se trouve l’Un, les Deux autres ne sont pas absents. Vous êtes donc un ciel où les merveilles de Dieu s’accomplissent, d’où ses splendeurs suintent et dont il sort des mots qui sont lumière et paroles du Dieu qui habite en vous.         

Oh ! Bienheureux êtes-vous de comprendre à quel point je vous aime et de répéter cet amour au monde pour le convaincre de m’aimer. 

Je t’ai montré cette famille de saints dont la passion fut mon Cœur, car tu es leur petite sœur. 

Le Cœur de ton Jésus et sa croix sont tes buts d’amour. Mais le Cœur de Jésus a été ouvert sur la croix[19]. C’est dans le plus grand opprobre qu’il vous a obtenu le refuge suprême, pour vous dire que, plus on accepte d’être vilipendé pour faire la volonté de l’Éternel, plus on devient salut et bénédiction pour ses frères coupables.

Même si le cœur se brise devant la souffrance que les hommes causent à mes hérauts, que ces bien-aimés ne tremblent pas et ne reculent pas. Je suis avec eux et c’est ici, dans cette blessure, que mes colombes, blessées par de cruels éperviers, trouveront leur nid. Je les appelle et je leur dis: « Viens, venez, mes colombes, vous reposer auprès de celui qui vous aime. Venez dans le nid que je vous ai préparé, où j’essuierai toutes vos larmes et guérirai votre blessure, où je vous nourrirai du fruit de l’arbre de vie et vous désaltérerai au fleuve d’eau vive qui jaillit sous mon trône; alors vous porterez mon Nom sur votre front et le signe de mon Cœur sur votre cœur, et vous règnerez pour l’éternité, car vous avez conquis l’Amour par votre amour. »   


http://www.maria-valtorta.org/Quaderni/440602.htm

 

 

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta du 02 Août 1943. Il est dit : Quand le Fils de l’Homme viendra, Il ne trouvera pas de Foi dans les cœurs. Le rationalisme fait son œuvre. Je ferais La Mienne ⇒⇒Jésus!


jésus la terre mains

Jésus dit :

Ils me nient même Moi, même s’ils disent ne pas me nier. Ils sont savants et ils ont étouffé la belle et sainte simplicité, la pure capacité de croire, sous les pierres et les briques de leur science, trop imprégnée de terre pour pouvoir comprendre ce qui n’est pas de la terre.

Ah !!! Maria !!! Qu’Il a de la peine, ton Jésus !!! Je vois mourir ce que J’ai semé au prix de Ma mort.

jésus pleure

Mais ils ne me croiraient pas même si j’apparaissais. Ils mettraient en branle tous les outils de la science pour peser, énumérer, analyser les merveilles de mon apparition. Ils déploieraient tous les raisonnements de leur culture, dérangeant les saints et les prophètes pour citer, de travers et de la façon qui leur convient davantage, les raisons pour lesquelles Moi, Roi et Seigneur de la création, Je ne peux apparaître.

Aujourd’hui, comme il y a à peu près vingt siècles, des simples d’esprit et des enfants me suivraient et croiraient en Moi.
Les simples, car ils ont le même cœur, vierge de rationalisme, de méfiance et d’orgueil d’esprit, que les tout-petits.

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Non. Je ne trouverais dans mon Église personne capable de croire. Ou plutôt, Je trouverais, dans la grande armée de mes ministres,
quelques âmes qui auraient su conserver la plus haute virginité : celle de l’esprit.



Il y a peu de choses que Je condamne aussi sévèrement que le rationalisme qui déflore, désacralise et tue La Foi véritable, absolue, royale.
C’est lui qui me tue dans les cœurs, qui a préparé et qui prépare des temps bien tristes à L’Église et au monde.

J’ai maudit d’autres choses. Mais aucune tant que le rationalisme. C’est la semence dont sont venues d’autres, tant d’autres doctrines vénéneuses. Il fut le perfide qui ouvre la porte à l’ennemi.

En effet, il a ouvert les portes à Satan qui n’a jamais tant régné que depuis que règne le rationalisme.

Mais il est dit : Quand le Fils de l’Homme viendra, Il ne trouvera pas de Foi dans les cœurs. Le rationalisme fait son œuvre. Je ferais La Mienne.

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Bienheureux ceux qui, tout comme ils ferment la porte au péché et aux passions, savent fermer les portes du temple secret à la science qui nie, et qui vivent, seuls avec L’Unique qui est Tout, jusqu’au bout.

En Vérité, Je te dis que Je serrerai contre Mon Cœur le malheureux qui a commis un crime humain et s’en est repenti, pourvu qu’il ait toujours admis que Je peux tout.

Mais J’aurais le visage du Juge pour ceux qui, se basant sur une science humaine et doctrinaire nient le surnaturel dans les manifestations que Le Père voudrait que Je donne.

En ce qui concerne les questions sur l’adversaire ultime, laissons l’Horreur dans l’ombre du mystère. Il est inutile que vous sachiez certaines choses. Soyez bons et c’est tout.

Offrez votre bonté à l’avance dans le but d’abréger la durée du règne monstrueux sur la race d’Adam.
Quant au temps…1000,…2000,…3000, ne sont que des formes pour fournir une référence à votre mentalité limitée.

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La souveraineté bestiale du fils de l’Ennemi (fils non du vouloir de la chair, mais du vouloir d’une âme qui est parvenue au sommet et au plus profond de son identification à Satan) est si cruelle que chaque minute sera un jour, chaque jour sera une année, chaque année sera un siècle pour ceux qui vivront à cette heure là.


Mais pour Dieu, chaque siècle est un millième de seconde, puisque l’éternité, c’est être dans un temps dont l’étendue est sans limites.
L’Horreur sera si démesurée que l’obscurité de la nuit la plus obscure sera la lumière du soleil de midi en comparaison pour les enfants des humains qui y seront plongés.


Son nom pourrait être « négation ». Car elle niera Dieu, elle niera la Vie, elle niera tout. Tout, tout, tout.

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Vous croyez (en Août 1943) y être déjà ? Oh ! Pauvres gens !

Ce que vous vivez n’est qu’un lointain grondement de tonnerre. Ce sera alors un éclat de foudre sur vos têtes.


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L’Évangile tel qu’il m’a été révélé -Maria Valtorta (dans les Cahiers de 1943).
http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/Oeuvre.htm

 

La Catéchèse de la Vierge Marie à…Maria Valtorta : Vision du dimanche 4 juin 1944*Aimer une personne, espérer et croire en elle, c’est là la confiance.*


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La Sainte Vierge dit :
Extrait de cet enseignement « Je n’ajoute pas beaucoup, car mes paroles sont déjà un enseignement.

J’attire pourtant l’attention des épouses sur un point. Trop d’unions se défont par la faute des femmes qui n’ont pas cet amour qui est tout : gentillesse, pitié, attention affectueuse, réconfort pour le mari. Sur l’homme ne pèse pas la souffrance physique qui pèse lourdement sur la femme.
Mais sur lui pèsent toutes les préoccupations morales : nécessité du travail, décisions à prendre, responsabilité devant les pouvoirs constitués et devant sa propre famille… Oh ! Que de choses ne pèsent-elles pas sur l’homme ! Et combien il a besoin lui aussi de réconfort !

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Et bien, l’égoïsme est tel qu’au mari fatigué, découragé, méconnu, préoccupé, la femme ajoute le poids de ses plaintes inutiles et parfois injustes. Tout cela parce qu’elle est égoïste. Elle n’aime pas.

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Aimer ce n’est pas chercher sa propre satisfaction sensible ou intéressée. Aimer c’est satisfaire celui qu’on aime en dépassant la sensibilité et l’intérêt, c’est donner à son esprit l’aide dont il a besoin pour pouvoir tenir ses ailes ouvertes dans les cieux de l’espérance et de la paix.

Autre point sur lequel j’attire votre attention. J’en ai déjà parlé, mais j’insiste : la confiance en Dieu. La confiance résume en elle les vertus théologales. Qui a confiance, cela veut dire qu’il a la foi. Avoir confiance suppose qu’on espère. Avoir confiance, c’est faire preuve d’amour. Aimer une personne, espérer et croire en elle, c’est là la confiance. Autrement, non.

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Dieu mérite une telle confiance qui doit être la nôtre. Si nous l’accordons à de pauvres hommes capables de n’y pas correspondre, pourquoi la refuser à Dieu qui ne nous manque jamais ?
La confiance est aussi humilité. L’orgueilleux dit : « Je me suffis à moi-même. Je ne me fie pas à celui-ci parce que c’est un incapable, un menteur, un prétentieux… ». L’humble dit : « Je me fie à lui. Pourquoi ne m’y fierai-je pas ? Pourquoi devrai-je penser que je suis meilleur que lui ? ». Et avec plus de raison encore, il parle ainsi de Dieu : « Pourquoi dois-je me défier de Celui qui est bon ? Pourquoi dois-je penser que je puis me suffire à moi-même ? » Dieu se donne à celui qui est humble, mais s’éloigne de l’orgueilleux.

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La confiance est aussi obéissance. Et Dieu aime l’obéissant. L’obéissance signifie que nous nous reconnaissons pour ses fils et que nous reconnaissons Dieu pour notre Père. Et un père ne peut qu’aimer lorsqu’il est un vrai père. Dieu est notre vrai Père et un Père parfait.

Le troisième point que je veux que vous méditiez, se base toujours sur la confiance. Aucun évènement ne peut survenir sans la permission de Dieu. Es-tu donc un puissant ? Tu l’es parce que Dieu l’a permis. Es-tu soumis à l’autorité ? Tu l’es parce que Dieu l’a permis.

« Cherche donc, ô puissant, à ne pas faire de ta puissance un mal. Ce serait toujours « ton mal » même si, pour commencer, c’était le mal des autres. Parce que si Dieu permet, il ne permet pas tout, et si tu dépasses les bornes, il te frappe et te brise.

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De ton côté, toi qui est simple sujet, cherche à faire, de cette condition qui est la tienne, un aimant qui attire sur toit la protection céleste.
Et ne maudis jamais. Laisses-en à Dieu le soin. C’est à Lui, Seigneur de tous les hommes, qu’il appartient de bénir et de maudire ses créatures.

« Va en paix ».


Tome:1 chapitre-45


 

Maria Valtorta…*Celui Donc Qui Se Fera Humble Comme Ce Petit Enfant Est Le Plus Grand Dans Le Royaume Des Cieux *(Mt 18,4)


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Un enfant de sept à huit ans court derrière Jésus en sautant. Il le rejoint en dépassant le groupe plus qu’animé des apôtres. C’est un bel enfant aux cheveux châtains foncés tout bouclés, courts. Dans son visage brun, il a deux yeux noirs intelligents. Il appelle avec familiarité le Maître, comme s’il le connaissait bien. “Jésus” dit-il “laisse-moi venir avec Toi jusqu’à ta maison, veux-tu?”
“Ta mère le sait-elle?”
demande Jésus en le regardant avec un doux
sourire.
Elle le sait.”
En vérité?” Jésus, tout en souriant, le regarde d’un regard pénétrant.
Oui, Jésus, en vérité.”
Alors, viens.”

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L’enfant fait un saut de joie et prend la main gauche de Jésus qui la lui présente. C’est avec une amoureuse confiance que l’enfant met sa petite main brune dans la longue main de mon Jésus. Moi, je voudrais bien en faire autant!
“Raconte-moi une belle parabole, Jésus” dit l’enfant en sautant aux côtés du Maître et en le regardant par en dessous avec un petit visage qui resplendit de joie.
Jésus aussi le regarde avec un sourire joyeux qui Lui fait entrouvrir la bouche qu’ombragent des moustaches et une barbe blonde rousse que le soleil fait briller comme si c’était de l’or. Ses yeux de saphir foncé rient de joie quand il regarde l’enfant.

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Qu’en fais-tu de la parabole? Ce n’est pas un jeu.”
“C’est plus beau qu’un jeu. Quand je vais dormir, j’y pense, et puis j’en rêve et le lendemain je m’en souviens et je me la redis pour être bon. Elle me rend bon.”
“Tu t’en souviens?”
“Oui. Veux-tu que je te dise toutes celles que tu m’as dites?”
“Tu es brave, Benjamin, plus que les hommes qui oublient. En récompense, je te dirai la parabole.”


L’enfant ne saute plus. Il marche, sérieux, attentif comme un adulte, et il ne perd pas un mot, pas une inflexion de la voix de Jésus qu’il regarde avec attention, sans même prendre garde où il met ses pieds.
Un berger qui était très bon apprit qu’il y avait dans un endroit de la création un grand nombre de brebis abandonnées par des bergers qui n’étaient guère bons. Elles étaient en danger sur de mauvais chemins et dans des herbages empoisonnés et elles s’en allaient de plus en plus vers de sombres ravins. Il vint dans cet endroit et, sacrifiant tout son avoir, il acheta ces brebis et ces agneaux.

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Il voulait les amener dans son royaume, parce que ce berger était roi aussi comme l’ont été de nombreux rois en Israël. Dans son royaume, ces brebis et ces agneaux auraient tant de pâturages sains, tant d’eaux fraîches et pures, des chemins sûrs et des abris solides contre les voleurs et les loups féroces.

Alors ce berger rassembla ses brebis et ses agneaux et il leur dit: « Je suis venu pour vous sauver, pour vous amener là où vous ne souffrirez plus, où vous ne connaîtrez plus les embûches et les douleurs. Aimez-moi, suivez-moi, car je vous aime tant et, pour vous avoir, je me suis sacrifié de toutes manières. Mais si vous m’aimez, mon sacrifice ne me pèsera pas. Suivez-moi et allons ».

Et le berger en avant, les brebis à la suite, prirent le chemin vers le royaume de la joie.
A chaque instant, le berger se retournait pour voir si elles le suivaient, pour exhorter celles qui étaient fatiguées, encourager celles qui perdaient confiance, pour secourir les malades, caresser les agneaux. Comme il les aimait! Il leur donnait son pain et son sel. Il commençait par goûter l’eau des sources pour voir si elle était saine et la bénissait pour la rendre sainte.

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Mais les brebis – le crois-tu, Benjamin? – les brebis, après quelque temps se lassèrent. Une d’abord, puis deux, puis dix, puis cent restèrent en arrière à brouter l’herbe jusqu’à s’empiffrer au point de ne plus se mouvoir et se couchèrent, fatiguées et repues, dans la poussière et dans la boue. D’autres se penchèrent sur les précipices, malgré les paroles du berger: « Ne le faites pas« . Comme il se mettait là où il y avait un plus grand danger, pour les empêcher d’y aller, certaines le bousculèrent avec leurs têtes arrogantes et plus d’une fois essayèrent de le jeter au fond. Ainsi beaucoup finirent dans les ravins et moururent misérablement. D’autres se battirent à coups de cornes et de têtes, et se tuèrent entre elles.
Seul un agnelet ne s’écarta jamais. Il courait en bêlant et il disait par son bêlement au berger: « Je t’aime« . Il courait derrière le bon berger et quand ils arrivèrent à la porte de son royaume, il n’y avait qu’eux deux: le berger et l’agnelet fidèle. Alors le berger ne dit pas: « Entre« , mais il dit: « Viens » et il le prit sur sa poitrine, dans ses bras, et il l’amena à l’intérieur en appelant tous ses sujets et en leur disant: « Voici. Celui-ci m’aime. Je veux qu’il soit avec Moi pour toujours. Et vous aimez-le, car c’est celui que préfère mon cœur ».
La parabole est finie, Benjamin
.

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Maintenant peux-tu me dire quel est ce bon berger?”
“C’est Toi, Jésus.”
“Et cet agnelet, qui est-ce?”
“C’est moi, Jésus.”
“Mais maintenant je vais partir. Tu m’oublieras.”

“Non, Jésus, je ne t’oublierai pas parce que je t’aime.”
“Ton amour disparaîtra quand tu ne me verras plus.”
“Je me dirai à moi-même les paroles que tu m’as dites, et ce sera comme si tu étais présent. Je t’aimerai et je t’obéirai de cette façon. Et, dis-moi, Jésus: Toi, tu te souviendras de Benjamin?”
“Toujours.”
“Comment feras-tu pour te souvenir?”
“Je me dirai que tu m’as promis de m’aimer et de m’obéir, et je me souviendrai ainsi de toi.”
“Et tu me donneras ton Royaume?”
“Si tu seras bon, oui.”
“Je serai bon.”
“Comment feras-tu? La vie est longue.”

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“Mais aussi tes paroles sont si bonnes. Si je me les dis et si je fais ce qu’elles me disent de faire, je me garderai bon toute ma vie. Et je le ferai parce que je t’aime. Quand on aime bien, ce n’est pas fatigant d’être bon. Je ne me fatigue pas d’obéir à maman, parce que je l’aime bien. Je ne me fatiguerai pas d’être obéissant pour Toi, parce que je t’aime bien.”
Jésus s’est arrêté pour regarder le petit visage enflammé par l’amour plus que par le soleil. La joie de Jésus est si vive qu’il semble qu’un autre soleil se soit allumé en son âme et irradie par ses pupilles. Il se penche et il baise l’enfant sur le front.
Il s’est arrêté devant une petite maison modeste, avec un puits devant. Jésus va ensuite s’asseoir près du puits et c’est là que le rejoignent les disciples, qui sont encore en train de mesurer leurs prérogatives respectives.
Jésus les regarde, puis il les appelle: “Venez autour de Moi, et écoutez le dernier enseignement de la journée, vous qui célébrez sans cesse vos mérites et pensez à vous adjuger une place en rapport avec eux. Vous voyez cet enfant? Lui est dans la vérité plus que vous. Son innocence lui donne les clefs pour ouvrir les portes de mon Royaume. Lui a compris, dans sa simplicité de tout petit, que c’est dans l’amour que se trouve la force de devenir grand et dans l’obéissance par amour celle d’entrer dans mon Royaume.

Soyez simples, humbles, aimants d’un amour que vous ne donniez pas qu’à Moi mais que vous partagiez entre vous, obéissant à mes paroles, à toutes, même à celles-ci, si vous voulez arriver là où entreront ces innocents. Apprenez auprès des petits.

Le Père leur révèle la vérité comme Il ne la révèle pas aux sages.”

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Jésus parle en tenant Benjamin debout contre ses genoux et il lui tient les mains sur les épaules. En ce moment le visage de Jésus est plein de majesté. Il est sérieux, pas courroucé, mais sérieux. C’est vraiment le Maître. Le dernier rayon de soleil nimbe sa tête blonde. La vision s’arrête pour moi ici, en me laissant pleine de douceur dans mes souffrances.



Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta
 ©Centro Editoriale Valtortiano, Italie source
SOURCE http://www.chretiensmagazine.fr/2015_09_01_archive.html

 

 

 

 

Maria Valtorta (Mystique)*Le Moment De La CONCEPTION DE JÉSUS*


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« Salut, Marie, pleine de Grâce, salut ! »
La voix est un doux accord comme de perles qui tombent sur un métal précieux.         

Marie tressaille et baisse les yeux.
Et elle tressaille davantage quand elle voit cette créature de lumière
agenouillée à un mètre environ de distance d’elle, les mains croisées sur la poitrine la regardant avec un infini respect.   

Marie se dresse debout et se serre contre le mur.
Elle devient pâle, puis rouge.
Son visage exprime étonnement, effarement.
Elle serre inconsciemment les mains sur son sein,en les cachant sous ses longues manches.
Elle se courbe presque pour cacher le plus possible son corps.
Une attitude de suave pudeur.

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« Non. Ne crains pas.
Le Seigneur est avec Toi !
Tu es bénie entre toutes les femmes. »

Mais Marie continue à craindre.
D’où est venu cet être extraordinaire ?
Est-ce un envoyé de Dieu ou du Trompeur ?      

« Ne crains pas, Marie ! »
répète l’Archange.
« Je suis Gabriel, l’Ange de Dieu.
 Le Seigneur m’a envoyé vers Toi.
Ne crains pas parce que tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Et maintenant, tu vas concevoir dans ton sein et enfanteras un Fils et tu Lui donneras comme nom « Jésus ».

« Il sera grand, On l’appellera le Fils du Très- Haut (et il le sera en réalité) et le Seigneur Dieu Lui donnera le trône de David son père et il régnera éternellement sur la maison de Jacob et son Règne n’aura jamais de fin.

Comprends, ô sainte Vierge, aimée du Seigneur, sa Fille bénie, appelée à être la Mère de son Fils, quel Fils tu engendreras. »  

« Comment cela peut-il se faire si je ne connais point d’homme ?
Est-ce que le Seigneur Dieu n’accueille pas l’offrande de sa servante et ne me veut pas vierge par amour pour Lui ? « 

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« Non, ce ne sera pas par œuvre d’homme que tu seras Mère, ô Marie.
Tu es l’éternelle Vierge, la Sainte de Dieu.

L’Esprit Saint descendra sur Toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre.

Pour cela, on appellera Saint celui qui naîtra de toi, Saint et Fils de Dieu.

Tout est possible au Seigneur notre Dieu.
Élisabeth, stérile, a conçu dans sa vieillesse un fils qui sera le Prophète de ton Fils, celui qui Lui préparera le chemin.
Le Seigneur lui a enlevé son opprobre et son souvenir restera parmi les peuples uni à ton nom, comme le nom de sa créature à celui de ton Saint, et jusqu’à la fin des siècles les nations vous proclameront bienheureuses pour la grâce du Seigneur venue jusqu’à vous et jusqu’à toi spécialement, venue aux nations par ton intermédiaire.

Élisabeth en est à son sixième mois et le poids qu’elle porte fait monter en elle la joie et la fera monter davantage quand elle connaîtra ta propre joie.

Rien n’est impossible à Dieu, Marie, pleine de Grâce.

Que dois-je dire à mon Seigneur ?
Ne te laisse pas troubler par aucune pensée.
Le Seigneur veillera sur tes intérêts si tu te fies à Lui.
Le monde, le Ciel, l’Éternel attendent ta parole ! » 

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Marie, croisant à son tour ses mains sur sa poitrine et se courbant en une profonde inclination dit :  
« Voici la servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon sa parole. »

L’Ange étincelle de joie. Il adore, parce que certainement il voit l’Esprit de Dieu s’abaisser sur la Vierge, toute courbée dans son consentement. Puis il disparaît, sans remuer la tenture qu’il laisse tirée sur le Mystère saint. 

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Extrait de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé -Maria Valtorta

 

Des écrits de Maria Valtorta*Lorsque Marie parlait de la future vierge qui serait choisie pour porter le Christ*Marie, la créature la plus humble…Que c’est BEAU!!


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Oh ! que je voudrais que cette Lumière qui m’aime et qui me dit tant de choses, me dise où est l’heureuse Vierge qui enfantera le Fils de Dieu et le Messie de son Peuple !

Je marcherais pieds nus et je parcourrais la terre.
Ni froid, ni gel, ni poussière, ni canicule, ni fauves, ni faim ne m’arrêteraient pour la rejoindre et lui dire :
« Accorde à ta servante et à la servante des serviteurs du Christ de vivre sous ton toit. Je tournerai la meule et le pressoir, mets-moi comme esclave à la meule, comme bergère à ton troupeau, à laver les langes de ton Enfant, aux cuisines, aux fours… où tu veux, mais accueille-moi. Que je le voie !

Que j’entende sa voix ! Que j’en reçoive un regard ». Et, si elle ne veut pas de moi, mendiante, à sa porte, je vivrai d’aumônes et de railleries sans un toit, exposée au bivouac et aux grandes chaleurs, pour entendre la voix du Messie enfant et l’écho de ses éclats de rire.

Et puis, le voir passer… et peut-être un jour recevrai-je de Lui l’aumône d’un pain... Oh ! si la faim me torture l’estomac et si je me sens défaillir après un si long jeûne, je ne mangerai pas ce pain.

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Je le serrerai comme un sachet de perles contre mon cœur et je le baiserai pour sentir le parfum de la main du Christ et je n’aurai plus ni faim, ni froid, parce que ce contact me donnerait extase et chaleur, extase et nourriture… »   

« Tu devrais être la Mère du Christ, toi qui l’aimes à ce point !
C’est pour cela que tu veux rester vierge ? » 

« Oh ! non. Je suis misère et poussière.
Je n’ose lever le regard vers la Gloire.
C’est pour cela que, plus que le double Voile derrière lequel je sais qu’est l’invisible Présence de Yahvé, j’aime regarder au dedans de mon cœur.

Là est le Dieu terrible du Sinaï; ici, en moi, je vois notre Père, un Visage qui resplendit d’amour, qui me sourit et me bénit parce que je suis toute petite comme un oisillon que le vent soulève sans en sentir le poids, et faible comme la tige du muguet sauvage qui ne sait que fleurir et parfumer et n’oppose au vent que la douceur de sa force parfumée et pure. Dieu, mon vent d’amour !

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Non, je n’ai pas cette ambition, mais à celui qui naîtra de Dieu et d’une Vierge, au Saint du Très Saint ne peut plaire que ce que au Ciel il a choisi pour sa Mère, et ce qui sur la terre Lui parle du Père céleste : la Pureté.

Si la Loi méditait cela, si les rabbis qui l’ont amplifiée avec toutes les subtilités de leur enseignement, tournaient leurs esprits vers des horizons plus élevés et se plongeaient dans le surnaturel, laissant de côté l’humain et l’utile oubliant le But suprême de leurs recherches, ils devraient surtout orienter leur enseignement vers la Pureté pour que le Roi d’Israël la trouve à son arrivée.

Avec l’olivier du Pacifique, les palmes du Triomphateur, répandez des lys et des lys et des lys;..  

Que de Sang devra-t-il répandre pour nous racheter, le Sauveur ! Combien ! Des mille et mille blessures qu’Isaïe vit sur l’Homme des douleurs, voici que tombe, comme la rosée d’un vase poreux, une pluie de Sang.

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Qu’il ne tombe pas où il y a profanation et blasphèmes, ce Sang divin, mais dans les calices d’odorante pureté qui l’accueillent et le recueillent pour le répandre sur les malades d’esprit, sur les âmes lépreuses, sur tous ceux qui, pour Dieu, sont morts.

Donnez des lys, donnez des lys pour essuyer, avec la blanche robe des pures pétales, la sueur et les larmes du Christ ! Donnez des lys, donnez des lys, pour l’ardeur de sa fièvre de Martyr !

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Oh ! Où sera-t-il le Lys qui te portes ? Où, celui qui étanchera ta soif? Où sera-t-il celui qui se teindra de ton Sang et mourra de douleur te voyant mourir ? Où celui qui pleurera sur ton Corps exsangue ? Oh ! Christ ! Oh ! Christ ! Mon Soupir !… » Marie se tait fondue en pleurs, effondrée.


Extrait de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé -Maria Valtorta

 

La vision de Maria Valtorta du 5 juin 1944*Le Voyage vers Bethléem de Marie et Joseph & La Grotte de la Nativité*


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Je vois une grande route. Il y a une énorme foule. Des ânes qui vont, chargés de meubles et de personnes. Des ânes qui reviennent. Les gens éperonnent leurs montures, et qui va à pied se hâte parce qu’il fait froid.

L’air est pur et sec. Le ciel est serein, mais tout a ce semblant précis des jours de plein hiver. La campagne dépouillée semble plus vaste. Les pâturages ont une herbe courte, brûlée par les vents d’hiver. Sur les pâturages, les troupeaux cherchent un peu de nourriture, et cherchent le soleil qui naît lentement.

Ils se serrent l’un contre l’autre parce qu’ils ont froid, eux aussi. Ils bêlent, levant le museau et regardant le soleil comme pour lui dire : « viens vite, qu’il fait froid ! » Le terrain présente des ondulations qui se font de plus en plus nettes. C’est un vrai paysage de collines. Il y a des dépressions herbeuses et des pentes de petites vallées et des crêtes. La route passe au milieu et se dirige vers le sud-est.

Marie est sur son âne gris, toute enveloppée dans un épais manteau. Sur le devant de la selle se trouve ce dispositif déjà vu au voyage vers Hébron et, par-dessus, le coffre avec les objets les plus nécessaires.

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Joseph marche à côté, tenant la bride : « Es-tu fatiguée ? » demande-t-il de temps en temps.
Marie le regarde en souriant et dit : « Non. » À la troisième fois, elle ajoute : « C’est toi plutôt qui dois marcher à pied qui serais fatigué.« 

« Oh ! moi, pour moi ce n’est rien. Je pense que si j’avais trouvé un autre âne, tu aurais pu être plus à ton aise et nous aurions pu aller plus vite. Mais, je n’en ai pas trouvé. Tout le monde a besoin de montures, en ce moment. Mais courage ! Bientôt nous serons à Bethléem. Au-delà de cette montagne, c’est Ephrata. »

Ils restent silencieux. La Vierge, quand elle ne parle plus, parait se recueillir en une prière intérieure. Elle sourit doucement à une de ses pensées et tout en ayant les yeux sur la foule, elle ne semble plus voir si c’est un homme, une femme, un vieillard, un berger, un riche ou un pauvre. Mais ce qu’elle voit, c’est à elle seulement.
« As-tu froid ? » demande Joseph, parce que le vent se lève.
« Non, merci. »

Mais Joseph n’a pas confiance. Il lui touche les pieds qui pendent sur le flanc de l’âne, les pieds chaussés de sandales et qu’on voit dépasser à peine de son long vêtement. Il doit les trouver froids car il secoue ta tête. Il enlève une couverture qu’il porte en bandoulière et l’étend sur les jambes de Marie et jusque sur son sein de façon que les mains soient bien au chaud sous la couverture et le manteau.

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Ils rencontrent un berger qui coupe la route avec son troupeau, qu’il fait passer d’un pâturage sur la droite à un autre sur la gauche. Joseph se penche pour lui dire quelque chose. Le berger lui répond par un signe d’assentiment. Joseph prend l’âne et le fait passer derrière le troupeau dans le pâturage. Le berger tire un bol grossier de sa besace, trait une grosse brebis aux mamelles gonflées et passe le bol à Joseph qui l’offre à Marie.

« Dieu vous bénisse tous les deux » dit Marie. « Toi pour ton amour et toi pour ta bonté. Je prierai pour toi. »
« Vous venez de loin ?« 
« De Nazareth » répond Joseph.
« Et vous allez ?« 
« À Bethléem.« 
« Long voyage pour la femme en cet état[1]. C’est ta femme ? »
« Oui, c’est ma femme.« 
« Avez- vous où aller ?« 
« Non.« 

« C’est bien ennuyeux : Bethléem est pleine de gens venus de partout pour se faire inscrire ou pour aller ailleurs faire la même démarche. Je ne sais si vous trouverez un logement. Connaissez vous l’endroit ?« 
« Pas beaucoup. »
« Eh ! bien… je te renseigne… à cause d’elle (et il désigne Marie). Cherchez l’auberge. Elle sera pleine, mais je vous l’indique pour vous donner un point de repère. Elle est dans une place, la plus grande. Vous partez de la rue principale. Vous ne pouvez pas vous tromper. Il y a une fontaine devant l’auberge, qui est grande et passe avec un portail. Elle sera pleine.

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Mais si vous ne trouvez rien à l’auberge et dans les maisons, passez par derrière de l’auberge dans la direction de la campagne. Il y a des écuries dans la montagne, qui parfois servent aux marchands allant à Jérusalem pour y mettre leurs animaux quand il n’y a pas de place à l’auberge. Ce sont des écuries, vous comprenez, dans la montagne : elles sont humides, froides et sans portes. Mais c’est toujours un refuge parce que la femme… ne peut rester sur la route. Peut-être là vous trouverez une place avec du foin pour dormir et aussi pour l’âne. Et que Dieu vous accompagne. »

« Et que Dieu te donne joie » répond Marie. Joseph à son tour lui dit : « La paix soit avec toi. »
Ils reprennent la route. Une dépression plus vaste apparaît de l’escarpement qu’ils ont franchi. Dans la dépression, en haut et en bas des pentes qui l’entourent, il y a des maisons et encore des maisons. C’est Bethléem.

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« Nous voici sur la terre de David, Marie. Maintenant tu vas te reposer. Tu me semble tellement fatiguée… »
« Non. Je pensais… Je pense… » Marie prend la main de Joseph et lui dit avec un sourire radieux : « Je crois vraiment que le moment est venu. »
« Dieu de miséricorde ! Comment allons-nous faire ? »
« Ne crains pas, Joseph. Ne te laisse pas troubler. Vois comme je suis calme, moi ? »
« Mais tu souffres beaucoup ? »

« Oh ! non. Je suis remplie de joie. Une telle joie, si forte, si belle, si irrésistible, que mon cœur bat fort, fort et me dit : « Il naît ! Il naît ! » Il le dit à chaque battement. C’est mon Petit qui frappe à la porte de mon cœur et qui me dit : « Maman, me voici pour te donner le baiser de Dieu ». Oh ! quelle joie, mon Joseph ! »

Mais Joseph n’est pas à la joie. Il pense à l’urgence de trouver un abri et il hâte le pas. Porte après porte, il demande un abri.

Rien. Tout est occupé. Ils arrivent à l’auberge. Elle est pleine jusque sous les portiques rustiques, qui entourent la grande cour intérieure, de gens qui bivouaquent.

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Joseph laisse Marie sur l’âne à l’intérieur de la cour et il sort pour chercher dans d’autres maisons. Il revient découragé. Il n’y a rien. Le précoce crépuscule d’hiver commence à étendre ses voiles. Joseph supplie l’aubergiste. Il supplie des voyageurs. Eux sont des hommes en bonne santé. Ici c’est une femme sur le point de mettre au monde un enfant. Qu’ils aient pitié ! Rien.

Voici un riche pharisien qui le regarde avec un mépris visible, et, quand Marie s’approche, il s’écarte comme s’il s’était approché d’une lépreuse. Joseph le regarde et la rougeur de l’indignation lui monte au visage. Marie met la main sur le poignet de Joseph, pour le calmer et dit : « N’insiste pas. Partons. Dieu y pourvoira.« 

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Ils sortent, ils suivent le mur de l’auberge. Ils tournent par une ruelle encastrée entre elle et de pauvres maisons. Ils contournent l’auberge. Ils cherchent. Voilà des espèces de grottes, de caves, dirai-je, plutôt que des écuries, tant elles sont basses et humides. Les plus belles sont déjà occupées. Joseph est accablé.

« Ohé ! Galiléen ! » lui crie par derrière un vieil homme. « Là au fond, sous ces ruines, il y a une tanière. Peut-être n’y a-t-il encore personne. »
Ils s’approchent de cette « tanière. » C’est vraiment une tanière. Parmi les décombres d’un bâtiment en ruines, il y a un refuge, au-delà duquel se trouve une grotte, un trou dans la montagne plutôt qu’une grotte. On dirait que ce sont les fondations d’une ancienne construction auxquelles servent de toit les matériaux étayés par ces troncs d’arbre à peine équarris.

Pour y voir plus clair, car il y a très peu de jour, Joseph sort de l’amadou et un briquet, et allume une petite lampe qu’il sort de la besace qu’il porte en bandoulière. Il entre, Un mugissement le salue. « Viens. Marie, elle est vide, il n’y a qu’un bœuf. » Joseph sourit : « Ça vaut mieux que rien ! … »
Marie met pied à terre et entre.

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Joseph a fixé la petite lampe à un clou dans l’un des troncs qui servent de pilier. On voit la voûte couverte de toiles d’araignées, le sol en terre battue et tout disloqué avec des trous, des cailloux, des détritus et des excréments et couvert de tiges de paille. Au fond, un bœuf se retourne et regarde avec ses grands yeux tranquilles pendant que du foin lui pend des lèvres.

Il y a un siège grossier et deux pierres dans un coin, près d’une fente. Le noir de ce recoin indique que c’est là qu’on fait du feu.
Marie s’approche du bœuf. Elle a froid. Elle lui met les mains sur le cou pour en sentir la tiédeur. Le bœuf mugit et se laisse faire. Il semble comprendre. De même quand Joseph le pousse plus loin pour enlever beaucoup de foin au râtelier et faire un lit pour Marie.

Le râtelier est double : celui où mange le bœuf et par-dessus une sorte d’étagère où se trouve une provision de foin. C’est celle-là que prend Joseph. Le bœuf laisse faire. Il fait aussi une place pour l’âne qui, fatigué et affamé, se met tout de suite à manger. Joseph découvre aussi un seau renversé tout cabossé. Il sort parce que dehors il y a un ruisseau et revient avec de l’eau pour l’âne.

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Puis il s’empare d’une botte formée de branches, déposée dans un coin et essaye de balayer le sol. Ensuite il étend du foin, en fait un lit, près du bœuf dans l’angle le plus sec et le plus abrité. Mais, il le trouve humide ce pauvre foin, et il soupire. Il allume le feu et, avec une patience de chartreux, il sèche le foin par poignées en le tenant près du feu.

 

Marie, assise sur un tabouret, fatiguée, regarde et sourit.

C’est fini. Marie s’installe de son mieux sur le foin moelleux avec les épaules appuyées sur un tronc. Joseph complète… l’ameublement en étendant son manteau qui fait office de tente sur le trou qui sert d’entrée. Un abri très relatif. Puis il offre du pain et du fromage à la Vierge et lui donne à boire de l’eau d’une gourde. « Dors maintenant » lui dit-il après. « Moi, je veillerai pour que le feu ne s’éteigne pas. Il y a du bois, heureusement.

Espérons qu’il dure et brûle. Je pourrai épargner l’huile de la lampe. »
Marie s’allonge, obéissante. Joseph la couvre avec le manteau même de Marie et la couverture qu’elle avait d’abord aux pieds.
« Mais toi… tu auras froid.« 

« Non, Marie. Je reste près du feu. Tâche de te reposer. Demain ça ira mieux. »

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Marie ferme les yeux sans se faire prier. Joseph se rencogne dans son coin sur le tabouret avec des brindilles à côté. Il y en a peu. Je ne pense pas qu’elles durent longtemps.
Voici comme ils sont situés : Marie à droite, avec les épaules tournées vers la porte, à moitié cachée par un tronc d’arbre et par le corps du bœuf qui s’est accroupi dans la litière. Joseph à gauche, tourné vers la porte et par conséquent en diagonale, avec le visage tourné vers le feu et les épaules vers Marie.

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Il se retourne de temps en temps pour la regarder et la voit tranquille, comme si elle dormait. Il utilise peu à peu les branches et les jette une par une sur le feu pour qu’il ne s’éteigne pas, pour qu’il donne de la lumière et pour que ce peu de bois dure.

Il n’y a plus que la lueur, tantôt plus vive, tantôt presque morte du feu, car la lampe est à bout de combustible et dans la pénombre se détache seulement la blancheur du bœuf, du visage et des mains de Joseph. Tout le reste n’est qu’une masse qui se fond dans l’épaisseur de la pénombre.

« On ne vous dit rien » dit Marie. « La vision parle d’elle-même. À vous d’en tirer la leçon de charité, d’humilité et de pureté qui en découle. Repose-toi. Repose-toi en veillant comme j’ai veillé en attendant Jésus. Il viendra t’apporter sa paix »

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http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-046.htm

 

JÉSUS PARLE AUX APÔTRES ET AUX DISCIPLES « DES SACREMENTS DE L’ÉGLISE »Selon Maria Valtorta..*


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La scène se passe peu de temps avant l’Ascension du Seigneur …
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Ils sont sur une autre montagne, plus garnie encore de bois, non loin de Nazareth à laquelle mène une route qui côtoie la base de la montagne. Jésus les fait asseoir en cercle. Les plus proches sont les apôtres et derrière eux les disciples (ceux des soixante-douze qui ne sont pas allés çà et là) et en plus Zacharie et Joseph. Margziam est à ses pieds en une position de faveur.

Jésus parle dès qu’ils sont assis et tranquilles, tous attentifs à ses paroles.
Il dit: « Donnez moi toute votre attention car je vais vous dire des choses de la plus grande importance. Vous ne les comprendrez pas encore toutes, ni toutes très bien, mais Celui qui viendra après Moi vous les fera comprendre. Écoutez moi donc.
Personne n’est, plus que vous, convaincu que sans l’aide de Dieu l’homme pèche facilement à cause de sa constitution très faible, affaiblie par le Péché. Je serais donc un Rédempteur imprudent si, après vous avoir tant donné pour vous racheter, je ne vous donnais pas aussi les moyens pour vous garder dans les fruits de mon Sacrifice. Vous savez que toute la facilité de pécher vient de la Faute qui, en privant les hommes de la Grâce, les dépouille de leur force: de l’union avec la Grâce.
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Vous avez dit: « Mais tu nous as rendu la Grâce« . Non. Elle a été rendue aux justes jusqu’à ma Mort. Pour la rendre à ceux qui viendront il faut un moyen. Un moyen qui ne sera pas seulement une figure rituelle mais qui imprimera vraiment pour celui qui le reçoit le caractère réel de fils de Dieu, tels qu’étaient Adam et Eve, dont l’âme vivifiée par la Grâce possédait des dons élevés donnés par Dieu à sa créature bien aimée.
Vous savez ce qu’avait l’homme et ce qu’il a perdu. Maintenant, grâce à mon Sacrifice, les portes de la Grâce sont de nouveau ouvertes et elle peut descendre chez tous ceux qui la demandent par amour pour Moi. A cause de cela, les hommes auront le caractère de fils de Dieu par les mérites du Premier né entre les hommes, de Celui qui vous parle, votre Rédempteur, votre Pontife éternel, votre Frère dans le Père, votre Maître.
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Ce sera par Jésus-Christ et grâce à Jésus Christ que les hommes présents et à venir pourront posséder le Ciel et jouir de Dieu, fin dernière de l’homme. Jusqu’alors les justes les plus justes, bien que circoncis comme fils du peuple élu, ne pouvaient atteindre ce but.
Leurs vertus étaient prises en considération par Dieu, leurs places préparées dans le Ciel, mais le Ciel leur était fermé et la jouissance de Dieu leur était refusée, parce que sur leurs âmes, parterre béni fleuri de toutes les vertus, il y avait aussi l’arbre maudit de la Faute d’Origine, et aucune action, si sainte qu’elle fût, ne pouvait le détruire, et on ne peut entrer dans le Ciel avec les racines et le feuillage d’un arbre aussi maléfique.
Au jour de la Parascève le soupir des patriarches et des prophètes et de tous les justes d’Israël s’apaisa dans la joie de l’accomplissement de la Rédemption. Les âmes, plus blanches que la neige de montagne à cause de leurs vertus, perdirent aussi l’unique Tache qui les excluait du Ciel. Mais le monde continue. Des générations et des générations se lèvent et se lèveront. Des peuples et des peuples viendront au Christ.
Le Christ peut il mourir à chaque nouvelle génération pour la sauver, ou pour tout peuple qui vient à Lui? Non. Le Christ est mort une seule fois et il ne mourra jamais plus, éternellement.
Alors ces générations, ces peuples, doivent ils devenir sages grâce à ma Parole mais ne pas posséder le Ciel ni jouir de Dieu parce que lésés par la Faute Originelle? Non. Ce ne serait pas même juste, ni pour eux, car il serait vain leur amour pour Moi, ni pour Moi qui serais mort pour un trop petit nombre.
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Et alors? Comment concilier des choses différentes? Quel nouveau miracle fera le Christ qui en a déjà tant fait, avant de quitter le monde pour le Ciel, après avoir aimé les hommes jusqu’à vouloir mourir pour eux? Il en a déjà fait un en vous laissant son Corps et son Sang comme nourriture fortifiante et sanctifiante, et pour vous rappeler son amour, en vous donnant le commandement de faire ce que j’ai fait en souvenir de Moi et comme moyen de sanctification pour les disciples et les disciples des disciples jusqu’à la fin des siècles.
Mais ce soir là, alors que vous étiez déjà purifiés extérieurement, vous rappelez vous ce que j’ai fait? J’ai ceint une serviette et je vous ai lavé les pieds, et à l’un de vous qui se scandalisait de ce geste trop humiliant, j’ai dit: « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec Moi ». Vous n’avez pas compris ce que je voulais dire, de quelle part je parlais, quel symbole je faisais. Voilà, je vous le dis.
En plus de vous avoir enseigné l’humilité et la nécessité d’être purs pour arriver à faire partie de mon Royaume, en plus de vous avoir fait observer avec bienveillance que Dieu de quelqu’un qui est juste, et donc pur dans son esprit et son intelligence, exige uniquement un dernier bain pour la partie qui nécessairement se souille avec le plus de facilité même chez les justes, à cause seulement de la poussière que la nécessité de vivre parmi les hommes dépose sur les membres propres, sur la chair, j’ai enseigné une autre chose.
A vous j’ai lavé les pieds, la partie la plus basse du corps, qui va dans la boue et la poussière, parfois dans l’ordure, pour signifier la chair, la partie matérielle de l’homme qui a toujours, sauf chez ceux qui sont sans la Tache d’Origine ou par l’oeuvre de Dieu ou par Nature Divine, des imperfections parfois minimes au point que Dieu seul les voit, mais qu’en vérité il faut surveiller afin qu’elles ne prennent pas de la force en devenant des habitudes naturelles et qu’il faut combattre pour les extirper.
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Je vous ai donc lavé les pieds. Quand? Avant de rompre le pain et le vin et de les transsubstantier en mon Corps et en mon Sang. Parce que je suis l’Agneau de Dieu et je ne puis descendre là où Satan a son empreinte. Je vous ai donc lavés d’abord, puis je me suis donné à vous. Vous aussi vous laverez par le Baptême ceux qui viendront à Moi, pour qu’ils ne reçoivent pas indignement mon Corps et qu’il ne se change pas pour eux en une redoutable condamnation à mort.
Vous êtes effrayés. Vous vous regardez. Par vos regards vous demandez: « Et Judas, alors? » Je vous dis: « Judas a mangé sa mort ». Le suprême acte d’amour n’a pas touché son coeur. La dernière tentative de son Maître s’est heurtée à la pierre de son coeur, et cette pierre, au lieu du Tau, portait gravé l’horrible sigle de Satan, le signe de la Bête.
Je vous ai donc lavés avant de vous admettre au banquet eucharistique, avant d’entendre la confession de vos péchés, avant de vous infuser l’Esprit Saint, et par conséquent le caractère de vrais chrétiens confirmés de nouveau en grâce et de mes Prêtres. Qu’il soit donc fait ainsi avec les autres que vous devez préparer à la vie chrétienne.
Baptisez avec l’eau au Nom du Dieu Un et Trin et en mon Nom et à cause de mes Mérites infinis, pour que soit effacée dans les coeurs la Faute d’Origine, remis les péchés, infusées la Grâce et les saintes Vertus, et que l’Esprit Saint puisse descendre pour faire sa demeure dans les temples consacrés que seront les corps des hommes vivant dans la Grâce du Seigneur. L’eau était elle nécessaire pour annuler le Péché? L’eau ne touche pas l’âme, non. Mais le signe immatériel aussi ne touche pas la vue de l’homme, si matérielle dans toutes ses actions. Je pouvais bien infuser la Vie, même sans le moyen visible.
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Mais qui l’aurait cru? Combien y a t il d’hommes qui savent croire fermement s’ils ne voient pas? Prenez donc à l’antique Loi mosaïque l’eau lustrale, qui servait pour purifier ceux qui étaient impurs et les admettre de nouveau dans les campements, après qu’ils s’étaient contaminés avec un cadavre. En vérité tout homme qui naît est contaminé car il a contact avec une âme morte à la Grâce. Qu’elle soit donc purifiée avec l’eau lustrale du contact impur et rendue digne d’entrer dans le Temple éternel. Et que l’eau vous soit chère…
Après avoir expié et racheté par trente-trois années de vie fatigante couronnée par la Passion, après avoir donné tout mon Sang pour les péchés des hommes, voilà que du Corps saigné et consumé du Martyr furent tirées les eaux salutaires pour laver la Faute d’Origine. C’est avec le Sacrifice consommé que je vous ai rachetés de cette tache. Si sur le seuil de la vie un miracle divin de ma part m’avait fait descendre de la croix, je vous dis en vérité qu’à cause du sang répandu j’aurais purifié les fautes, mais non pas la Faute. Pour elle, il a été nécessaire la consumation totale.
En vérité, les eaux salutaires dont parle Ezéchiel sont sorties de mon Côté. Plongez y les âmes afin qu’elles en sortent immaculées pour recevoir l’Esprit Saint qui, en mémoire de ce souffle que le Créateur souffla sur Adam pour lui donner l’esprit et par conséquent son image et sa ressemblance, reviendra souffler et habiter dans les coeurs des hommes rachetés.
Baptisez de mon Baptême, mais au Nom du Dieu Trin, car en vérité si le Père n’avait pas voulu et l’Esprit Saint opéré, le Verbe ne se serait pas incarné et vous n’auriez pas eu la Rédemption. Il s’ensuit qu’il est juste et c’est un devoir que tout homme reçoive la Vie au nom de Ceux qui se sont unis dans la volonté de la donner, en y nommant le Père, le Fils et l’Esprit Saint dans l’acte du Baptême qui prendra de Moi le nom de chrétien pour le distinguer des autres passés ou futurs qui seront des rites, mais non pas des signes indélébiles sur la partie immortelle.
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Prenez le Pain et le Vin comme je l’ai fait, et en mon Nom bénissez les, partagez les et distribuez les, et que les chrétiens se nourrissent de Moi. Et encore faites une offrande du Pain et du Vin au Père des Cieux, en la consommant ensuite en souvenir du Sacrifice que j’ai offert et consommé sur la Croix pour votre salut.
Moi, Prêtre et Victime, de Moi même je me suis offert et consumé, personne ne pouvant au cas où je ne l’aurais pas voulu faire cela de Moi. Vous, mes Prêtres, faites ceci en mémoire de Moi et pour que les trésors infinis de mon Sacrifice montent suppliants vers Dieu et descendent, exaucés, sur tous ceux qui y font appel avec une foi assurée.
Une foi assurée, ai je dit. La science ne s’impose pas pour profiter de la Nourriture Eucharistique et du Sacrifice Eucharistique, mais la foi. Foi que dans ce pain et dans ce vin, que quelqu’un, autorisé par Moi et par ceux qui viendront après Moi vous, toi, Pierre, nouveau Pontife de l’Église nouvelle, toi Jacques d’Alphée, toi Jean, toi André, toi Simon, toi Philippe, toi Barthélemy, toi Thomas, toi Jude Thaddée, toi Mathieu, toi Jacques de Zébédée consacrera en mon Nom, c’est mon vrai Corps, mon vrai Sang et que celui qui s’en nourrit me reçoit en Chair, Sang, Âme et Divinité, et que celui qui m’offre réellement offre Jésus Christ comme Lui s’est offert pour les péchés du monde.
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Un enfant ou un ignorant peut me recevoir, aussi bien qu’un savant et un adulte. Et un enfant et un ignorant auront les mêmes bienfaits du Sacrifice offert comme en aura n’importe qui d’entre vous. Il suffit qu’il y ait en eux la foi et la grâce du Seigneur.
Mais vous allez recevoir un nouveau Baptême: celui de l’Esprit Saint. Je vous l’ai promis et il vous sera donné. L’Esprit Saint Lui-même descendra sur vous. Je vous dirai quand, et vous serez remplis de Lui, dans la plénitude des dons sacerdotaux.
Vous pourrez par conséquent, comme je l’ai fait avec vous, infuser l’Esprit dont vous serez remplis pour confirmer les chrétiens dans la grâce et leur infuser les dons du Paraclet. Sacrement royal, de peu inférieur au Sacerdoce, qu’il ait la solennité des consécrations mosaïques par l’imposition des mains et l’onction avec l’huile parfumée, employée autrefois pour consacrer les Prêtres. Non.
Ne vous regardez pas avec cet effroi! Je ne dis pas des paroles sacrilèges! Je ne vous enseigne pas un acte sacrilège! La dignité du chrétien est telle, je le répète, qu’elle est de peu inférieure à un Sacerdoce.
Où vivent les Prêtres? Dans le Temple. Et un chrétien sera un temple vivant. Que font les Prêtres? Ils servent Dieu par les prières, les sacrifices et le soin des fidèles. C’est ainsi qu’ils auraient dû faire… Et le chrétien servira Dieu par la prière, le sacrifice et la charité fraternelle.
Vous entendrez la confession des péchés comme j’ai écouté les vôtres et celles d’un grand nombre, et j’ai pardonné là où j’ai vu un vrai repentir.
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Vous vous agitez? Pourquoi? Vous avez peur de ne pas savoir distinguer? J’ai déjà parlé d’autres fois au sujet du péché et du jugement sur le péché. Mais rappelez vous, quand vous jugez, de méditer sur les sept conditions pour lesquelles une action peut être ou ne pas être un péché, et de gravité différente. Je les rappelle: quand on a péché, et combien de fois; qui a péché; avec qui; avec quoi; quelle est la matière du péché; quelle en est la cause; pourquoi on a péché.
Mais ne craignez pas. L’Esprit Saint vous aidera. Ce que de tout mon coeur je vous conjure de pratiquer c’est une vie sainte. Elle augmentera tellement en vous les lumières surnaturelles que vous arriverez à lire sans erreur dans le coeur des hommes et vous pourrez, avec amour ou autorité, dire aux pécheurs, qui craignent de révéler leur faute ou qui se refusent à la confesser, l’état de leur coeur en aidant les timides, en humiliant les impénitents. Rappelez vous que la Terre perd Celui qui absolvait et que vous devez être ce que j’ai été: juste, patient, miséricordieux, mais pas faible.
Je vous ai dit: ce que vous délierez sur la Terre sera délié dans le Ciel, et ce que vous lierez ici sera lié au Ciel. Jugez par conséquent avec réflexion et mesure tout homme sans vous laisser corrompre par la sympathie ou l’antipathie, par des cadeaux ou des menaces, impartiaux en tout et pour tous comme l’est Dieu, en vous rappelant la faiblesse de l’homme et les embûches de ses ennemis.
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Je vous rappelle que parfois Dieu permet les chutes de ceux qu’Il a choisis non parce qu’il Lui plaît de les voir tomber, mais parce que d’une chute peut venir dans l’avenir un bien plus grand. Tendez donc la main à celui qui tombe car vous ne savez pas si cette chute n’est pas la crise décisive d’un mal qui meurt pour toujours, en laissant dans le sang une purification qui produit le salut.
Dans notre cas: qui produit la sainteté. Soyez par contre sévères avec ceux qui n’auront pas respecté mon Sang et qui, l’âme purifiée par le bain divin, se jetteront une et cent fois dans la boue. Ne les maudissez pas, mais soyez sévères, exhortez les, avertissez les soixante-dix-sept fois sept fois et ne recourez au châtiment extrême de les séparer du peuple élu que quand leur obstination dans une faute qui scandalise les frères vous oblige à agir pour ne pas vous rendre complices de leurs actions.
Rappelez vous ce que j’ai dit: « Si ton frère a péché, corrige le entre toi et lui seulement. S’il ne t’écoute pas, corrige le en présence de deux ou trois témoins. Si cela ne suffit pas, fais le savoir à l’Église. S’il ne l’écoute pas non plus, regarde le comme un gentil et un publicain ».
Dans la religion mosaïque le mariage est un contrat. Dans la nouvelle religion chrétienne qu’il soit un acte sacré et indissoluble sur lequel descend la grâce du Seigneur pour faire des conjoints deux de ses ministres dans la propagation de l’espèce humaine. Cherchez, dès les premiers moments, à conseiller au conjoint qui vient de la nouvelle religion qu’il convertisse son conjoint encore hors du nombre des fidèles afin qu’il entre pour en faire partie, pour éviter ces douloureuses séparations de pensées, et par conséquent de paix, que nous avons observées même parmi nous.
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Mais quand il s’agit de conjoints fidèles au Seigneur, qu’on ne sépare pour aucune raison ce que Dieu a uni. Dans le cas d’une partie qui se trouve, étant chrétienne, unie à un gentil, je conseille que cette partie porte sa croix avec patience et douceur et aussi avec force, jusqu’au point de savoir mourir pour défendre sa foi, mais sans quitter le conjoint auquel elle s’est unie avec un plein consentement.
C’est mon conseil pour une vie plus parfaite dans l’état de mariage, jusqu’à ce qu’il soit possible, avec la diffusion du christianisme, d’avoir des mariages entre fidèles. Alors que le lien soit sacré et indissoluble, et l’amour saint.
Ce serait mal si à cause de la dureté des coeurs il devait arriver dans la nouvelle foi ce qui est arrivé dans l’ancienne: l’autorisation de la répudiation et de la dissolution pour éviter les scandales créés par la luxure de l’homme. Je vous dis en vérité que chacun doit porter sa croix en tout état, même dans l’état de mariage.
Et je vous dis aussi en vérité qu’aucune pression ne doit faire fléchir votre autorité quand vous dites: « Cela n’est pas permis » à celui qui veut passer à de nouvelles noces avant que l’un des conjoints ne soit mort. Il vaut mieux, c’est Moi qui vous le dis, qu’une partie en décomposition se détache, seule ou suivie par d’autres, plutôt que, pour la retenir dans le Corps de l’Église, on accorde des choses contraires à la sainteté du mariage, en scandalisant les humbles et en leur faisant faire des réflexions défavorables à l’intégrité sacerdotal et sur la valeur de la richesse ou de la puissance.
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Les noces sont un acte grave et saint. Et pour vous le montrer j’ai pris part aux noces et j’y ai accompli mon premier miracle. Mais malheur si elles dégénèrent en luxure et en caprice. Le mariage, contrat naturel entre l’homme et la femme, qu’il s’élève dorénavant à un contrat spirituel par lequel les âmes de deux personnes qui s’aiment jurent de servir le Seigneur dans leur amour réciproque, offert à Lui pour obéir à son commandement de procréer pour donner des fils au Seigneur.
Et encore… Jacques, te souviens tu de la conversation sur le Carmel? Dès ce moment je t’ai parlé de cela, mais les autres ne savent pas… Vous avez vu Marie de Lazare oindre mes membres à la Cène du Sabbat à Béthanie. Je vous ai dit alors: « Elle m’a préparé pour la sépulture ». En vérité, elle l’a fait. Non pour la sépulture, car elle croyait encore éloignée cette douleur, mais pour purifier et embaumer mes membres de toutes les impuretés de la route, pour que je monte sur le trône parfumé d’huile balsamique.
La vie de l’homme est une route. L’entrée de l’homme dans l’autre vie devrait être une entrée dans le Royaume. Tout roi est oint et parfumé avant de monter sur son trône et de se montrer à son peuple. Le chrétien aussi est un fils de roi qui parcourt sa route qui se dirige vers le royaume où le Père l’appelle.
La mort du chrétien n’est que l’entrée dans le Royaume pour monter sur le trône que le Père lui a préparé. Elle n’est pas effrayante la mort pour celui qui ne craint pas Dieu se sachant dans sa grâce. Mais pour celui qui doit monter sur le trône il faut que soit purifié de toute tache son vêtement pour qu’il se garde beau pour la résurrection, et que soit purifié son esprit pour qu’il resplendisse sur le trône que le Père lui a préparé afin qu’il apparaisse dans la dignité qui convient au fils d’un si grand roi.
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Qu’elle fasse grandir la Grâce, qu’elle efface les péchés dont l’homme a un plein repentir, qu’elle suscite un élan ardent vers le Bien, qu’elle donne la force pour le combat suprême, voilà ce que doit être l’onction donnée aux chrétiens qui meurent ou plutôt: aux chrétiens qui naissent, car je vous dis en vérité que celui qui meurt dans le Seigneur naît à la vie éternelle.
Répétez le geste de Marie sur les membres des élus, et que personne ne le considère comme indigne de lui. J’ai accepté cette huile balsamique de la part d’une femme. Que tout chrétien s’en tienne honoré comme d’une grâce suprême de la part de l’Église dont il est l’enfant, et l’accepte d’un Prêtre pour laver les dernières taches. Et que tout prêtre soit heureux de faire l’acte d’amour de Marie envers le Christ souffrant sur le corps d’un frère qui meurt.
En vérité je vous dis que ce que vous ne m’avez pas fait alors, en laissant une femme faire mieux que vous, et vous y pensez maintenant avec tant de douleur, vous pouvez le faire à l’avenir et autant de fois qu’avec amour vous vous pencherez sur quelqu’un qui meurt pour le préparer à la rencontre avec Dieu.
Je suis dans les mendiants et dans les mourants, dans les pèlerins, dans les orphelins, dans les veuves, dans les prisonniers, en ceux qui ont faim, soif ou froid, en ceux qui sont affligés ou fatigués. Je suis dans tous les membres de mon Corps mystique qu’est l’union de tous mes fidèles. Aimez moi en eux coeur gifet vous réparerez vos manques d’amour si nombreux, en me donnant une grande joie et en vous donnant une si grande gloire.
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Maria Valtorta-L’Évangile tel qu’il m’a été révélé – Tome 10, Chapitre 21)

DISCOURS DE JÉSUS À MARIA VALTORTA SUR L’INDISSOLUBILITÉ DU MARIAGE !


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Maria Valtorta a écrit:

Tout ne mérite pas des reproches dans vos coutumes. Quand Rome était moins corrompue, ses femmes étaient chastes, laborieuses, et elles servaient la divinité par une vie de vertu et de foi. Même si leur condition misérable de païennes les faisait servir des faux dieux, l’idée était bonne. Elles donnaient leur vertu à l’Idée de la religion, au besoin d’un respect pour une religion, pour une Divinité dont le vrai nom leur était inconnu, mais dont elles sentaient l’existence et qui était plus grand que l’Olympe licencieux, que les divinités avilies qui le peuplaient selon les légendes mythologiques. Inexistant votre Olympe, inexistants vos dieux.

Two gold rings - reflected candles

Mais vos vertus antiques étaient le fruit de la conviction vraie qu’il fallait être vertueux pour pouvoir être regardé avec amour par les dieux; elles étaient le fruit du devoir que vous aviez le sentiment d’avoir envers les divinités que vous adoriez. Aux yeux du monde, particulièrement de notre monde judaïque, vous paraissiez sots pour cet honneur que vous donniez à ce qui n’existe pas. mariage gif

Mais pour la Justice éternelle et vraie, pour le Dieu Très-Haut, Unique et Tout Puissant Créateur de toutes les créatures et de toutes choses, ces vertus, ce respect, ce devoir n’étaient pas vains. Le bien est toujours le bien, la foi a toujours valeur de foi, la religion a toujours valeur de religion si celui qui les suit et les pratique est convaincu d’être dans le vrai.

Je t’exhorte à imiter vos antiques femmes, chastes, laborieuses et fidèles, en restant à ta place, colonne et lumière dans ta maison et de ta maison. Ne crois pas que les serviteurs aient pour toi moins de respect parce que tu es restée seule. Jusqu’à présent ils t’ont servie par crainte et parfois avec un sentiment caché de haine et de révolte. Dorénavant ils te serviront avec amour.

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Les malheureux aiment ceux qui sont malheureux. Tes esclaves connaissent la douleur. Ta joie était pour eux un aiguillon amer. Tes peines, en te dépouillant du froid éclat de maîtresse, au sens le plus odieux du mot, te revêtiront d’une lumière chaude de pitié. Tu seras aimée, Valeria, et par Dieu et par ta fille et par tes serviteurs. Et même si tu n’étais plus l’épouse, mais la divorcée, rappelle-toi (Jésus se lève) que la séparation légale ne supprime pas le devoir de la femme d’être fidèle à son serment d’épouse.

Tu voudrais entrer dans notre religion. Un de ses préceptes divins c’est que la femme est la chair de la chair de l’époux et que rien ni personne ne peut séparer ce que Dieu a fait une seule chair. Nous aussi, nous avons le divorce. Il est venu comme un fruit mauvais de la luxure humaine, du péché d’origine, de la corruption des hommes. Mais il n’est pas venu spontanément de Dieu. Dieu ne change pas sa parole.

Et Dieu avait dit, en inspirant à Adam, innocent encore, et parlant par conséquent avec une intelligence que la faute n’avait pas offusquée, les paroles : que les époux, une fois unis, devaient être une seule chair [2]. La chair ne se sépare pas de la chair autrement que par le malheur de la mort ou de la maladie.

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Le divorce mosaïque, accordé pour éviter des péchés atroces, n’accorde à la femme qu’une liberté bien mesquine. La divorcée est toujours une femme diminuée dans la pensée des hommes, soit qu’elle reste telle, soit qu’elle passe à des secondes noces. Dans le jugement de Dieu, c’est une malheureuse si elle devient divorcée par suite de la malveillance de l’époux et reste divorcée; mais elle n’est qu’une pécheresse, une adultère, si elle le devient par ses abjectes propres fautes et se remarie.

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Mais toi, si tu veux entrer dans notre religion, tu le fais pour Me suivre, et alors Moi, Verbe de Dieu, le temps de la religion parfaite étant venu, je te dis ce que je dis à beaucoup.

Il n’est pas permis à l’homme de séparer ce que Dieu a uni et est toujours adultère celui ou celle qui du vivant de son conjoint passe à d’autres noces.

 Le divorce est une prostitution légale, qui met l’homme et la femme en situation de commettre des péchés de luxure. La femme divorcée reste difficilement veuve d’un homme vivant, et veuve fidèle. L’homme divorcé ne reste jamais fidèle au premier mariage. Aussi bien l’un que l’autre, en passant à d’autres unions, descendent du niveau des hommes à celui des brutes, auxquelles il est permis de changer de femelle à tout appel des sens.

La fornication légale, dangereuse pour la famille et la Patrie, est criminelle à l’égard des innocents. Les enfants des divorcés doivent juger leurs parents. Jugement sévère que celui des enfants ! Les enfants doivent condamner au moins un des deux parents. Et les enfants, à cause de l’égoïsme des parents, sont condamnés à une vie affective mutilée.

Que si ensuite, aux conséquences familiales du divorce, qui prive du père ou de la mère des enfants innocents, s’ajoute le nouveau mariage du conjoint auquel ont été confiés les enfants, à la condamnation d’une vie affective mutilée de l’un des deux membres, s’ajoute l’autre mutilation : celle de la perte, plus ou moins totale, de l’affection de l’autre membre, séparé, ou totalement absorbé, par le nouvel amour et les enfants du nouveau mariage.

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Two gold rings - reflected candles

Parler de noces, de mariage, dans le cas d’une nouvelle union d’un divorcé ou d’une divorcée, c’est profaner le sens et la chose de ce qu’est le mariage. Seule la mort de l’un des conjoints et le veuvage qui en résulte pour l’autre, peut justifier les secondes noces, bien que je juge qu’il serait meilleur de s’incliner devant le verdict toujours juste de Celui qui règle les destinées des hommes, et de se renfermer dans la chasteté quand la mort a mis fin à l’état matrimonial, en se consacrant tout entier aux enfants et en aimant dans ses enfants le conjoint passé à l’autre vie. C’est un amour dépouillé de toute matérialité, saint et vrai.

Pauvres enfants ! Connaître après la mort ou l’écroulement du foyer, la dureté d’un second père ou d’une seconde mère et l’angoisse de voir les caresses partagées avec d’autres fils qui ne sont pas des frères !

Non. Dans ma religion le divorce n’existera pas. Et adultère et pécheur sera celui qui contractera le divorce civil pour contracter une nouvelle union. La loi humaine ne changera pas mon décret. Le mariage, dans ma religion, ne sera plus un contrat civil, une promesse morale, faite et sanctionnée par la présence de témoins préposés pour la chose. Mais ce sera un indissoluble lien rivé, soudé, sanctifié par la puissance sanctifiante que je donnerai au contrat, devenu Sacrement.

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Pour te faire comprendre : rite sacré. Ce pouvoir aidera à pratiquer saintement tous les devoirs matrimoniaux, mais il sera aussi l’affirmation de l’indissolubilité du lien.

Jusqu’à présent, le mariage est un contrat réciproque naturel et moral entre deux personnes de sexe différent, À partir du moment où ma loi existera, il sera étendu à l’âme des conjoints. Il deviendra par conséquent aussi un contrat spirituel, sanctionné par Dieu par l’intermédiaire de ses ministres. Tu sais maintenant qu’il n’y a rien au-dessus de Dieu.Donc ce que Lui aura uni, aucune autorité, aucune loi ou caprice humain ne pourra le séparer.

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Le « où tu es Caïus, je serai moi Caïa » de votre rite se perpétue dans l’au-delà, dans notre rite, dans mon rite, car la mort n’est pas la fin, mais la séparation temporaire de l’époux et de l’épouse, et le devoir d’aimer dure aussi au-delà de la mort. C’est pour cela que je dis que je voudrais la chasteté chez les veufs. Mais l’homme ne sait pas être chaste. Et c’est aussi pour cela que je dis que les conjoints ont le devoir de s’améliorer l’un l’autre.

Ne hoche pas la tête. Tel est le devoir, et il faut accomplir ce devoir si on veut vraiment Me suivre. »

« Tu es dur, aujourd’hui, Maître. »

« Non. Je suis Maître et j’ai en face de Moi une créature qui peut grandir dans la vie de la Grâce. Si tu n’étais pas ce que tu es, je t’imposerais moins. Mais tu as une bonne trempe et la souffrance purifie et trempe toujours plus ton métal. Un jour tu te souviendras de Moi et tu me béniras d’avoir été ce que je suis. »

« Mon mari ne reviendra pas en arrière… »

« Et toi, tu iras de l’avant. En tenant par la main ton innocente, tu marcheras sur le chemin de la Justice sans haine, sans vengeance, et aussi pourtant sans attente inutile et sans regret pour ce qui est perdu. »

« Tu le sais alors que je l’ai perdu ! »

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« Je le sais, mais ce n’est pas toi qui l’as perdu, c’est lui qui t’a perdue. Il ne te méritait pas. Maintenant écoute… C’est dur. Oui. Tu m’as apporté des roses et des sourires innocents pour me consoler, .. Moi… Je ne puis que te préparer à porter la couronne d’épines des épouses abandonnées…

 

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SOURCE : http://www.maria-valtorta.org (Tome 7, nos 498 à 500).

 

Jésus dit à Maria Valtorta..le 20 août 1943*Grande est l’horreur de maintenant, mes bien-aimés; mais de combien, de combien elle doit encore augmenter pour être l’Horreur des derniers temps !


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JÉSUS:

 » Si l’on observait attentivement ce qui se passe depuis quelques temps, et surtout depuis le commencement de ce siècle qui précède la fin du deuxième millénaire, on pourrait penser que les sept sceaux ont été ouverts. Jamais comme maintenant me suis-je tant agité pour revenir parmi vous, rassembler par ma Parole les troupes de mes élus, et pour partir avec eux et avec mes anges livrer bataille aux forces occultes qui travaillent pour creuser à l’humanité les portes de l’abîme.

Guerres, famines, épidémies, instruments d’homicide militaireslesquels sont pires que les bêtes féroces mentionnées par le Bien-Aimétremblements de terre, signes dans le ciel, éruptions des viscères de la terre, appels miraculeux à des voies mystiques de petites âmes mues par l’Amour, persécutions contre mes disciples, grandeurs d’âme et bassesses du corps, rien ne manque des signes, d’où vous pouvez déduire que le moment de ma colère et de ma justice est proche.

Dans l’horreur que vous éprouvez, vous vous exclamez : le temps est arrivé ! ça ne peut pas devenir plus terrible que ça !’ Et vous appelez très fort la fin qui vous délivrera. Les coupables l’appellent, se moquant et maudissant comme toujours ; les justes l’appellent, car ils ne peuvent plus supporter de voir le Mal triompher sur le Bien.

Paix, mes élus ! Encore un peu de temps, et je viendrai. La somme de sacrifice nécessaire à justifier la création de l’être humain et le sacrifice du Fils de Dieu n’est pas encore accomplie. Le déploiement de mes cohortes n’est pas encore terminé et les anges du signe n’ont pas encore mis le sceau glorieux sur le front de tous ceux qui ont mérité d’être élus à la gloire.

L’opprobre de la terre est tel que sa fumée, peu dissemblable de celle qui jaillit de la demeure de Satan, s’élève jusqu’au pied du trône de Dieu dans un élan sacrilège. Avant l’apparition de ma Gloire, il faut que l’Orient et l’Occident soient purifiés afin d’être dignes que mon visage apparaisse.

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Les prières et les souffrances de mes saints, des favoris de mon Coeur, de ceux qui portent déjà mon Signe, ma Croix bénie, avant que les anges du Signe ne les aient marqués, sont un encens qui purifie et une huile qui consacre le vase, incommensurable autel où moi, éternel Pontife, servi par tous les saints que le ciel et la terre auront à cette heure là, je célébrerai la dernière Messe.

C’est sur la terre que se grave le signe et c’est votre volonté qui le grave. Puis les anges le remplissent d’un or incandescent qui ne s’efface pas et qui fait resplendir comme le soleil votre front dans mon Paradis.

Grande est l’horreur de maintenant, mes biens-aimés; mais de combien, de combien elle doit encore augmenter pour être l’Horreur des derniers temps ! Et si effectivement il semble que l’absinthe se soit mêlée au pain, au vin, au sommeil de l’être humain, beaucoup, beaucoup plus d’absinthe devra encore couler goutte à goutte dans vos eaux, sur vos tables, sur vos grabats avant que vous n’ayez atteint l’amertume totale qui sera la compagne des derniers jours de cette race créée par l’Amour, sauvée par l’Amour et qui s’est vendue à la Haine.

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Si Caïn s’en alla errer par la terre pour avoir versé un sang, innocent, mais néanmoins pollué par la faute originelle, et s’il ne trouva personne pour le soustraire au tourment du souvenir, car le signe de Dieu était sur lui pour son châtiment – et il engendra dans l’amertume, et dans l’amertume il vécut et vit vivre, et dans l’amertume il mourut – quelles ne seront pas les souffrances de la race humaine qui versa réellement et verse par son désir le Sang très innocent qui l’a sauvée ?

Vous pouvez donc penser que ce sont bien là les prodromes de la fin, mais l’heure n’est pas encore arrivée.
Il y a des précurseurs de celui dont j’ai dit qu’il pouvait s’appeler ‘Négation‘, ‘Mal fait chair‘ , ‘Horreur’ , ‘Sacrilège‘ , ‘Fils de Satan‘ , ‘Vengeance‘ , ‘Destruction‘ , et je pourrais continuer à lui donner des noms qui sont une claire et effrayante indication. Mais il n’est pas encore là.

Ce sera une personne très haut placée, comme un astre. Non un astre humain qui brille dans un ciel humain, mais un astre d’une sphère surnaturelle, lequel, cédant à la flatterie de l’Ennemi, connaîtra l’orgueil après l’humilité, l’athéisme après la foi, la luxure après la chasteté, la faim de l’or après la pauvreté évangélique, la soif d’honneur après une vie cachée.
Il est moins effrayant de voir tomber une étoile du firmament que de voir tomber dans les anneaux de Satan cette créature déjà élue, laquelle copiera le péché de son père d’élection. A cause de son orgueil, Lucifer devint le Maudit et l’Obscur. Pour l’orgueil d’une heure, l’Antéchrist deviendra le maudit et l’obscur après avoir été un astre de mon armée.

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En récompense de son abjuration, qui secouera les cieux d’un frémissement d’horreur et fera trembler les colonnes de mon Église dans l’épouvante que suscitera sa chute, il obtiendra l’aide totale de Satan; celui-ci lui donnera les clefs du puits de l’abîme pour qu’il l’ouvre.

Qu’il l’ouvre tout grand pour qu’en sortent les instruments de l’horreur qu’au cours des millénaires Satan a fabriqués pour mener les humains au désespoir absolu, afin que d’eux-mêmes ils invoquent Satan roi et courent à la suite de l’Antéchrist; lui seul pourra ouvrir toutes grandes les portes de l’abîme pour en faire sortir son roi, tout comme le Christ a ouvert les portes des cieux pour en faire sortir la grâce et le pardon, qui rendent les hommes semblables à Dieu et en font les rois d’un Royaume éternel où je suis le Roi des rois.

Comme le Père m’a donné tous les pouvoirs, ainsi Satan lui donnera tous les pouvoirs, et surtout tous les pouvoirs de séduction, pour entraîner à sa suite les faibles et ceux qui sont rongés par les fièvres de l’ambition, comme l’est l’Antéchrist, leur chef. Mais dans son ambition effrénée, il trouvera encore insuffisante l’aide surnaturelle de Satan et cherchera d’autres appuis parmi les ennemis du Christ; armés d’armes toujours plus meurtrières, telles que leur avidité de mal pouvait les pousser à créer pour mener le désespoir dans les masses, ceux-ci l’aideront jusqu’à ce que Dieu lance son Assez’ et les réduisent en cendres par la splendeur de son apparence.

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Au cours des siècles, on s’est trop creusé les méninges, beaucoup trop sur ce que Jean dit dans le chapitre 10 de l’Apocalypse, trop, beaucoup trop, et non par soif légitime et honnête désir de porter remède au mal qui menace, mais plutôt par curiosité inutile. Mais dis-toi bien, Maria, que je permets qu’on sache ce qui est utile de savoir et je voile ce que je juge utile que vous ne sachiez pas.

Vous êtes trop faibles, mes pauvres enfants, pour connaître le nom d’horreur des ‘sept tonnerres’ apocalyptiques. Mon ange a dit à Jean : ‘Scelle ce qu’ont dit les sept tonnerres et ne l’écrit pas’. Moi, je dis que l’heure n’est pas encore venue d’ouvrir ce qui est scellé, et si Jean ne l’a pas écrit, je ne le dirai pas.

Du reste, vous n’êtes pas destinés à goûter l’horreur et par conséquent… Il ne vous reste qu’à prier pour ceux qui auront à la subir, pour que la force ne leur fasse pas défaut et qu’ils ne passent pas du côté de la foule de ceux qui, sous la morsure du fouet, ne feront pas pénitence et blasphémeront Dieu au lieu de l’appeler à leur secours. Un grand nombre de ces derniers sont déjà sur terre et leurs descendants seront sept fois plus démoniaques qu’eux.

Moi-même, et non mon ange, je jure que, lorsque se terra le tonnerre de la septième trompette et que sera accomplie l’horreur du septième fléau, sans que la race d’Adam reconnaisse le Christ, Roi, Seigneur, Rédempteur et Dieu, et ayant invoqué sa miséricorde, son Nom en lequel est le salut, je jure, par mon Nom et par ma Nature, que j’arrêterai cet instant dans l’éternité. Le temps cessera et le Jugement commencera. Le Jugement qui sépare pour l’éternité le Bien du Mal après des millénaires de cohabitation sur la terre.

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Le Bien retournera à la source dont il est issu. Le Mal sera précipité là où il a déjà été précipité au moment de la révolte de Lucifer et d’où il est sorti pour troubler la faiblesse d’Adam par la séduction des sens et de l’orgueil.
Alors s’accomplira le mystère de Dieu. Alors vous connaîtrez Dieu. Tous les hommes de la terre, tous, d’Adam au dernier né, rassemblés comme grains de sable sur les dunes de la plage éternelle, verront le Seigneur Dieu, Créateur, Juge, Roi.
Oui, vous le verrez ce Dieu que vous aurez aimé, blasphémé, suivi, raillé, béni, vilipendé, servi, fui. Vous le verrez. Vous saurez alors combien il méritait votre amour et combien il était méritoire de le servir.

Oh ! Joie de ceux qui se seront consumés à l’aimer et à lui obéir ! Oh ! Terreur de ceux qui auront été ses Judas, ses Caïns, de ceux qui auront préféré suivre l’Antéchrist et le Séducteur au lieu du Verbe fait homme en qui est la Rédemption, du Christ, Voie du Père; de Jésus, très sainte Vérité; du Verbe, vraie Vie. « 

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source: http://www.maria-valtorta.org/Quaderni/430820.htm#Precurseurs

 

Extraits *Jésus parle aux Chrétiens…selon Maria Valtorta * Dépouille-toi de tes vêtements trop charnels qui te rendent obtus et paresseux, et revêts-toi de justice !*


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(…..)  Contre qui s’acharna l’ennemi ? Contre les hommes et les pierres ou contre l’Idée? Contre l’Idée. Pour frapper le peuple, il frappa l’Idée. Il détruisit. Il dispersa.

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Oh ! Malheureux, malheureux hommes superficiels ! Même si vous êtes catholiques pratiquants, vous êtes si tièdes pour l’Idée, si tièdes pour le Christianisme et pour l’Église, qui sont l’Idée : force, puissance, cohésion, victoire et salut contre les armées humaines et extrahumaines des serviteurs du Dragon [1][15] !

 

Méditez cette grande leçon qui vient des événements : lorsque l’inertie, le péché, ou l’adhésion aux doctrines sataniques permettent que les ennemis de Dieu et des esprits assaillent, détruisent, dispersent l’Idée unique, sainte, vraie et éternelle – Dieu – en ce qui l’annonce et le représente, tout, absolument tout, vient à être dispersé et détruit, même ce que vous ne voudriez pas qui soit dispersé ou détruit : votre bien personnel égoïste, la fortune familiale, la tranquillité, parfois la famille elle-même.

BARREFLEUR

bateau de dieu

Dressez-vous, ô chrétiens! À Jésus qui dormait on cria un jour : « Maître, réveille-toi, nous périssons ! »[2][16]. Mais aujourd’hui c’est Dieu qui vous crie : « Réveillez-vous, ô chrétiens, car si vous ne vous réveillez pas vous périrez ! La tempête est au-dessus de vous ! « . Pour rassembler autrefois le vieil Israël à la défense de la religion et de la patrie, on lui disait: « À tes tentes, ô Israël! » [3][17]. À vous, Moi-même je crie : « À tes tabernacles, ô peuple chrétien ! À ta foi ! À ton Seigneur Jésus-Christ ! Auprès de la Victorieuse qui triomphe de Satan [4][18] ! Debout ! Rallume ta lampe et le feu de la foi et de la charité !

Dépouille-toi de tes vêtements trop charnels qui te rendent obtus et paresseux, et revêts-toi de justice ! [5][19] « .

   dieu

BARREFLEUR

Tu dois te sauver, toi, par toi-même. Ta victoire est dans ta volonté. Dieu t’observe, mais ne te sauve plus par sa volonté à lui. Il l’a fait tant de fois, et toi, de la victoire du salut, tu t’es fait des marches pour descendre dans les ténèbres, le gel et le vice. Je l’ai déjà dit au petit Jean [6][20] au début de ce travail. Vous avez ri, vous vous êtes moqués, vous avez maugréé contre la petite voix qui vous répétait mes paroles. Mais beaucoup de ces paroles, parce que divines, se sont déjà réalisées.  

Ne riez pas, ne vous moquez pas, ne maugréez pas contre ces paroles. Accueillez-les. Protégez-vous, défendez vos familles, votre tranquillité, votre bien-être, en défendant l’Idée divine, l’Église, la Foi. Satan et ses serviteurs cherchent à détruire l’Idée : l’Église, la Foi, c’est-à-dire le cœur, le sang, le souffle qui maintiennent en vie votre propre existence. Existence douloureuse, existence fatigante, oui. Mais si Satan en venait à triompher dans un monde sans Dieu, trois fois malheur à vous.

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Vous ne savez pas. Je ne lève pas le voile sur cette horreur qui est déjà en action et qui serre ses rangs pour passer à l’attaque [7][21]. Je vous indique ce qui est haut : le Ciel, Dieu. Je vous montre le cœur de la Chrétienté : Rome vaticane. Je vous indique le tabernacle.

Protégez-les, pour être protégés. Et méditez bien mes paroles.

En persécutant Jésus-Christ dans ses petites voix, vous risquez de ressembler, singulièrement, à ceux qui se préparent à persécuter Dieu dans son Idée, dans l’Église de Rome, dans la Foi. Je vous le dis : ne persécutez pas le Christ. C’est à vous, à vous qui opprimez ses instruments, que le Christ s’adresse lorsqu’il dit dans sa divine et juste sincérité: « Pourquoi me persécutes-tu? ».     

 

Oui. C’est lui-même que vous persécutez en persécutant ceux à qui vous niez la paix. Oui. C’est lui que vous persécutez en niant que le Verbe puisse parler en eux, en niant que puisse parler en eux l’Esprit Saint qui est toujours l’auteur de tout enseignement divin.       

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Imitez l’apôtre Paul dans la deuxième période de sa vie mortelle, puisque vous savez l’imiter dans son premier rôle, lorsqu’il était encore Saul de Tarse, de la tribu de Benjamin, pharisien et persécuteur des chrétiens [8][22]. N’ayez pas honte, vous les nouveaux rabbins, d’apprendre par une petite voix des choses de foi et de sagesse que vous avez ignorées jusqu’ici.  

Comparé au riche puissant et imposant Gamaliel, qui ressemblait à un roi par son faste et ses courtisans, livre vivant de la sagesse d’Israël [9][23], le doux Maître de Nazareth devait apparaitre bien méprisable à Saul de Tarse qui connaissait sa condition sociale, sa méthode d’enseignement et sa manière de vivre…

 

Mais lorsque les écailles du pharisaïsme quittèrent Saul de Tarse[10][24], en tombant non pas des pupilles de ses yeux mais de celles de son esprit, et qu’après une application décennale son esprit pénétra dans la sagesse de l’Évangile, « vertu de Dieu et salut de tout croyant« , Paul reconnut que dans l’Évangile « se manifeste la justice qui vient de la foi et est destinée à la foi ».      

Cette justice, rendue lumineuse et compréhensible par la bonté de la Parole de Dieu elle-même, qui a pitié de vous, cette justice se manifeste dans le don que la petite voix vous a fait en notre Nom.

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Les justes aiment. Et l’amour est lumière. La lumière permet de voir et de reconnaître. Les justes croient. Et ils ont une soif ardente de croire toujours plus. Ils comprennent que la connaissance aide énormément à croire. Ils ont l’intuition que croire c’est vivre, parce que croire est charité[11][25]. Et la Charité est vie, car la charité est Dieu – le Vivant – accueilli en eux, et eux accueillis en Dieu.

 

Voilà. Par un long détour nous avons rejoint la première proposition de la dictée d’aujourd’hui: « Le juste vit de foi« . Et plus le juste a un cœur d’enfant, plus il sait vivre de foi. C’est pour cela que le divin Maître a dit: « Si vous ne devenez pas semblables à des petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux »[12][26]. L’enfant sait croire; par son savoir croire il parvient à connaître Dieu et à mériter de jouir éternellement de sa possession, même s’il meurt avant de devenir un grand savant comme vous.

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Il est difficile que l’abondance du savoir soit salut [13][27]. Ne serait-ce qu’à cause du fait que « à celui qui a plus reçu, il sera plus demandé« [14][28], et aussi à cause du fait que « pour celui qui s’est emparé d’un trésor il est difficile de ne pas être assailli par les larrons ». Mais ce proverbe ancien vous ne le connaissez pas encore, et vous ne savez pas non plus de quels larrons je vous parle. Vous, qui êtes savants, tâchez de les connaître. Si vous parvenez à les découvrir, vous pourrez vous protéger contre la mort qu’ils sont résolus et prêts à vous donner.

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Mais les « petits enfants » ne courent pas ces dangers. Ils savent « vivre de la foi« . Tout simplement. Ils ont confiance dans le Seigneur. Il est dit que celui qui met sa confiance dans le Seigneur comprend la vérité [15][29]. C’est donc dire qu’ils comprennent même sans savoir de façon scientifique.

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Ils comprennent: par la charité qui vit en eux et parce qu’ils ont pour maîtres la Charité et leur ange gardien.

 


Source : http://www.maria-valtorta.org/Epitre/Epitre02.htm

 

La colère de Dieu selon Maria Valtorta* C’est le temps de Marie qui surgit. Marie est l’extrême miséricorde que notre Amour ait conçue pour vous.*


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Romains 1, 18: « Alors que la colère de Dieu se manifeste du Ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui tiennent captive de l’injustice, la vérité de Dieu ».      

L’Auteur Très-Saint (Jésus) dit :         

Dans la leçon précédente je vous ai invités à défendre l’Idée religieuse pour avoir le salut et la paix, car lorsqu’un peuple tombe dans « l’impiété et l’injustice » – et la plus grande impiété et la plus grande injustice est celle d’offenser Dieu, celle de se moquer de la Religion, de l’attaquer, de l’éteindre dans les esprits, de lui désobéir consciemment, avec préméditation, dans tous ses commandements – alors la colère de Dieu se manifeste du Ciel.   

Pas besoin de foudres pour qu’elle soit manifestée. Pas besoin de cataclysmes, pas de déluges. Il suffit que Dieu vous abandonne, et déjà vous vous donnez la mort, l’angoisse, le désespoir de vous-mêmes. La colère de Dieu, la vraie, la colère immuable de Dieu, plus que par des châtiments, est par le fait de vous abandonner à vous-mêmes.

Ce que vous appelez colère de Dieu, c’est-à-dire les guerres, les atroces moyens de destruction, les cataclysmes et les pestilences, ne sont pas vraiment colère sans retour, ou colère absolue. Ce sont des reproches, des rappels de la part d’un Père offensé, mais encore empressé à accorder le pardon et le secours à ses enfants coupables.

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Mais lorsque « impiété et injustice » auront gagné 99% de l’humanité, lorsque l’impiété et l’injustice mentale ou matérielle auront envahi chaque classe sociale, au point de faire pénétrer l’abomination dans la maison de Dieu – l’abomination et la désolation dont vous parle le prophète et dont le Verbe vous donne confirmation, cette « désolation » dont vous n’avez pas encore saisi le sens exact, et dont il est dit qu’elle sera signe de la fin, et elle le sera –

Alors Dieu ne vous reprendra plus par des châtiments paternels (qui n’en sauvent plus beaucoup, il faut le dire, parce que le plus grand nombre d’entre vous est déjà au service de Satan), mais il vous laissera abandonnés à vous-mêmes. Il se retirera. Il cessera d’agir. Il cessera d’agir jusqu’au moment où, dans un éclair de son vouloir, il dira à ses anges d’ouvrir les sept sceaux, de sonner les quatre trompettes, de libérer l’aigle des trois malheurs.    

Puis, horreur, souffle sera donné à la cinquième trompette, et le Judas des derniers temps ouvrira le puits de l’abîme pour en faire sortir ce que l’homme aura désiré plus que Dieu.

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Mais quand ? Quand tout cela ? Êtes-vous déjà rendus à cette heure ou êtes-vous sur le point d’y entrer ? Vous êtes dans la crainte, vous vous posez des questions… mais vous ne voulez pas regretter vos péchés et vous repentir. Le « quand » ne vous sera pas dévoilé. Il est inscrit dans le cœur des prophètes actuels, mais « ce que les sept tonnerres leur ont révélé demeure scellé, et ils ne le diront pas ».        

La Terre entière sera secouée comme une mer en bourrasque. Les humains seront en plein naufrage, tous, à l’exception des serviteurs de Dieu réunis dans la barque de Pierre, et fidèles au saint Navigateur. C’est alors que, tel un astre pacifique, sur les horreurs et les terreurs des ondes en furie, on verra se lever l’Étoile de la Mer pour annoncer l’Étoile du Matin gif étoile, pour annoncer l’ultime venue de l’Étoile du Matin sur la Terre.     

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Pour cette seconde et ultime venue l’Agneau de Dieu, le Rédempteur, le Saint des Saints n’aura plus comme précurseur le pénitent du désert, salé par les mortifications et cinglant les pécheurs pour les guérir de leur pesanteur et les rendre aptes à accueillir le Seigneur . Son précurseur sera notre Ange à nous , Celle qui, bien que dans la chair, fut Séraphin, Celle en qui Nous avons établi notre demeure.

Nous n’aurions pu en avoir une plus douce et plus digne. Elle est l’Arche très aimée, l’Arche d’or pur qui encore Nous contient, comme Nous la contenons’. Elle traversera les cieux, rayonnante d’amour, pour préparer la route parfumée et royale au Roi des rois, et pour préparer, engendrer et mettre au monde, comme pour une dernière maternité, autant de germes vivants que possible, tous ceux qui voudront être enfantés au Seigneur.      

Regardez là, à l’orient des temps… Déjà sur les ténèbres qui, toujours plus denses et maudites, recouvrent la Terre, se dessine une lueur qui ne pourrait être plus douce. C’est le temps de Marie qui surgit. Marie est l’extrême miséricorde que notre Amour ait conçue pour vous.

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marie

Long, très long sera son chemin. Elle est contrariée par son éternel ennemi qui, bien que vaincu, n’en demeure pas moins obstiné à la tourmenter et à la combattre. Il obscurcit l’intelligence des hommes pour les empêcher de connaître Marie. Il éteint la foi et la confiance qu’ils peuvent avoir en elle, il fait surgir des brumes, il lance de la boue. Mais l’Étoile de la Mer gif étoileest bien trop haute pour être touchée par les vagues polluées. Elle passera sans que la boue puisse salir l’ourlet de sa robe.

Rapide comme un archange, elle descendra seulement pour tracer son signe, près de celui du Tau, sur le front des fidèles sauvés pour le Royaume éternel. Au toucher de sa main, force et paix pénétreront dans l’esprit de ses fidèles, car elle est Mère de la Vie et Fontaine du Salut.      

Bénissez Dieu qui a concédé à l’Étoile très pure de lui ouvrir le chemin,gif étoile pour qu’elle vous attire à lui par la douceur de son amour. Mère secourable, compatissante, extrême, toujours prête à compenser, dans l’esprit des bons, le vide laissé par Dieu, qui se retire toujours plus loin dégoûté par les péchés des hommes.

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Que ce retrait de Dieu ne vous paraisse pas injuste. Dans le livre des Maccabées on lit que, lorsque la corruption pénétra en Israël avec Antiochus Epiphane et que Israël s’éloigna de la Loi – du fait que beaucoup de chefs d’Israël, « fils d’iniquité« , s’étaient pliés aux « nations voisines« , au point d’adopter leurs coutumes perverses « se vendant pour faire le mal » –, le sanctuaire demeura désolé comme un désert, sa gloire fut anéantie, les fêtes solennelles se changèrent en deuils et les sabbats en opprobres.

En plus, on accepta « le culte des idoles« . Tout ceci entraîna la persécution du petit nombre demeuré fidèle. La mort, la destruction, la violence et la douleur devinrent l’héritage du peuple qui avait provoqué la colère du Seigneur . Faites vos comparaisons. Méditez. Choisissez.     

Une fois de plus Jésus vous répète ce qu’il disait à l’occasion de la fête des Tabernacles, les derniers de sa vie sur Terre : « Je vais être avec vous pour un peu de temps encore (…), Puis je m’en irai. Alors vous me chercherez, mais vous ne me trouverez pas ».

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jésus visage sang

  
Vous qui dormez, oui, c’est à vous que je parle plus qu’aux ennemis déclarés. À vous. Si vous pouviez donc vous réveiller, vous pourriez prendre la défense de l’Idée et de vos intérêts véritables. C’est à vous que je parle, car vous dormez alors que les autres travaillent. Vous vous bercez dans l’illusion que Dieu soit votre serviteur, que Jésus soit votre serviteur, et serviteur stupide.

Vous êtes ceux qui voudraient que Jésus, après avoir été ignoré, négligé, abandonné, laissé pour compte jusqu’à ce qu’il s’en aille, convaincu de l’inutilité de sa présence parmi vous, soit par la suite prêt et disposé à revenir vous aider quand vous serez en train de sombrer, et que finalement (trop tard pour plusieurs) vous vous réveillerez.

Cherchez le Sauveur alors qu’il est encore parmi vous , avant que la haine l’envoie hors de vos frontières… en Ephraïm, chez les peuples qui s’ouvrent à la lumière, alors que vous vous enfoncez dans les ténèbres. Ténèbres qui « étouffent la vérité, et la dissimulent, qui élèvent un mur de tiédeur et de quiétisme, là où le mur qu’elles élèvent n’est pas celui de l’impiété et de l’injustice ».

jésus sauveur

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Source : http://www.maria-valtorta.org/Epitre/Epitre03.htm#Colere

 

*La Sainte Trinité & La Sainte Eucharistie…selon Maria Valtorta*


Ange

Ce chant me fait comprendre ce qu’est l’Eucharistie pour les cieux, pour ceux qui y habitent… Ce chant m’illumine sur l’ardent désir angélique d’avoir ce Pain…

Oh ! …        

Azarias (l’ange)  parle:

 

« Viens, monte car, mieux qu’une simple méditation, cette explication sera à la fois contemplation et adoration, en plus d’être une identification à notre pensée angélique qui est grandement différente des habituelles explications de ce mystère. Cette différence est remarquable dès l’introït.

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Écoute.   

Il y est dit que la fleur du froment et le miel par lesquels l’introït rappelle les douceurs de l’Eucharistie sont ainsi nommés en souvenir de la manne, ce pain tombé du ciel qui fut donné au peuple hébreu, semblable à la rosée et à la graine de coriandre et au goût de la fleur de farine mélangée au miel, symbole de l’Eucharistie.  

Mais moi qui suis un ange, je veux que tu saches ce que nous, les anges, pensons en regardant le Fils et la Mère : le Fils devenu pain, et la bienheureuse Mère dont vous vous nourrissez aussi lorsque vous vous nourrissez du Fils.

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 Parce que, oh ! En vérité il en est ainsi ! De quoi vous nourrissez-vous sinon du Pain qui est le Fils de Marie, de celle qui est la très pure et très douce, et qui est devenu homme grâce au meilleur d’elle-même : par son sang virginal, par son lait de Vierge Mère, par son amour de Vierge épousée ?  

Oui. Dieu vous nourrit de la pure fleur du froment. Marie, cet épi intact né sur terrain élu, dans le jardin clos de Dieu, et venu à maturité sous l’ardeur du soleil de Dieu, s’est fait farine, fleur de farine pour vous donner le pain Jésus.       

Elle s’est fait fleur de farine. Ce n’est pas qu’une façon de parler ! Par amour de vous, par amour des hommes, Marie s’est immolée, s’est réduite en poussière entre les meules de l’obéissance et de la souffrance, elle, l’Intacte que ni les noces, ni l’enfantement, ni la mort ne sont parvenus à alourdir, à violer ou à corrompre comme c’est le cas de tout mortel. Seulement l’amour. L’amour seul l’a livrée à la meule par laquelle la Corédemptrice, d’épi qu’elle était, est devenue fleur de froment…    

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Le Fils a dit : « Si le grain de blé ne meurt pas, il ne peut porter de fruit. » Qui est mort plus que Marie ? Celle qui ne devait pas mourir, a su mourir à elle-même, à ses affections, pour vous donner le Pain de Vie. Celle qui n’a pas connu la mort a goûté à toutes les morts des renoncements pour vous donner cet excellent fruit qu’est le Sauveur et Rédempteur.



Ensuite, parce qu’elle est sa Mère, elle l’a fait grandir par le meilleur d’elle-même, par son lait virginal, donc encore par son sang qui faisait battre son cœur pour Dieu seul, par son sang devenu amour maternel. Elle l’a fait grandir pour vous par sa chaleur, par ses soins, par tout le miel puisé à la roche intacte, tout élevée vers le ciel, inondée par le Soleil-Dieu, pour enfin vous le donner à manger, empli non seulement des saveurs de son amour, mais aussi du sel de ses larmes.



Oh ! Sainte ! Sainte Mère et nourrice du genre humain ! Grenier élu ! Jardin rempli de fleurs et d’abeilles d’or ! Jardin clos et fontaine suave !   

Jésus est en vérité le Pain véritable, mais c’est aussi Marie, celle qui, de la Parole, fit un homme pour le donner aux hommes, pour leur rédemption et leur nourriture. Ce pain est sa­gesse, vie, force. Mais il est encore pureté, grâce et humilité.

 

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Car, si ce pain est Jésus, il est aussi Marie qui a fait Jésus avec la fleur de son corps et le miel de son cœur. Ce pain rappelle la passion divine, il rappelle le vrai Corps et le vrai Sang de Jésus Christ, mais, pour vous aider à être dignes de la rédemption – qui est la consommation de l’Agneau sur l’autel de la croix -, il doit aussi vous rappeler celle qui est « semblable à Dieu » et qui forma ce Pain en son sein.

 

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Maintenant, quel est le fidèle qui fait offense à son Seigneur? Quel est ce sujet qui offense son Roi ? Quel est ce disciple qui se moque de son Maître ? Et quel est ce fils qui bafoue sa Mère ? C’est le fidèle, le sujet, le disciple, le fils pécheur, dur de cœur, digne de châtiment. C’est celui qui se crée lui-même sa condamnation, et même ses condamnations. Car, dans le temps, c’est la perte de l’aide de Jésus et Marie et, dans l’éternité, c’est la perte de la possession de Dieu.         

 

Nombreux pourtant sont ceux qui, oublieux de l’avertissement de Paul, vont à la sainte table sans « s’examiner eux‑mêmes » et mangent de ce Pain, s’abreuvent de ce Sang, avec l’âme impure ; alors le Pain et le Sang qui sont rédemption deviennent condamnation, puisqu’ils sont reçus de façon sacrilège par le pécheur.   

 

Ce n’est pas pour cela que lui, le Divin, s’est fait homme et s’est donné, mais pour que l’homme devienne dieu. Il ne s’est pas fait Pain pour vous donner la mort, mais pour vous donner la Vie. Fou d’amour, après vous avoir sauvés et rachetés, il a voulu vivre en vous, bourreaux de Dieu qui l’avaient crucifié, et faire de vous des dieux, parce que l’amour sublime connaît ces sublimes paradoxes. De Dieu il se fit homme, les hommes le tuèrent et, lui, il veut en faire des dieux ! Il vous fait dieux par l’Eucharistie qui, bien reçue, vous transsubstantie en lui, comme le dit Paul: « Ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi ». 

Vous qui devez mourir- vous êtes même d’éternels mourants puisque la faute originelle maintient en vous des toxines de mort toujours actives, et malgré la grâce que le Rédempteur vous a rendue par son immolation et les sacrements qu’il a créés et vivifiés par ses mérites, vous pouvez périr à tout moment -, vous qui devez mourir donc, il vous faut combattre la mort par la Vie, c’est-à-dire par l’Eucharistie.

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Jésus l’a dit: « Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’Homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas en vous la Vie. Qui mange ma chair et boit mon sang aura la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour ».

Et encore: « Je suis venu pour qu’ils aient la Vie, et qu’ils l’aient en surabondance. C’est pour cela que je donne ma vie… »

Mais malheur à ceux qui sciemment font du Pain du ciel leur condamnation, le poison qui tue, en utilisant le sacrement le plus sublime de façon sacrilège. Gare également à qui en limite la puissance transformatrice en le recevant avec indifférence et tiédeur, sans véritable volonté de se transformer en Dieu et avec l’aide de Dieu, afin d’être toujours plus digne de le recevoir.      

 

Vie eucharistique : vie de fusion. La communion ne cesse pas lorsque vous sortez de l’église ni quand les saintes espèces se sont consumées en vous. La communion « vit », même si ce n’est plus de façon matérielle.

 

Elle vit malgré tout, par ses fruits, par ses ardeurs, par la cohabitation, mieux, par l’établissement de la demeure du Christ en vous, par votre fructification dans le Christ, car : « Le sarment qui reste uni à la vigne porte du fruit » et « ceux qui restent en moi et en qui je demeure, ceux-là portent beaucoup de fruits ». 

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Vie Eucharistique : vie d’amour. C’est pour cela que l’Eucharistie, mémorial d’amour, source et brasier d’amour, transmet en celui qui la reçoit le don d’être toujours plus aidé par la grâce du sacrement, pourvu que l’âme y mette du sien.

 

Il est en effet indéniable que, là où il y a bonne volonté et même si la créature est faible et mal formée, on voit que l’Eucharistie augmente la formation, renforce la volonté, transforme la tiédeur du sentiment en ardeur, la tiédeur du désir en désir puissant, change l’obéissance au précepte de communier aux seules fêtes en une faim de le faire chaque jour.   

L’Eucharistie rend présent le Christ en toutes ses opérations de Christ. Son incarnation : l’Eucharistie est une perpétuelle incarnation du Christ. Sa vie cachée : le tabernacle est une continuelle maison de Nazareth. Sa vie d’artisan : Jésus-Eucharistie est l’infatigable artisan qui travaille les âmes. Sa mission de prêtre auprès de ceux qui meurent ou qui souffrent : comme au chevet de saint Joseph mourant et auprès de tous ceux qui allaient à lui pour être consolés, de même maintenant Jésus est là pour consoler, conseiller, fortifier, demander comme aux deux disciples d’Emmaüs : « Pourquoi êtes-vous si tristes? », et rester avec vous, en ami et en Simon de Cyrène qu’il est, tandis que « le soir approche et que le jour décline », tandis que se consument le chemin de la croix et son immolation extrême.

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Jésus est là comme quand il évangélisait les foules et disait: «J’ai pitié de ce peuple. Donnons-lui du pain afin qu’il ne périsse pas en chemin»; comme alors, il vous évangélise aux vertus de charité, d’humilité, de patience et de douceur. En Agneau, plus que jamais Agneau qui n’ouvre pas la bouche devant ceux qui le frappent, Jésus, malgré son silence extérieur, vous parle par les torrents d’étincelles divines qui jaillissent de la sainte hostie dans laquelle sa divinité s’anéantit, et il vous dit: « Soyez mes imitateurs en générosité, en douceur, en humilité, en miséricorde ». Et, comme du soir du jeudi jusqu’à l’heure de none le vendredi, il vous enseigne à être rédempteurs…

 

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Maria, un jour je t’ai dit que Jésus Christ est « la synthèse de l’amour de la Trinité ». Maintenant, je te dis que l’Eucharistie est « la synthèse de l’amour de Jésus en qui se trouve déjà la synthèse du parfait amour trinitaire ». C’est tout dire. Jésus-Eucharistie vous enseigne à parler et à vous taire, à agir et à contempler, à souffrir et à vous humilier, et par-dessus tout à aimer, à aimer, à aimer.
L’Esprit Saint donne les lumières nécessaires pour comprendre. Mais le Verbe incarné et devenu Eucharistie donne le feu pour parler et convertir par la charité qui abat les hérésies, soigne les cœurs, leur fait connaître la science de Dieu et les conduit à Dieu. Le Verbe incarné devenu Eucharistie donne la force d’être martyr. La sagesse s’écoule des lèvres de la créature eucharistique, parce que la vie eucharistique est aussi vie de sagesse, et de son cœur procède l’héroïsme, car l’Eucharistie communique le Christ, le Héros saint et parfait.

 

La vie eucharistique est encore vie apostolique, parce que Jésus en vous vous change en apôtres et ne vous sépare plus de cet état de vie apostolique plus ou moins puissante à partir du moment où le degré de la vie eucharistique est atteint.

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Enfin, la vie eucharistique est une vie déifiée par la Chair et le Sang, par l’Âme et la Divinité de Jésus qui descend en vous et y établit sa demeure

Vous qualifiez de « sacrés » les vases eucharistiques, les tabernacles, tout ce qui touche le saint-sacrement. Mais ce ne sont que des contenants ou des choses touchées ! Cela concerne des actions extérieures. Néanmoins, l’on reconnaît un caractère sacré à l’objet qui a la fonction de contenir ou de toucher l’Eucharistie parce que la sainte hostie est le Corps du Seigneur Jésus.    

 

Mais alors, que deviendra votre corps dans l’intime duquel descend le Corps très saint qui s’est anéanti dans les saintes espèces, absorbées, comme toute nourriture de l’homme, par les sucs qui le change en votre sang ?

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 Vous comprenez ? Dans votre sang. Votre sang, à vous qui vous nourrissez de l’Eucharistie, contient – et cela non pas de manière métaphorique – ce que furent les espèces du très saint Corps, de même que votre esprit retient la grâce qu’émet ce Corps dans son intégrité, doté de chair, de sang et d’âme comme celui de n’importe quel homme, avec la divinité en plus puisqu’il s’agit du Corps du Verbe divin.

 

Si votre corps devait être saint parce qu’il est le temple de l’Esprit Saint qui descend et souffle en vous, que devrait-il devenir pour être un digne tabernacle du Dieu qui vient y habiter – mieux : se fondre en vous, devenir vous – et, puisque le plus grand ne peut être absorbé par le plus petit, qui vient vous absorber, vous faire devenir lui, c’est-à-dire dieux comme il est Dieu ?

 

Je vous le dis : vous devriez par tous les efforts possibles imiter la Vierge à laquelle le Verbe s’est uni au point de se faire chair de sa chair et sang de son sang, et recevoir d’elle la vie en obéissant aux mouvements de son cœur maternel, aux lois vitales d’une mère, pour vous former et être Jésus.

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Une fois conçu, le Christ a obéi à sa Mère. Mais à quel niveau de pureté la Mère se mena-t-elle, elle qui déjà était toute pure, pour créer autour du Divin un saint des saints encore plus grand que celui qui a resplendi sur le mont Moriah ! Marie fit d’elle-même un tabernacle céleste, un céleste trône où Dieu puisse vivre encore dans un ciel, le plus longtemps possible, avant de souffrir des contacts du monde.  

C’est ce que doivent faire ceux qui aiment Jésus. Il leur faut faire d’eux-mêmes un morceau de ciel pour que, en eux, l’Eucharistie vive encore en un ciel palpitant et adorant, et soit pré­servée des puanteurs et des blasphèmes du monde.

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En ce petit ciel, votre petit ciel dans lequel, s’il est tel, réellement rien ne manque pour que vous sachiez louer. En effet, dans l’Eucharistie les Trois sont présents, indivisibles même s’ils sont trois, formant l’unité qui s’appelle Trinité; la charité de Marie et des saints n’est pas absente, toujours en adoration là où est le Seigneur ; même les chœurs angéliques avec leurs hymnes qui te portent au ciel ne sont pas non plus absents.

 

Sachez donc louer, non avec des paroles mais avec de l’amour. Ne craignez pas de trop louer. Jésus-Eucharistie mérite des louanges sans mesure parce que son miracle de puissance et d’amour est supérieur à toute louange humaine. 

 

Je ne te commente pas, mon âme, la parfaite séquence du grand saint Thomas. Simple et profonde comme toutes les choses qui viennent de Dieu, elle parle d’elle-même. Par contre je te dis ceci : Thomas, l’amoureux de l’Eucharistie, qui était sa lumière et sa maîtresse quand il s’agissait de comprendre et de rendre compréhensibles les vérités théologiques, ne faisait qu’écouter ce qui montait dans son esprit avec une voix de lumière tandis qu’il composait ce cantique. Thomas d’Aquin était alors une « voix » qui transmettait ce que le divin Aimé disait, pour la joie de son adorateur. 

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Mais il en est toujours ainsi, mon âme. Quand Dieu vous parle, il le fait pour votre joie. Quand un « rien » dit ce que les anges peuvent à peine exprimer, c’est parce que le Seigneur parle ou donne à un citoyen des cieux de vous parler, pour votre instruction et pour celle de vos frères. C’est le Bon Pasteur qui vous conduit aux prairies parsemées des fleurs de vérité et de sagesse. C’est l’Amour qui vous rassasie et vous donne les paroles. Il est lui-même parole et nourriture.

 

Oh ! Exultons ! Il n’y a, oui, il n’y a en moi, qui suis un ange, qu’exultation de te voir nourrie du Pain céleste et de la Parole de Dieu. Je m’approche et je sens le parfum de la Parole et du Pain paradisiaque. Tu as qualifié de sublime ma musique du début ? Mais non. Celle-ci l’est ! Cette voix de Notre Seigneur qui te parle, voilà la musique que seule une grâce spéciale vous permet, à vous tous, les mortels, d’entendre sans mourir de joie ! Cette Parole est celle qui nous fait chanter de joie, nous les anges, d’une joie immense…

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Elle se donne pour être donnée, et, comme le Pain eucharistique, cette Parole est Pain, un pain sapientiel qui, sous diverses espèces non substantielles, cache des choses sublimes. En effet, les dictées ou les visions sont des formes ; mais la substance, c’est le Verbe qui enseigne. Il se donne, et produit divers fruits, toujours comme l’Eucharistie, selon qu’elle est reçue par les bons ou par les mauvais. D’ailleurs, il est juste qu’il en soit ainsi parce que le Verbe est Eucharistie, et l’Eucharistie est encore le Verbe, sous une forme différente mais avec une égale sainteté divine. Puisqu’il s’agit d’une seule et même chose, les dons et les fruits produits sont égaux : vie, science, sainteté, grâce.  

L’on peut dire que la Parole comme le Pain sont communion. La première est communion de Dieu-Esprit à l’esprit et à l’intelligence de l’homme, et le second est communion de Dieu Chair et Sang à l’homme tout entier, pour le transformer en dieu par l’œuvre de la grâce et de l’amour infini.

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Comme pour la communion du Pain des anges, je te dis au sujet de la Parole : ne la reçois jamais indignement pour qu’elle ne te soit pas « mort »; mais avec un esprit droit, humble, obéissant et plein d’amour, rassasie-toi dans le temps de la Parole et de l’Eucharistie pour en déborder dans l’éternité. Car ces aliments qui viennent du ciel s’aident et se complètent l’un l’autre, en donnant la Vie éternelle selon la promesse du Verbe Jésus : « Qui garde mes paroles ne verra pas la mort dans l’éternité » et : « Qui mange de ce Pain vivra pour l’éternité.

 

Alléluia ! Alléluia ! Alléluia ! »      

Trois intenses Alléluia, puis l’inexprimable chant qui annule toute douleur, toute inquiétude, tout essoufflement, et me plonge dans l’aurore des cieux.

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Source : http://www.maria-valtorta.org/Azarias/Azarias18.htm


 

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